Décryptage

Deux ans après son élection, ils veulent faire la fête à Sarkozy

Enseignants, internautes, ouvriers, prostituées, sans-papiers… Tous et toutes combattent la politique menée depuis l'Elysée.

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6 mai 2007, Nicolas Sarkozy est élu par 53% des Français. 6 mai 2009, 59% des Français se déclarent mécontents d'avoir Nicolas Sarkozy comme Président, selon un sondage Ifop pour le JDD. Des mécontents de plus en plus nombreux dont Rue89 a réalisé un tour d'horizon.

A la tête de cette contestation, les fonctionnaires de tous bords (profs, chercheurs, médecins, magistrats, infirmières…), pour qui l'Elysée a entrepris un régime drastique, avec le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite chaque année d'ici 2012.

Patente également est la révolte des « sans-rien », ces sans-papiers, sans-domiciles, sans-emplois… plus que les autres catégories de la population touchés pas la crise économique. Une crise que l'exécutif dit tenter d'enrayer, tout en laissant en vigueur un « paquet fiscal » en forme de cadeaux multiples pour les ménages les plus aisés.

Inquiétants enfin sont les boucliers levés tant par les acteurs de l'Education nationale que ceux de l'Enseignement supérieur. Une crise ouverte du pouvoir avec les sachants ne constitue jamais le signe d'une société en bonne santé. Décryptage.

Les cheminots

2009_01_27_Sncf_Greve_Saint_Lazare.jpgActeurs majeurs coutumiers des grandes journées de grèves, les cheminots se sont particulièrement distingués sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Dès le début du quinquennat, ils se sont mobilisés contre la loi instituant le service minimum dans les transports. Une mobilisation payante, puisque que le texte a été vidé en partie de sa substance.

Mais les blocages ont aussitôt repris de plus belle, en raison de la volonté du gouvernement de réformer les régimes spéciaux de retraite. Avec toujours en toile de fond le spectre des grèves de 1995, qui avaient contraint un Alain Juppé « droit dans ses bottes » à faire machine arrière.

Cette fois, la mobilisation a connu son point d'orgue en janvier : la gare Saint-Lazare à Paris a été fermée, après un mois de « grèves de 59 minutes » du syndicat SUD-Rail. Un syndicat qui a reçu pour principales réponses des menaces de plainte de la SNCF et s'est vu qualifié d'« irresponsable » par le chef de l'Etat.

Les chercheurs

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Le 22 janvier 2009, Nicolas Sarkozy a réussi à fédérer contre lui un corps de métier réputé discret : les enseignants-chercheurs du supérieur. Pour les mettre dans la rue et précipiter un mouvement universitaire dur (qui a la particularité d'être à l'initiative des profs et pas des étudiants), le président de la République a prononcé un discours très offensif dans lequel il mettait en doute la qualité des enseignements et le bien-fondé de certaines recherches.

Dans la foulée, Valérie Pécresse, ministre en charge du dossier, cristallisait la colère en remaniant le statut des universitaires qui se sont battus plus de deux mois contre l'évaluation des chercheurs par leur hiérarchie administrative.

Les chômeurs

2009_03_25_Chomage_Chiffres.jpgLe mois de novembre dernier a constitué un tournant dans la présidence de Nicolas Sarkozy : avec 64 000 chômeurs supplémentaires, soit 2,068 millions de demandeurs d'emplois au total, jamais le chômage n'avait été aussi élevé depuis son élection. Et il fallait alors remonter à 1984 pour trouver une telle envolée du chômage. La promesse contenue dans le programme présidentielle du candidat de l'UMP paraît de plus en plus difficile à mettre en œuvre :

« En cinq ans, nous pouvons atteindre le plein emploi, c'est-à-dire un chômage inférieur à 5% et un emploi stable à temps complet pour tous. »

Avec la crise économique, ce marasme s'accentue chaque mois. En mars, le nombre de demandeurs d'emploi a franchi en mars la barre des 2,4 millions de personnes en France avec 63 400 chômeurs supplémentaires, soit 2045 de plus chaque jour.

