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Les faits d'homophobie signalés sur le Net en hausse de 43 %

SOS Homophobie publie la dernière édition de son rapport annuel. Le bilan de l'année passée est contrasté : si les enquêteurs ont observé quelques progrès, l'homophobie est loin d'avoir disparu en France… Les détails de l'enquête.

Manifestation devant le Parlement grec à Athènes le 29 septembre (Yiorgos Karahalis / Reuters)

Le rapport 2009 de l'association SOS Homophobie arrive une nouvelle fois à la même conclusion : malgré le climat gay-friendly dans les médias, sur « le terrain », les tendances lourdes se font toujours sentir. Chaque année depuis 2005, c'est plus de 1 200 témoignages qui sont ainsi recueillis par les bénévoles via la ligne d'écoute ou Internet.

Et si, ici ou là, quelques progrès peuvent être constatés sur l'année 2008, aucun reflux général n'apparaît à l'horizon :

« La plus grande acceptation de l'homosexualité que l'on peut ressentir dans la société, et notamment dans les médias, ne doit pas faire illusion, prévient Julien Lemonnier, un des coordonnateurs du rapport. D'année en année, nous retrouvons les mêmes situations, même si, dans certains cas, on observe que les gens sont davantage prêts à réagir face à l'homophobie. »

Ainsi, de plus en plus d'hétérosexuels appellent l'association pour dénoncer des actes homophobes dont ils ont été les témoins. « Ils prennent désormais la peine de témoigner ! », se réjouit Julien.

Autre signe encourageant, mais difficilement interprétable du fait du faible échantillon de départ, en 2008, 61 cas d'agressions physiques ont été rapportés à SOS Homophobie, soit 71 cas de moins qu'en 2007. Outre l'Ile-de-France, où 19 cas ont été signalés (9 sur Paris et 10 en banlieue), le plus souvent les agressions ont lieu dans les départements correspondant à de grands centres urbains : Bouches-du-Rhône et Haute-Garonne (4 cas chacun), Gironde (3 cas).

« On n'échappe pas à sa famille, à ses voisins… »

En tout cas - élément souvent peu rappelé -, ces agressions sont le fait en majorité du voisinage (16 cas) ou de l'entourage proche (famille, amis… 25 cas) !

« On n'échappe pas à sa famille, on n'échappe pas à ses voisins. Souvent, les victimes ne peuvent pas déménager ou quitter leur travail, elles n'ont pas le choix », rappelle Julien Lemonnier.

Avec la crise, on peut se demander ce qu'il adviendra de cette variable…

Plus généralement, le nombre de témoignages concernant le contexte familial et amical affiche une augmentation inquiétante de 36 % par rapport à 2007, représentant la quatrième cause de témoignages reçus par l'association (la troisième pour le voisinage). En outre, en 2008, le nombre de situations concernant des mineurs a fait plus que doubler par rapport à 2007.

Défouloir virtuel sur le Net

Mais l'un des faits marquants de ce rapport 2009 est l'explosion des témoignages reçus signalant de l'homophobie sur Internet, en augmentation de 43 % par rapport à 2007. C'est désormais le deuxième motif d'interpellation de l'association, avec notamment le développement du web 2.0. Internet comme défouloir virtuel en somme…

Quoi qu'il en soit, le travail reste la première cause des témoignages reçus par l'association. Christophe Falcoz, qui a dirigé une enquête sur le sujet en 2008 pour la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde), explique ainsi la permanence du placard professionnel :

« La tendance est clairement au non dévoilement, puisque 66 % des répondants disent n'avoir plutôt pas dévoilé leur orientation sexuelle durant leur parcours professionnel. Toujours parmi les 1 413 personnes interrogées, 17 % n'en ont jamais parlé au travail. Bien sûr, se cacher peut être un choix, mais aussi une stratégie pour éviter d'avoir à subir des injures, du harcèlement, des menaces… 88 % d'entre eux disent avoir subi au moins une fois une homophobie latente, explicite ou avoir été témoin d'homophobie. »

Mais, à long terme, cette stratégie est-elle efficace ?

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7 commentaires sélectionnés

Portrait de Vince75010

De Vince75010

Consultant | 15H59 | 14/05/2009 | Permalien

Comme toujours le sujet de l'article me dérange quelque peu puisqu'en plus de ramener à juger de la frontière entre liberté d'opinion et bienséance, les solutions proposées ne paraissent pas être des plus pertinentes :

- Certes un propos homophobe et injurieux peut être jugé condamnable, au même titre que tout propos xénophobe, antisémite, sexiste ou, pourquoi pas, sarkophobe.

