Tribune 02/05/2009 à 19h04

Cent jours de diplomatie Obama : premiers éléments de rupture

Terra Nova"


Barack Obama à la Maison blanche le 30 avril (Jim Young/Reuters)

La victoire de Barack Obama le 4 novembre 2008 a été accueillie par un soulagement général des capitales du monde entier ; cet espoir montrait l'ampleur du passif créé par l'administration Bush au sein de la communauté internationale.

Les médias ont dépeint une vision idéalisée du candidat démocrate durant la campagne présidentielle, celle d'un leader « post-racial » incarnant la rencontre des civilisations plutôt que leur choc.

Cette vision est naturellement par trop idyllique. Quelle sera, une fois l'Obamania dissipée, la politique étrangère des Etats-Unis sous l'Administration Obama ?

Pour certains observateurs, la continuité va l'emporter. La campagne du candidat Obama a été marquée par la prudence sur le terrain diplomatique et militaire. Les nominations dans l'Administration s'inscrivent dans une logique de continuité.

Sur le sujet de « rupture » principal, l'Irak, la position de Barack Obama s'inscrit en réalité également en continuité : l'Administration Bush II planifiait déjà le retrait d'Irak pour un réinvestissement en Afghanistan, en témoigne la prorogation de Robert Gates comme ministre de la Défense.

Rupture sur la forme avec l'ère Bush

Dès lors, il y aurait certes une rupture sur la forme : l'Administration Bush maltraitait ses alliés et pratiquait un unilatéralisme agressif ; l'Administration Obama sera à l'écoute et dialoguera avec ses alliés. Mais pas de rupture sur le fond.

Un retour à l'ère Clinton, en quelque sorte, gant de velours mais main de fer : une conduite « éclairée » de l'hyperpuissance américaine.

Pourtant, des éléments de rupture sur le fond émergent d'ores et déjà à l'issue des cents jours.

Premier élément de rupture : le choix du multilatéralisme. La nouvelle Administration a répété à de multiples reprises son crédo : les Etats-Unis ne sont plus la puissance unique d'un monde unipolaire, ils ne résoudront plus seuls les enjeux géostratégiques de la planète qui doivent être traités par la communauté internationale dans un cadre multilatéral.

Le ré-engagement américain dans les négociations de Kyoto, l'attitude « médiatrice » de Barack Obama au G20 sont de premiers signes en ce sens.

Obama contre le choc des civilisations

Deuxième élément de rupture : la volonté de travailler pour un monde pacifié en surmontant le « choc des civilisations », en rupture avec la politique menée depuis Reagan consistant à alimenter ce choc par une vision manichéenne entre axe du Mal et axe du Bien.

Cette volonté trouve ses premiers actes tangibles dans les gestes d'ouverture vers Cuba, l'Iran, un ton apaisé avec le Venezuela et la Russie ainsi que des signaux équilibrés sur la question palestinienne.

Troisième élément de rupture : l'engagement américain pour le désarmement nucléaire. La philosophie de la Maison Blanche est le « global zero », soit une éradication des armes nucléaires dans le monde. Si la position américaine n'est pas dénuée d'arrière-pensées, elle constitue en tout état de cause, si elle se confirme, une rupture stratégique majeure.

100 jours : il est encore trop tôt pour se prononcer sur la réalité du virage stratégique opéré par Barack Obama sur la scène internationale. Les premiers éléments sont pourtant là. Ils sont encourageants.

Publié initialement sur
Terra Nova
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  • EulChe
    • Posté à 19h28 le 02/05/2009

    « Sur le sujet de “ rupture ” principal, l'Irak, la position de Barack Obama s'inscrit en réalité également en continuité : l'Administration Bush II planifiait déjà le retrait d'Irak pour un réinvestissement en Afghanistan, en témoigne la prorogation de Robert Gates comme ministre de la Défense. »

    N'est ce pas plutôt le contraire, c'est à dire la prorogation de Gates qui inscrit la continuité ? En effet, ce sont les militaires qui ont obtenu la tête de Rumsfeld, installé Gates et amorcé les changements stratégiques sur le terrain.
    Il me semble que ce sont les mêmes qui ont soutenus Obama à condition qu'il garde le secrétaire à la défense.
    Cette différence donne une idée du peu de marge de manoeuvre du président, et donc du peu de réel changement à attendre...