Les étudiants

2009_02_09_universite_inside.jpgAu début de l'année, les étudiants s'engagent aux côtés des enseignants-chercheurs, mobilisés contre un décret d'application de la loi LRU. Les étudiants réclament le retrait total de la loi, une revendication qu'ils n'avaient pas pu satisfaire lors du mouvement 2008.

Universités totalement ou partiellement bloquées, manifestations et occupations : la conjugaison des deux mouvements empêche la tenue normal des cours. Malgré une importante mobilisation et une tension grandissante dans les universités, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, refuse de céder aux revendications étudiantes.

Selon l'AFP, à l'approche des partiels, une vingtaine d'universités sont encore perturbées à des degrés divers cette semaine.

Les gardiens de prison

20081030Prisoni.jpgLes derniers déçus du Président. Ou plutôt de sa politique sécuritaire qui, depuis 2002, n'a cessé de remplir les établissements pénitentiaires, sans donner tous les moyens nécessaires à son administration.

Résultat : une hausse significative des suicides de détenus en 2008 et une détérioration continue des conditions de vie. Un scandale qui dure, montré dans cette vidéo diffusée par LeMonde.fr. Ce quartier de Fleury Mérogis a depuis été fermé pour rénovation.

Ce qui n'empêche pas certains chercheurs de proposer des solutions à la surpopulation carcérale. Et de s'interroger sur l'après-Dati, car la loi pénitentiaire est le seul projet que la ministre de la Justice a laissé à son successeur.

Les infirmières et sages-femmes

2009_02_23_aude_infirmiere_inside01.jpgLes 35 heures avaient semé la pagaille dans la profession des infirmières. Depuis, rien ne s'est arrangé, comme l'a douloureusement rappelé la mort du petit Ilyès à Saint-Vincent-de-Paul en décembre dernier. Une erreur médicale due aussi au stress qu'elles vivent toutes.

Celles qui travaillent en libéral voient désormais leur liberté d'installation encadrée afin de rééquilibrer la démographie médicale.

Par ailleurs, pour protester contre le manque de reconnaissance de leur profession, les sages-femmes manifestent également cette semaine afin que leur cursus s'inscrive dans un parcours universitaire.

Les internautes

2009_04_23_pirate_bay_manifestation.jpgSi le projet de loi Création et Internet, appelé « Hadopi », divise autant les artistes que les politiques, il fait la quasi unanimité contre lui chez les internautes. A la tête de la fronde contre ce texte qui vise à sanctionner le téléchargement illégal : Le Réseau des pirates, qui revendique plus de 12 000 signataires de son Pacte pour les libertés numériques. Un pacte accompagné d'un appel qui commence par ces mots :

« Nous sommes des millions, ils font de nous des pirates. »

Autre initiative, cette fois de La Quadrature du Net : l'association demande aux internautes de « peindre leurs sites, blogs, profils, courriers, commentaires ou avatars de la couleur noire du black-out ».

Les journalistes

2009_04_01_1er_avril_inside.jpgLes journalistes, et surtout ceux de l'audivisuel public. Pour en finir avec « l'hypocrisie » de la nomination politique en sous-main des présidents de France Télévisions et Radio France, Nicolas Sarkozy a fait inscrire dans la loi… qu'il les nommerait lui-même. Ce que le Parlement lui a bien évidemment concédé.

Manifestations immédiates de mécontentement chez les personnels de l'audiovisuel public. Un de ces mouvements d'humeur est d'ailleurs visible dans la vidéo off de Nicolas Sarkozy sur le plateau du « 19/20 » de France 3, diffusée en juillet dernier par Rue89.

Une vidéo qui a entraîné une plainte de France 3, sur pression de l'Elysée. Et par la même occasion une nouvelle ire des syndicats de France Télévisions, lorsque deux journalistes de France 3 et deux autres de Rue89 ont été convoqués par la police judiciaire le 1er avril pour cette ubuesque affaire, alors que les perquisitions et les arrestations se multiplient dans le monde journalistique (au Canard, à Libé, au Monde…).

