Dans « Sauvez les OGM », Jean-Claude Jaillette accuse les écologistes de diaboliser un progrès qui a déjà « fait ses preuves ».
Il est des sujets sur lesquels on sait d'avance qu'on ne fera pas plaisir à ses lecteurs… Pourtant, en interviewant Jean-Claude Jaillette, auteur de « Sauvez les OGM », on a l'impression de faire avancer le débat, en refusant de tenir pour acquis que la culture des organismes génétiquement modifiés serait forcément nuisible à la santé et à l'environnement.
Le journaliste de Marianne est un spécialiste des questions agroalimentaires, déjà auteur d'un ouvrage sur la malbouffe et d'un autre sur la vache folle. Lorsqu'il était à Libération en 1996, il avait participé au basculement des consciences dans l'irrationnel avec ce titre, « Alerte au soja fou ».
Depuis, le succès de toutes les informations relatives au danger des OGM ne se dément pas.
Pour preuve le livre et le documentaire de Marie-Monique Robin « Le Monde selon Monsanto », vendu à 200 000 exemplaires et traduit dans plusieurs langues, qui selon Jayette « livre au public ce qu'il a envie d'entendre » à coups d'« amalgames, raccourcis scientifiques, diabolisation, victimisation des scientifiques anti-OGM ».
Un terme qui provoque le « dégoût »
Pour lui, renoncer aux OGM, c'est un refuser le progrès scientifique, alors que l'agriculture est déjà incapable de nourrir la planète et que personne ne sait comment cela se passera quand, vers 2050, il y aura 9 milliards de bouches sur terre.
Une méfiance vis-à-vis de la science qui remonte à Hiroshima, s'est poursuivie en France avec l'affaire du sang contaminé et celle de la vache folle, au point que « le seul énoncé d'organisme génétiquement modifié provoque le dégoût » et que « les scientifiques renoncent à s'exprimer sur le sujet au risque de passer pour des vendus ».
Si Jean-Claude Jaillette a écrit ce livre, préfacé par le généticien Axel Kahn, c'est pour dire « halte aux guerres de religion » et pour donner la parole à tous ces scientifiques « indignés par le déni de débat démocratique ». Il en est certain, c'est d'ailleurs un propos « fondamentalement écologique ». (Voir la vidéo)
L'enquête quitte un moment le terrain scientifique pour nous emmener sur le champ politique et révéler qu'un « pacte » aurait discrètement été scellé entre le gouvernement et les associations écologistes :
« On parle de tout durant ce Grenelle, des autoroutes, des incinérateurs, des OGM mais surtout pas du nucléaire. (…) Une telle impasse, un tel silence se paient au prix fort. Sans détour, Nicolas Sarkozy a offert aux ONG la disparition du sol français des OGM cultivées. »
S'il n'apporte pas de preuve matérielle de ce « deal », Jean-Claude Jaillette fournit des précisions troublantes : en janvier 2008, en pleine grève de la faim du « sulfureux José Bové », la France a activé la clause de sauvegarde sur le MON810 au motif qu'il présenterait des « risques sérieux », dixit le comité d'experts installé par le gouvernement en préfiguration à une future Haute autorité sur les OGM, présidé par le sénateur UMP Jean-François Le Grand.
Or douze des quinze experts du comité en question ont protesté car « les mots magiques “doutes sérieux” ne figurent pas dans leur rapport », souligne Jean-Claude Jaillette, qui pense que, le moratoire n'étant pas jusitifié scientifiquement, « le gouvernement français devra faire machine arrière et (…) les anti-OGM se retrouveront cocus du pacte élyséen ».
Oui au principe de précaution, que certains lisent « très mal »
Ce qui rassure sur les intentions de l'auteur, c'est qu'il n'est pas aussi manichéen que ceux qu'il dénonce : il n'a pas un avis uniforme sur les OGM et leurs vertus.
Si, comme l'Agence français de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), il pense que le maïs transgénique est inoffensif, il pense en revanche que les OGM de seconde et troisième génération (dont plusieurs gènes ont été modifiés) devraient être soumis à des « autorisations de mise sur le marché » comme les médicaments. Ce qui supposerait beaucoup d'études scientifiques.
