Après s'en être pris à Jacques Séguéla et à Jean Sarkozy, le collectif « Sauvons les riches », qui souhaite instaurer un revenu maximal autorisé en France et en Europe, s'est attaqué ce vendredi au pain quotidien des plus aisés. Et s'est fait promptement dégager par la sécurité. (Voir la vidéo)
La cible du collectif était cette fois-ci le restaurant Le Bristol à Paris -trois étoiles au Guide Michelin, un menu de base avoisinant les 100 euros– et sa clientèle huppée. Manuel, un des militants, explique :
« Nous allons à la rencontre des riches anonymes pour leur proposer un autre mode de consommation. Il y a beaucoup trop de gaspillage dans notre société, il faut reconvertir l'économie. Cela passe en priorité par rééduquer ceux qui ont le plus d'argent. »
En guise de rééducation, les membres du collectif Sauvons les riches voulaient distribuer des baguettes de pain et du fromage à tartiner aux clients du Bristol, pour leur prouver « qu'on peut aussi manger pour 3 euros. »
« On présente les riches comme des héros, mais ils n'ont rien fait »
A 12 h 30, une quinzaine de militants et autant de journalistes, ont donc envahi la luxueuse salle du restaurant. Le service de sécurité n'a guère apprécié. Les clients du restaurant, peu nombreux au moment de l'opération, se sont à peine détournés de leurs assiettes.
Pas sûr que cette forme de lutte contre « le gaspillage » les ait beaucoup touchés. Certains serveurs et membres du personnel se sont montrés plutôt bienveillants avec les militants. Karima, une des organisatrices de l'action du jour, analyse :
« L'agressivité du personnel de la sécurité est symbolique. Elle prouve que certains endroits sont réservés à une élite. Nous venions en pacifistes, juste pour discuter avec les gens.
Le projecteur est toujours braqué sur les victimes -les mal-logés, les pauvres, les chômeurs- jamais sur les oppresseurs. Or les oppresseurs, ce sont les riches. Tout le monde les présente comme des héros, mais qu'ont-ils fait ? Rien.
En plus, ils surconsomment. Ils s'achètent des yachts et des jets privés. imposent leur mode de consommation. Nous disons qu'il n'y a pas besoin de Rolex et de yachts pour être heureux. »
Un peu secoués mais pas blessés -ni physiquement, ni dans leur engagement- les militants de Sauvons les riches ont promis d'organiser « prochainement » une nouvelle action.





















324
(Pour réagir, connectez-vous)
à Raslacouette
De hershellgordon
21H19 | 22/05/2009 |
et vous ne l'emporterez pas avec vous…
frank capra…
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 11H08 | 23/05/2009 |
-« PS : un riche, c'est quelqu'un qui gagne plus que soi.
Et un gros con de droite, c'est celui qui est :
+ gros
+ con
ou
+ à droite que soi ?
à Waldeck
De Pierre973
désanusseur de porcs | 04H58 | 24/05/2009 |
…en l'occurence, c'est une baudruche qui prend de l'importance à chaque fois que vous répondez à ses posts…
Plus généralement, c'est un genre de gus dont la vulgarité d'esprit et la boursoufflure de l'ego se repèrent de si loin qu'il est inutile de l'approcher pour tenter de le convaincre d'épouser ne serait-ce qu'une bribe d'idée qui ne s'inscrive pas, dès l'origine, dans son esprit formaté.
Perso, après m'y être (maladroitement ? ) essayé, j'y ai renoncé depuis qq années et ne m'en porte que mieux. En revanche, le dialogue est toujours possible avec un petit con de droite, version moins percluse d'idées très arrêtées. J'en ai adopté quelques uns dans mon entourage et ma foi, on progresse …
Sur ce, je vous laisse vous acharner avec le specimen de la Rue… Trop lourd pour moi, trop insupportable…Le sujet est condamné à finir gros con, et c'est bien ça le + grave !
à freakfeatherfall
De Saheyus
Rêveur invétéré | 21H18 | 22/05/2009 |
Pour moi, les riches sont tous ceux qui gagnent deux ou trois fois plus que le salaire médian (soit 3000 à 4500 euros nets par mois).
Après, il y a les très très riches, et là c'est une autre paire de manche. Mais pour moi, il n'y a pas que les acheteurs de yachts qui sont responsables de la situation actuelle.
Des gens qui se payent un repas à 100 euros arrivent quand même à dépenser 20 fois plus d'argent que moi en un seul repas. Ce n'est pas ce que l'on fait de plus ignoble, mais c'est, tout du moins, déraisonnable.
