27 heures de Gonzales live pour entrer dans le Guinness
Le 16 mai, l’excentrique musicien franco-canadien tentera de donner à Paris le plus long concert du monde. Entretien.
Comme beaucoup d’enfants, Gonzales a autrefois occupé son ennui en épuisant le Livre des Records, le Guinness, cet almanach du dépassement, jusqu’au plus absurde - plantez vous 2000 cure-dents dans la barbe... Déjà célèbre - ce n’est donc pas le quart d’heure de gloire qui le motive -, le musicien franco-canadien va tenter d’y inscrire son nom.
Le 16 mai, il promet de battre le record du monde du concert individuel le plus long, détenu jusque-là par le musicien indien Prasanna Gudi, en donnant un spectacle de 27 heures.
Ce marathon aura lieu à Paris, au Ciné 13 Théatre, une petite salle de spectacle où il joue tous les dimanche depuis le 22 mars. Un concert à 10 euros pour se remettre de l’Olympia, salle plus prestigieuse mais aux places plus chères :
« J’ai culpabilisé à cause du prix des billets. Là, je reviens plutôt à mon attitude du début. Je peux tenter des choses, faire participer le public. A l’Olympia, on est obligé d’être un peu plus sage. Au Ciné 13 Théatre, j’expérimente des choses. »
Si l’homme au costard rose, l’une de ses vieilles tenues de scène désormais délaissée, a décidé de se lancer dans ce nouveau défi, c’est parce qu’il n’a pas trouvé d’autre ennemi que lui-même. Il explique avoir tenté d’organiser des « beef » de chansons française comme dans le rap.
Mais puisque les chanteurs français n’ont pas voulu de ce « catch » musical, ce sera une compétition solitaire et sans drogues -nous avons effectivement soupçonné Gonzales de dopage. (Voir la vidéo)
Même si son entreprise est pleinement absurde, Gonzales se prépare sérieusement à battre ce record. Sur le plan physique : cardio, cures de sommeil, régime diététique. Sur le plan artistique : travailler avec minutie un concert qui devra être varié, original. Il comptera 200 à 300 morceaux.
En bon explorateur de l’inconnu, Gonzales se soumet à toutes sortes de contraintes pour réinventer ses concerts : jouer les yeux bandés, inviter des musiciens aux antipodes de sa musique, faire monter des spectateurs sur scène pour vérifier si les Français ont ou non le sens du rythme (« non », livre-t-il au lendemain de son test)... (Voir la vidéo)
Surtout, Gonzales s’engage à ne pas ennuyer ses spectateurs en cultivant son côté « super ». Comme un super-héros. Pour lui, l’excentricité est nécessaire à l’artiste. Fasciné par les musiciens qui sont pleinement immodestes et fantaisistes, lui se déclare « entertainer » et assume son personnage d’artiste drôle et mégalo, rôle qu’il porte avec virtuosité. (Voir la vidéo)
Fan de YouTube parce qu’il aime « voir la musique », Gonzales aime Internet et toute la musique qui s’y trouve à portée de clic.
Est-il pro ou anti-Hadopi ? « Qu’est-ce que c’est ? », demande-t-il. On explique qu’il s’agit du projet de loi le plus controversé des dernières semaines. « Ah... Moi, j’encourage le téléchargement. » Il explique, avec une franchise rare pour un artiste, qu’Internet est une chance parce qu’elle permet de diffuser sa « marque ». (Voir la vidéo)
- Sur universalmusic.frLe site officiel de Gonzales
- Sur guinnessworldrecords.comLe site du Guiness World Records
- Sur rue89.comGonzales: "Les musiciens sont des politiciens frustrés"
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- Sur rue89.comTous les articles sur la loi Hadopi
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Chercheur
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Ce genre d’exhibition n’est guère intéressante. Volonté du succès à tous prix, soif de médiatisation ? Probablement les deux... Tout cela tend à faire de la musique une simple performance quantitative en laissant de coté le qualitatif.
Et puis bientôt Gonzales fait un concert sur le sommet du mon blanc... La musique est finalement moins au centre de cette démarche que le souhait d’être connu.
Il aurait pu faire les choses plus intelligemment en donnant le concert le plus court du monde... mais cet homme à l’air d’être un rustre. Tout cela sent la cocaïne... De plus il veut concurrencer un artiste indien qui joue des raggas autant vous dire qu’un concert peu durer une semaine car à chaque moment du jour et de la nuit correspond une gamme... autant vous dire qu’il n’y a aucune recherche du records mais plutôt de la spiritualité dans ce style.
Bref, c’est selon moi une initiative grotesque de ce Django Edwards pianiste. Une autre façon de se faire remarquer autrement que par le véritable talent. Un peu comme les enfants dissipés qui font tout pour se faire remarquer.




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