Tout comme les écolos, Jean-Claude Jaillette vante les mérites du « principe de précaution » défini dans le code de l'environnement en 1995 mais en estimant qu'on « le lit très mal » et qu'on oublie un peu trop d'« actualiser les connaissances en fonction des nouvelles recherches ».
► Sauvez les OGM de Jean-Claude Jaillette - éd. Hachette Littérature - 245p., 16,5€.




















370
(Pour réagir, connectez-vous)
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De dodu
Ménagère surdiplomée | 20H25 | 24/05/2009 |
Le glyphosate s'est d'abord montré extrêmement efficace, puis sont peu à peu apparues des souches de mauvaises herbes résistantes. Les cultures OGM résistantes au glyphosate, surtout développées aux Etats-Unis à la fin des années 1990, ont contribué à une augmentation de l'usage du glyphosate dans les parcelles OGM (93 % des surfaces en soja aux USA en 2006). Ce sont en 2007 sept adventices qui ont produit des souches résistantes à ce pesticide, dont Ambrosia trifida (l'Ambroisie trifide ou Grande Herbe à poux) trouvée dans l'Ohio et l'Indiana, qui est une plante qui s'installe facilement dans le soja, occasionnant jusqu'à 70 % de diminution de rendement [27]. En France, l'INRA de Dijon a confirmé en 2007 un premier cas de résistance au glyphosate d'une espèce végétale : l'ivraie raide (Lolium rigidum)[28].
Certains craignent aussi que par hybridation des crucifères sauvages acquièrent le transgène de résistance au Glyphosate, et ne puissent plus être désherbés dans les champs ou bords de route par les désherbants totaux basés sur le glyphosate.
Wikipédia…
à kazhkoad
De Melinster
Pédant galvanisé | 22H24 | 24/05/2009 |
« ça a effectivement réduit la diversité et c'est bien regrettable, d'accord avec vous sur ce point, mais ce n'est pas des OGM à l'ancienne : on a permis une certaine diversité (sauf dans le cas de clônes : très limités) »
Je ne vois pas bien ou vous voulez en venir, il n'y a pas plus de diversité en utilisant 3 espèces différentes de blé ou de soja, qu'en en utilisant 3 qui soient OGM. Avec les OGM, il est vrai que l'on va vers 3-4 variétés qui seront leader pour chaque espèce, mais ce que je voulais dire, c'est que c'est déjà très largement le cas.
« là, avec les OGM, on va beaucoup plus vite et plus loin. On introduit des gènes qui n'existaient pas alors qu'avant on sélectionnait sur la base de phénotypes ! »
Là on est plus sur la biodiversité. Des gènes qui s'introduisent, mutent (gain de fonction, perte de fonction etc …) il y en a partout, et en permanence. La différence est de le faire nous même => le débat devient idéologique ou éthique, donc délicat et sans réponse.
De greenworld
14H22 | 24/05/2009 |
NI DANS LES CHAMPS, NI DANS LES ASSIETTES : LES OGM, ON N'EN VEUT PAS ! ! !
à greenworld
De Yvon le Zébulon
Retraité | 13H31 | 26/05/2009 |
Point final ! ! ! !
De Emmanuel Esliard
écrivain | 15H05 | 24/05/2009 |
Si j'ai bien compris, à « Libé » en 1996 monsieur Jaillette était un mauvais journaliste.
Je voudrais tout de suite le rassurer, il n'a pas changé !
Ou alors, c'est qu'il sert de caisse de résonance aux lobbies du brevet du vivant à l'insu de son plein gré.
Mais qu'il soit sans crainte, nous ne lui ferons pas déguster les millions de tonnes de pesticides que l'on déverse allègrement sur les cultures OGM, avec autant de cancers à la clé.
De Jean-Claude Jaillette
journaliste | 15H16 | 24/05/2009 |
Dites que vous pensez que peut-être il se pourrait si on y regardait de plus près en dehors de tout débat politique sur l'agriculture et le développement que les Ogm ont un soupçon que dis-je une trace infime d'intérêt pour l'humanité et voilà les passions violentes qui se déchaînent : imbécile, journaliste ignare, sans sources mais pas sans ressources puisque vendu, etc… le florilège est consternant.
