Pourquoi attribuer un bonus écologique à des voitures ?
Ou, pour reprendre la question dans son intégralité, « pourquoi le bonus écologique est attribué aux voitures (non écologiques) et pas aux vélos éléctriques (écologiques) ? »
Si le gouvernement propose un bonus de 5 000 euros pour l'achat d'une voiture électrique, pourquoi ne le ferait-il pas pour un vélo ? Un vélo électrique est forcément moins polluant qu'une voiture propre qui, elle, bénéficie de la prime.
Las, le bonus-malus gouvernemental ne s'applique qu'aux voitures destinées au transport de personnes, qui comportent au plus neuf places assises, y compris celle du conducteur, et dont le poids total autorisé
en charge n'excède pas 3,5 tonnes, excluant de facto véhicules de marchandises, motos et vélos.
D'abord un choix politique
Selon François Nonin, chargé de mission à la direction de l'énergie et du climat, la question d'étendre le bonus-malus écologique aux deux-roues ne s'est jamais posée :
« Le choix des pouvoirs publics a été de favoriser l'achat des véhicules à moteur propres ou non polluants. »
Lancé en décembre 2007 par le gouvernement à l'issue du Grenelle de l'environnement, le système du bonus-malus écologique fonctionne à deux niveaux :
- Inciter la mise sur le marché de véhicules propres (moins de 130 grammes de CO2 au kilomètre) en subventionnant leur achat (de 200 à 5 000 euros). Ce bonus se double d'un « super-bonus », une prime à la casse concernant les véhicules de plus de 15 ans.
- Taxer l'achat des véhicules les plus polluants (plus de 160 g CO2/km) en sanctionnant leur achat d'un malus (de 200 à 2 600 euros).
Depuis le 1er janvier 2009, le gouvernement a mis en place un second malus, payé à un rythme annuel par les propriétaires des véhicules les plus polluants (plus de 260 g CO2/km).
Les vélos électriques à assistance au pédalage n'entrent ainsi pas ces catégories. Quand aux vélos purement électriques, toujours selon François Nonin,
« le marché n'est pas développé et ne serait pas susceptible d'un décollage intéressant. »
Le bonus au vélo, nouvelle victime de la crise
François Nonin dit n'avoir reçu aucun signe du gouvernement suggérant une avancée sur ce point. Il est vrai que le développement de la fiscalité écologique subit lui-aussi le contrecoup de la crise.
Pour les Verts, et leur secrétaire nationale Cécile Duflot, le problème réside avant tout dans un manque d'ambition politique :
« Le frein à l'aide au vélo n'est pas seulement économique. Il faudrait
d'abord multiplier les pistes cyclables, instaurer le code de la rue, faciliter les interconnexions métro-vélo et train-vélo, et surtout mettre en place une politique d'accueil du vélo en ville. »
Entre crise économique et frilosité politique, l'extension du bonus-malus écologique aux vélos n'est donc pas à l'ordre du jour.
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Plante cultivée
Plante cultivée
Aucun doute possible. Le bonus écologique est uniquement fait pour soutenir l'industrie automobile. l'argument écologique n'est qu'un habillage qui cache bien mal la misère de cette mesure. Comme la prime transport (prise en charge de 50% du cout des transports en commun par l'employeur) présentée comme une conséquence du Grenelle mais qui a été prise par le ministère du travail ; c'est une mesure sur laquelle la publicité est limitée car elle coute chére aux employeurs ... et les invite à préférer les gens qui se déplacent en voiture pour lesquels il n'y a rien à payer...
Au bilan, une mesure « sociale » « écologique »,... détournable à souhait.
C'est la prime à l'hypocrisie galopante alors que l'on sait depuis 20 ans au moins que la fin de la voiture est incontournable pour de multiples raisons et on continue à bâtir la société autour de ce concept dépassé (vive la maison individuelle dans des lotissements loin de tout ou les transports en commun ne peuvent pas se justifier car un bus avec 5 personnes à l'intérieur, c'est bien plus polluant qu'une voiture...)




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