Il y avait déjà les « sept mercenaires », les « douze salopards », voici les « treize tortionnaires ». Il ne s'agit pas d'un film, mais de la liste, diffusée par le site américain Salon.com, des treize officiels américains responsables du recours à la torture dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ». Un élément de plus dans la formidable polémique entourant les dossiers noirs de l'ère Bush qui empoisonnent les débuts de Barack Obama.
A l'image de la France, qui a été hantée pendant des décennies par la question de la torture en Algérie, les Etats-Unis n'en sont qu'au début d'un long calvaire provoqué par cet héritage empoisonné légué par l'administration Bush.
L'échange acrimonieux cette semaine, entre Barack Obama et l'ancien vice-président Dick Cheney, autour des prisonniers de Guantanamo, ainsi que le refus des sénateurs démocrates de voter les fonds nécessaires pour fermer l'indigne camp de prisonniers situé sur l'île cubaine, montre l'ampleur des dégats.
Cette liste est intéressante, car, à côté des noms les plus connus -Bush, Cheney, Rumsfeld, Tenet…-, on trouve les petites mains obscures nécessaires dans toutes dérive totalitaire : celle des juristes qui rédigent les actes nécessaires dans ce qui se veut toujours un Etat de droit, des psychologues qui déterminent quelles tortures sont acceptables et d'autres pas… Sans eux, la façade démocratique ne tiendrait pas.
Voici, dans l'ordre donné par Marcy Wheeler sur Salon.com, ces douze hommes et une femme qui portent cette lourde responsabilité, et qui échappent, pour l'instant, à toute action en justice.
-
Dick Cheney, vice-président de George W. Bush
Vice-Président des Etats-Unis pendant les deux mandats de George W. Bush (2001-2009). Avec son conseiller David Addington (lire ci-dessous), il a déterminé au lendemain du 11-Septembre que les lois internationales ne pouvaient pas empêcher les Etats-Unis de pratiquer la torture dans le cadre de leur guerre contre le terrorisme.
Cheney est soupçonné d'avir ordonné lui-même des actes de torture sur des prisonniers.
-
David Addington, conseiller de Dick Cheney
Conseiller (2001-2005), puis chef de cabinet (2005-2009) du vice-président Dick Cheney. Addington a pris la tête de la croisade pour justifier le fait que le président des Etats-Unis ne pouvait pas être limité par la loi, pas même celle qui interdit la torture.
Il a créé un « Conseil de guerre » avec Jim Haynes, John Yoo, John Rizzo et Alberto Gonzales (lire ci-dessous), chargé de faire le travail légal pour permettre la torture.
-
Alberto Gonzales, conseiller juridique puis ministre de la Justice
Conseiller juridique de la Maison-Blanche (2001-2005) puis Attorney General (l'équivalent du ministre de la Justice) des Etats-Unis (2005-2008), Gonzales a incarné l'« opinion légale » du Président.
A ce titre, en 2002, il a exempté des prisonniers membres d'Al Qaeda du cadre légal des Conventions de Genève, estimant que la guerre contre le terrorisme était « une autre forme de guerre ».
-
James Mitchell, psychologue militaire
Psychologue militaire à la retraite, un des artisans du programme Sere (acronyme pour « Survival, Evasion, Resistance and Escape ») de l'armée américaine qui a servi de base à certaines méthodes d'interrogatoire musclé.
Avant même le feu vert légal, Mitchell a personnellement supervisé l'interrogatoire d'un membre d'Al Qaeda avec des méthodes « borderline torture » (à la limite de la torture), et a pratiqué la méthode de la simulation de noyade au-delà de ce qui était légalement prescrit.
-
George Tenet, directeur de la CIA
Dirceteur de la CIA (1997 à 2004), Tenet a eu la responsabilité suprême pour le programme de capture, de détention et d'interrogatoire des membres présumés d'Al Qaeda, et devait en rendre compte personnellement au sommet de l'Exécutif. C'est sous sa responsabiité que le programme Sere a été inversé pour servir de technique d'interrogatoire.
-
Condoleeza Rice, conseillère à la Sécurité nationale puis secrétaire d'Etat
Conseillère à la Sécurité nationale (2001-2005), puis secrétaire d'Etat (ministre des Affaires étrangères) de 2005 à 2009, Rice a approuvé (elle dit aujourd'hui qu'elle a « transmis l'approbation ») le premier recours à la torture contre le membre présumé d'Al Qaeda, le Saoudien d'origine palestinienne Abu Zubaydah en 2002. Ce feu vert a conduit à un usage accru de la torture contre ce prisonnier.