Tous comptes fait, tant mieux, le débat n'est plus tout à fait à sens unique. Une fois encore, les arguments fermement énoncés sont tout sauf appuyés par des références scientifiques sérieuses, l'amalgame règne notamment concernant les espèces, comme si un maïs se comportait comme un colza, sous prétexte qu'ils sont Ogm, les informations reprises en boucle sur des sites internet douteux alimentent les réquisitoires, notamment sur le coton, sans parler du riz doré, etc.
Un exemple, un seul, pour éviter le combat d'experts qui pourraient se défier à coup de références et de publications que personne sur l'instant n'est capable de valider. Pour les anti-Ogm, le scandale absolu de la dissémination c'est l'histoire de Percy Schmeiser, cet agriculteur canadien traîné par Monsanto devant les tribunaux alors, que victime de la dissémination du colza Ogm, il s'est retrouvé avec des plants Ogm dans ses champs ce que lui a valu d'être poursuivi par Monsanto pour avoir utilisé des graînes sans payer de royalties. Si les choses s'étaient passé comme cela - et Marie Monique Robin dans son livre le Monde selon Monsanto nous le raconte ainsi - ce serait un pur scandale. Sauf que c'est faux. Il faut se donner la peine de lire les jugements des tribunaux canadiens. A trois reprises ils ont confirmé que Schmeiser (par ailleurs connu dans la région pour ses talents de sélectionneur de semences) s'était servi de graines effectivement issues de dissémination et récupérées en bordure de ses champs (ses voisins en cultivaient) pour ensemencer la quasi totalité de ses 600 hectares en Ogm. Le détails, les extaits de jugement, sont publiés à partir de la page 179 de mon livre… pour ceux qui voudront se donner la peine de lire le texte original. En voici un extrait : « Résumons : l'agriculteur, s'étant aperçu de la présence de plante transgénique dans ses champs, se les est appropriées pour ensemencer la totalité de ses champs. Ce qu'en vertu des lois européennes comme nord-américaines sur la protection des innovations en matières de semences incontestées depuis plus d'un demi-siècle il ne pouvait faire nulle part au monde. Compte tenu de la taille de l'exploitation, 600 hectares, les juges ont un doute sur l'origine des semences, mais ne pouvant rien prouver, ils se sont contenté de condamner Percy pour contrefaçon. “ D'après les faits constatés par le juge de première instance, M. Schmeiser n'était pas un contrefacteur innocent ; au contraire, il a cultivé du canola Roundup Ready ” concluent les magistrats. »
Mais j'entends déjà les voix s'écrier que la justice canadienne est aux ordres de Monsanto… JCJ
à Jean-Claude Jaillette
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 15H27 | 24/05/2009 |
« Les anti-OGM, pas accessibles à des arguments rationnels »
=
les anti ogm sont des bourrins.
commencer un article ainsi est la meilleure façon de ne pas être écouté. On n'apprend pas ça dans l'école de journalisme où tu as grandi ?
Allez va, lis les bouquins de Kempf et tu verras le chemin qui te reste à faire.
à Jean-Claude Jaillette
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 15H30 | 24/05/2009 |
le nom « Canada Dry » est parfois utilisé en France pour qualifier une chose qui a les apparences sans avoir la fonctionnalité de ce qu'elle prétend ou semble être.
ainsi font font certains livres
à Jean-Claude Jaillette
De dodu
Ménagère surdiplomée | 19H01 | 24/05/2009 |
*
Vous oubliez la fin de l'histoire
Monsanto reconnaît sa responsabilité dans la contamination génétique
Dans un arrangement à l'amiable entre Percy Schmeiser et Monsanto, Monsanto a reconnu aujourd'hui sa responsabilité dans la contamination des champs de colza de Schmeiser.
