Enquête

Les vaccins prévenant le cancer du col de l'utérus mis en cause

Les inquiétudes grandissent sur les effets à long terme des vaccins antipapillomavirus destinés aux adolescentes.

Une adolescente se fait vacciner contre le papillomavirus humain à Dallas en 2007 (Jessica Rinaldi/Reuters).

Cette semaine, on a beaucoup entendu parler de vaccins, dont les Français auraient peur. Mais peu de Gardasil, ce vaccin censé protéger contre le cancer du col de l'utérus sur lequel les inquiétudes grandissent à l'étranger. Pour Roselyne Bachelot qui a autorisé son remboursement par la Sécurité sociale (à hauteur de 65%) en 2007, le Gardasil est « une grande avancée pour la santé des femmes ».

En 2008, Gardasil, produit en Europe par Sanofi Pasteur MSD, et son concurrent Cervarix (produit par GlaxoSmithKline, qui détient une part mineure du marché), ont coûté 146 millions d'euros à l'assurance maladie pour 1,65 million de vaccins. Selon plusieurs organismes de recherche étrangers, ses bénéfices à long terme ne sont pas encore démontrés. Une association de consommateurs américains dénonce même des effets secondaires importants. Une internaute de Rue89 nous a alertés à ce sujet.

Sanofi Pasteur MSD a créé un site « éducatif » judicieusement appelé « passez l'info » avec sons et vidéos. De jolies femmes et jeunes filles donnent envie de se faire vacciner dans la seconde. Irrésistible le spot passé à la télé française lors de la mise sur le marché en 2007, qui explique aux mamans que si elles « se préoccupent de l'avenir de leur fille », elles peuvent les protéger dès l'âge de 14 ans contre certains virus transmis par contact sexuel grâce à Gardasil. (Voir la vidéo)


Interrogé sur les doutes entourant le Gardasil, Sanofi Pasteur MSD se contente de répondre :

« On ne fait pas de marketing mais de la publicité pour un vaccin recommandé par les pouvoirs publics, distribué dans 104 pays et dont aucun effet indésirable sévère n'a été démontré. »

Une publicité mensongère ?

Les prospectus distribués en pharmacie et reproduits sur le site promotionnel du Gardasil insistent sur la progression du cancer du col de l'utérus : en 2005 plus de 3000 nouveaux cas par an ont été détectés et c'est le deuxième cancer le plus fréquent chez les femmes de moins de 44 ans.

La communication est organisée de telle sorte que le grand public a tendance à retenir que Gardasil protège contre le cancer de l'utérus. En fait, il protège contre quatre types de papillomavirus humains impliqués dans 70% de ces cancers. Si, comme le précise le site promotionnel du vaccin, près de 70 % des femmes sont contaminées par les papillomavirus humains au cours de leur vie, très peu d'entre elles développent ce cancer et le vaccin ne protège pas contre les lésions
existantes.

Le frottis n'est-il pas plus efficace pour lutter contre le cancer du col ?

Martin Winckler, médecin et écrivain, remarque qu'en Scandinavie où le frottis est obligatoire, le cancer du col de l'utérus a pratiquement disparu. L'auteur de La Maladie de Sachs remet en cause le « service médical important » que Gardasil est censé rendre selon la fiche « bon usage du médicament » publiée par la Haute Autorité de Santé :

« Nous présenter Gardasil comme une question de santé publique est crapuleux. Ce serait vrai si c'était un cancer très fréquent et s'il n'y avait pas d'autre manière de le prévenir. Or il n'y a que 1500 décès par an liés à ce cancer. »

Certes, tous les documents diffusés au public suivent la recommandation de l'Afssaps, l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, selon laquelle il faut continuer à dépister ce cancer par frottis. Mais l'information passe visiblement mal. Ce que déplore Martin Winckler :

« Tout l'argent consacré à ce vaccin n'est pas mis dans la
sensibilisation au frottis. Seulement 50% des femmes sont dépistées régulièrement, essentiellement parce que trop peu de médecins généralistes pratiquent le frottis. »

Que sait-on des effets secondaires ?

En février dernier, deux jeunes filles espagnoles ont perdu connaissance peu de temps après avoir reçu une injection de Gardasil. L'Afssaps a conclu qu'une relation de cause à effet avec la vaccination était « très improbable » et recommandé la poursuite de la vaccination. En Espagne, une pétition demandant un moratoire sur l'utilisation du Gardasil « au nom de la défense du bien public » a recueilli 8745 signatures.

Une association américaine (la NVIC, national vaccine information center) a aussi demandé une enquête du département de la Santé. Car l'affaire prend de l'ampleur aux Etats-Unis, où une famille suggère que 29 décès inexpliqués seraient imputables à Gardasil et où les parents de prétendues victimes s'organisent. Le petit film diffusé par l'institut des sciences médicales de Baltimore relaie ces craintes. (Voir la vidéo)


Toutefois, il reste très difficile d'établir un lien entre des morts inexpliquées et le vaccin. Pour la sérieuse et indépendante revue Prescrire, qui se base sur les conclusions de la Haute autorité de santé, même si « on ne connaît encore ni les effets en termes de prévention
du cancer du col de l'utérus, ni la durée de protection conférée
au-delà de cinq ans » de Gardasil, le pari de la vaccination reste « raisonnable ».

Le lobby des labos à l'œuvre ?