-
John Yoo (justice)
Vice-Attorney General adjoint (2001-2003), Yoo a rédigé les premiers mémorandums établissant les règles de la torture, et déterminant les pouvoirs illimités du Président en temps de guerre. Il a aussi rédigé les textes garantissant l'impunité pour les auteurs de ces actes.
-
Jay Bybee (justice)
Attorney General adjoint (2001-2003), ByBee a donné son nom à deux mémorandums sur la torture préparés par son adjoint John Yoo (voir ci-dessus). A été promu juge après avoir signé les deux documents désirés ardemment par la Maison Blanche.
-
William « Jim » Haynes (Pentagone)
Conseiller juridique du département de la Défense (2001-2008), il a supervisé les bases légales des techniques d'interrogatoire des prisonniers détenus par l'armée. Il a en particulier servi d'intermédiaire entre les spécialistes du programme Sere et la CIA, qui, dès la fin 2001, s'est posé la question des interrogatoires de prisonniers d'Al Qaeda.
Haynes a délibérément ignoré les avis provenant de l'intérieur de l'institution militaire, estimant que ces techniques violaient les règles sur la torture et du traitement « humain ».
-
Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense
Secrétaire à la défense (2001-2006), Rumsfeld a approuvé les méthodes d'interrogatoire des militaires dans les prisons d'Abu Ghraib (Irak), de Bagram (Afghanistan), et de Guantanamo (Cuba). Son feu vert a déplacé le recours à la torture de la CIA à l'armée. Un récent rapport bipartisan du Sénat américain lui attribue la responsabilité directe de l'usage de ces méthodes d'interrogatoire à Guantanamo, y compris le recours à des chiens ou à la nudité.
-
John Rizzo (CIA)
Vice-Conseiller juridique de la CIA (2002-2004), puis conseiller juridique encore en poste (2004 à aujourd'hui), son nom apparait sur bon nombre de documents controversés relatifs à la torture, et même s'il a qualifié certaines méthodes d'inefficaces, il les a approuvées et a recommandé à la CIA de demander l'autorisation de les utiliser.
-
Steven Bradbury (justice)
Premier Vice Attorney General adjoint (2004), puis Attorney General Adjoint (2005-2009), il a été chargé en 2005 de contrer un rapport de l'inspecteur général de la CIA estimant que les méthodes d'interrogatoire pourraient violer la Convention internationale contre la torture.
Dans ses mémorandums, il pèse le pour et le contre, mais considère ces methodes comme « nécessaires dans les cas de grave menace ».
-
George W. Bush, président des Etats-Unis
Last but not least… The President of the United States himself !
George W. BUsh a initialement gardé ses distances avec les questions liées à la torture, et, selon Cheney, s'est contenté de les autoriser… Mais il en est devenu le premier défenseur et avocat, défendant, notamment en 2006 à propos du cas d'Abu Zubaydah, leur efficacité et leur nécessité. Et, selon la logique de ses principaux partisans, s'il ne s'y est pas opposé, c'est que ce n'était pas de la torture. CQFD.
On comprend mieux pourquoi Dick Cheney, cette semaine, est monté au créneau pour s'opposer à Barack Obama, dans un échange de discours assez extraordinaire et assez exemplaires de valeurs opposées : celles de la sécurité nationale par dessus tout pour l'ancien Vice-Président, contre celles d'Obama qui défend l'idée que la sécurité des Etats-Unis n'est pas incompatible avec le maintien de ses valeurs, et en particulier celles des droits de l'homme.
Là où ça se complique, c'est lorsque les démocrates cèdent aux sirènes sécuritaires, et ne trouvent pas grand intérêt à aider Obama à tenir sa première promesse de son mandat : fermer Guantanamo. Ou quand on apprend que Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des Représentant, avait été informée dès 2002-2003 des techiques d'interrogatoire de la CIA, et n'avait rien dit…
Ce débat est passionnant pour le monde entier, car il est évident qu'aucune démocratie n'est à l'abri d'un tel dérapage, surtout après un événement aussi traumatisant que les attentats du 11 septembre.