    • pierrot123
      pierrot123 répond à EulChe
      • Posté à 08h43 le 04/05/2009

      Parfaitement d'accord.

      Obama « n'est pas dans Obama », si on peut dire.
      Il est entre les mains de ceux (Wall Street, les banques, les militaires) qui l'ont mis en place, et à qui il ne peut qu'obéir, de plus ou moins bonne grâce.
      Tout le reste est du « faux-semblant »...

  • sup. à la demande du riverain 29 juin
    • Posté à 20h41 le 02/05/2009

    pour paraphraser Clausewitz :
    la politique d'Obama est la continuation de celle de Bush par d'autres moyens.

    et comme le souligne Eulche, la marge de manoeuvre est étroite et Obama est « bien enfermé » : combien de généraux et d'amiraux, d'active ou de réserve, dans son entourage proche ?

    ouverture sur Cuba ?
    des paroles, du vent comparé à ce qui reste à faire.

    ouverture vers la Russie ? (l'auteur ignore certainement les déclarations de la Russie depuis 15 jours ? )
    - deux diplomates russes à qui sont rétirées les accréditations Otan
    - reconstituion des stocks d'armes de la Georgie soit en direct, soit par intermédiaire d'Israel.
    - Organisation de manoeuvres de l'Otan baptisées Cooperative Longbow 09/Cooperative Lancer 09 à la frontière en Georgie à partir du 6 mai
    - Elargissement du théâtre d'opérations en Afghanistan incluant dorénavant le Pakistan.

    Multilatéralisme ?
    - les EU s'abritent dorénavant derrière l'Otan en demandant aux autres signataires de s'impliquer.
    - poursuite de l'affaiblissement de l'ONU

    Obama fait de la politique de discours, à la manière d'un évangéliste, le paradis c'est pour demain, en vérité je vous le dis...
    Les faits ? on les attend, ce en quoi l'article me parait un peu optimiste et survendeur d'Obama

    • Yawn
      • Posté à 22h22 le 02/05/2009

      C'est vrai que sur les sujets mentionnés par Waldo, il n'y a pas que des évolutions positives :
      - Cuba : en dépit des déclarations appaisantes de Raul Castro, le régime de l'ile continue de faire régner une dictature féroce.
      - relations avec la Russie : malgré l'accord signé avec l'UE, la Russie n'a pas retiré ses troupes des zones occupées lors de l'invasion de la Géorgie et a même décidé de contrôler les frontières - non reconnues internationalement - de l'Abkhasie et de l'Ossetie du Sud.
      - Multilatéralisme : la Russie bloque les réformes indispensables de la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
      Bref, le paradis est loin d'être pour demain.

      • DBL8
        DBL8 répond à Yawn
        Retraité
        • Posté à 08h35 le 03/05/2009
        • Internaute
          Retraité

        CHUTTT ...

      • sup. à la demande du riverain 29 juin
        • Posté à 09h17 le 03/05/2009

        malgré votre hors sujet, je dois reconnaitre que vous avez raison :

        les Etats-Unis ne soutiennent que certaines dictatures bien choisiers, celles que, semble-t-il, vous trouvez plus douces (Chili de Pinochet, Uruguay, Arabie Saoudite, Colombie, par exemple). ou certains états humanistes comme Israel.
        Ils n'agressent jamais personne, ne bombardent pas, respectent toutes les lois, favorisent la lutte contre les maladies, signent tous les réformes indispensables, ce sont des anges.

        ils sont même si exceptionnels qu'ils possèdent des détenus à Guantanamo qu'ils savent non coupables mais ne peuvent / veulent pas libérer parce qu'ils les jugent « dangereux » - sans préciser ce que cela veut dire. Vous qui défendez les droits de l'homme cela doit vous convenir.