Selon le New York Times, le laboratoire Merck, qui commercialise le Gardasil aux Etats-Unis, mène un lobbying efficace : il n'aurait pas hésité à embaucher des centaines de médecins (à 4500 dollars la journée ! ) pour donner des conférences sur les bienfaits de ce vaccin.

Le docteur Bernard Guérin du Masgenêt, gynécologue à la maternité du centre hospitalier Gustave-Dron, à Tourcoing (Nord), estime dans une interview à la Mutualité Française que les patientes ont intérêt à « s'informer, écouter, douter et se méfier ». Et craint « un progrès très marginal pour un coût très élevé entre le groupe des femmes bien dépistées
et le groupe des femmes bien dépistées et vaccinées ».

Photo : une adolescente se fait vacciner contre le papillomavirus humain à Dallas en 2007 (Jessica Rinaldi/Reuters).

171 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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à dodu Portrait de dodu De Vuedechezmoi

utopiste | 11H43 | 26/04/2009 | Permalien

Exactement ! J'ajouterai, si vous me permettez, que tant que nos pays n'auront pas compris l'impact colossal de l'environnement (alimentation polluée, air, eau, hormones omniprésentes partout) sur la progression inquiètante des cancérisation, nous continuerons à avoir ce genre de politique de fou.
Cordialement.

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De Vuedechezmoi

utopiste | 11H37 | 26/04/2009 | Permalien

Soyons clairs : il n'existe aucun, je dis bien AUCUN vaccin susceptible de protéger contre un éventuel cancer ! Un vaccin contre un cancer est une des dernières escroquerie fabriquée par la World Laboratories Bullshit.

Le cancer ne s'attrape pas, c'est un processus qui se déclenche sur le long terme (sauf cas de cancers fulgurants restant très minoritaires) suite à une dégénérécence générale de l'organisme : pollution multiple par l'alimentation, l'air, l'eau, l'incroyable consommation de chimie au quotidien prise comme on consomme des bombons (pour la migraine, les hormones que l'on retrouve en très grande quantité dans les eaux d'évacuation de tous les grands pays industrialisés, etc). A la faveur d'un ensemble complexe de paramètres internes et externes à l'organisme, le processus de cancérisation se déclenche puis se développe.

L'idéologie de la chimie (qu'on appelle la chimio pour les protocoles de lutte contre le cancer alors que « être sous chimio » c'est aussi lorsqu'on avale un anti-migraineux ! ) s'est répandu partout comme un dogme inattaquable (sous peine d'être mis en accusation et condamné comme de nombreux médecins non orthodoxes).

Le simple bon sens veut que lorsqu'un organisme est malade, lui infliger de grandes quantités de chimie l'expose davantage à un affaiblissement général et à une rechute (très fréquente) à moyen terme qu'une cure définitive.

S'il est utile dans certains cas de tout tenter, y compris les protocoles épuisants de chimie, il est absolument vital et utile d'accompagner ces chimios avec un changement concret de mode de vie, d'agir, et de penser.

Partant de là, proposer un vaccin censé empêcher le cancer du col de l'utérus relève de l'escroquerie pure et le pire c'est que les états cautionnent systématiquement ce genre de « progrès » ! Pendant ce temps, il n'aura échapper à personne que l'on vient de nous rappeler à l'ordre de la terreur permanente en relançant l'angoisse collective par cette dernière annonce médiatique et mondiale : attention la grippe porcine arrive ! Comme l'an passé avec la grippe aviaire, cette année sera porcineuse ou ne sera pas. L'exploitation de l'ignorance massifiée en matière de santé fait les choux très gras des industries chimiques, dont je rappelle en passant qu'elles sont pour la plupart nées de l'après guerre et de ses strocks de chimies inutilisables (voir aussi du côté des sciences « de la vie » grâce aux pesticides… sympathique, non ? ).

Le cancer de l'utérus n'est pas exclusivement généré par un virus mais découle aussi d'un mode de vie. Quand le milieu local utérin dont l'équilibre est fragile (acido-basique) bascule en trop acide ou trop basique, la flore vitale et nécessaire, dont la présence équilibrée permet de protéger l'organe, mute et certaines bactéries locales deviennent mortifères pour l'organisme. Ajouter un vaccin, fabriqué à partir d'extraits de bactéries animales, de morceaux de matériels génétiques dont nous ignorons l'origine et dont le fixateur est en général toujours le fameux dérivé d'alluminium, relève de l'aberration médicale.

On ne le répètera jamais assez : Pasteur fut un homme de recherche utile mais il s'est trompé : ce n'est pas l'environnement extérieur plein de bactéries qui est le danger, mais la dégradation de l'organisme qui ne peut plus faire face aux multiples attaques. Son collaborateur de l'époque A. Béchamps, avait, lui, parfaitement compris le phénomène, mais… il était nettement moins politiquement intéressé que le Pasteur qui nous a inventé pour des siècles l'idéologie de la stérilisation du monde… !

Les seules circonstances d'utilité des vaccins est lorsqu'il y a une épidémie microbienne effective qu'on localise pour vacciner les personnes en lien direct avec le foyer originel et non la totalité d'une population. Seulement voilà, vacciner en global est nettement plus rentable…

Avec Gardasil, les femmes continuent d'être le cobaye d'expérimentation d'un monde dont la structure mentale a basculé depuis un bon moment dans la religion de l'efficacité, le résultat, le global, le darwinisme social…
Bon courage !