Dans une controverse juridique préalable, la Haute Cour de Justice du Canada avait reconnu la légitimité de la protection par brevet du transgénique de Monsanto et dans un même temps renvoyé la question de la légitimité du brevet sur le vivant devant le Parlement pour une nouvelle évaluation. A l'époque, la situation juridique en vigueur voulait que le propriétaire du brevet sur un gène particulier soit aussi propriétaire de toute la récolte. La saisine du Parlement concernant cette affaire est encore en attente.
Comme Schmeiser pouvait alors prouver qu'il n'utilisait ni semences génétiquement modifiées de Monsanto, ni l'herbicide Round-up Ready qui va avec et qu'il ne tirait aucun avantage de la pollution de sa récolte, il avait été acquitté des indemnités réclamées par Monsanto.
En 2005, Schmeiser trouve de nouveau du colza Monsanto dans ses champs. Il en informe Monsanto et demande que la firme le débarrasse des plantes. Monsanto rétorque par écrit, qu'il s'agit de colza round-up ready et que ça lui appartient. Se référant à l'arrêt existant, que le propriétaire d'une plante est responsable des dégâts causés par contamination, Schmeiser a fait débarrasser les plantes par un professionnel extérieur et envoyé la facture à Monsanto.
Comme ce dernier n'était pas disposé, dans un premier temps, à un arrangement à l'amiable, Schmeiser intenta une action en justice envers la société pour le paiement de la facture de 660 dollars. Monsanto n'aurait payé les dommages qu'à condition que Schmeiser s'engage formellement à garder le silence sur cette affaire, ce qui le contraignait, lui et son épouse pour le reste de la vie à n'en jamais parler publiquement ou à ne jamais traduire en justice à l'avenir Monsanto pour contamination de récolte. Schmeiser refusa. Les conditions réclamées par Monsanto seraient contraires à la déontologie et à l'éthique.
A la question du juge qui s'étonnait qu'une entreprise comme Monsanto ne régle pas une facture aussi négligeable que 660 dollars, l'avocat de Monsanto Richard W. Daniliuk répondit que dans cette affaire, ça allait bien au delà des 660 dollars.
Une heure avant le début du procès prévu le 19 mars 2008, Monsanto a alors accepté toutes les exigences de Percy Schmeiser et reconnu toute sa responsabilité dans la contamination des champs. Monsanto accepte non seulement de payer les dommages, mais aussi que Schmeiser communique publiquement les dessous de cette affaire et s'y réfère. L'aveu de Monsanto en tant que propriétaire du brevet sur le transgénique, reconnaissant sa responsabilité dans la contamination des champs voisins, ouvre aux paysans du monde entier la voie du droit à exiger réparation pour les dommages causés par Monsanto.
Source : www.simplicitevolontaire.bbfr.net
Pour de plus amples informations :
Communiqué de presse du 19/3/08,
www.percy-schmeiser-on-tour.org,
www.percyschmeiser.com
à dodu
De Jean-Luc LUMEN
en invalidité | 00H47 | 25/05/2009 |
DODU vous semblez en connaitre un bout :
la BASF a-t-elle enlevée le gros tuyau qui débouche au milieu du Rhin ?
à Jean-Claude Jaillette
De JJLF
citoyen mitoyen | 21H41 | 24/05/2009 |
Mais ne voyez-vous pas, cher monsieur, que ces propos disqualifient toute votre démarche ? Ce « florilège », si l'on excepte les habituelles bordées d'injures et accusations infondées auxquelles chacun s'expose ici, est loin d'être « consternant ». Il se déploie au contraire dans ce forum une masse d'arguments tout à fait impressionnante. La plupart, il faut l'avouer, en faveur de thèses anti-OGM. Mais bien plus sérieusement documentées qu'on ne pouvait l'espérer dans une conversation d'amateurs. N'est-ce pas précisément le but que vous recherchiez, « lancer le débat » ? Bien sûr, si vous prenez la tangente à la première vitupération et criez à l'imposture à la première contradiction, il ne va pas aller bien loin, le débat. Il y a quelqu'un qui vous répond plus bas sur la véritable position du sieur Schmeiser vis à vis de Monsanto et de la justice canadienne. Peut-être est-ce un menteur, un illuminé, un porte-flingue du « lobby anti-OGM ». En tout cas, les pièces qu'il verse au dossier sont, à mes yeux de néophyte, au moins nouvelles et intéressantes. C'est curieux, cette nouvelle tendance, assez sarkozyste, en somme, qui consiste à jeter des grenades dégoupillées au milieu des assemblées puis à se mettre aussitôt à hurler à l'assassin.
