Enquête

Les vaccins prévenant le cancer du col de l'utérus mis en cause

Les inquiétudes grandissent sur les effets à long terme des vaccins antipapillomavirus destinés aux adolescentes.

Une adolescente se fait vacciner contre le papillomavirus humain à Dallas en 2007 (Jessica Rinaldi/Reuters).

Cette semaine, on a beaucoup entendu parler de vaccins, dont les Français auraient peur. Mais peu de Gardasil, ce vaccin censé protéger contre le cancer du col de l'utérus sur lequel les inquiétudes grandissent à l'étranger. Pour Roselyne Bachelot qui a autorisé son remboursement par la Sécurité sociale (à hauteur de 65%) en 2007, le Gardasil est « une grande avancée pour la santé des femmes ».

En 2008, Gardasil, produit en Europe par Sanofi Pasteur MSD, et son concurrent Cervarix (produit par GlaxoSmithKline, qui détient une part mineure du marché), ont coûté 146 millions d'euros à l'assurance maladie pour 1,65 million de vaccins. Selon plusieurs organismes de recherche étrangers, ses bénéfices à long terme ne sont pas encore démontrés. Une association de consommateurs américains dénonce même des effets secondaires importants. Une internaute de Rue89 nous a alertés à ce sujet.

Sanofi Pasteur MSD a créé un site « éducatif » judicieusement appelé « passez l'info » avec sons et vidéos. De jolies femmes et jeunes filles donnent envie de se faire vacciner dans la seconde. Irrésistible le spot passé à la télé française lors de la mise sur le marché en 2007, qui explique aux mamans que si elles « se préoccupent de l'avenir de leur fille », elles peuvent les protéger dès l'âge de 14 ans contre certains virus transmis par contact sexuel grâce à Gardasil. (Voir la vidéo)


Interrogé sur les doutes entourant le Gardasil, Sanofi Pasteur MSD se contente de répondre :

« On ne fait pas de marketing mais de la publicité pour un vaccin recommandé par les pouvoirs publics, distribué dans 104 pays et dont aucun effet indésirable sévère n'a été démontré. »

Une publicité mensongère ?

Les prospectus distribués en pharmacie et reproduits sur le site promotionnel du Gardasil insistent sur la progression du cancer du col de l'utérus : en 2005 plus de 3000 nouveaux cas par an ont été détectés et c'est le deuxième cancer le plus fréquent chez les femmes de moins de 44 ans.

La communication est organisée de telle sorte que le grand public a tendance à retenir que Gardasil protège contre le cancer de l'utérus. En fait, il protège contre quatre types de papillomavirus humains impliqués dans 70% de ces cancers. Si, comme le précise le site promotionnel du vaccin, près de 70 % des femmes sont contaminées par les papillomavirus humains au cours de leur vie, très peu d'entre elles développent ce cancer et le vaccin ne protège pas contre les lésions
existantes.

Le frottis n'est-il pas plus efficace pour lutter contre le cancer du col ?

Martin Winckler, médecin et écrivain, remarque qu'en Scandinavie où le frottis est obligatoire, le cancer du col de l'utérus a pratiquement disparu. L'auteur de La Maladie de Sachs remet en cause le « service médical important » que Gardasil est censé rendre selon la fiche « bon usage du médicament » publiée par la Haute Autorité de Santé :

« Nous présenter Gardasil comme une question de santé publique est crapuleux. Ce serait vrai si c'était un cancer très fréquent et s'il n'y avait pas d'autre manière de le prévenir. Or il n'y a que 1500 décès par an liés à ce cancer. »

Certes, tous les documents diffusés au public suivent la recommandation de l'Afssaps, l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, selon laquelle il faut continuer à dépister ce cancer par frottis. Mais l'information passe visiblement mal. Ce que déplore Martin Winckler :

« Tout l'argent consacré à ce vaccin n'est pas mis dans la
sensibilisation au frottis. Seulement 50% des femmes sont dépistées régulièrement, essentiellement parce que trop peu de médecins généralistes pratiquent le frottis. »

Que sait-on des effets secondaires ?

En février dernier, deux jeunes filles espagnoles ont perdu connaissance peu de temps après avoir reçu une injection de Gardasil. L'Afssaps a conclu qu'une relation de cause à effet avec la vaccination était « très improbable » et recommandé la poursuite de la vaccination. En Espagne, une pétition demandant un moratoire sur l'utilisation du Gardasil « au nom de la défense du bien public » a recueilli 8745 signatures.