- Pour autant interdire ou controler son expression ne parait pas être une solution mais plutôt un moyen de stigmatiser une différence somme toute minime. En effet, il me semble que toute tentative visant à protéger les intérêts d'une communauté particulière ne peut finalement qu'éloigner ces personnes du reste de la société. Fait génant lorsque le leitmotiv de toute minorité est d'y appartenir pleinement.

Notez d'ailleurs que la plupart des luttes homosexuelles ayant été gagnées, et ayant souvent suscitées une adhésion bien au dela de la communauté homo, visaient principalement à acquérir des droits identiques ou à ne pas perdre un certain nombre de droits fondamentaux.

Enfin, sans grand rapport avec le point précédent, il est bon de rapeller qu'avant d'être homo, libanais, juif, catholique, hindou, handicapé, ou je ne sais quoi d'autre, une personne restera avant tout un être humain, avec ses qualités, ses défauts, sa personnalité…autant d'éléments suffisants et primordiaux à l'établissement de rapports sociaux et d'affinités.

Ainsi, je me réserve le droit de considérer comme folasse le type qui me soulera en moins de deux avec son sac à main gucci, ses derniers remix de Mylene Farmer, etc… mais d'apprécier celui avec lequel je serai capable d'échanger, de communiquer sur des sujets qui m'intéressent.

Portrait de mateo75004

De mateo75004

Libre Arbitre | 16H17 | 14/05/2009 | Permalien

C'est assez affligeant, la plupart de ces commentaires…comme toujours !

1- A ma gauche, les bien pensant qui estiment que l'homophobie est de droit et qu'elle serait dûe au sarkozysme. Comment peux t-on raconter de telles sottises alors que le gouvernement actuel a renforcé les mesures de lutte contre l'homophobie ? Quand le traditionnel « ne dîtes pas que ce sont des bandes d'arabes et de noir qui agressent, cela est raciste », quand le traditionnel « c'est pas de leur faute, il ne faut pas les punir » sont devenus une règle, il ne faut pas s'étonner de la violence gratuite et imbécile qui règne, notamment en IDF ! ! !

2- A ma droite, les personnes comme « Aequopulsatpede » qui pensent, parce qu'il n'a pas fait le choix de sa vie et s'est laissé « déterminer » comme un hétérosexuel papa modèle, que les homos sont des « monsieurs avec des fesses en l'air »…Cela est affligeant et procède bien évidemment de stéréotypes et d'un manque d'intelligence. Cedons à la pauvreté du raisonnement et laissons nous aller en vous affirmant que des homosexuels sont aussi dans des métiers virils comme vous les aimez, policiers, pompiers, footballeurs même ! ! ! Alors, rassuré ? ? ?

Conclusion : je suis moi même homo et tout ce que je peux dire c'est qu'on me foute la paix. Je n'emmerde ni les hétéro, ni les homos, ni les noirs, ni les arabes et je veux mener ma vie tranquille sans agressivité de la part de personne qui mènent leurs vies comme ils l'entendent…sans que j'ai à en juger !

Portrait de monde fou

De monde fou

internaute | 21H04 | 14/05/2009 | Permalien

Les militants LGTB minoritaires au sein même des homos qu'ils prétendent représenter mettent en danger la liberté de penser et la liberté de la presse.ils se comportent comme des commissaires politiques qui veulent pénaliser tout ce qui ne leur convient pas.Il ne s'agit pas d'empêcher des actes de violence physique mais toute pensée contradictoire !

parmi les auteurs du « Manifeste pour l'égalité des droits » auquel souscrit l'Inter-LGBT figure l'écrivain Didier Eribon, théoricien de l'homophobie et inventeur de la notion terrifiante d'« injure potentielle »

 : « Des mots dont je peux redouter le choc, la violence, sans qu'ils aient besoin d'être prononcés puisque je sais qu'ils peuvent l'être et que leur menace est toujours présente. Ainsi, l'injure exerce ses effets même quand elle n'est pas proférée »

Comment soutenir ce totalitarisme ?

Portrait de Maximillien Robespierre

De Maximillien Robespierre

Chomeur Fatigué | 21H31 | 14/05/2009 | Permalien

« La tendance est clairement au non dévoilement, puisque 66 % des répondants disent n'avoir plutôt pas dévoilé leur orientation sexuelle durant leur parcours professionnel. Toujours parmi les 1 413 personnes interrogées, 17 % n'en ont jamais parlé au travail. Bien sûr, se cacher peut être un choix, mais aussi une stratégie pour éviter d'avoir à subir des injures, du harcèlement, des menaces »

Citation de l'article. Je fais parti des 66% et 17% qui n'ont jamais révélé ….. leur héterosexualité au travail.
Ai-je raison de me cacher ?