à Jean-Claude Jaillette
De jivé13
salarié comme plus de 90%des actifs... | 00H27 | 25/05/2009 |
Vous écrivez ceci, sans la moindre hésitation :
« Schmeiser (par ailleurs connu dans la région pour ses talents de sélectionneur de semences) s'était servi de graines effectivement issues de dissémination et récupérées en bordure de ses champs (ses voisins en cultivaient) pour ensemencer la quasi totalité de ses 600 hectares en Ogm ».
Je ne suis pas paysan mais j'ai calculé que 600 hectares c'est au moins 350 terrains de football.
Alors, ensemencer 350 terrains de foot en récupérant des graines « en bordure de ses champs », c'est vraiment un as ce Schmeiser.
à Jean-Claude Jaillette
De Cataphractaire
Asen | 11H48 | 25/05/2009 |
C'est bien beau de prendre l'exemple canadien. Cela se passe dans un pays riche. Les citoyens peuvent se défendre. Mais un petit paysan au Mexique. Peut-il lutter contre cette odieuse firme ?
à Jean-Claude Jaillette
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 16H24 | 25/05/2009 |
Je n'arrive pas tout à fait à me défaire de la mauvaise humeur que vous avez déclenché par l'intermédiaire de Sophie.
Quel mépris pour les citoyens.
Ainsi je vous renverrai à deux faits :
- en 2004 nous avons commencé chez nous un travail à partir du bouquin
« La société civile ARGUMENTE son refus »
- cela a débouché sur un débat CONTRADICTOIRE avec J Y Le Déhaut chargé du rapport parlementaire sur les ogm et pro-ogm notoire.
En bref, vous ne savez pas de quoi vous parlez.
Vous êtes de mauvaise foi,
Vous ne cherchez pas à savoir.
Vous assénez.
Et asséner, c'est naze.
à Jean-Claude Jaillette
De 98euro
technicien | 07H37 | 26/05/2009 |
« Un exemple, un seul, pour éviter le combat d'experts qui pourraient se défier à coup de références et de publications que personne sur l'instant n'est capable de valider. »
En attendant les OGM ont envahi la planète. N'aurait-il pas été possible de confiner cette recherche (pendant des décennies s'il le faut) dans les laboratoires en attendant que les débats d'experts soient tranchés ?
On en a fait au contraire un enjeu économique le plus vite possible. Parce que c'est bien connu, pour ne subir les nuisances des autres autant leur faire subir les nôtres.
Dans cette compétition mondiale, le premier qui dégaine a toujours raison.
Mais le problème de cette stratégie est d'avoir utilisé, une fois de plus, le mensonge.
Si depuis des décennies on nous disait clairement que nous sommes dans une guerre économique mondiale, que la seule règle respectée par la communauté internationale est marche ou crève, tout le monde pourrait comprendre.
Si on nous disait que la faim dans le monde fait partie de cette guerre, qu'il vaut mieux voir des gens mourrir de faim que devoir mourir soit même, qu'il vaut mieux être le loup que l'agneau, tout le monde comprendrait.
Au lieu de cela, curé des temps modernes, vous nous enrobez ça dans ce préchi-précha de lutte contre la faim.
Vous opposez l'opinion et la science. Galilée qui risquait sa vie face au pouvoir pour affirmer la vérité et vous qui vous opposez à une poignée d'anti-OGM qui n'ont jamais rien tué d'autre qu'un pied de maïs…vous croyez pas que vous enjolivez votre situation ?
Vous dîtes ne pas en faire un sujet politique. La politique n'est-elle pas l'art de vivre en société ? Avoir imposé les OGM n'est-ce pas de la politique ? et devoir défendre cette imposition n'en est-ce pas également ?
C'est un lapasus révélateur. Vous vouliez peut-être dire « démocratie » au lieu de « politique ».