Une association américaine (la NVIC, national vaccine information center) a aussi demandé une enquête du département de la Santé. Car l'affaire prend de l'ampleur aux Etats-Unis, où une famille suggère que 29 décès inexpliqués seraient imputables à Gardasil et où les parents de prétendues victimes s'organisent. Le petit film diffusé par l'institut des sciences médicales de Baltimore relaie ces craintes. (Voir la vidéo)


Toutefois, il reste très difficile d'établir un lien entre des morts inexpliquées et le vaccin. Pour la sérieuse et indépendante revue Prescrire, qui se base sur les conclusions de la Haute autorité de santé, même si « on ne connaît encore ni les effets en termes de prévention
du cancer du col de l'utérus, ni la durée de protection conférée
au-delà de cinq ans » de Gardasil, le pari de la vaccination reste « raisonnable ».

Le lobby des labos à l'œuvre ?

Selon le New York Times, le laboratoire Merck, qui commercialise le Gardasil aux Etats-Unis, mène un lobbying efficace : il n'aurait pas hésité à embaucher des centaines de médecins (à 4500 dollars la journée ! ) pour donner des conférences sur les bienfaits de ce vaccin.

Le docteur Bernard Guérin du Masgenêt, gynécologue à la maternité du centre hospitalier Gustave-Dron, à Tourcoing (Nord), estime dans une interview à la Mutualité Française que les patientes ont intérêt à « s'informer, écouter, douter et se méfier ». Et craint « un progrès très marginal pour un coût très élevé entre le groupe des femmes bien dépistées
et le groupe des femmes bien dépistées et vaccinées ».

Photo : une adolescente se fait vacciner contre le papillomavirus humain à Dallas en 2007 (Jessica Rinaldi/Reuters).

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Portrait de lilialbazar

à karlM Portrait de karlM De lilialbazar

travailleure sociale à Toulouse | 23H00 | 26/04/2009 | Permalien

ça me rappelle qu'une année à l'école maternelle tous les enfants vaccinés de la rougeole ont finis par l'attraper et ont séjournés à l'hôpital. ils étaient très mal en point, alors que les miens ont fait : une petite rougeole classique : 3 jours à 39 de fièvre, une semaine épuisé et puis debout…

Portrait de Anne_Marie

à karlM Portrait de karlM De Anne_Marie

Vigilance | 09H19 | 27/04/2009 | Permalien

Evitons les amalgames et les fausses certitudes basées sur de la pseudo-science. Il y a quelques vaccins qui sont tout à fait utiles, mais se faire vacciner contre tout, cela dépasse le raisonnable.

Surtout, ne tombons pas dans les pièges de la Scientologie qui est opposée à toute forme de vaccination…

Alors, faites-vous éclairer avant la prise de vos décisions.

Portrait de Un vieux

De Un vieux

retraité | 10H39 | 26/04/2009 | Permalien

Qui a dit qu'il était question d'obtenir des résultats à long terme ? ? ?

Non… ! ! ! Uniquement un résultat financier à court terme pour les laboratoires, le reste, ils s'en foutent… ! ! !

Comme les yaourts sensés « aider vos défenses naturelles », mais, évidemment, dans le cadre d'un régime, ces vaccins viennent en plus des dépistages médicaux habituels…

Portrait de Anne_Marie

De Anne_Marie

Vigilance | 10H42 | 26/04/2009 | Permalien

Pour dépister le cancer du col de l'utérus, on pratique cinq fois plus de frottis en Allemagne que dans le reste de l'Europe en moyenne. Pourtant, beaucoup plus de femmes allemandes meurent de ce cancer qu'en d'autres pays. Une quantité non négligeable de résultats faussement positifs conduit à des opérations inutiles. Pour les femmes angoissées, un frottis tous les 3 ans est largement suffisant.

L'industrie pharmaceutique profite du business avec la peur en vendant les vaccins, dont celui contre le HPV. Les caisses allemandes ont payés rien qu'en 2007 pour la vaccination des filles de 12 à 17 ans 38 millions d'euros (Gardasil). Les trois injections coûtent pour chaque fille 477 euros en Allemagne, 287 euros en Australie et 255 euros aux USA : le fabricant fixe les prix comme il l'entend.