Les lycéens

2009_03_16_Lycee_manif_inside.jpgEn décembre dernier, la mobilisation lycéenne avait contraint Xavier Darcos à repousser la réforme du lycée à la rentrée 2010. Malgré le recul du ministre, les lycéens redescendaient dans la rue dès janvier pour réclamer son abandon définitif et l'annulation des 13 500 suppressions de postes prévues pour rentrée 2009.

Si les différents syndicats appellent à rester mobilisé, le mouvement s'est essoufflé après la désignation de Richard Descoings, directeur de Sciences Po Paris, pour mener une concertation nationale. Ce dernier doit rendre son rapport mi-mai.

Il est cependant déjà prévu que la réforme sera testée dès la rentrée prochaine dans une centaine d'établissements. La Fidl appelle donc les lycéens à se remobiliser dès le mois de septembre prochain.

Les magistrats

2009_03_02_Juges_cassation.jpgLes magistrats ont au moins trois raisons d'en vouloir à Nicolas Sarkozy. La première est un symbole et s'appelle Rachida Dati. En bon soldat du Président, elle a d'emblée appliqué au pas de course des réformes impopulaires, sans réelles concertations pour ce qui concerne la carte judiciaire. L'avocat général Philippe Bilger a très vite qualifié la garde des Sceaux de « chouchou du couple présidentiel », qui « n'a pas été choisie par le Président pour sa compétence ».

La seconde raison de la colère, c'est un style brutal qui a irrité les juges, convoqués à tout crin par la Chancellerie.

Enfin, le clou a été enfoncé dans les toges lorsque fut annoncée la suppression à venir du juge d'instruction, figure tutélaire de l'indépendance de l'ordre judiciaire. Pas sûr que cette réforme arrive à terme.

Les mal-logés

20071019Ruedelabanque.jpgL'année 2007 a été marquée par deux événements peu flatteurs pour la France en matière de logement : pendant l'été, le parquet de Paris ordonne le retrait des dernières tentes de SDF le long du canal Saint-Martin, puis, quelques semaines plus tard, c'est au tour de mal-logés de s'installer rue de la Banque à Paris, pour alerter l'opinion et les pouvoirs publics sur leur situation.

Christine Boutin, ministre du Logement, instaure alors le droit au logement opposable, qui garantit normalement un logement décent à toute personne qui en est privée. Mais avec un parc disponible de 60 000 logements pour au moins 600 000 demandeurs, la loi est difficilement applicable.

Le DAL et les Enfants de Don Quichotte, à l'origine des deux événements de 2007, ont été condamnés par la justice à l'automne dernier pour avoir installé des tentes dans les rues de Paris.

Les médecins

2009-01-13-Hopital-Internes.jpgLe gouvernement leur avait préparé une grande loi au nom ambitieux, « Hôpital Patients Santé Territoire ». Jugée nécessaire par tous les professionnels, la réforme de l'hôpital a pourtant réussi à faire descendre dans la rue même les plus connus des « mandarins ». Inquiets pour la médecine de proximité, redoutant la privatisation de l'hôpital public, et craignant de ne pas être associés à la nouvelle gouvernance.

Cédant à cette pression, des sénateurs ont déjà fait savoir qu'ils amenderaient le texte lors de son passage prochain devant la haute assemblée. Roselyne Bachelot laissera-t-elle son nom à une grande réforme ?

Les ouvriers

2009_04_22_continental_saccage.jpg46% des ouvriers avaient voté pour Nicolas Sarkozy, boudant l'abstention, Le Pen ou la gauche. Le fameux discours sur le « travailler plus pour gagner plus » s'adressait notamment à ces électeurs contents de remplir un peu leur porte-monnaie. Deux ans après, ils déchantent.

Comme ces ouvriers de l'automobile forcés d'accepter un chômage partiel et les baisses de salaires qui les accompagnent. Comme ces salariés de Continental qui avaient cru sauver leur usine en passant à 40 heures et se voient aujourd'hui baladés par un gouvernement qui a du mal à s'engager comme arbitre face à des directions souvent absentes.