         
        • Yawn
          • Posté à 19h55 le 03/05/2009

          Justement non. Le Chili de Pinochet était une horrible dictature et l'Arabie Saoudite l'est toujours. Par contre, l'Uruguay et la Colombie sont, à ma connaissance, des démocraties. Les Etats-Unis ont soutenu, et continuent de soutenir des régimes dictatoriaux. Vous pouvez d'ailleurs ajouter l'Egypte à la liste. Quant à Guantanamo, Abu Ghraib, le régime des écoutes illégales, il s'agissait de faits indignes (et la prison de Guantanamo continuera d'être un scandale jusqu'à ce qu'elle soit définitivement fermée).
          La grosse différence, c'est qu'aux Etats-Unis, les citoyens ont eu le possibilité de changer de politique et l'ont fait, ce qui n'est pas légalement possible à Cuba et ce qui ne peut arriver en Russie en raison de la main mise du Gouvernement sur les médias.

          Mais étrangement, contrairement à vous, je n'ai aucun problème pour dénoncer les crimes des Etats-Unis contre les droits de l'homme. Alors que vous semblez offensé qu'on critique Cuba ou la Russie. Et ça, je me demande bien pourquoi.

          • sup. à la demande du riverain 29 juin
            • Posté à 12h29 le 04/05/2009

            je n'ai aucun problème à critiquer Cuba ou la Russie, seulement au cas où vous ne l'auriez pas lu, ce n'est pas le sujet de l'article.

            vous devriez vous renseigner sur l'histoire de l'Uruguay ou revoir le film de Costa-Gavras « Etat de siège »...
            quant à la Colombie libre à vous de penser que c'est une démocratie contrôlée par les EU.

            • Yawn
              • Posté à 15h50 le 04/05/2009

              > je n'ai aucun problème à critiquer Cuba ou la Russie

              Ben voyons ! Quand un article de Rue89 critique les atteintes aux droits de l'homme en Russie, on vous voit plus hurler avec ceux qui dénoncent « l'activisme anti-russe ». Idem pour l'Iran : si une atteinte aux droits de l'homme s'y passe, vous vous empresserez de relativiser.
              Vous admirez Poutine, Castro et Ahmadinejad. C'est triste mais c'est votre droit. Assumez-le.

        • amipb
          amipb répond à sup. à la demande du riverain 29 juin
          Chef de projet à Barcelone
          • Posté à 08h21 le 04/05/2009
          • Internaute
            Chef de projet à Barcelone

          C'est tout de même oublier que la dictature de Pinochet a été mise en place par les Etats-Unis même, comme pour l'Iran (le shah), l'Equateur, l'Indonésie, la Pologne, etc... Soit on s'arrange avec des dictatures, soit on les installe. Pourquoi Mr Obama changerait-il ? Il fait partie du système comme les autres.

        4 autres commentaires
    • pierrot123
      • Posté à 08h50 le 04/05/2009

      Un extrait de l'excellent site « dedefensa.org » :

      « il y a une singulière séparation entre la perception qu'on a du président Obama et la perception qu'on a des politiques, intérieure et extérieure, qu'il conduit ou semble conduire. »

      Pour plus ample information :
      Lien

  • tasfa
    • Posté à 20h41 le 02/05/2009

    La rupture avec la théorie du « choc des civilisations » et le déclin des néo conservateurs aux USA sont pour ma part très importants et marquent à eux seuls une vrai rupture.
    D » ailleurs les discours sur la palestine, l'iran ou les relations d'avec la russie, venezuela ou cuba sont assez novateurs.
    Ce qui est dommage c'est qu'aujourd'hui, c'est en France que la pensée néo conservatrice est la plus installée (kouchner, adler, BHL.......)

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 22h01 le 02/05/2009
    • Internaute
      Déchoukeur

    Ce qui est amusant, à propos d'Obama, aujourd'hui c'est de constater combien les thuriféraires d'hier la mettent aujourd'hui plutôt en sourdine !
    L'objectif assigné à Obama est de préparer la guerre ou plutôt de l'intensifier..
    Le terrain propice est toujours le même depuis 60 ans : le proche et le moyen-orient.
    C'est la principale raison pour laquelle il s'est rendu au G20.
    Cuba a certes une valeur symbolique...mais les échanges éventuellement rétablis avec la dictature castriste sont surtout mortifères pour celle-ci.