Mais est-ce raisonnable de vacciner ? Sur 100 000 femmes de 44 ans, une seule meurt d'un cancer du col de l'utérus. Sur 100 000 femmes de 60 à 74 ans, ce sont 7 femmes qui en meurent. 1 % à 2 % des femmes vaccinées présentaient des cellules suspectes. Dans le groupe témoin non vacciné, elles étaient 2 % à 3 %, mais les anomalies cellulaires n'impliquent pas automatiquement l'évolution vers un cancer. Le « New England Journal of Medicin » déclara : « Nous ne savons rien sur l'efficacité du vaccin contre le cancer du col de l'utérus. »

Sanofi Pasteur MSD amplifie sa campagne publicitaire pour la vaccination en culpabilisant chaque parent qui ne pousserait pas sa fille à se faire vacciner. Or on manque de recul sur l'efficacité à long terme et les éventuels effets secondaires, et les vaccinées risquent de se sentir si bien protégées qu'elles renonceront à utiliser les préservatifs. Des chercheurs commencent à s'élever contre le matraquage publicitaire, 13 d'entre eux ont interpellé les Hautes autorités allemandes à propos des promesses douteuses fournies par Sanofi Pasteur MSD sur son vaccin. Le président du G-BA (Commission fédérale de la santé) n'y est pas resté insensible, il dit : « Même le lauréat du prix Nobel qui l'a inventé avoue que la vaccination ne repose pas sur l'EBM. ». Il promet de faire réexaminer les dossiers et de revenir sur les décisions initiales. (voir un dossier complet sur les dépistages publié par « Der Spiegel »)

Portrait de dodu

à Anne_Marie Portrait de Anne_Marie De dodu

Ménagère surdiplomée | 11H53 | 26/04/2009 | Permalien

1) Je ne connais pas bien la situation de l'Allemagne mais prédire la mortalité d'un cancer pour une classe d'âge adolescente en prenant comme référence un groupe de femmes beaucoup plus âgées , c'est me semble t-il ne pas tenir compte de ce que l'on appelle l'évolution des moeurs : il semble que la vie génitale des ado ait beaucoup changé (globalement) : rapports plus précoces et multipartenariat sont socialement mieux acceptés
2)Le vaccin anti papilloma virus n'ayant aucun effet sur le VIH on ne voit pas pourquoi les jeunes femmes qui utilisent le préservatif se sentiraient plus protégées et donc négligeraient cette protection

Portrait de Sorsha

à Anne_Marie Portrait de Anne_Marie De Sorsha

étudiante | 09H18 | 27/04/2009 | Permalien

Mais c'est dangereux de dire qu'un frottis tous les trois ans est largement suffisant ! ! !
J'ai une amie qui, à 29 ans, se faisait faire un frottis tous les ans, et heureusement ! car l'année dernière on lui a dépisté un cancer de l'utérus déjà bien avancé, qui avait évolué en quelques mois à peine.

Portrait de polgrax

De polgrax

brinleu | 10H43 | 26/04/2009 | Permalien

Une amie qui a fait un stage dans un grand labo français a pu entendre, au cours d'une réunion pendant laquelle il était question du fait qu'ils étaient parvenus à mettre en vente un paquet de gélules en nombre impair, gélules que le médecin prescrit en général en nombre pair aux malades (ou un truc du genre, qui obligeait en tout cas à acheter en trop), a pu entendre, donc, la chose suivante : « On les a bien niqués ». « Les », on sait pas trop qui, mais depuis que j'ai entendu ça, plus rien ne me suprend qui vienne de ceux qui veulent ma bonne santé.

Portrait de MAGENTA

De MAGENTA

Pesteux génétique | 17H03 | 26/04/2009 | Permalien

Un peu comme les cigarettiers qui minimisent les effets dévastateurs de leur drogues pour enrichir les industries pharmaceutiques grandes pourvoyeuses de chimiothérapies et ce n'est pas Bashung qui va me contredire ! !

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 10H47 | 26/04/2009 | Permalien

Vous pouviez pas le dire plus tôt.. ? Ma fille (20 ans) vient de se faire vacciner. Pourvu qu'elle n'aille pas sur Rue 89 aujourd'hui.. !

http://phil195829.overblog.com

Portrait de Sophie Verney-Caillat

à Phil2922 Portrait de Phil2922 De Sophie Verney-Caillat (auteur)

Rue89 | 16H19 | 26/04/2009 | Permalien

Désolée, j'ai attendu la semaine de la vaccination comme actualité pour faire cette enquête sur laquelle j'étais alertée depuis un moment il est vrai. Ne cédez pas à la panique tout de même !