La seule et unique question qui se pose est : De quoi a-t-on besoin ? Et celle qui suit naturellement est : en a-t-on les moyens ? De même que la France a de toute évidence les moyens d'offrir mieux qu'un repas à 3 euros à ses habitants, elle n'aurait pas les moyens de leur offrir à tous des repas à 100, ou même 50, ou même 30. Mais avec 10-15 euros, on peut faire un repas savoureux, varié, et équilibré. Et tout le monde devrait pouvoir se payer ça.
à Saheyus
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 21H51 | 22/05/2009 |
Ca ne vous arrive jamais de dépenser plus que le nécessaire pour faire la fête ?
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Saheyus
Rêveur invétéré | 22H14 | 22/05/2009 |
Euh… non. Mais ça, c'est mon tempérament.
Mais honnêtement, je doute que l'industrie du luxe soit aussi florissante grâce aux « fêtards ».
à Saheyus
De freakfeatherfall
back to the primitive - fuck all yo... | 22H13 | 22/05/2009 |
je n'ai pas de problème avec les riches (par contre les très riches, là oui, ça coince sévère…)
et ce n'est pas paskon est riche qu'on est néfaste, et ce n'est pas paskon va dans ce resto qu'on est riche
il est des gens qui souhaitent célébrer, marquer le coup, et se paye un super resto, ou une soirée à l'opéra ou une super bouteille de vin…
à freakfeatherfall
De Saheyus
Rêveur invétéré | 22H15 | 22/05/2009 |
Cf mon message ci-dessus.
La célébration est hors-normes, par définition, et n'entre donc pas dans mon discours. Ce n'est pas non plus un modèle économique.
à Saheyus
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 22H28 | 22/05/2009 |
Mais si c'est un modèle économique.
60 millions de français qui ont une grande occasion à célébrer disons en moyenne une fois tous les cinq ans : Ca fait plus de dix millions de célébrations par an. C'est un marché.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Saheyus
Rêveur invétéré | 22H37 | 22/05/2009 |
La célébration est un modèle économique quand il est fixe, comme Noël, la Saint Valentin, le Nouvel An… mais dans ces cas-là, on atteint très rarement le niveau de luxe que connaissent habituellement les plus riches.
Pour ce qui est d'occasion vraiment exceptionnelles qu'on voudrait marquer (par exemple fêter ses 10 ans de mariage en allant dans ce restaurant coûteux, disons), ce sont des cas beaucoup plus rares. La clientèle des activités de luxe restent essentiellement une clientèle… luxueuse.
J'en sais quelque chose, mon père vend des livres anciens. Et ses clients, c'est pas Monsieur Dupond qui veut fêter une occasion. C'est des politiciens, des acteurs, des industriels, des collectionneurs, quoi.
à Saheyus
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 22H51 | 22/05/2009 |
Rien que ça, fêter ses dix ans de mariage, ça concerne des centaines de milliers de couples chaque année. Ca suffit à faire un marché.
à Saheyus
De I.P
Flat4 | 00H51 | 23/05/2009 |
En même temps s'il n'y avait personne pour payer les repas à 100 euros les serveurs de ces restaurants seraient au RMI.
à I.P
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 01H03 | 23/05/2009 |
La dernière fois que j'ai dîné dans un restau étoilé, en province (2 étoiles), c'était en juillet dernier.
On devait être une trentaine de clients maxi, pour au moins dix loufiats en salle, sans compter aux cuisines.
De mémoire, j'en ai eu pour environ 300 euros de bouffe, plus 100 euros de boisson, pour deux. C'était délicieux. Cher, mais délicieux. Et encore, j'ai fait gaffe sur le vin, j'ai pris du simple.
Mais à trente clients, pour payer les salaires de tous les loufiats, je suis pas sûr qu'ils s'y retrouvaient. D'autant qu'il faut aussi payer la matière première (la bouffe crue), les amortissements, les taxes, etc…
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 01H12 | 23/05/2009 |
Sacré Hulk , qui fait une étape gastronomique sur la route des vacances conseillée par son pote Bidendum !
à Numerosix
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 01H18 | 23/05/2009 |
Pas vraiment. Je choisis l'endroit, l« hôtel. Et s'il y a un bon restau, tant mieux.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 01H24 | 23/05/2009 |
L'auberge des trois faisans ou l'hôtel des trois canards..
http://www.deezer.com/track/232153
à Saheyus
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 20H42 | 22/05/2009 |
Si vous vivez aussi bien avec 3000 qu'un riche avec 20000, eh bien gardez vos 3000 et laissez-lui ses 20000 non ?