On lira également avec intérêt, pour alimenter ce débat, la traduction française des mémorandums sur la torture rendus publics en avril par l'administration Obama. Ils viennent d'être publiés sous le titre « Techniques d'interrogatoire à l'usage de la CIA », aux éditions des Equateurs, avec une préface de Jean-Pierre Perrin dont on extraiera la phrase suivante :
« Le combat pour découvrir l'étendue de ce continent de l'ombre ne fait d'ailleurs que commencer. Il ne sera pas facile. La publication des quatre mémorandums a d'ores et déjà suscité une violente polémique au sein de l'administration américaine. De hauts responsables de la CIA craignaient que cette décision ne suscite un dangeureux précédent.
Si Obama est passé outre, il est à craindre que la poursuite de l'enquête, au fur et à mesure qu'elle approchera les hauts responsables ayant permis à cette part d'ombre de prospérer au sein du pouvoir, se heurte à des obstacles de plus en plus élevés. (…)
Que celle-ci puisse aboutir est une nécessité absolue. Pour la démocratie bien sûr. Mais aussi, si l'on opte pour la version cynique des choses, parce que l'exigence de vérité fait partie de la guerre contre les forces obscures. »





















125
(Pour réagir, connectez-vous)
De jfko
Infosophe | 14H48 | 23/05/2009 |
Je crains bien que cette liste ne soit pas exhaustive (et là, je ne pense pas aux « petites mains »)…
à jfko
De Phil2922
Retraite invalidité | 19H55 | 23/05/2009 |
Vous avez raison jfko. En attendant, la liste a le mérite d'exister et d'être rendue publique. Après la guerre d'Algérie, nous aurions aimé, même si on les connaissait, avoir les noms des responsables ainsi que celle des massacreurs en Indochine… !
http://phil195829.overblog.com
Le pire, c'est que Rumsfeld and co sont capables, avec les contacts qu'ils ont à la CIA, de provoquer des attentats et de les mettre sur le dos des terroristes… !
à Phil2922
De milou83
neant | 20H12 | 23/05/2009 |
en ce qui conserne l'algerie,la torture etait des deux coté.
à milou83
De laroussi
retraité | 21H25 | 23/05/2009 |
drole de resonnement.Les algeriens ne torturaient pas les français en france .Que sont venus foutre les français en algerie ? ? ? ? ? ? ?
à laroussi
De milou83
neant | 22H34 | 23/05/2009 |
je ne sait pas, j'etait pas née. mais ce que je sais ,des reglement de compte on eu lieu. « des disparues » .
à milou83
De Martimerde
09H36 | 24/05/2009 |
c'est ce que disent les beaufs américains à propos des tortures d'abu grahib
à Martimerde
De milou83
neant | 12H17 | 24/05/2009 |
d'etre a poil ,tenu en laisse,c'est de la rigolade,ou alors les conçerné sont vraiment con.a moin que vous avez des informations ? . en ce qui conçerne la guerre d'algerie,coté français ,sa sentait la cremation a l'air libre,apres torture ou pas.coté algérien, une femme, a peau blanche » soit disant colonisatrice » car l'algerie etait française, qui etait enceinte, a etait éventrée. ?
à milou83
De milou83
neant | 12H44 | 25/05/2009 |
« d'etre a poil,tenu en laisse » un » présumé » chien peut mordre.et je confirme ,les conçernés sont des con.
à jfko
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 21H19 | 24/05/2009 |
@ JFKO : elle ne l'est certainement pas, mais plus on vers les échelons inférieurs, plus la preuve devient difficile et les retombées sociales négatives. Il s'agit de faire un exemple avec les têtes.
Les autres sont généralement punis par les victimes elle-mêmes ou leurs supporters, et souvent avec bien des injustices sur lesquelles on a tendance alors a fermer les yeux.
Comparez le nombre des condamnés de Nuremberg avec le nombre estimé des reglements de comptes à la Libération.
Les USA sont un pays violent avec une tradition de « Vigilantes ». Dès que les faits seront bien connus, - et surtout dans le climat qui prévaudra en période de crise et de transformations sociales majeures - pariez que, pour une tortionnaire qui subira son procès, il y en aura 10 ou 100 qui recevront une balle dans la nuque ou seront traités encore plus durement…
http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/12/168-ne-tuez-pas-georgres…
Pierre JC Allard
De EulChe
Humaniste hère | 15H03 | 23/05/2009 |
Bon début.