Portrait de lilipili

à Vuedechezmoi Portrait de Vuedechezmoi De lilipili

hélène | 11H44 | 26/04/2009 | Permalien

Les virus font partie des facteurs prédisposant à de nombreux cancers, revoir vos sources d'information !
le cancer du col est une maladie sexuellement transmissible, et si le vaccin permet d'éviter 1500 morts, ce n'est pas une escroquerie

Demain, si une pandémie de grippe porcine diffuse dans le monde, j'en connais qui seront moins regardant sur le vaccin !

Portrait de dodu

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Ménagère surdiplomée | 13H59 | 26/04/2009 | Permalien

C'est un peu plus compliqué , il semble que la couverture vaccinale ne soit pas de 100% mais d'environ 70% , tout simplement parce que les agents promoteurs ou facilitateurs de ce type de cancer ne sont pas seulement les papillomavirus . La conclusion de la revue « Prescrire » est en elle-même raisonnable dans la mesure ou elle n'impose pas d'argumentation définitive et laisse la question ouverte pour les médecins et leurs patientes .

Portrait de lilialbazar

à lilipili Portrait de lilipili De lilialbazar

travailleure sociale à Toulouse | 23H12 | 26/04/2009 | Permalien

qu'est-ce qui vous fait dire ça ? il y a sans doute d(autres moyens de se protéger, ils sont d'ailleurs déjà en pratique chez ceux qui pratiquent la prévention.

Portrait de marsh

à Vuedechezmoi Portrait de Vuedechezmoi De marsh

etudiant | 12H44 | 26/04/2009 | Permalien

Le bon sens est tres surestimé de nos jours. Il va souvent à l'encontre de la science.

Portrait de the rox

à Vuedechezmoi Portrait de Vuedechezmoi De the rox

Neurone | 09H56 | 28/04/2009 | Permalien

tout a fait d'accord avec lilipili ; faut revoir vos informations, le cancer n'est pas une maladie contagieuse (infectieuse) qu'on attrape comme une grippe porcine , mais le Virus en question , s'il colonise la muqueuse du col utérin pendant une longue période, provoquerait une modification de son architecture (histologique) qui constitue un état pré-cancéreux…donc la cause de ce cancer est ce Virus (pas que ça au fait), mais bon, se vacciner constitue bien une protection contre le cancer du col, le problème réside dans les statistiques, la fréquence et l'efficacité (rapport bénéfice/cout), les laboratoires modifient tout ça pour faire pression sur les pouvoirs publiques…et aussi dissimuler les effets indésirables provoqués par ce vaccin…TOUT LE PROBLÈME EST LA,il me semble plus raisonnable de faire des frottis de dépistage que de se vacciner…moi je pense qu'il faut mettre en place un groupe de médecins totalement indépendant des boites pharmaceutiques pour faire études sur ce genre de produits…
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Merci

Portrait de AlexG2008

De AlexG2008

temporaire | 11H37 | 26/04/2009 | Permalien

Vaccin de l'uranus ?

Portrait de chaulo

De chaulo

| 11H52 | 26/04/2009 | Permalien

J'ai oublié un élément important dans ma contribution précédente.

Merck est en procès en Australie, dans le cadre d'une class-action visant les effets néfastes du Vioxx. Les documents que la firme pharmaceutique a été obligée de fournir montre de quelles extrémités une telle entreprise est capable.

Merck avait établi une liste de « personnes à abattre » (hit list, en anglais) répertoriant les médecins ou scientifiques qui s'exprimaient négativement vis-à-vis du Vioxx, avec pour but de les « discréditer » ou même de les « neutraliser ». Ces mots sont en toutes lettres dans le document.

« We may need to seek them out and destroy them where they live, »

Pour plus d'information :
http://www.theaustralian.news.com.au/story/0,25197,25272600-2702,00.html

Portrait de lilialbazar

à chaulo Portrait de chaulo De lilialbazar

travailleure sociale à Toulouse | 23H16 | 26/04/2009 | Permalien

ben oui, ils vont se gêner. qui oserait se permettre d'attaquer un labo chimique. malheureusement, même ce procès ne va pas les décourager. ils vont vite faire parler d'eux avec d'autres pubs, d'autres sujets, d'autres maladies imaginaires

Portrait de expat

De expat

12H04 | 26/04/2009 | Permalien

Notre gros probleme est de ne pas etre informe.
Il existe par exemple de multiple agents qui causent des meningites, pourtant il n'existe qu'un vaccin contre une bacterie, Hemophilus influenzae, donc quand vous etes vaccine vous pouvez avoir une meningite, viral ou bacterienne.

Les papillomavirus sont pareils et bien sur il y a d'autres causes au cancer du col, donc protection peut-etre, mais pas du tout garantie.

Les virus sont capables de mutations rapides et particulierement les petits virus se moquent des vaccins, celui qui a une protein de surface mutee se mutlipliera et trouvera une population entiere non immune (c'est valable pour tous les petits virus).

Notre approche de la sante et la medecine preventive efficace ne sont pas une batterie de vaccins entre la naissance et la majorite, mais le suivi medical effectif de chacun et un suivi de la population generale, si vous etes vaccine contre la coqueluche a 3 mois, savez-vous que vous pourrez quand meme l'avoir une fois adulte ?

Les vaccins multiples sont aussi problematiques, on vaccine mais on ne verifie jamais si une reponse immunitaire a ete declenchee ni combien de temps elle va durer, les personnes vaccinees sont-elles protegees ? Souvent on ne le decouvre que si il y a une epidemie.

