Tribune 20/05/2009 à 09h59

C'est reparti, on peut faire la fête comme en 2006 !

El Blogo | Financier


Le regain d’optimisme sur les marchés et dans les médias est complètement décorrélé de la situation économique. Il a une et une seule justification : les banques de Wall Street ont désormais de bonnes raisons de penser qu’elles n’ont pas perdu en influence avec le changement d’administration et que l’Etat américain est toujours prêt à se jeter sous un train pour les sauver.

Il n’y a rien dans les données économiques qui justifie cette idée de plus en plus omniprésente que « la crise est derrière nous ». Ni les résultats de la « earnings season » (la période de publication des comptes trimestriels), ni le marché de l’immobilier qui aurait touché un plancher alors que les « foreclosures » (saisies) battent des records... ni les chiffres de l’emploi, ni les chiffres de la croissance. Rien. Nada. Zilch. Ah si, peut-être le « dead cat bounce » de la confiance des ménages qui croient, après tout, ce qu’ils lisent (ils ne sont pas raisonnables).

Les cris de joie qu’on entend en ce moment sont du même ordre que ceux qui ont permis cette crise : on se croirait revenu en 2006.

Et pourtant, la crise bat son plein.

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  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h04 le 20/05/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    J’espère bien que la crise n’est pas fini, car le meilleur moyen de voir augmenter mon pouvoir d’achat, c’est que celui de tous les autres se casse la gueule : D

    De toutes façons, ce n’est pas une crise, seulement un spasme boursier. Ça sera une crise quand les gens s’entretueront pour du feu et qu’on se mangera les uns les autres.

    • pablico
      pablico répond à Keldan
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 16h14 le 20/05/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Tout le monde, politiques, et économistes, au début de crise, l’air marri, nous avaient juré la main sur le cœur, que rien ne sera comme avant.

      et pourtant ils s’étaient trompés encore, tout est comme avant, on a profité de la crise pour encore dégraisser dans tous les coins, et délocaliser.

      tout est encore comme avant, en pire bien sûr..

      NB : quand le prix du pétrole re-flambera tout sera comme avant...

  • YMB
    YMB
    • Posté à 12h44 le 20/05/2009
    • Internaute 55237

    La bourse avait fumé à la hausse, puis à la baisse (retour au niveau de 1997, franchement...). Ça remonte, rien de plus normal.

  • babypouf
    babypouf
    quadra
    • Posté à 22h48 le 21/05/2009
    • Internaute 78831
      quadra

    Bonsoir,

    il y a du fric partout, les « investisseurs » ne savent plus quoi en faire, ils jouent avec la vraie vie de gens comme nous.

    Avec les subprimes, comme ça sentais le roussi et ne sachant pas ou foutre leurs fric il y a donc eu la speculation sur les denrées alimentaires et le pétrole, maintenant (cf la glose du monde sur l’augmentation incompréhensible du petrole en ce moment) ça repart à la spéculation.

    Il devrait être interdit aux grandes banques du monde et aux investisseurs « éthiques » de s’occuper de pétrole et de denrées alimentaires.

    Les masses monétaires en circulation sont tellement importante qu’elles sont devenus un réel danger pour les citoyens des états, c’est du devoir des états de protéger les citoyens des effets néfastes de ces richesses qui ne servent à rien qu’à se multiplier grace au phénoméne sacré nommé la Croissance, s’appuyant in fine sur l’exploitations des richesses de la terre.

    A quand l’étalon or pour toute les monnaies, ainsi impossible de faire croitre la masse monétaire inconsidérement sans avoir d’or dans les coffres, ça calmerait beaucoup de monde.

    Actuellement la FED américaine prête gratos ( à peine plus pour l’europe) le gazoline aux banques pour continuer le joujou, c’est pas super la planche à billet, la pompe à richesse (la croissance) va être réamorcé bientôt.

    salutations