Mais il y a quand même quelques absences notoires :
Aucun militaire qui a mis en application la torture, avant même qu'elle ne soit en quelque sorte « légalisée » ;
aucun ponte des officines de sécurité privées qui ont également développé ce genre de pratique sous contrat avec le gouvernement (les interrogatoires à Abu Grahib ce sont eux) ;
et peut-être le plus célèbre des absents, John Negroponte, qui a été ambassadeur en Irak quand les actes de torture se sont multipliés (et quand les escadrons de la mort sont apparus, tout comme en amérique centrale dans les années 80, alors qu'il était aussi en place, mais ceci est une autre histoire) puis promu à la tête du renseignement américain…
Et j'en oublie surement…
à EulChe
De DBL8
Retraité | 18H39 | 23/05/2009 |
Surtout, qu'il y a des « officines de sécurité privées » qui ont été virés car trop violentes !
Ont croit rêver, trop violente ? ! Là-bas ? !
Ailleurs elles se comportaient correctement ?
à DBL8
De EulChe
Humaniste hère | 19H32 | 23/05/2009 |
Ha bon ? lesquelles ?
certaines ont été montrées du doigt et tout le monde a crié avec les loups à chaque fois qu'un nouveau massacre était médiatisé (notamment contre Blackwater après la tuerie de Nisoor Square). Le Gouvernement iraquien avait promis une loi pour contrôler ces officines mais en fait ils en ont trop besoin pour aider à la sécurité (les champs de pétrole, l'aéroport de Baghdad, la Zone Verte, etc) et pour faire la logistique.
Aujourd'hui c'est toujours le décret 17 du CPA qui les concerne. A savoir qu'aucun ressortissant membre d'une nation de la coalition ne peut être attaqué en justice en Irak…
à EulChe
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 01H32 | 24/05/2009 |
Negroponte merite sa place au Hall of Fame (et W. un rang superieur au 13e), mais il sevissait plutot a l'ONU.
En recompense de ses bons et loyaux sevices, il avait ete promu apres les elections de 2006 en peu respectable compagnie (John Poindexter, Elliot Abrams, Otto Reich).
Mon commentaire a l'epoque : « Donc, dans cette merveilleuse Administration, le chef de la justice a assuré la promotion de la torture, et les personnes en charge du contre-terrorisme et de la diplomatie ont supporté des actions illégales de terrorisme et de torture » (http://blogules.blogspot.com/2005/03/blogule-rouge-au-contra-terrorisme…. )
à stephanemot
De EulChe
Humaniste hère | 04H38 | 24/05/2009 |
Il n'a sévi aux Nations Unies que de fin 2001 à mi-2004. Il a ensuite été ambassadeur à Baghdad pendant un an le temps d'organiser le contrôle de l'Irak nouvellement « souverain », puis chef du renseignement américain de 2005 à 2007 et enfin secrétaire d'état adjoint auprès Condie de 2007 à 2009.
Auparavant il avait sévi en Amérique centrale où il soutenait les contras et a permis le développement des escadrons de la mort. Il avait commencé sa carrière à Saïgon et a été proche de Kissinger.
Tout pour plaire.
De Valentina
En révolte. | 15H29 | 23/05/2009 |
Mais c » est normale qu » il n » y est pas TOUT les participants, il s » agit de LA liste des ceux qui tiraient les ficelles, en un mot ceux qui avaient le pouvoir, ou tout du moins une partie, pour chaqu » un d » eux, de dérouter la machinerie-torture mise en route.On peut imaginer que la liste des exécutants seraient quasi impossible à mettre en place et ce n » est pas le but, à cet instant précis. D » autant qu » en générale ce sont les exécutant qu » on brandis et les donneurs d » ordre sont eux laissé « tranquille “.
C” est un très grands pas, car pour une fois qu » on mets en lumière l » ombre du mal … ça ne veut pas dire qu » ils seront « punis », ne nous emballons pas, mais au moins on les a cités, c » est déjà quelque chose.