Beaucoup de questions qui necessitent une reflexion approfondie et qui devraient nous faire comprendre que la medecine privee et l'industrie pharmaceutique et la recherche privees sont au service des interets commerciaux, sont-ils compatibles avec notre sante ?

Portrait de marsh

à expat Portrait de expat De marsh

etudiant | 12H42 | 26/04/2009 | Permalien

Aucun vaccin ne protege à 100%. C'est clair pour tout les medecins. Mais pouquoi se priver d'un bon moyen de prevention s'il n'est efficace qu'à 95% ? Si en plus l'immunité de horde peut etre atteinte avec ce vaccin, dans une vision de santé publique on se doit de l'utiliser.

J'en profite pour corriger les petites erreurs dans ton texte :
- Le vaccin contre l'haemophilus protege contre les formes d'atteinte grave d'une bacterie ubiquitaire. Les plus atteints etaient les nourissons et les jeunes enfants. C'est beaucoup plus rare aujourd'hui grace à la vaccination à 2 mois.
- D'autres vaccins contre les meningites (à meningocoque, virus de l'encephalite japonaise..) existent. Ils sont non pratiqués en france car ils sont rares et ne sont recommandés que pour les voyageurs en pays d'endemie (sahel et arabie saoudite) et les personnes exposées directement.
- Comme quelqu'un l'a tres bien expliqué, la vaccination contre le papilloma virus ne peut etre concu que dans le cadre de la politique globale de prevention du cancer du col, et ne dispense en aucu cas des frottis. Une personne attirée par le vaccin qui se renseigne chez son gyneco a plus de chances d'etre suivie par frottis.
- La coqueluche chez les adultes est banale et sans danger. Les plus à risque sont les nourissons de moins de 3 mois. Sachant que le vaccin contre la coqueluche protege pendant 10 ans en moyenne, on vaccine les nourissons à 2 mois pour qu'ils soient protegés des atteintes graves de 2 mois à 2 ans, et la vaccination est fortement recommandée pour les jeunes adultes à partir de 14 ans en prevision des futures naissances (bulletin BEH 2008)
- Je le redis : Les vaccins ne sont pas fait que pour se proteger soi meme. On protege aussi ses enfants, son voisin… C'est d'abord une mesure de santé publique, parceque « faire gaffe » ne protege pas contre tout.

Je concede que la population medicale ne communique pas assez sur les vaccins et sur leur action. Mias rien n'empeche de se renseigner soi meme si on conseidere que l'on n'est pas assez informé avant de verser dans le conspirationnisme. Les bulletins annuels du BEH sont en consultation libre sur le site de la haute autorité de la santé, et les generalistes peuvent repondre à ce genre de questions quand elles sont posées.

Portrait de Lechat

De Lechat

esprit critique | 13H25 | 26/04/2009 | Permalien

………………Mais pouquoi se priver d'un bon moyen de prevention s'il n'est efficace qu'à 95% ? Si en plus l'immunité de horde peut etre atteinte avec ce vaccin, dans une vision de santé publique on se doit de l'utiliser…………………………….

Ce vaccin n'est pas efficace à 95 pour cent

Sur quelle durée ? là est la question

Vu d'ailleurs :
vaccin papillomavirus 6, 11, 16, 18 (Gardasil°)
http://www.prescrire.org/aLaUne/dossierPapillomavirusVaccVuAilleurs.php

Pharmacritique

Il existe un risque non négligeable que le vaccin favorise l'infection par d'autres souches de HPV qui déjoueraient plus facilement les défenses immunitaires, avec des conséquences incontrôlables. Comme dans la vaccination anti-pneumococcique, avec l'apparition de souches multirésistantes, insensibles aux traitements.

Ce vaccin risque t il de développer d'autres papillomavirus plus résistants ?

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx ? doc=200…
Efficacité non démontrée contre le cancer

Plus encore, ni le vaccin GardasilMC ni son concurrent CervarixMC n'ont encore démontré qu'ils sont efficaces pour prévenir le cancer du col de l'utérus3. Selon elle, ces vaccins peuvent prévenir efficacement l'infection aux souches du VPH qui peuvent causer le cancer. « Mais on ne sait pas encore si le vaccin permettra de réduire le nombre de cas de cancer », précise-t-elle. D'après différentes études, on estime d'ailleurs qu'il faudra de nombreuses années avant d'avoir recueilli les preuves à cet égard4.

Abby Lippman soulève aussi une question de santé publique inexplorée jusqu'ici. Et si l'immunité procurée par le vaccin contre le VPH s'avérait de plus courte durée qu'on l'anticipait ? Assisterait-on à l'émergence de souches résistantes qui pourraient toucher plus gravement les individus ayant un système immunitaire diminué « comme ce fut le cas avec la grippe aviaire » ? , se demande-t-elle.

« Il manque aussi de données quant à l'efficacité du vaccin lorsqu'il est administré en même temps que d'autres vaccins, comme ça arrive dans la pratique », rajoute-t-elle.

Autre problème

Le Gardasil est un vaccin obtenu par ADN recombinant

2) Protéine L1 sous la forme de pseudo particules virales produites sur des cellules de levure (Saccharomyces cerevisiae CANADE 3C-5 [souche 1895]) par la technique de l'ADN recombinant.
Quels sont les risques ?