à Jean-Claude Jaillette
De 98euro
technicien | 07H47 | 26/05/2009 |
« Dites que vous pensez que peut-être il se pourrait si on y regardait de plus près en dehors de tout débat politique sur l'agriculture… »
J'ai compris grâce à vous la nausée que me donne les média.
Votre petit monde confond « politique » et « démocratique »
Votre phrase prend tout son sens quand on y supprime cette erreur. Et on comprend alors le rôle des média :
« dire ce qu'on pense en dehors de tout débat démocratique »
De Nondupe
15H27 | 24/05/2009 |
Vive la science, cette religion des temps moderne qui apporte la réponse à toutes vos questions existentielles.
Alliés aux politiques et aux firmes chimiques, les scientifiques ne travailent qu'à notre bien être…
Tchernobyl : rien qu'un petit nuage de brume qui ne traverse pas les frontières.
Vache folle : pour que les vaches soient plus grosses plus vite pour mieux donner à manger à nos petits nenfants.
Les OGM : une bonne solution pas coûteuse et généreuse pour nourrir 40 milliards d'individus sur notre planète.
Nucléaire : irradiés à qui on ne fait pas payer la crème à bronzer.
Le monde de la science est un univers d'épanouissement pour chacun de nous.
Il y a juste un petit truc désagréable au départ : faut accepter de se faire enlever le cerveau. Après, tout va très bien. On n'a plus de soucis.
Merci la science.
à Nondupe
De Melinster
Pédant galvanisé | 18H28 | 24/05/2009 |
Dit l'enième anti-science scotché a son PC et sa sourie, bien content d'utiliser les vertus semi-conductrice du silicium pour cracher son venin, lire sans se fatiguer sur son jolie écran plasma, tout en mangeant une pomme bien rouge sans vers ni tavelure pour entacher la perfection de ce délicieux fruit de dame nature !
La science c'est le mal !
De Pierrrrre
15H36 | 24/05/2009 |
se dire « anti OGM » c'est comme se dire « Anti Libéral »…
ça fait bien sur une pancarte électorale pour défiler à la manif,
et surtout,
c'est être « anti »…
c'est moins risqué que de se dire pour quelque chose.
Il n'est qu'à voir les opinions d'un « anti-OGM » patenté..
José Bové… je ne sais s'il est troskiste, maoïste ou castriste,
ou tout à la fois,
en tous cas un spécialiste en manipulation de groupes et démagogie politique… il aurait du se lancer dans la pub.. il aurait fait fort dans les slogans creux, qui ne veulent rien dire, mais qui attire les cons.
UIn fumeur de pipe qui donne des leçons sur la pureté de l'air qu'on respire.
à Pierrrrre
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 18H02 | 24/05/2009 |
pesticides
herbicides
fongicides
piètrrrrre lui est
bovéicide
pancarticide
il aimerait bien être manificide
saute de vent soudaine
un jet conicide s'est retourné contre lui.
à leo s
De Pierrrrre
12H20 | 26/05/2009 |
« un jet conicide s'est retourné contre lui. »
► Il vous était destiné.. vous l'avez échappé bel..
à Pierrrrre
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 13H49 | 26/05/2009 |
« UIn fumeur de pipe qui donne des leçons sur la pureté de l'air qu'on respire. »
Tati
je présume
à Pierrrrre
De Yvon le Zébulon
Retraité | 13H44 | 26/05/2009 |
« Un fumeur de pipe [et pourquoi seulement de pipe d'ailleurs] qui donne des leçons sur la pureté de l'air qu'on respire… »
* Et la pureté de l'air que les politiciens qui t'enfument comme un renard à longueur de discours…tu y as pensé ?

De Philodeme
medecin retraité | 16H08 | 24/05/2009 |
La sincérité des expertises pose problème dans certains domaines de haut niveau.
Pour les produits issues des technologies de hauts niveaux et concernant l'appréciation de leurs effets nocifs la population est réticente mais peut être pas sans motifs réels.
Les avis y sont donnés par dire d'experts. Ces experts sont peu nombreux et forcément issus du milieu professionnel concerné à son plus haut niveau.