  • Parisienne de Xian
    • Posté à 00h14 le 03/05/2009
    • Internaute

    Déjà qu'on en finisse avec Bush et les innovations du genre « les combattants ennemis » qui mettent le droit en pièce, les conventions humanitaires de Genève à la poubelle, cest déjà un soulagement.
    Personnellement j'ai bien apprécié qu'Obama lâche du lest sur la torture : au départ il ne souhaitait pas que la recherche de justice et de preuves amène à condamner l'administration précédente, Rumsfeld & co. Condamner les méthodes OK, mais pas mettre les coupables derrière les barreaux. Il y a t-il eu des pressions ou explications des droits-de-l'hommistes ? Toujours est-il que la position sur les coupables de torture est devenue plus ferme. Ca me parait + correct et + intelligent que l'équipe Obama refuse de « couvrir » a posteriori ce qu'ont enduré les torturés, durant toutes ces années, sur la base de soupçons sans vérification vraiment professionnelle.

    • nemo3637
      nemo3637 répond à Parisienne de Xian
      Déchoukeur
      • Posté à 03h47 le 03/05/2009
      • Internaute
        Déchoukeur

      Pipeau !
      Il y a belle lurette que les services américains se déchargent des basses besognes sur des sous-traitants étrangers.
      Les allégations sur la torture ont eu le seul mérite de reconnaître qu'elle avait bien existée
      De là à ce qu'elles disparaissent sous le charme du discours du bel Obama...

      « Ca me parait + correct et + intelligent que l'équipe Obama refuse de “ couvrir ” a posteriori ce qu'ont enduré les torturés, durant toutes ces années, sur la base de soupçons sans vérification vraiment professionnelle. »

      Cela signifie t-il qu'avec une vérification vraiment professionnelle (de la culpabilité) des incarcérés, la torture avait une justification ?
      A mon avis il faut se méfier des rumeurs et de tout ce que peut nous dire Monsieur Sylvestre.

  • Lohiel
    • Posté à 00h30 le 03/05/2009

    à suivre : Monsanto a fait savoir que First Michelle les lui brisait menu ^^

    Monsanto proteste contre le jardin bio de Michelle Obama
    30/04/09

    L'association américaine qui représente des grands noms de l'agrochimie a récemment écrit à Michelle Obama pour protester contre son jardin bio. Leur crainte : que l'exemple de la First lady ne donne aux consommateurs une mauvaise image de l'agriculture « conventionnelle ».

    suite :
    Lien

    comme quoi, Obama c'est pas la panacée, mais c'est quand même drôlement moins la mierda que si c'était Mc Cain...

  • parousnik
    • Posté à 01h41 le 03/05/2009
    • Internaute

    Les conseillers comportementalistes d'Obama veulent sabrer les soins médicaux
    Lien
    50 millions d'étasuniens n'ont aucune assurance maladie ...car 100 millions d'étasuiniens survivent sous ou a proximité du seuil de pauvreté... Obama c'est comme obao ça mousse et pshitt...

  • Alex Engwete
    • Posté à 02h02 le 03/05/2009

    Obama est en violation flagrante de l'Article 12 de la « Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants », qui stipule : « Tout Etat partie veille à ce que les autorités compétentes procèdent immédiatement à une enquête impartiale chaque fois qu'il y a des motifs raisonnables de croire qu'un acte de torture a été commis sur tout territoire sous sa juridiction ». Or le président américain veut plutôt « aller de l'avant » pour s'assurer de l'impunité de Bush et consorts qui ont activement conspiré pour torturer les combattants ennemis. Sous la pression de la gauche américaine, Obama a finalement quelque peu tergiversé et laissé entendre que les concepteurs juridiques de ces actes de torture (dont l'un est aujourd'hui juge fédéral) pourraient être poursuivis par le ministère de la justice ; mais il écarte toute éventualité de poursuite des agents de la CIA qui ont effectivement torturé les combattants ennemis ; prétendant que ces « professionnels » ont été « induits en erreur » par les politiques et les avocats de la Maison Blanche de Bush. Cette attitude est une violation de plusieurs articles de la Convention, dont la troisième disposition de l'Article 3 : « L'ordre d'un supérieur ou d'une autorité publique ne peut être invoqué pour justifier la torture ». Cet exemple des violations multiples d'une convention internationale de laquelle les USA sont signataires montre, si besoin est, que le « choix du multilatéralisme » d'Obama est ce qu'il est : un mythe !