 : //disc.vjf.inserm.fr/BASIS/elgis/fqmr/rapp/DDW ? W%3DTEXTE++PH+LIKE+'-VIS'%26M%3D48%26K%3D747%26R%3DY%26U%3D124%26NCU%3D177

Portrait de marsh

à Lechat Portrait de Lechat De marsh

etudiant | 13H55 | 26/04/2009 | Permalien

-95%, c'etait une image. Meme un vaccin efficace à 60% peut etre interessant s'il est bien utilisé.

- Je ne defend pas particulierement le gardasil. Je pense qu'on n'a pas encore assez de recul pour apprecier ses effets sur le cancer du col. Mais j'apprecie la sensibilisation que la diffusion de l'information sur ce vaccin permet. Des femmes qui n'ont jamais eu de frottis se renseignent sur le vaccin et c'est l'occasion pour les medecins de depister le cancer du col.

- Par contre je crains ne pas comprendre l'allusion sur le lien entre apparition de souches multiresistantes et vaccins. Les bacteries resistantes sont selectionnés par les antibiotiques. Le vaccin contre le pneumocoque n'a aucun lien avec sa resistance aux antibiotiques. De meme pour les virus.

Portrait de expat

à marsh Portrait de marsh De expat

16H02 | 26/04/2009 | Permalien

En fait je suis plus interessee par le fait que le public est peu informe, je ne suis pas medecin non plus, mais je me souviens de plusieurs situation cocasses, avoir fait le tour de Sydney puis de Singapour pour me faire vacciner contre le cholera et la fievre thyphoide et me procurer de la nivaquine (l'antimalaria de l'epoque) puis avoir debarque en Malaysie ou des dizaines de personne mourraient chaque jour de la fievre Dengue (personne ne m'avait propose de vaccin contre ca ! ), l'epidemie de cholera n'a fait aucun mort (d'apres la presse en anglais) et une de mes connaisances a attrappe la thyphoide dans la campagne Suisse (elle a survecu), j'ai oublie de prendre la nivaquine mais n'ait pas attrappe la malaria.

Une autre affaire moins drole a eveille mon attention sur le fait qu'on vaccine mais qu'on ne verifie pas si le vaccin a provoque une reponse immunitaire, car apres une vaccination contre la rage (6 injections) , on m'a fait un dosage d'anticorps qui s'est revele negatif !

Je n'ai pas besoin de parler des epidemies de rougeoles qui atteignent aussi bien les vaccines que les non-vaccines (du moins en Suisse).

en fait rien n'est plus difficile que de faire un vaccin efficace et non dangereux (j'ai essaye) et jeter un coup d'oeil dans les projets industriels ou de recherches, on voit que la recherche de vaccins (qu'on croyait deja exister) continue, en particulier il y avait un interet pour un vaccin contre la coqueluche de l'adulte et d'autres bacteries qui provoquent des meningites !

Avec la montee du chomage et de la pauvrete la sante publique va forcement se deteriorer ( a moins qu'on ne se decide a preferer financer notre survie plutot que celle des organismes financiers)

Portrait de marsh

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etudiant | 18H39 | 26/04/2009 | Permalien

Je ne suis pas non plus medecin, mais etudiant en medecine, et je peux vous donner des informations tres precises sur ces questions :
- Le cholera et la typhoide sont des maladies excessivement graves, et on vaccine contre elles car cela coute moins cher que de passer quelques jours à l'hopital. Elles necessitent un traitement lourd, pas forcement disponible dans certains pays, surtout si vous voyagez beaucoup. Libre à vous de choisir ce qui sera plus commode : une injection ou quelques jours en reanimation. On peut survivre à presque n'importe quelle maladie, mais non sans sequelles et souffrances terribles.
- La nivaquine est touours utilisée comme antipaludéen majeur. Et ce que vous avez omis de prendre n'est pas un vaccin mais un traitement prophylactique contre le paludisme. Le paludisme est une maladie tres grave, 3éme cause de mortalité infectieuse dans le monde. La prophylaxie ainsi que la protection anti moustique sont fortement recommandés pour les pesonnes voyageant en zone d'endemie. A noter que le paludisme est nettement plus rare en zone urbaine, et que l'ont peut etre dispensé d'en prendre si en reste en ville. C'est a verifier avec votre medecin selon votre destination.
- Vous n'avez pas eu de vaccin contre la dengue car ce vaccin n'existe pas. Les mesures de la protection contre les moustiques restent efficace pour eviter la maladie. De plus elle se propage essentiellement dans les zones insalubres, qu'il faut donc eviter de maniere generale.
- Le vaccin preventif contre la rage ne dispense pas du vaccin curatif en cas de morsure suspecte. Mais ca on a du vous le dire en vous vaccinant.
- Verifier les statuts immunitaires et vacciner les non immunisés est moins interessant d'un point de vue de sante publique que d'atteindre l'immunité de horde ; ce qui est parfaitement realisé dans des conditions habituelles de vaccination de masse. Les epidemies actuelles de rougeole sont dues a l'arret des vaccination par la population generale plus qu'a autre chose. L'efficacité des vaccins est jugée sur des statistiques et pas sur des petits cas individuels. Pour se renseigner preferez les bulletins epidemiologiques disponibles dans les agences sanitaires de chaque pays.

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travailleure sociale à Toulouse | 23H18 | 26/04/2009 | Permalien

tu en connais beaucoup des nourrissons qui dans les pays développés attrapent la coqueluche depuis 20 ans,,,, ?