Portrait de lilialbazar

à Phil2922 Portrait de Phil2922 De lilialbazar

travailleure sociale à Toulouse | 23H02 | 26/04/2009 | Permalien

certains médecins le disaient, mais ils ne passaient pas à la télé ! ! ! !

Portrait de Mon-Al

De Mon-Al

roturière :-) | 11H07 | 26/04/2009 | Permalien

Bizarre quand même cette nouvelle concernant les bienfaits d'un vaccin préservant les jeunes femmes ayant une vie sexuelle active … quand les tenants de la Morale sont constamment sur la brèche - au gouvernement et ailleurs, soutenus par les religions … oui, je sais, c'est quand même assez pervers comme idée, mais quand même … je me pose des questions ? Peut-être à cause de mes racines féministes ….

Portrait de gudule62

à Mon-Al Portrait de Mon-Al De gudule62

14H27 | 26/04/2009 | Permalien

nous avons fait vaccciner notre fille, mais au vu des effets secondaires (douleurs terribles dans l'épaule puis dans le dos complet pendant plusieurs jours, fièvre etc…) nous avons décidé de ne pas procéder à la seconde injection….

Portrait de toots

à Mon-Al Portrait de Mon-Al De toots

void | 16H10 | 26/04/2009 | Permalien

Non, non au contraire. J'étais justement en train de me dire que personne ne mentionnait ce fait.

La campagne d'incitation/propagande présente le vaccin comme devant être fait avant que votre fille ait une « vie sexuelle active ».

Traduit en angoisse parentale, cela à un impact non négligeable, ne serait-ce que parce que c'est un sujet d'angoisse pour les parents et aussi sur lequel il est difficile de parler…

Sauf si ça devient une question de santé, bien sur… !

Portrait de Yvon le Zébulon

à Mon-Al Portrait de Mon-Al De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 20H14 | 27/04/2009 | Permalien

Dites vous bien que lorsqu'un grand Laboratoire vous parle…
des « bienfaits d'un vaccin… »

- Ils ne pensent qu'au bienfait coté finances et cote en bourse !

Portrait de chaulo

De chaulo

| 11H15 | 26/04/2009 | Permalien

Les laboratoires se sont fait une spécialité de faire croire qu'une maladie donnée présente un risque nettement plus grand pour le grand public pris dans son ensemble que ne le disent les chiffres bruts.

Cela a été le cas avec l'hépatite B où les chiffres ont été gonflés et la distinction entre population à risque et le reste de la population a été supprimée afin de faire croire que le danger concernait tout le monde et non pas essentiellement les consommateurs de drogue par injection et les personnes à partenaires sexuels multiples.

De plus, les laboratoires se sont fait une spécialité de dissimuler, en manipulant les données des études commandées, les effets indésirables.

Un exemple parmi d'autres. Le médicament anti-inflammatoire Vioxx distribué par Merck, avant d'être retiré en 2004, a été considéré, par l'administration américaine, comme responsable de 88.000 à 139.000 crises cardiaques dont 30 à 40% ont été fatales.
Merck avait réalisé en 2000 une étude qui démontrait que le médicament augmentait le risque de crise cardiaque de 400%. Mais ils ont, avant publication, réussi à manipuler les chiffres pour faire croire que le médicament réduisait le risque de 80%.

Il faut noter également qu'en règle générale, près de 90% des études commanditées par les laboratoires pharmaceutiques apportent des résultats favorables au médicament testé.

Ce n'est là que pratique journalière dans les grandes entreprises pharmaceutiques. Marcia Angell, ancienne membre de la rédaction du New England Journal of Medecine, déclare dans son livre, La Vérité sur les compagnies pharmaceutiques, « Il n'est plus possible de croire les recherches publiées, ni de se fier au jugement de son médecin de famille ».

Et, comme l'évoque l'article, la responsabilité du papillomavirus dans le déclenchement du cancer du col de l'utérus est loin d'être probante.

Portrait de bleuet1

De bleuet1

espère malgré tout | 11H21 | 26/04/2009 | Permalien

C'est un vaccin qui correspond vraiment à l'évolution récente (enfin, à l'échelle de quelques dizaines d'années) de nombreuses sociétés.