De affreuxjojo
15H33 | 23/05/2009 |
Le plus fort de l'histoire est de voir les responsables Républicains se poser en champion de la sécurité par tout les moyens. Ce sont les mêmes qui ont négligé les avertissements des services secrets étrangers( Français, Allemand et Pakistanais) qui signalaient la présence de membre de Al-Qaeda sur le territoire américains et qui prévoyaient même leur mode d'action (cours de pilotage) durant l'été 2001.
De là à penser que ces responsables ont délibérément laissé agir les terroristes pour en tirer les avantages que l'on sait en terme de politique intérieure ( restriction des libertés individuelle, réélection de Bush dans un climat de paranoïa), et en terme de politique extérieure (guerres impériales « préventives »)… il n'y a qu'un pas, que j'ai personnellement franchi au vu des informations disponibles.
Le thème du terrorisme déjà utilisé ad-nauseum par les républicains au pouvoir et encore utilisé comme moyen de s'opposer après la défaite.
On peut se demander si le plus sûr moyen pour Obama d'en finir avec cette question, ne serait pas de lancer des enquêtes approfondies sur l'ensemble des pratiques de l'administration Bush.. Les républicains ne lui feront aucun cadeau. Pourquoi en ferait-il ?
à affreuxjojo
De Lemmy_Nothor
The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 16H01 | 23/05/2009 |
Il y a peu de difference entre Pearl Harbour et le 11 septembre….dans les deux cas, les autorités étaient au courant de ce qui se passerait, et mieux, ils esperaient que quelque chose se passe afin de pouvoir, dans le premier cas entrer en guerre contre le Japon et l'Allemagne, et dans le deuxième, saisir le pétrole de Saddam, et surtout, détruire cette mosaique qui ornait l'entrée de l'hotel Al Rashid….
à Lemmy_Nothor
De RBWL
Cineaste | 16H52 | 23/05/2009 |
Entièrement d'accord.
Ici la citation d'un des responsables américains lors d'un séminaire, en 2000, intitulé « Rebuilding Americas Defense » sous titre « The Project for the new AMERICAN century ».
(une nouveau siècle américain) Ces salopards de républicains ne peuvent pas entrevoir l'avenir différemment qu'en dominant le monde.
La citation :
« Further, the process of transformation,
even if it brings revolutionary change, is
likely to be a long one, absent some
catastrophic and catalyzing event – like a
new Pearl Harbor »
J'ai le document officiel en version PDF. Un an après cette citation, l'Amérique connu en effet un nouvel Pearl Harbor.
à RBWL
De Lemmy_Nothor
The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 16H58 | 23/05/2009 |
Moi aussi j'en ai lu des grands bouts de ce texte….je me souviens même avoir trouvé sur le site de la CIA, un document en pdf, sur la prise de Baghdad, et comment securiser la ville maison par maison….qui datait de 1998…
Ils avaient besoin d'un évènement qui modifierai l'opinion publique…..
à Lemmy_Nothor
De EulChe
Humaniste hère | 17H54 | 23/05/2009 |
Il ne faut pas oublier qu'à l'époque il y a eu une grande campagne de bombardements sur Baghdad.
Un an ou deux plus tard, les militaires américains ont fait ce qu'ils appellent « un jeu de guerre », c'est à dire une guerre virtuelle. Le sujet en était l'Irak. Une des conclusions de cet exercice était qu'il faudrait un minimum de 450,000 combattants pour sécuriser l'Irak en cas d'attaque. Au moment où il y a eu le plus de troupes sur le terrain, en 2003, ils étaient difficilement 220,000, y compris la logistique et les bureaucrates.
Donc oui une telle attaque de l'Irak était espérée depuis longtemps par les faucons, mais elle a été très mal conduite et l'après guerre n'a quasi pas été préparé. Ce qui aurait plutôt tendance à accréditer la thèse d'une attaque opportuniste, c'est à dire qu'ils ont vu l'opportunité d'attaquer l'Irak grâce à 9/11.
D'ailleurs il ne faut pas oublier que la première « riposte » concerne l'Afghanistan. En Irak, ils n'attaquent qu'un an et demi après (Mars 2003).
à Lemmy_Nothor
De jissé
Ingé retraité | 17H42 | 23/05/2009 |
Désolé Lemmy.
A Pearl-Harbour les avions américains (pas les nippons) étaient (presque tous) équipés d'un « gadget » secret : l'I.F.F. (Identification Friend or Foe) seulement voilà, faisait beau, les G.I.s étaient en goguette personne n'y a cru ..