Parfois, la colère explose, des patrons sont séquestrés, chez Sony, Molex, Caterpillar, 3M… au point de faire craindre une « situation révolutionnaire ». Lors de ses différents discours de crise, Sarkozy a tenté de regagner la confiance de cette « France qui se lève tôt ». En vain.

Les parents d'élèves

20081109Eleves.jpgDepuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy, un groupe de mécontents s'est structuré et étoffé au gré des grosses manifs nationales comme le 29 janvier : les parents d'élèves. Ils descendent dans la rue contre la suppression de l'aide aux élèves en difficulté, contre les fermetures de classe ou d'école, mais aussi contre les choix pédagogiques de Xavier Darcos ou, au début du mandat présidentiel surtout, les arrestations de parents sans-papiers.

Dans les écoles, ils prennent le relais des enseignants en cas de retenues sur salaires ou de sanctions disciplinaires. Le logiciel « base élèves » et d'autres fichiers cristalisent la grogne des plus mobilisés.

Les pêcheurs

pecheurs.jpgLe quinquennat de Nicolas Sarkozy avait commencé de la plus mauvaise des manières entre le chef de l'Etat et les pêcheurs. Pris à parti lors d'une manifestation au Guilvinec en novembre 2007, le Président nouvellement élu n'avait pas hésité à rétorquer à un manifestant :

« Toi, si tu as quelque chose à dire, tu as qu'à venir ici ! »

Des manifestations qui se sont ensuite multipliées régulièrement. En mai 2008, les pêcheurs ont fait le déplacement depuis Cherbourg, Quimper, Trépas, Martigues… pour se rassembler à Paris, avec comme revendications la baisse du prix du gasoil et le relèvement des quotas de pêche.

Une seconde requête que les pêcheurs n'ont toujours pu voir satisfaite au mois d'avril dernier, malgré les blocages des ports de Dunkerque, Calais ou Boulogne, même si Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, leur a promis une enveloppe de quatre millions d'euros.

Les professeurs

manifeduc5.JPGDepuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, les profs sont très remontés. Contre la suppression annoncée des classes pour enfants en difficulté (Rased), l'évaluation des élèves en milieu d'année, mais aussi contre la loi d'août 2008 qui impose aux municipalités d'assurer le service minimum d'accueil dans les écoles primaires lorsque les enseignants font grève.

Ministre de l'Education soutenu depuis la première heure par l'Elysée, Xavier Darcos a aussi réussi à se mettre à dos les professeurs de maternelle qui « changent des couches », les profs de sciences économiques et sociales dont il veut supprimer la filière, ou encore des directeurs d'école, qui commencent à écoper de retenues sur salaires pour avoir manifesté leur hostilité aux réformes.

Les prostituées

2009_03_13_Prostitution_San_francisco.jpgNovembre 2007, six mois après l'élection de Nicolas Sarkozy, les prostituées manifestent devant le Sénat à l'appel du collectif Droits et prostitution, pour réclamer l'abrogation de l'interdiction du racolage passif.

Depuis 2003 et les lois sur la sécurité intérieure dites « lois Sarkozy », le racolage est en effet devenu un délit, passible de deux mois de prison et 3750 euros d'amende. La plupart des associations reprochent aux textes ses effets pervers, notamment celui de précariser et d'isoler les prostituées, à coup de condamnations répétées.

Depuis l'adoption de ces lois, les travailleuses du sexe ne cessent d'en réclamer l'abrogation et l'obtention d'un statut légal. Au mois de mars, elles ont crée le premier syndicat du sexe, le Strass.

Les sans-papiers

20071203Sanspapiersinside.jpgAvec 27 000 expulsions visées en 2009, Eric Besson maintient l'objectif de Brice Hortefeux, premier ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, emblématique du premier mandat de Nicolas Sarkozy. Moins d'arrestations à la sortie des écoles, depuis le tollé de la rue Rampal à Paris, à la veille de l'élection présidentielle, mais de nombreuses interpellations y compris aux abords des préfectures et parmi les « aidants », même si Eric Besson nie l'existence d'un « délit de solidarité ».

Depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, les sans-papiers ont structuré leur mouvement, aidés par la vigueur de RESF. Ils sont de plus en plus nombreux à faire grève et occuper leur lieu de travail, voire les locaux de la CGT. Le sommet européen de Vichy a été le point d'orgue de la contestation de la politique d'immigration de Nicolas Sarkozy.

Photos : Tendance Floue, Reuters et Rue89. Dessin : Ga.

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5 commentaires sélectionnés

Portrait de Charles Mouloud

De Charles Mouloud

Bras gauche de la Vénus de Millau | 21H19 | 05/05/2009 | Permalien

Je viens de trouver ce texte, enroulé dans un parchemin, avec une Rolex pour ruban, posé là, devant ma porte.
Je n'ai pas le coeur de le laisser abandonné, et le mets au chaud içi.

« Putain, deux ans déjà !
Et tu ne l'as pas cassé ?
Pas cassé ton jouet !
Oui je parle du jouet qui est pour toi la France.

Tes voltes, virevoltes, parades, tes hauts et tes bas, (plutôt tes bas), ton mariage, tes visites houleuses au cul des vaches, dans les ports, les salles à ta solde, ne t'ont pas fatigué ?
Faut croire que non !

Tu penses avoir réussi ? Oui sûrement puisque avant cinquante ans tu avais une Rolex !
Qui fait tu chanter !
Tu as un coach pour ton “périné”, aussi semble-t-il que c'est utile avec une croqueuse d'hommes !

Aller ! Giscard avait ses “diamants” !
Toi, tu as avec ton italienne, le tien.

Une pensée me vient, qui n'est pas de moi ; si ton arrivée au sommet de la hiérarchie est basé sur la compétence, il suffit d'être complètement fou pour devenir directeur d'asile.

Il paraît que tu veux que la France se transforme en deux trois ans.
Mais si la terre entière met un an avant d'accomplir sa révolution, comment veux-tu qu'un petit pays fasse la sienne en quelques mois !
Fais gaffe, la rue va te la faire plus rapidement.
Je sais ce que tu penses ; puisque les gens riches peuvent se passer de tout, les gens pauvres aussi.
Tu sais bien que le peuple de France par principe en a plein le dos de celui qui pète plus haut que ses fesses !

À mon humble avis, tu devrais te débarrasser de tes points “ G ” !
Oui de ton Guéant et ton Gaino.
Bon, moi, ce que j'en dis !

Une dernière remarque ; ne cherche pas à soudoyer le type du Modem.
Oui, le béarnais : Bayrou.
“Car c'est pas parce qu'il vous donne du fil à retordre qu'il faut se raccommoder avec ses ennemis”.

Pour en terminer, je vais te dire puisque l'on prétend que tu manques de culture ; or c'est vrai, avec Johnny, Barbelivien,Faudel, Mireille, Enrico, Steevy, ça fait tâche !

Mais tu vas faire un effort je le sens.
Parce que ton grand copain qui te connaissait à peine, que tu as louangé lors de ses obsèques ; le nègre : Aimé Césaire a dit :
“ l'homme de culture doit être un inventeur d'âmes ”.[i]

Portrait de lancetre

De lancetre

21H39 | 05/05/2009 | Permalien

Reste que Sarkozy applique la politique pour laquelle il a été élu.
Ce n'était pas un inconnu lorsqu'il s'est présenté aux présidentielles.Chacun savait, sauf s'il ne voulait rien voir et rien entendre, quelle politique il allait mener.Ancien maire de Neuilly, caricature du parvenu inculte, coléreux au point d'avoir amené un hebdomadaire à mettre en cause sa santé mentale,traitre dans l'âme, puisque c'est en trahissant Pasqua, avant de poignarder Chirac, qu'il avait inauguré sa carrière politique, paranoiaque (la rue où était installé son QG de campagne était transformée en camp retranché, même les habitants ne pouvaient passer lorsque le ministre venait faire un tour), atlantiste, pro-Bush, partisan de la guerre en Irak…Il avait aussi annoncé que le traité européen rejeté par référendum serait reproposé au Parlement, qu'il supprimerait massivement des postes de fonctionnaires…Tout, absolument tout, était connu ! Qu'on ne vienne pas me dire qu'un seul brave type a été trompé par Sarkozy !
Ce sont la cupidité et la haine de l'autre qui ont parlé dans les urnes.Les Français ont voulu Sarkozy ? Ils l'ont ! Qu'ils en bouffent jusqu'à l'indigestion et qu'ils en crèvent !
A réécouter, cette belle chanson de Léo Ferré, plus que jamais d'actualité : Ils ont voté…Et puis après ?