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etudiant | 17H51 | 27/04/2009 | Permalien

Oui. Et votre commentaire est meprisable car il montre un manque de recherche et de mauvaise foi evidents. Notre generation a oublié que les maladies que l'on considere comme benignes sont mortelles pour les plus fragiles. Rougeole varicelle et coqueluche font des ravages dans les pays du sud et le feront en europe parcequ'on s'amuse à arreter de vacciner.

Et la prochaine fois demandez à google avant de balancer des insanités :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Coqueluche#Les_chiffres

Pour autant, la bactérie continue à circuler et à occasion-
ner des pathologies parfois sévères, comme le montrent les
données du CépiDC [3]. De 1982 à 1999, 61 décès par
coqueluche ont été notés sur les certificats de décès, 85 %
des décès sont survenus chez les enfants de moins d'un an.
La moyenne est de trois décès par an, avec une augmenta-
tion depuis 1990 (21 décès entre 1982 et 1990 contre
40 entre 1991 et 1999). L'étude faite dans 30 unités de
réanimation pédiatriques en France en 1999–2000 [4] mon-
tre que la coqueluche est la première cause de décès par
infection bactérienne communautaire chez le nourrisson
entre dix jours de vie et deux mois et la troisième cause de
décès (13 %), tous âges confondus, après le méningocoque
(34 %) et le pneumocoque (28 %).
source : http://www.sfpediatrie.com/uploads/media/coqueluche_article.pdf

Portrait de lilialbazar

à marsh Portrait de marsh De lilialbazar

travailleure sociale à Toulouse | 19H53 | 27/04/2009 | Permalien

mon commentaires est méprisable, vous y allez franco !
je disais moi-même que les conditions de vie du moyen âge, hélas encore en cours dans certains pays d'europe, peuvent faire resurgir des cas similaires. c'est la pauvreté qu'il faut soigner ! ! ! vous ne savez pas à qui vous parlez alors ne soyez pas si sûr de vous.
oui ces maladies sont mortelles pour les plus fragiles, mais en quoi sont-ils fragiles ? là est la question ; je n'ai jamais dit que les vaccinations n'avaient pas été utiles en leur temps et qu'elles peuvent l'être encore pour certaines populations. c'est la différence, monsieur, ne pas vacciner pour un oui ou pour un rien, sans chercher si c'est vraiment utile c'est cela qui est méprisable pour le corps.
les populations qui arrivent en europe pour échapper à des conditions de vie terribles, c'est cela qui grossit vos statistiques… pourquoi ne pas le dire ? je prône la prévention depuis toujours mais ce n'est pas la même que vous, apparemment. je préfère veiller un enfant toute la nuit et agir que dormir sur mes deux oreilles en lui infligeant toutes sortes de bactéries qu'ils auraient pu eliminer de lui même peut-être ;

Portrait de lilipili

à expat Portrait de expat De lilipili

hélène | 12H55 | 26/04/2009 | Permalien

bien vu expat
notre problème est de ne pas être informé, d'où dérives et n'importe quoi (comme certains post ici ! )
notre autre problème, c'est de ne pas avoir une vision de santé publique, c'est à dire de prévention, mais individualiste, de calcul bénéfices/risque à un niveau individuel. La pénicilline provoque des accidents (rarissime) mais heureusement que du temps de Fleming on a avancé quand même.
Au jourd'hui nous avons les moyens de faire des études et d'avancer de façon « éclairée », mais malheureusement ce n'est pas assez fait … d'où tous ces doutes et méfiances que l'on peut comprendre

Portrait de dodu

à lilipili Portrait de lilipili De dodu

Ménagère surdiplomée | 14H56 | 26/04/2009 | Permalien

L'information à l'état brut existe (Medline par exemple) ; mais qui a le temps d'aller analyser les publications scientifiques et de synthétiser assez vite l'ensemble des travaux pour en tirer une vision d'ensemble .
D'autre part la vision scientifico-médicale et celle du patient n'est pas la même : un praticien ne peux pas , en théorie , raisonner en terme absolu ; il sait très bien qu'un risque par exemple est toujours quelque chose de relatif ; quant au patient lui , en général , ce qui l'intéresse ce n'est pas de savoir si tant pour% d'un événement va ou non se produire mais ce qui lui arrivera à lui . Donc une réponse de type « exacte »
Pour la vision de santé publique je suis d'accord avec vous mais c'est aussi beaucoup un problème de courage politique .

Portrait de Picsou

De Picsou

Pharmacynique | 12H15 | 26/04/2009 | Permalien

A propos des « 4 types de papillomavirus impliqués dans 70% des cancers, le blog pharmacritique précise :

“Le fabricant Sanofi Pasteur MSD prétend que HPV-16 et -18 sont responsables de 70 % des tumeurs, mais de tels chiffres proviennent des pays en voie de développement, où l'on rencontre plus de cancers que dans les pays riches. Aux USA, les infections du HPV 16 et 18 ne touchent que 2,3 % des femmes (JAMA, Tome297, page 813, 2007).”

Mais attention à cette phrase : “En Espagne, une pétition demandant un moratoire sur l'utilisation du Gardasil ‘ au nom de la défense du bien public ’ a recueilli 8745 signatures.”

Des signatures… De qui ? De médecins, de pharmaciens ? Ou des signatures dans la population générale, informée par les pétitionnaires ?