C'est mon mari qui m'avait parlé de ce vaccin en me disant de m'y intéresser quand la campagne de pub a démarré. Je ne savais pas vraiment dans quelle mesure il pouvait être bénéfique pour moi.
Le cancer du col de l'uterus est une maladie sexuellement transmissible, qui suppose qu'on ait, au cours du début de sa vie sexuelle, des rapports avec différents partenaires.
J'ai posé la question à ma gynéco, qui m'a dit que je faisais partie de cette petite frange assez marginale des femmes françaises que ce vaccin ne concerne pas. Pourquoi ? Je n'ai connu (sexuellement s'entend) qu'un seul homme.
En fin de compte, ça veut dire qu'on part aujourd'hui du principe qu'une jeune fille de 14 ans VA avoir des rapports sexuels avec plusieurs partenaires. Bon, d'accord, je ne vais pas jouer la réac, aujourd'hui il est plutôt peu fréquent (voire rare) de n'avoir qu'un seul partenaire sexuel dans une vie. Mais quand on y pense, d'un point de vue moral, il me semble que cela soulève de nombreuses questions.

Ca m'a d'ailleurs fait rire (voire même un peu vexée) quand j'en ai fait part à ma gynéco actuelle. Je veux dire, quand je lui ai dit que ma précédente gynéco m'avait dit que je n'étais pas concernée par le vaccin. De toute façon, pour moi il est trop tard de le recevoir.
Je lui ai dit que ça ne me concernait pas parce que ni moi, ni mon mari n'avions eu de précédents partenaires avant d'être ensemble. Là, elle m'a demandé avec insistance si j'étais vraiment sûre de mon fait concernant le passé de mon mari. Comme quoi, aujourd'hui on part du principe qu'une personne a forcément une vie sexuelle relativement… multiple.

Portrait de dodu

à bleuet1 Portrait de bleuet1 De dodu

Ménagère surdiplomée | 13H40 | 26/04/2009 | Permalien

Non il est normal pour un médecin de ne jamais prendre au premier degré ce type de déclaration car il n'est pas question de se soucier de la moralité du patient mais de découvrir l'ensemble des facteurs de risque , même si cela peut entraîner des questions un peu gênantes ou surprenantes.

Portrait de bleuet1

à dodu Portrait de dodu De bleuet1

espère malgré tout | 15H31 | 26/04/2009 | Permalien

Ce qui me gêne davantage, c'est qu'aujourd'hui, il y a un quasi matraquage des adolescent(e)s avec ces questions de sexualité.

On peut parler de pragmatisme en se disant qu'il vaut mieux parler de cette maladie aux jeunes filles alors qu'elles viennent à peine d'entrer dans la puberté, pour être certain qu'elles ne courent aucun risque, ou du moins le minimum.
Mais on peut aussi se demander quel est l'intérêt de dramatiser autant la sexualité. La jeune fille, qui n'est pas idiote, va forcément demander de quoi le vaccin va la protéger. Bien sûr qu'il faut qu'elle soit au courant. Mais je constate qu'aujourd'hui, la sexualité est le plus souvent présentée aux jeunes soit de manière totalement débridée (soit-disant la libreté sexuelle), soit de manière tragique à travers les conséquences possibles : filles ou femmes violées, qui tombent enceintes, qui avortent, cancer du col de l'utérus, sida, et j'en passe.
Il n'y a personne pour présenter la sexualité comme quelque chose de magnifique, la suite logique et sublîme de l'amour entre deux personnes.
Moi j'applaudirai le jour où les jeunes auront l'image d'un juste milieu. Le jour où où ils trouveront que la sexualité est quelque chose de beau, pas un truc qu'on ne voit que dans des films porno (ou pas) ou sur des couvertures de magazines à travers des poitrines et des fesses dénudées qui s'exposent au tout venant. Le jour où ils n'en auront pas peur.
Le jour où tenir ce genre de propos ne sera pas considéré comme un discours de catho coïncé, ou trop politiquement correct. Moraliser la sexualité n'est pas un gros mot, si on veut que nos ados soient des adultes épanouis et responsables et pas des froussards bourrés de préjugés il faudrait peut-être changer de discours.

Portrait de solstice

à bleuet1 Portrait de bleuet1 De solstice

pigiste | 16H00 | 26/04/2009 | Permalien

Je suis assez d'accord, présenter la sexualité en termes de risques, c'est assez débilitant. Ma fille a 13 ans, pré-pubère et j'ai plein de doutes qui se résument à deux façons de faire :

- La laisser venir, en lui donnant accès à l'info si elle le souhaite, bof : c'est ce que mes parents ont fait et les résultats sont assez mitigés… On a rien demandé, on a fait ! Et on a eu quelques ratés (IVG)… avant les années sida !

- L'informer : elle a passé l'âge du « zizi sexuel » de Zep, certes, mais après cette lecture, comment et quand aborder le débat sur la sexualité, hors de la mise en garde à la première soirée ?