Portrait de skalpa

De skalpa

actif et militant ? | 21H50 | 05/05/2009 | Permalien

Et moi et moi et moi !
Et vous ?

Petit rappel musical d'il y a 2 ans :

http://kprodukt.blogspot.com/

Portrait de thanatos70

De thanatos70

psycho(logue ou tique) | 22H09 | 05/05/2009 | Permalien

OK TOUT LE MONDE VEUT SA PEAU. MAIS QUI AURA LA COMPÉTENCE POUR LE REMPLACER ? ? ?
ON SAIT CE QU'ON A ………

Portrait de NicolasB

De NicolasB

Lycéen à Paris | 22H23 | 05/05/2009 | Permalien

Rue89 n'est pas le premier, ni le dernier, à publier ce genre d'articles. Et je me suis toujours demandé, à les lire, ce que cela apportait de faire ce genre d'analyse. C'est en prenant un rapide recul que de nombreux journalistes se sont aperçu, qu'en regroupant tous les cortèges de manifestants et de mécontents, on pouvait véritablement crier à un avant-goût de révolution dans notre pays. A Rue89, les journalistes ne prédisent pas cela. Mais, chez certains de leurs confrères, on cherche des arguments pour prédire une révolution. C'est ainsi que le Nouvel Observateur en a fait la une de son journal. Donc, à quoi servent ces analyses ? Si c'est pour nous dire qu'il y a une grogne sociale, on le sait déjà. Quel est véritablement le but de ce genre d'articles ? Je vais vous le dire : c'est pour nous manipuler. De nombreux reportages sont faits dans les usines, de nombreuses suppressions d'emplois sont faites, de nombreuses manifestations ont lieu partout en France et, un beau jour, un journaliste - puis d'autres journalistes - font la synthèse et en déduisent qu'une « révolution » (excusez-moi si le mot est un peu excessif) n'est pas loin d'arriver. Non seulement on nous manipule mais ces articles-là ont bien plus de force qu'on ne le pense : à force de prédire une révolution, il y en aura une à la fin ! Pire, c'est les journalistes qui l'inventeront.

Faisons une rectification. On ne cesse de vous le dire mais c'est pourtant la vérité : 52% des Français ont voté pour Nicolas Sarkozy au second tour des élections, en mai 2007. Parmi toutes les réformes contestées, la grande majorité d'entre elles furent annoncées durant la campagne du candidat Sarkozy. Les Français y ont adhéré. Les réformes de notre président rentrent dans un cadre idéologique libéral. Si les Français voulaient une idéologie socialiste au pouvoir, ils auraient voté Royal. Or, leur choix était clair… 52%, c'est quand même un grand écart par rapport au score de Ségolène Royal. La réforme des universités et la réforme judiciaire font parti des projets votés par la Français, en conséquent. Il s'agit là de deux projets qui sont, selon la Presse, les plus contestés (j'insiste sur le « Selon la Presse »). Car, notez bien que la grogne existante en ce qui concerne ces deux réformes viennent des profs et des chercheurs (les étudiants les ont ensuite rejoint dans leur mouvement). Ce sont des fonctionnaires les profs et les chercheurs, non ? Vous pensiez un instant qu'ils allaient adhérer à une seule réforme du Gouvernement ? Si oui, vous êtes donc bien naïfs.