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
30 ans plus tard (à la louche) la même idée de « transpondeur » (baptisé S.S.R. « Secondary Surveillance Radar » est le principal outil utilisé par l'aviation civile (avec sa dernière extension le « T.C.A.S » : infos d'avion à avion).
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
Le Pb des avions militaires étant de n'être pas « vus », celui des civils étant surtout que l'on sache bien qu'ils sont là, et où et qui (mode « A » ou « B » ils sont.
Et à quelle altitude (Mode C).
Chétou.
Jissé
à Lemmy_Nothor
De laroussi
retraité | 21H41 | 23/05/2009 |
vous parlez tous du 11 septembre comme etant une realité.Avez vous une preuve irrefutable de cette evenement .S'il y avait des attaques par avions où sont passées les boites noires.Limpact sur le pentagone represente le quart de l'envergure de l'avion et pour un lieu hautement securisé il n'y avait pas de photos.Donc il y a mystère.Le scenario apparemment de s'accaparer des richesses du moyen orient date du debut des années 90 ; bien avant l'attaque.
à laroussi
De Un compte supprime
nc | 03H55 | 24/05/2009 |
ben voyons, il ne s'est rien passe le 11 septembre…
et pas davantage le 22, le 22 septembre, aujourd'hui, je m'en fous…
à Un compte supprime
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 04H02 | 24/05/2009 |
En vérité, tout le monde sait bien que les attentats ont eu lieu le 33 septembre…
à laroussi
De Lemmy_Nothor
The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 07H02 | 24/05/2009 |
Vous dites….vous parlez tous du 11 septembre comme etant une realité.Avez vous une preuve irrefutable de cette evenement…
Non, je parlais hypothétiquement….
La dernière fois que je suis passé à New York, un magicien avait fait disparaitre le Brooklyn Bridge….pour ce qui est des tours jumelles, il parait qu'un funambule Français serait à l'origine de leur disparition….
voir video de surveillance…
http://www.youtube.com/watch ? v=EIawNRm9NWM
A part ça, vous alllez bien ?
à laroussi
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 13H46 | 24/05/2009 |
Le Pentagone : on a retrouvé des restes de tous les passagers de l'avion sauf 6 (de mémoire) dans les ruines, identifiés par leur ADN.
On a également retrouvé les restes de l'avion.
Je ne sais pas ce qu'il vous faut de plus…
à affreuxjojo
De Avigdor
homo sapiens | 12H26 | 25/05/2009 |
jojo bal bla …
bla bla bla …
gna gna gna …
voilà comment on peut résumer votre sélection…
oh yo yo yo yo
à Avigdor
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 12H28 | 25/05/2009 |
faut changer de fournisseur, Ouko, ça devient de plus en plus illisible !
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 15H55 | 23/05/2009 |
John Yoo fait l'objet d'une plainte déposée, au civil, par José Padilla, pour avoir autorisé, via ses mémos, sa détention.
Des plaintes ont aussi été déposées, pour crimes de guerre, en Espagne, contre plusieurs de ses personnalités, en vertu de la compétence universelle restrictive incluse dans le droit espagnol ( http://www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSL534094 ).
Il y a peu de raisons de croire que de réelles procédures soient engagées contre les cols blancs qui, dans leurs salons feutrés, ont encouragé l'usage de la torture, qualifiée de « technique d'interrogatoire renforcées ».
Mais tout progrès dans cette voie serait une réelle victoire pour la démocratie, les droits de l'homme et le respect des Conventions de Genève. L'interdiction de la torture est l'une des seules qui ne souffre d'aucune exception selon les diverses conventions internationales ; il serait bon que la communauté internationale fasse respecter ces conventions approuvées par ces différents Etats.
à Network 23
De DBL8
Retraité | 18H45 | 23/05/2009 |
Il me semble que les Etats-Uniens n'ont pas signés la reconnaissance du « T P I » pour protéger leurs hommes politiques & hommes de troupes.
Donc… pas de T P I pour eux… si je ne me trompe pas. ET, ils ne sont pas les seuls à avoir agit de la sorte.
N'importe comment, vu le cinéma qu'ils nous font avec un président Africain qui ce promène (presque) partout sans être arrêté …