Quant au lobby des groupes pharmaceutiques, ça n'a rien de surprenant, et c'est même parfaitement naturel. Aux autorités de santé d'assumer leur rôle si ce vaccin était inefficace ou dangereux ; ce que ne relève pas Prescrire…

Portrait de Lechat

à Picsou Portrait de Picsou De Lechat

esprit critique | 12H37 | 26/04/2009 | Permalien

Bonjour

……….Aux autorités de santé d'assumer leur rôle si ce vaccin était inefficace ou dangereux ; ce que ne relève pas Prescrire……..

Prescrire est un journal médical indépendant

FAIRE CONFIANCE A L AFSSAPS

RAPPEL
La merveilleuse histoire du VIOXX
http://www.amessi.org/La-merveilleuse-histoire-du-VIOXX

Soigner les ulcères cutanés par Regranex entraîne un risque 5 fois plus élevé de décès par cancer

 : //pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/11/01/soigner-les-…

Ce médicament ne provoque des cancers qu'aux Etats Unis ! ! ! !

Nous avons beaucoup de chance nous sommes une fois de plus
épargnés

LA LISTE EST MALHEUREUSEMENT LONGUE

C'est tout de même surprenant de voir qu'il y a un débat sur le GARDASIL aux USA Espagne Allemagne…………..

Aux États-Unis, au moins 30 États débattent actuellement de la pertinence de vacciner les femmes contre le VPH. Un chercheur scientifique américain, Ralph Moss, déplore la campagne alarmiste de relations publiques à laquelle se livre la société pharmaceutique Merk.

Qu'en pense le Canada ?
http://www.cwhn.ca/ressources/rcsf/hpv-brief_f.html

En France une fois de plus RIEN

Portrait de Lechat

à Lechat Portrait de Lechat De Lechat

esprit critique | 12H47 | 26/04/2009 | Permalien

11.01.2008
Des médecins espagnols réclament un moratoire pour l'utilisation du Gardasil. Raisons et pétition

http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/01/11/gardasil-mou…

Portrait de Picsou

à Lechat Portrait de Lechat De Picsou

Pharmacynique | 13H02 | 26/04/2009 | Permalien

Merci !

Portrait de Picsou

à Lechat Portrait de Lechat De Picsou

Pharmacynique | 13H12 | 26/04/2009 | Permalien

Oui, vous citez justement des cas où elles n'ont pas agit comme elles étaient supposé agir ; soit parce qu'elle ne pouvaient pas, soit parce qu'elles ne voulaient pas.

Si le système marche mal, alors aux autorités de l'améliorer et de le corriger. Mais l'AFSSAPS reste l'élément central du contrôle des médicaments, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain…

Et oui, il y a des débats à l'étranger, mais ils ne sont pas clos. Prescrire n'est pas réputé pour être à la solde des labo, et juge qu'il y a un intérêt. L'AFSSAPS y voit aussi un intérêt et peu de danger.

Ce qui est plus délicat, c'est de savoir pourquoi ce vaccin a été mis aussi vite sur le marché, sans preuve au delà de cinq ans. Et ont peut effectivement y voir une expérimentation massive sur la population. Mais c'est le cas avec la plupars des médicaments, et c'est d'ailleurs tout l'intérêt de la pharmacovigilance.

Portrait de vinz13

De vinz13

bisounours gauchiste | 12H49 | 26/04/2009 | Permalien

Sur les vaccins, leur efficacité, leur dangerosité.

Les vaccins, comme on vous l'a certainement appris à l'école primaire, sont une avancées importante de la science et de la médecine. Ils ont permis une lutte efficace contre un certain nombre de maladies, et l'éradication de certaines d'entre elles. Cependant, la spectaculaire augmentation de l'espérance de vie, l'absence de grande épidémie depuis plus de cinquante ans (mis à part le SIDA), et la baisse importante de mortalité due aux maladies infectieuses, dans les pays « occidentaux », sont loin d'être dus à l'invention du vaccins, ni, d'ailleurs, aux seul progrès de la médecine. La santé est une affaire globale. L'amélioration des conditions de vie et surtout d'hygiène dans ces pays en sont très largement responsable. Les vaccins, comme les antibiotiques, sont des outils précieux, efficaces, mais ni infaillible, ni bénin.
Je ne reviendrai pas sur le cas des antibiotiques, mais en ce qui concerne les vaccins, leurs innocuité est depuis longtemps remise en cause, parfois à tort, et quelquefois à raison. Outre des cas un peu marginaux tel que celui du vaccin de l'hépatite B (dont la responsabilité dans certain cas de sclérose en plaque n'as toujours pas été établie avec certitude), il faut tout de même noter que la nocivité de certains adjuvants (tel que l'aluminium) rentrants dans la composition des vaccins est réelle : Le but est de créer une inflammation, ce qui augmente l'efficacité du vaccin, mais n'est pas sans risque pour la santé. L'inflammation elle même peut être à l'origine de fièvres postvaccinales.
Par ailleurs, les vaccins issus d'agents infectieux inactivés et surtout atténués comportent un risque de transmission de la maladie (très faible). Cependant, si des cas graves, allant jusqu'au décès, de trouble liés à l'injection d'un vaccin, ont bien été démontré, ils restent rares.

Sur leurs efficacité, la seule chose que l'on peut dire, c'est qu'elle est très variable. Une première chose qu'il faudrait préciser, c'est que les vaccins sont très efficaces contre les maladie infectieuse dont l'agent pathogène est une bactérie. Beaucoup moins lorsqu'il s'agit de virus.