  • chinchilla1967
    • Posté à 03h18 le 03/05/2009
    • Internaute
      plate

    Je crois que le mot « ambiguité » est celui qui s'impose. A côté d'ouvertures timides on retrouve les axes du mal classiques. Comme pour le bouleversement économique inexistant amené par son administration, je n'attends pas grand chose de l'organisation géopolitique qui en sera l'inévitable conséquence. La planète finance fera toujours son terrain de chasse de nouvelles républiques en devenir, main d'oeuvre bon marché et ressources pas chères comme la Géorgie. Je ne vois pas les Etats Unis laisser dormir ces petits tas d'or mal gardés.

  • A déménagé le 2 mai 2011
    • Posté à 06h52 le 03/05/2009

    Il me semble quand même (mais excusez moi je n'ai pas beaucoup de culture USA...) que LUI réussit à tenir quelques promesses qu'il a faites contrairement à d'autres.....

    • DBL8
      DBL8 répond à A déménagé le 2 mai 2011
      Retraité
      • Posté à 08h41 le 03/05/2009
      • Internaute
        Retraité

      Il réussi, il réussi... suivant ce que veut bien laissé faire les chambres, n'oublions pas qu'il ne gouverne pas seul. IL propose, et les autres valide OU invalide !

  • sinclair
    • Posté à 07h38 le 03/05/2009

    11 fois le mot rupture en une cinquantaine de ligne et il n'y a pas rupture dans le mot a la mode (inappropriée par ailleurs)

    Encore une fois il n'y a que peu de différence entre les démocrates et les républicains aux USA. Sur le fond les stratégies et les objectifs sont les mêmes et sur la forme le seul changement consiste dans l'attitude diplomatique moins agressive.

    Pour le reste s'il en reste la diplomatie américaine reste quasiment inchangée dans ses buts c'est a dire dans l'intérêt supérieur des USA.

    • Iv
      Iv répond à sinclair
      Roboticien utopiste
      • Posté à 13h17 le 03/05/2009
      • Internaute
        Roboticien utopiste

      « Sur le fond les stratégies et les objectifs sont les mêmes et sur la forme le seul changement consiste dans l'attitude diplomatique moins agressive. »

      Oui, ça veut juste dire moins de bellicisme, moins de guerres, excusez du peu...

      L'intérêt supérieur des USA est un objectif qui me gêne moins quand il est recherché dans le respect du droit international.

      • sinclair
        sinclair répond à Iv
        • Posté à 16h02 le 03/05/2009

        L'habit ne fait pas le moine hélas le croire est une erreur. Moins de guerre pour l'instant rien en vue a court ou moyen terme. L'Iran et le Pakistan maintenant ne sont pas hors de portee d'une intervention musclee meme si elle sera « limitéé ».

         
        • pierrot123
          pierrot123 répond à sinclair
          • Posté à 09h05 le 04/05/2009

          Le Pakistan sera la plaque tournante des affrontements politico-militaires dans les années à venir, il semble...

          • sinclair
            sinclair répond à pierrot123
            • Posté à 18h02 le 04/05/2009

            Oui surtout que le Pakistan dispose d'armes nucléaire et qu'un basculement islamique talibans serait cause quasi certaine d'intervention immédiate ce que l'on peut supposer déjà prévus par les USA

        2 autres commentaires
  • DBL8
    DBL8
    Retraité
    • Posté à 08h38 le 03/05/2009
    • Internaute
      Retraité

    Ce n'est pas nouveau, il y a déjà plusieurs semaines que des états rues dans les brancards !
    Il y en a même que évoquent leurs sortie de l'union si Obama continu les changements.
    Évoqué par les gouverneurs de ses états & les populations sont en phase avec eux, bien sûr.

    • jersey_boy
      jersey_boy répond à DBL8
      • Posté à 21h58 le 03/05/2009

      Non, les États ne ruent pas dans les brancards.

      Il faut savoir que l'opposition au gouvernement fédéral fait partie du dogme traditionnel de la droite américaine, donc rien de surprenant dans les rodomontades démagogiques du gouverneur du Texas (le seul à ma connaissance qui ait parlé de sécession).