La course victimaire des gays dans ce pays devient délirante. Il n'y a pas de personnes sympas, chiantes, drôles, sérieuses, compétentes, non il n'y a plus que des homos et des hétéros. Une civilisation d'aliénés incapables de se définir socialement
autrement par le miroir de ce qui n'est pas choisi : sa sexualité.
Du délire. Tu es comment tu baises.

Portrait de Silers

De Silers

Un garçon | 10H04 | 15/05/2009 | Permalien

Pas la peine de répondre aux propos plus haut, ils sont sans intérêt. Ou plutôt si : ils sont un bon exemple de ce qu'est l'homophobie sur Internet. Le problème (et ça, ça m'intéresserait d'avoir une piste, ou une réponse), c'est que je n'ai jamais su comment faire en sorte que ces propos, la plupart du temps anonymes, puissent être poursuivis.

En revanche, j'aimerais expliquer un truc concernant cette fameuse « visibilité ». En éliminant d'emblée un point qui n'a plus à être discuter : l'homosexualité est tout aussi normal que l'hétérosexualité. Et en rappelant que beaucoup de gens oscillent entre ces deux « extrêmes », tout au long de leur vie. La majorité des médecins et psychiatres ont abandonné aujourd'hui l'idée que l'homosexualité puisse être une maladie ou un désordre mental. A moins d'être soit même spécialiste, je ne vois pas ce qui peut justifier de contredire tout ça.

Le truc de dire, pour un hétéro, « on le dit pas nous », est complètement idiot. Il y a déjà à la base une malhonnêteté à dire ça (et je suis certain que la plupart le savent très bien ; c'est d'autant plus malhonnête). Bien entendu que les hétéros n'ont pas à le dire, puisque par défaut, tous les hommes et femmes sont réputés être hétéros ! Par principe, tout le monde décide que tout le monde est hétéro. On nous le dit dès l'enfance : « quand tu seras grand, que tu marieras, etc. ». Alors forcément, quand vous l'êtes, bah y a pas de soucis en effet : on a pas besoin de le dire, puisque tout le monde le sait déjà, que vous l'êtes ! Mais alors imaginez un instant que vous soyez homo… Bon, alors là, ça devient un peu plus compliqué à gérer… Surtout quand on le découvre, à l'adolescence, en plus de tous les autres bouleversements que cette période apporte…

Parce que déjà, même vos propres parents croient que vous êtes hétéros. Ils sont comme tous les parents, nulle reproche à leur faire. Leur petit garçon aimera les filles et leur petite fille aimera les garçons. C'est ce que leur propres parents leur ont dit. Alors, ils font des projets pour vous, s'imaginent grands parents, tout ça, vous disent que le service en porcelaine de Tatie, il sera pour vous, quand vous vous marierez. Vos amis au lycée vous présentent de jolies filles « parce que à ton âge, tu voies, faudrait p'être t'y mettre, hein ». Et puis dans la rue, le type là, il vous plait bien, mai bon, on fait semblant de pas le voir, parce que vous êtes avec votre meilleur ami qui ne se doute de rien. Oh et puis au bureau tiens, quand vous entrez dans la vie active : le collègue vous demande votre avis sur la collègue du bureau voisin. Vous la trouvez jolie, mais bon, en vérité (mais vous ne lui dites pas) vous en tapez complètement de sa mini jupe. Par contre, son collègue, hummm… « fin bref.

Alors oui, on peut faire semblant, se cacher, puisque semble-t-il, ce serait la solution ultime pour éviter l'homophobie. En donc, retournons le problème et faisons des homosexuels les responsables de l'homophobie. Bien entendu, c'est un exercice périlleux : moralement, mentir à ceux qu'on aime, toute une vie, j'imagine que c'est pas évident à vivre. On évite aussi tout ce qui fait la vie d'un hétérosexuel : pas de conjoint au mariage du meilleur ami, pas de vie en couple, pas de petits commentaires sur le beau collègue du bureau d'à côté, pas de sortie à deux le samedi soir. On va éviter aussi tout ce qui peut “ trahir ” : pas d'achat bizarre de livre suspect à la Fnac, ne pas mettre en fond d'écran un bel acteur, pas de vêtements trop moulants si on aime ça, prendre bien soin de ranger Tétu (pour ceux qui le lisent. Ou le regardent plutôt) quand les amis viennent chez vous. Pour être clair, on vit difficilement “ normalement ”. Le pire du pire : on a tellement honte qu'on décide de se marier. Et d'avoir une double vie. Ou on se suicide, parce que décidément, cette vie de chien, c'est plus possible.