A ce propos, on a beaucoup cité la grande fréquence de mutation des virus, mais cela est surtout vrai pour les virus à ARN, dont font partie le VIH (rétrovirus, particulièrement instable), et la série des HxNy, les virus responsable des différentes formes de grippe. Les virus à ADN sont beaucoup plus stables. Mais la composition exclusivement protéique de la capside virale les rends très peu immunogènes. Quand à l'enveloppe qui protège certain virus, elle est essentiellement constitué de matériel provenant de la cellule hôte, et donc par définition non immunogène. De plus, les virus sont des parasites intracellulaires. La paroi bactérienne elle est beaucoup plus immunogène. Rien d'étonnant à ce que la plupart des maladies éradiqués grâce aux campagne de vaccination soient d'origine bactérienne. (Ce qui, additionné au fait que les antibiotiques ne permettent de lutter que contre les bactéries, permet de comprendre que la lutte contre les virus est un combat du XXIème siècle)

Bref, les vaccins, c'est bien mais pas parfait.

Le plus gros problème vient de l'industrie pharmaceutique : Le modèles économique des plus grosses firme repose essentiellement sur quelques médicaments stars, ou best-sellers, qui à eux seul assurent l'essentiel (ou assuraient) la plus grande partie des bénéfices de l'entreprise qui les commercialisent. Or beaucoup de ces médicaments voient leurs brevet tomber dans le domaine public, ce qui permet la commercialisation de médicament dit générique. Pour pallier à ce problème, les firmes pharmaceutiques se sont lancées dans une stratégie marketing très agressive, avec des pratiques qui sont à la limite de la corruption, afin de vendre leurs nouveaux produits. Avec l'apparition de médicament de nouvelle génération, telle que les molécules recombinantes (issu du génie génétique, et de la culture, je vais dire un gros mot d'OGM, le plus souvent des bactéries), ces pratiques ont un peu diminué car ces médicament nécessitent un côté un investissement très lourds, qui forcent les entreprises à modérer leur budget marketing (et augmenter le budget « fusion-acquisition) , et d'autre part représentent pour certains un réel “plus” thérapeutique. De plus la technologie nécessaire à leur production est tellement complexe qu'elle interdit pour un long moment l'apparition de “générique”. Cela dit, il faut rester honnête. A chaque révolution médicale, telle que ce vaccin “anti-cancer du col de l'utérus”, que l'on nous vends, il existe une forte probabilité pour qu'il ne s'agisse que des résultats de l'intense lobbying et d'une campagne de communication efficace de l'industrie pharmaceutique. Le scepticisme éclairé (et pas la peur irrationnelle) doivent donc être de mise.

a bon entendeur…

Portrait de Sophie Verney-Caillat

à vinz13 Portrait de vinz13 De Sophie Verney-Caillat (auteur)

Rue89 | 13H37 | 26/04/2009 | Permalien

Merci vinz13 pour ce peitt point très informé, seulement deux choses :
- si vaccin tue ou peut tuer, ne vaudrait-il pas mieux le retirer du marché malgré le bien qu'il peut faire par ailleurs en termes de prévention
- si un vaccin n'est pas le meilleur moyen de prévenir une maladie (comme là), ne vaut-il pas mieux ne pas le rembourser ?

Portrait de Pierrrrre

à Sophie Verney-Caillat Portrait de Sophie Verney-Caillat De Pierrrrre

14H01 | 26/04/2009 | Permalien

 »….si vaccin tue ou peut tuer… »
► Au lieu d'être remboursé par la sécu,
il devrait l'être par les caisses de retraite.

Portrait de vinz13

à Sophie Verney-Caillat Portrait de Sophie Verney-Caillat De vinz13

bisounours gauchiste | 15H19 | 26/04/2009 | Permalien

Pour votre premier point, je me vois obligé d'être un peu laconique. Il existe une autorité compétente, l'AFSSAPS (Agence Française de Sécurité SAnitaire des produits de santé) chargé de l'évaluation de l'efficacité des médicaments et des risques qu'ils présente. Sachant qu'AUCUN médicament n'est anodin, et que chaque prise induit un risque pour la santé. Même les plus courants. L'aspirine par exemple, est responsable de nombreux décès chaque année. L'autorisation de mise sur le marché est délivré après avoir déterminé le rapport Bénéfice pour la santé/risque. Je ne suis pas naïf au point de croire que l'on puisse faire confiance aveuglément à l'AFSSAPS. Mais que les médicaments puisse tuer, ce n'est pas une nouveauté. Si le risque est trop grand, le médicament doit effectivement être retiré. N'étant pas médecin, mais étudiant en biologie, je ne peux pas dire grand chose de plus. Je ne sais pas précisement comment sont évalué les médicaments.

Sur le deuxième point, la question n'est, à priori, pas de savoir si le vaccin doit être ou pas remboursé, mais celle du discours que doivent tenir les gynécologues aux jeunes filles. Ils doivent leurs conseiller la meilleure solution, sachant qu'ils sont de loin les mieux placés pour en juger. Je dis à priori car les industries pharmaceutique sont en général très efficaces pour que les gynécologues tiennent un discours plus favorable à leurs intérêts qu'à ceux de leurs patientes. Mais le seul discours réellement responsable c'est de dire qu'un suivit régulier, est indispensable quoi qu'il arrive. Un frottis , c'est tellement simple, rapide, idolore et fiable qu'il n'y a pour moi aucun motif d'hésitation.
Bon je n'ai pas répondu réellement à vos questions. Désolé…
Si vous voulez mon avis, je vous dirais simplement que ce vaccin n'est pas indispensable.

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