      Nous sommes en présence de raisons purement idéologiques ; surtout quand on sait qu'un État comme le Texas, par exemple, reçoit 1,84 dollar du gouvernement fédéral pour chaque dollar qu'il doit payer à ce même gouvernement (bonjour la logique…)

      Dans la même veine idéologique, des gouverneurs comme Bobby Jindal (Louisiane) et Rick Perry (Texas) refusent d'accepter des centaines de millions de dollars d'aide au chômage auxquels ils ont droit dans le cadre du plan de relance d'Obama (on verra bientôt ce qu'en pensent leurs populations).

      Bref, nous avons là les agissements d'un parti républicain au bord de l'apoplexie (après la gamelle retentissante qu'il s'est ramassée) et aux abois.

      Réduit à sa frange la plus conservatrice (politiquement mais aussi géographiquement) le parti républicain a recours aux déclarations les plus outrancières (Obama c'est carrément Lénine... il veut transformer le pays en société communiste..... son projet d'assurances maladie à l'européenne c'est la fin des libertés individuelles... etc.)

      Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'Obama a touché un nerf chez les conservateurs.

      En attendant, l'écrasante majorité de la population le soutient.

  • E.M
    E.M
    • Posté à 11h21 le 03/05/2009

    Rien que 100 jours, 100 petits jours, et les cyniques reviennent à la charge ! Voyez, bonnes gens, il n'y a pas de réelle rupture, démocrates et républicains tous pareils, Obama n'a que ses belles paroles face à cette armée de fonctionnaires obscurs qui de fait gouvernent l'amérique ! Mais même si ce n'était que des belles paroles, quel soulagement de les entendre après 8 ans de discours néo-conservateur bafouillé par un imbécile... et de belles paroles qui vont parfois bien plus loin que ce qu'on était en droit d'attendre (« Les Etats-Unis, en tant que seule puissance nucléaire à avoir jamais utilisé une arme de ce type, ont la responsabilité morale d'agir », discours de Prague). A propos de l'Irak et de l'Afghanistan, il me semble que la stratégie d'Obama est cohérente avec ce qu'il a toujours dit durant sa campagne : l'Irak n'est pas le bon terrain de bataille, Bush aurait d'abord du finir le sale boulot en Afghanistan. L'éviction de Rumsfeld marquait déjà en ce sens la fin de l'âge d'or de la philosophie néo-con au départment de la défense. D'autre part la présence militaire américaine en Irak n'a pas pris fin le jour de l'élection du nouveau président. Question politique étrangère, j'attends plutot au tournant l'administration Obama sur le dossier Israel/Palestine, ce sera pour moi le véritable test des idéaux portés par l'Obamania vs. Obama l'homme politique.

    • pierrot123
      pierrot123 répond à E.M
      • Posté à 09h11 le 04/05/2009

      E.M :
       »...L'éviction de Rumsfeld marquait déjà ... »

      Oui, ben, en attendant, ce sinistre personnage coule une retraite paisible et dorée sur tranches, avec le véritable trésor que lui a rapporté son passage aux « affaires » (qui n'ont jamais aussi bien mérité leur nom...)

      Et ça, c'est un vrai scandale.

  • E.M
    E.M
    • Posté à 11h21 le 03/05/2009

    Rien que 100 jours, 100 petits jours, et les cyniques reviennent à la charge ! Voyez, bonnes gens, il n'y a pas de réelle rupture, démocrates et républicains tous pareils, Obama n'a que ses belles paroles face à cette armée de fonctionnaires obscurs qui de fait gouvernent l'amérique ! Mais même si ce n'était que des belles paroles, quel soulagement de les entendre après 8 ans de discours néo-conservateur bafouillé par un imbécile... et de belles paroles qui vont parfois bien plus loin que ce qu'on était en droit d'attendre (« Les Etats-Unis, en tant que seule puissance nucléaire à avoir jamais utilisé une arme de ce type, ont la responsabilité morale d'agir », discours de Prague). A propos de l'Irak et de l'Afghanistan, il me semble que la stratégie d'Obama est cohérente avec ce qu'il a toujours dit durant sa campagne : l'Irak n'est pas le bon terrain de bataille, Bush aurait d'abord du finir le sale boulot en Afghanistan. L'éviction de Rumsfeld marquait déjà en ce sens la fin de l'âge d'or de la philosophie néo-con au départment de la défense. D'autre part la présence militaire américaine en Irak n'a pas pris fin le jour de l'élection du nouveau président. Question politique étrangère, j'attends plutot au tournant l'administration Obama sur le dossier Israel/Palestine, ce sera pour moi le véritable test des idéaux portés par l'Obamania vs. Obama l'homme politique.