Ils sont forcément en activité, pour rester au « top » on peut pas prendre des « retraités », ils donc sont liés financièrement directement ou indirectement à une ou plusieurs firmes industrielles.
Ce que je dis ne se veut pas péjoratif mais lié au niveau de la technologie.
De Boris Carrier
cogito ergo sum | 16H55 | 24/05/2009 |
La seule chose qui me turlupine avec les OGM, c'est que l'agriculteur devient complètement dépendant de l'industrie car les légumes ne produisent plus de graines réutilisables à ce que l'on dit….
à Boris Carrier
De Melinster
Pédant galvanisé | 18H27 | 24/05/2009 |
Ce qui n'a, en fait, absolument aucun lien avec le fait qu'il soit OGM ou non. La plupart des hybrides sont stériles.
à Melinster
De Boris Carrier
cogito ergo sum | 16H48 | 26/05/2009 |
euh, après avoir rapidement wikipédié « hybride“(F1 qui plus est ! ) je vois un peu plus de quoi il en retourne, mais alors…quel est le lien avec les OGM ? Les anti ne cessent de nous dire qu'à cause d'eux les paysans pauvres deviennent complètement dépendants du diable Monsanto qui porte bien son nom (‘odieuse firme’ rien de moins selon cataphractaire ci-dessus ! )…
De nicogé
le colporteur | 18H48 | 24/05/2009 |
je ne retiendrai qu'un seule chose de cet article :
NON AUX OGM ! ! !
nous avons le droit de décider ce que nous voulons manger : pas ça !
bien à vous,
nicogé
www.lecolporteur.tk
De chaviro
pour tout ce qui est contre les néo... | 18H56 | 24/05/2009 |
quel jeu Mr Jaillette joue-t-il ?
Sans être « antisciences » dans l'âme et acceptant certains progrès techniques qui réellement apportent quelquechose à l'humanité sans détruire irrémédiablement la nature, je ne peux accepter la proposition de ce monsieur.
Nous savons que le développement de ces produits conduit au monopole mondial des producteurs de semences, donc à un totalitarisme sur la destinée de l'humanité. Rien que pour cela, cette approche a une vocation criminelle. Que l'on interdise le monopole et les brevets, que l'on autorise le paysan à garder une partie de sa production pour en faire ses semences, et à ce moment, on pourra en reparler d'adulte à adulte et non pas de maître savant à plouc demeuré.
Aujourd'hui on parle de dizaines ou centaines de milliers de paysans indiens qui se sont suicidés parceque ruinés par les achats de semences OGM et les productivités insuffisantes.
Il y a quelques semaines ce sont des dizaines de milliers d'hectares ensemencés qui n'ont rien produit en Afrique du Sud, menaçant éventuellement toute une population de famine, Mr Jaillette en parle-t-il ?
Les exploitations nécessitent l'épandage de nouveaux produits extrêmement nocifs pour les sols, alors que les OGM étaient sensés justement résister « tous seuls » aux éléments nuisibles à leur santé. C'est donc une spirale de la chimie phytosanitaire destructrice que l'on veut mettre en place.
De véritables analyses d'inocuité totale sur l'environnement ne sont toujours pas conduites, et ont sait que les résultats aussi bien en productivité, qu'en qualité sanitaire ne sont absolument pas probants. Donc « la science » a encore beaucoup de travail devant elle, si on lui laisse toutefois les moyens et le temps d'agir, ce qui n'est absolument pas certain compte tenu des intérêts en jeu.
D'autre part, la France n'est pas le seul pays à s'opposer à la prolifération des OGM, cela voudrait-il dire que partout où l'on s'oppose à celle-ci on a à faire avec l'irrationnel et que les véritables scientifiques qui s'engagent à l'étude des effets de manière indépendante devraient être enfermés à l'asile ?
A mon sens, ce sont les promoteurs acharnés qui devraient être sévèrement encadrés. Pour le bien-être du monde, si c'est vraiment ce qu'on cherche.
De Yvon le Zébulon
Retraité | 19H07 | 24/05/2009 |
Voisin OGM.
° Pas très aimable, ce voisin génétiquement modifié !