Sinon – et c'est ce que j'ai choisi – on décide que finalement, être homosexuel, ce n'est pas grave. Et sans en faire “ l'apologie ” (ah ah, des fois que tous les hétéros deviennent homos ! Sont ils si incertains de leur propre hétérosexualité ? ! ? ) on peut juste se contenter de ne rien cacher. Mais attention ! Il ne s'agit pas de raconter ce qu'on fait (ou ce qu'on aimerait faire avec le beau collègue du bureau d'à côté) dans son lit. Non, il s'agit juste d'être franc et honnête (d'abord pour soit : on vit mieux en étant soit même ; et ensuite pour les autres : ceux qu'on aime méritent de nous connaître dans notre entièreté) : oui j'aime les hommes, point final. Et franchement, tout paraît alors plus simple : rien à cacher, pas besoin de mentir, on vit “ normalement ”.
Je ne défile pas à la gay pride, je ne suis pas militant, je ne porte pas de talons aiguilles. J'ai même peut être croisé certains d'entre vous dans le métro sans même que vous m'ayez remarqué. En fait, je vis comme un hétéro. Attention, je ne crache pas sur ceux qui sont plus “ voyants ”, plus “ offensifs ” que moi : affirmer son homosexualité est encore problématique (cet article en est la preuve), et il m'arrive moi-même d'être parfois volontairement provocant. Affirmer son homosexualité est un acte politique : on ne peut pas se contenter de vivre “ normalement ”, même en 2009. Et pour que ceux qui veulent vivre “ normalement ” le puissent, il faut que d'autres soient plus “ agressifs ”.

Alors oui, je considère pour ma part que l'homosexualité n'a pas à être cachée. Retournons le problème : est ce que vous cachez votre hétérosexualité ? Bien sur que non ! Alors pourquoi moi, devrais je le faire ?

Une dernière chose (c'est un peu longuet, je m'en excuse) concernant la fameuse liberté d'expression. En démocratie, cette liberté est limitée. C'est pas un scoop. Et c'est normal et tout a fait justifié. Alors non, on ne peut pas dire tout ce qu'on voudrait dire en France aujourd'hui, et c'est normal dans une vraie démocratie qui fonctionne.

Maintenant, condamner les propose homophobes n'a jamais empêcher les hétéros de s'exprimer ! Vous me prenez pour un crétin ? Vous croyez vraiment que je vais porter plainte contre le type qui gueule “ sale pédé ” au volant de sa voiture ? Contre les dizaines, les centaines de types qui gueulent “ sale pédé ” au volant de leur voiture ? En sachant que parfois il s'agit de mon meilleur ami, qui va s'excuser tout aussitôt, rouge de honte ? Et quand bien même je le ferais, vous croyez vraiment que le juge va condamner tous les types (et filles) qui gueulent “ sale pédé ” au volant de leur voiture ?

Bien sur que non !

Ca relève plus ici de l'éducation que de la poursuite au pénale !

En revanche, les gens comme Vaneste méritent un bon rappel : non, en tant qu'homme publique avec des responsabilités nationales, on ne peut pas tout dire. Cet homme à une responsabilité morale. Il est élu : lui plus que tout autre doit faire attention à ce qu'il dit et doit être exemplaire.

Il y a là une différence d'appréciation à faire entre l'homophobie habituelle, très gênante et parfois vexante, mais qu'on peut combattre sans faire appel à la justice, par la simple discussion, par la fameuse “ visibilité ” justement (et je vous assure que le meilleur ami tourne sa langue dans sa bouche avant de parler : et il ne s'agit pas d'être politiquement correct, ou censurer, mais juste de se souvenir que certains mots n'ont pas à être dits) et entre l'homophobie scandaleuse, publique, récurrente, institutionnalisée dans certains pays, violente dans d'autre, qui doit être condamné par la justice.

Portrait de LaptiteBlan

De LaptiteBlan

dilettante | 11H00 | 15/05/2009 | Permalien

Scoop : Bientôt une journée contre l'hétérophobie !
homophobie,homosexualité,hétérosexualit

www.laptiteblan.fr

Portrait de Vuedechezmoi

De Vuedechezmoi

utopiste | 11H14 | 15/05/2009 | Permalien

Que les homos cessent de se plaindre en boucle, il y a d'abord un phénomène « mathématique » : plus une catégorie d'individus s'exprime et plus ses opposants réagissent, c'est con mais c'est ainsi qu'est la nature humaine. Les homos se font de plus en plus visibles et c'est plutôt bien pour eux mais ils ne changeront pas celles et ceux que ça dérangent ! Notez, chers amis homos de tous bords qu'en tant que femme, ça fait déjà plusieurs siècles qu'on se fait traiter de salope, poufiasse, conne, mal baisée et autres gracieusetés sans que cela n'émoit plus que ça les mâles… ni d'ailleurs n'ébranle (si je peux me permettre) les homos ; -)

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