Une question : pour vous, tout le monde devrait gagner autant ? Salaire unique pour tout le monde ?
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Saheyus
Rêveur invétéré | 21H07 | 22/05/2009 |
« Si vous vivez aussi bien avec 3000 qu'un riche avec 20000, eh bien gardez vos 3000 et laissez-lui ses 20000 non ? »
Seulement, 70% de la population gagne moins de 1500 euros net. Dès lors que tout le monde aura *au minimum* 1500 euros net (minimum décent), j'accepterai volontiers que les autres aient tout le fric qui leur chantera.
En attendant, la fortune des uns n'est bâtie que sur la misère des autres.
« Une question : pour vous, tout le monde devrait gagner autant ? Salaire unique pour tout le monde ? »
Je suis pour des revenus allant de 1 à 6, où 2 serait la norme. Où 1 serait un cas vraiment exceptionnel de célibataire sans charge, sans emploi et redevable envers la société de quelque façon. Ce 1 serait égal à notre smic actuel. Où 6 serait un revenu exceptionnel de personnes ayant de lourdes charges, des responsabilités exceptionnelles et un mérite particulier.
Il me semble que gagner trois fois plus que la majorité des gens est amplement suffisant pour se sentir estimé. Encore que l'estime ne passe pas pour moi par le salaire.
Mais tout ça, c'est dans l'idéal, évidemment. En attendant, le plafonnement des salaires à 10 voire 20 fois le SMIC, je trouve déjà que c'est un très bon début. Cela répond à votre question ?
à Saheyus
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 21H25 | 22/05/2009 |
Comment ça marche ?
Par exemple, si j'écris un livre qui se vend bien, à partir de quel moment juge-t'on que mes droits d'auteur m'ont rapporté le salaire maximum ? Et les droits relatifs aux exemplaires vendus en plus, ils vont où ?
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Saheyus
Rêveur invétéré | 22H01 | 22/05/2009 |
A mon avis, l'idéal serait de définir des normes de revenus. Celles-ci dépendraient aussi bien de la pénibilité du travail, que de la durée des études, de la durée du travail, de l'expérience, de l'utilité publique, des charges personnelles etc. L'utilité publique est le critère le plus discutable, mais dès lors qu'il ne prend pas plus d'importance que les autres critères, il demeure une simple variable d'ajustement.
Considérant cela, il ne serait plus besoin d'impôt progressif. Il suffirait d'un impôt par paliers fixes, mais conditionnés. Cela aurait l'avantage d'éviter que des patrons soient prêt à se payer 10000 euros bruts de plus pour toucher 1000 euros nets de plus, quitte à vider les caisses de leur entreprise.
Pour votre exemple, je ne considèrerai pas comme absurde que les écrivains aient un salaire fixe, modulé ensuite par la popularité de leurs écrits. Ainsi, un écrivain sans succès et peu productif sera sans doute un peu en-dessous des 2 sur mon échelle (ce qui resterait néanmoins plus que le smic actuel), et quelqu'un faisant de larges ventes sur ces livres pourra atteindre 3, 4, 5…
Il y a une chose qu'on oublie souvent. C'est que le but d'une entreprise (menée par un collectif ou un particulier), ce ne devrait pas être de faire de l'argent, comme on le dit si souvent, ce devrait être de rendre un service. L'argent n'est qu'un mouvement second, une conséquence du service rendu.
à Saheyus
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 21H55 | 22/05/2009 |
Au fait, le niveau de vie médian est de 1500 euros. Ca veut dire que 50% des gens vivent avec moins que ça, et pas 70% comme vous l'indiquiez.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Saheyus
Rêveur invétéré | 22H04 | 22/05/2009 |
http://www.actuchomage.org/modules.php ? op=modload&name=News&file=article…
« En 2004, 10% des salariés à temps complet ont gagné moins de 1.005 euros nets par mois, et la moitié ont perçu un salaire mensuel net inférieur à 1.484 euros. »
Je maintiens ce que j'ai dit. 50% des salariés à temps complet vivent avec moins de 1500 euros par mois. Ajoutez à cela tous les salariés à temps partiels, les chômeurs, les petits retraités et les rmiste, vous dépasserez amplement les 50% de la population.