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 12h31 le 03/05/2009
    • Internaute
      Author & Chief AtoZ Officer

    La principale rupture, la plus vitale et... fondamentale, c'est avec le fondamentalisme.

    N'oublions jamais que GWB etait avant tout un fondamentaliste dont l'agenda a toujours ete guide par les interets du fondamentalisme, avec une coherence et un succes remarquables : Lien

    N'oublions jamais que ce pays a ete a un cheveu de basculer pour de bon : la seule chose qui a manque a W pour parfaire son oeuvre etait un juge a la Cour Supreme (les derniers votes les plus cruciaux butaient sur le meme score 4-5), et Lien.

    La rupture avec les neocons avait deja plus ou moins commence en 2006 avec la disgrace de Rumsfeld & co. Bush avait aussi protege ses arrieres en larguant Cheney, qui ira d'ailleurs peut-etre en taule a sa place. Il n'avait plus rien a esperer de lui, et a fait des concessions pour sauver la face (deja, la Bush Legacy), et surtout essayer de grapiller le plus possible sur ses sujets prioritaires (ie Lien + important que de provoquer Kim Jong-il).

    Obama, Lien, a rompu spectaculairement avec le dogmatisme, et meme s'il a reussi un score tres honorable aupres des conservateurs chretiens, il a ete tres tres clair des le depart sur sa volonte de dire non au melange des genres et de bouter les theocons hors des lieux de pouvoir : Lien

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 12h33 le 03/05/2009
    • Internaute
      Author & Chief AtoZ Officer

    La principale rupture, la plus vitale et... fondamentale, c'est avec le fondamentalisme.

    N'oublions jamais que GWB etait avant tout un fondamentaliste dont l'agenda a toujours ete guide par les interets du fondamentalisme, avec une coherence et un succes remarquables : Lien (toute sa politique en a decoule, a domicile comme a l'exterieur).

    N'oublions jamais que ce pays a ete a un cheveu de basculer pour de bon : la seule chose qui a manque a W pour parfaire son oeuvre etait un juge a la Cour Supreme (les derniers votes les plus cruciaux butaient sur le meme score 4-5), et Lien.

    La rupture avec les neocons avait deja plus ou moins commence en 2006 avec la disgrace de Rumsfeld & co. Bush avait aussi protege ses arrieres en larguant Cheney, qui ira d'ailleurs peut-etre en taule a sa place. Il n'avait plus rien a esperer de lui, et a fait des concessions pour sauver la face (deja, la Bush Legacy), et surtout essayer de grapiller le plus possible sur ses sujets prioritaires (ie Lien + important que de provoquer Kim Jong-il).

    Obama, Lien, a rompu spectaculairement avec le dogmatisme, et meme s'il a reussi un score tres honorable aupres des conservateurs chretiens, il a ete tres tres clair des le depart sur sa volonte de dire non au melange des genres et de bouter les theocons hors des lieux de pouvoir : Lien

    • RBWL
      RBWL répond à Stephane MOT
      • Posté à 17h01 le 03/05/2009

      Avec Obama, plusieurs éléments troublants me laissent perplexe :

      1. L'Obamania, culte de la personnalité porté à son apogée comme seules, auparavant dans des dictatures, Staline Hitler et quelques analogies avec le culte de Sarkozy par une minorité de français adeptes de l'ancien régime.

      2. Les généreux donateurs de sa campagne électorale :
      Goldman Sachs
      City Group
      Microsoft
      JP Morgan
      Google
      Lehman Brothers
      Time Warner
      UBS

      Tous ces groupes ne sont pas des philanthropes. Ce sont des prédateurs qui ne connaissant que le RETOUR SUR INVESTISSEMENT. Alors s'ils ont misés sur le cheval Obama, ce n'est pas pour qu'il change fondamentalement les choses.
      N'oublions jamais qu'il a gardé une certaine garde rapprochée de GW BUSH et des gangsters, lobbyste de Wall Street comme Timothy Geithner.