Je ne veux pas que vous pensiez que je me fonde sur des idées reçues : Permettez-moi de vous donner un exemple. Lorsque M. Darcos, ministère de l'Education, a décidé de reporter d'un an la réforme du lycée, les lycéens ont crié « victoire », n'ont cessé de dire que le ministre a « reculé », et que le mouvement continuera. Quel est l'intérêt de dire cela ? C'est de la simple provocation. Crier « victoire », pour quelles raisons ? Où est la victoire ? Je pensais que tout le monde était d'accord sur le fait que le lycée avait besoin d'être réformé. Ne pas réformer le lycée est donc une « victoire » ? Et, maintenant, cherchons à comprendre leur envie de dire « reculé ». Après tout, concrètement, si M. Darcos a reporté sa réforme, n'est-ce pas dans le cadre de s'adapter aux besoins des lycées, de renouer un dialogue avec eux et d'entre en négociation pour calmer le jeu ? Donc, pourquoi serait-ce un « recul » du ministère ? Et pourquoi continuer le mouvement si on donne aux lycées la possibilité de négocier un an de plus ? Le mouvement peut reprendre son cours si le ministre, dans cette année supplémentaire, est sourd face aux demandes des lycéens. Mais pas le contraire.

Cet exemple-là, je l'utilise pour vous montrer que certains fonctionnaires baignent dans les stéréotypes, dans les idées reçues et qu'il leur est impossible de trouver des solutions. Certains, hélas, aiment gueuler, aiment manifester… Certains n'aiment pas le changement alors que la plupart des Français le voulaient. C'est hypocrite, non ?

Il y a un profond malaise dans notre pays. La gauche française est en ruine. La droite tient encore le coup. Alors, dans ce cas-là, si il y avait vraiment une grogne sociale, vous donneriez vraiment les clés de l'Elysée à Besancenot, Royal, ou je ne sais quel socialiste ? Vous qui aimez les sondages, en voici un qui était dans « 20 Minutes » ce matin : il disait que, si les élections présidentielles étaient à refaire, Nicolas Sarkozy arriverait toujours en tête au premier tour. Intéressant, non ? Peut-être qu'il aurait été judicieux d'en parler d'en votre article, n'est-ce-pas ? Mais, ça, vous n'oseriez pas ! Après tout, vous la voulez cette révolution. Oui, vous avez des intérêts à défendre. Mais rendez-vous compte que si la droite ne peut pas réformer notre pays, alors personne d'autre pourra le faire. La gauche est en ruine ! Aubry n'arrive pas à rallier ses troupes, Royal part faire la folle au Sénégal et s'excuse auprès de tout le monde, Besson - et bientôt Lang - virent à droite… c'est devenu une maison de fous ! Si on leur filait les clés dans l'état actuel des choses, la France partirait en ruine, elle aussi !

Pourquoi ne rentrez-vous pas dans le fond des choses ? Elle est où cette « révolution » de l'information ? Les coups de gueules ici et là sont souvent négligeables. Personnellement, je suis bien plus inquiet par autre chose : nous avons un Président qui « Berlusconise » notre pays. D'une part, il y a la réforme de l'audiovisuel. Je ne la conteste pas dans son ensemble mais il y a un point frappant : c'est que l'Elysée se réserve le droit de choisir ceux qui président les chaînes publiques. Et la réforme du Juge d'Instruction. Mettre en jeu la liberté de la justice est chose grave. Et vous voyez ce qui est grave, c'est que les manifestations faites contre la réforme de l'audiovisuel ne sont pas pour contester les pleins pouvoirs du président. Ces manifestions-là contestent un éventuel sous-financement de l'Etat dans l'audiovisuel français. Quant aux manifestations face à la réforme judiciaire, les magistrats s'opposent surtout à la carte judiciaires. Alors qu'elle est nécessaire. Donc, on ne s'attaque pas aux problèmes de fond. C'est là le malaise.

Donner trop de leçons à notre président nuit fortement à votre crédibilité. A vous croire, si vous le critiquez, c'est que vous pouvez faire un meilleur boulot que lui, non ?

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