à Saheyus
De Saheyus
Rêveur invétéré | 22H52 | 22/05/2009 |
J'ai eu un léger doute un moment, alors j'ai fait une recherche complémentaire, mais tout ce que j'ai trouvé va dans le sens de ce que j'ai dit. L'étude de l'Insee ne porte que sur les salariés à temps complet.
à Saheyus
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 23H21 | 22/05/2009 |
Vous aviez écrit 70%. Ok, une coquille probablement.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Saheyus
Rêveur invétéré | 10H37 | 23/05/2009 |
Vous êtes incorrigible ! J'ai marqué : « 70% de la population gagne moins de 1500 euros net » Et dans mon post au-dessus je viens de détailler mon argumentation en indiquant que : « 50% des salariés à temps complet vivent avec moins de 1500 euros par mois. Ajoutez à cela tous les salariés à temps partiels, les chômeurs, les petits retraités et les rmiste » et vous atteindrez sans doute 70% de la population.
Après, si vus considérez que les salariés à temps partiels, les chômeurs, les petits retraités et les rmistes constituent moins de 20% de la population, vous pouvez le dire franchement. Et je vous répondrai franchement que j'ai fait cette estimation au pif.
Mais ça ne change rien au fait que je n'ai fait aucune erreur logique, ni coquille. Et qu'il est anormal que je doive faire 3 posts pour vous l'expliquer.
PS : Je préfèrerai vous voir répondre à mon post ci-dessus sur les échelons des salaires.
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 19H02 | 22/05/2009 |
C'est vraiment minable.
Dans ce genre de restaurant, il y a aussi, souvent, des gens qui ne sont pas spécialement riches mais qui se font un grand restau pour fêter une occasion particulière. Je suis pas sûr que ça leur plaise des masses qu'on vienne non seulement leur pourrir leur fête, mais en plus essayer de les faire culpabiliser.
Et pour les vrais riches dont c'est la cantine, je rappelle quand même que l'industrie du luxe, ça représente de très nombreux emplois, en général non délocalisés (Louis Vuitton fabrique ses sacs en France par exemple). C'est pas nouveau que la consommation des riches fait vivre beaucoup de monde.
Et enfin, aller agresser les gens pour leur faire la morale, je trouve ça tout simplement minable. Ce groupe « sauvez les riches » a une mentalité de dames patronnesses. Bande de nazes…
Ca me donne envie de monter un groupe « sauvez les prolos » qui ferait une descente pendant une distribution des restos du coeur pour interpeller les pauvres sur la pollution que génère leur mode de vie (vieille bagnole polluante, logement mal isolé, produits de l'agriculture intensive dans l'assiette, etc…), et leur montrer à quel point ils bousillent la planète alors que leurs frères du Bangladesh eux ont une vie bien plus saine et respectueuse de l'environnement.
Je suis pas sûr que ce groupe susciterait beaucoup de sympathie. Alors que c'est vrai que les pauvres polluent…
De Pictulo 23785
19H13 | 22/05/2009 |
Rholala, tout de suite, les grands mots ! Ne t'inquiète pas, ça n'a pas du les perturber plus que ça, les clients du Bristol. Les mémères emperruquées n'en ont pas regurgité leur homard, ni les pépères leur Corton-Charlemagne.
Ce qui me déçoit, c'est qu'à 12h30, les clients ne se pressent pas dans la boutique. Mauvais signe, ça. Le comité a raison : faut sauver les riches !
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Raslacouette
. | 19H15 | 22/05/2009 |
Arrêtez, je vais pleurer Hulk. Une bouffée compassionnelle m'envahit là…
Pauvres riches quand même, toujours on les incrimine. Comme s'ils n'avaient pas assez de soucis comme ça…
à Raslacouette
De hershellgordon
21H34 | 22/05/2009 |
ah rasla…j'ose même pas imaginer ce qu'endurent les riches…les vrais…obligés de se payer un chauffeur qui veillera à ce que des importuns viennent pas rayer la merco…que des va-nu-pieds ne souillent pas la façade rénovée à grands frais…bouh…bouh…qu'il est dur d'être riche dans ce monde de pauvres…ben ouais quoi…pourquoi sont-ils si nombreux les gueux ? en attendant…laissons les fantasmer sur les copies des sacs lvmh…après tout, ils ont les mêmes goûts de chiotte que nous… adorateurs du luxe, unissons-nous !
à hershellgordon
De Raslacouette
. | 21H47 | 22/05/2009 |
Ouais mamorille, la beauferie est universelle, elle n'a pas de classe sociale ; mais quand elle est indécente, je pardonne moins.
(Des bises, non mais ! : ))