      • Stephane MOT
        Stephane MOT répond à RBWL
        Author & Chief AtoZ Officer
        • Posté à 07h00 le 04/05/2009
        • Internaute
          Author & Chief AtoZ Officer

        Obama est aussi une marque et un produit parfaitement exploites pendant la campagne.

        Cette campagne a ete en partie financee par des grands groupes, mais surtout et essentiellement par des particuliers peu fortunes.

        Les moyens peuvent etre critiques mais les fins sont sans equivoque. Si les lobbyistes conservent un peu d'influence (cf l'imposture du « clean coal »), la plupart se sont retrouves sur le carreau et cherchent maintenant un emploi : le changement est vraiment en route.

        De la « garde rapprochee de Bush », Obama n'a conserve que Gates, pas vraiment un proche de W et un peu impose par les moderes au moment du remaniement post-elections de 2006.

        Comparer Obama et Bush est deja mal connaitre le sujet. Le comparer a Hitler et Staline une provocation totalement deplacee.

      • pierrot123
        pierrot123 répond à RBWL
        • Posté à 09h26 le 04/05/2009

        Certes, Obama a reçu de l'argent (beaucoup ! ) des groupes que vous citez (banques, milieux d'affaires, industries, etc...), mais il faut rappeler qu'aux Etats-Unis (et ailleurs...) il est impossible de faire autrement si on veut d'arriver en tête.

        Evidemment, le vainqueur (ici : Obama) doit « renvoyer les ascenseurs » et il n'y a qu'à voir qui occupe aujourd'hui les places décisives, au Trésor notamment : des ex-dirigeants de grandes banques, passés du privé au public, et ardents supporters du système bancaire actuel des USA.

        Le système répugnera toujours à se réformer lui-même de l'intérieur ( c'est même ce qu'il est le plus incapable de faire...)

        La continuité est assurée...Avec sans doute la répétition des mêmes erreurs...Hélas !

  • Badboys
    • Posté à 18h23 le 03/05/2009
    • Internaute

    Je lis toutes les critiques sur la continuité politique du nouveau président américain sur ce blog et je me demande si vous êtes suffisamment conscient de la charge d'un président qui souhaite s'imposer dans la rupture tout en conservant une légitimité dans la continuité des décisions politiques prises par des représentants du peuple américains depuis des décennies.

    Alors, comme disait Barre, on ne vote jamais pour le meilleur mais pour le moins mauvais et Obama est sans doute le choix le moins mauvais qu'ait pu prendre le peuple américain pour élire son nouveau président américain.

    Et puis, on est très fort en France pour critiquer les autres quand nous même avons favorisé l'élection d'un véritable dégénéré mental, pour ne pas écrire un mongolien de la république.

    Obama possède une sincère intelligence qui va dans le sens d'une politique pragmatique et une approche humaniste des relations géopolitiques.

    Il reste néanmoins tenu par des forces néo-conservatrices et une influence immense de certains lobbies mais il mène sa barque à ce qu'il me semble avec un certain tact. Il tente de rechercher un compromis, un équilibre entre ses fameuses forces en plaçant quelques conseillers pour rassurer tout en imposant un changement de valeur ainsi qu'une ligne politique compatible avec sa vision humaniste des relations entre les Etats et les hommes.

    Derrière son aspect physique et son sens inné de la diplomatie, je perçois pourtant un bonhomme sincère qui recherche avant tout à impulser une nouvelle dimension des relations entre Etats, entre religions, entre culture et qui place l'Homme (avant un grand H) au centre des intérêts des Etats Unis d'Amérique.

  • extralucide
    • Posté à 20h31 le 03/05/2009

    Une seule question : quid du Patriot Act ?
    Les criminels du 11 septembre sont toujours là et bien peinards
    Alors qu'est-ce qui a changé ? Pour l'instant l'illusion est encore forte mais j'ai bien peur que les néocons avec la puissance des multinationales et des juifs soient toujours là