Bref, je louvoie et ce vaccin ne me rassure pas vraiment…

Portrait de shillom

à solstice Portrait de solstice De shillom

11H02 | 27/04/2009 | Permalien

Vous risquez la surprise quand vous aborderez le thème… Il parrait que l'âge moyen du premier rapport sexuel chez les filles est tombé à 13 ans.

Si elle est pré-pubère, peut-être que ses premières règles vous donneront l'occasion d'aborder le sujet.

Ensuite, cette histoire de vaccin peut être aussi une superbe opportunité d'aborder le sujet de la sexualité avec elle, et de la laisser choisir si elle veut ou non être vaccinée. Prévoir une bonne heure à discuter à priori, extensible au besoin ; )

Portrait de bleuet1

à shillom Portrait de shillom De bleuet1

espère malgré tout | 12H34 | 27/04/2009 | Permalien

L'âge moyen, non sûrement pas !
L'âge minimum, oui peut-être, même si c'est malheureux.
A 13 ans elles ont encore peur même d'embrasser un garçon, alors avoir un rapport sexuel, n'en parlons même pas !

Portrait de shillom

à bleuet1 Portrait de bleuet1 De shillom

12H41 | 27/04/2009 | Permalien

Ca me rassure, et effectivement quelques recherches me le confirment :

Néanmoins, si je me fie à mon expérience et à celle de mon entourage quand j'étais au lycée, il y a une dizaine d'années, ça me semble un peu surévalué.

Portrait de Yvon le Zébulon

à shillom Portrait de shillom De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 20H17 | 27/04/2009 | Permalien

C'est tout à fait le type de sondage qui ne vaut rien du tout ! ! !

- La dose de mensonges et de « non-dit » n'a pas été précisée !

Portrait de solstice

à shillom Portrait de shillom De solstice

pigiste | 13H14 | 27/04/2009 | Permalien

Oui, on a déjà commencé mais, visiblement, cela ne la passionne pas trop. Je suppose que le jour où elle s'y intéressera, il ne faudra pas louper le coche mais, à ce moment, ce n'est peut-être pas à sa maman qu'elle aura envie d'en parler…

C'est compliqué, les garçons c'était plus cool >>> c'est le papa qui s'en est chargé « entre hommes ». Je fournis des préservatifs entre l'aspirine et le mercurochrome et, visiblement, cela a servi…

On parle de tout très librement, mais en général. Difficile d'aborder les choses de façon plus personnelle, on espère que les messages passent (conduite, alcool, risques divers…).

Portrait de marie 75

De marie 75 3563

11H26 | 26/04/2009 | Permalien

cela se sait et se dit depuis un bon moment …
Un lobby labo empeche la divulgation de cette info (contre info propagée en France par pub et laisser faire de bachelot)

Portrait de lilipili

De lilipili

hélène | 11H29 | 26/04/2009 | Permalien

quel amalgame entre les profits des labos et le profit pour l'individu et la société de se protéger contre des maladies. Si on peut déplorer la mainmise des labos et des pratiques douteuses, sur le fond la vaccination permet d'éviter des millions de morts tous les ans !
Pour le Gardasil, une jeune fille est sensibilisée au moment de la vaccination sur un suivi régulier gynéco, c'est un plus, je vois une complémentarité et non pas un substitut de suivi.
Cet article ne repose pas sur une réflexion construite, mais sur des convictions anti-vaccinations, ça mélange tout et le résultat en est une grande confusion.

Portrait de karlM

à lilipili Portrait de lilipili De karlM

12H58 | 26/04/2009 | Permalien

la vaccination permet d'éviter des millions de morts tous les ans !

t'es pas vaccinée contre les bobards ! !

dites mille fois un mensonge, il reste un mensonge, dites le 10000 fois, il devient une vérité.

Et ils ont même réussit à nous faire dire « majeur et vacciné », y sont fort ces menteurs.

Portrait de lilialbazar

à lilipili Portrait de lilipili De lilialbazar

travailleure sociale à Toulouse | 23H08 | 26/04/2009 | Permalien

c'est quoi des convictions anti-vaccinations ? c'est lorqu'on se demande si on ne peut pas trouver un autre moyen de se protéger qu'en se faisant piquer ?

Portrait de dodu

De dodu

Ménagère surdiplomée | 11H36 | 26/04/2009 | Permalien

J'ai de l'estime pour Martin Winkler mais une partie de son argumentation me gène : dire « Or il n'y a que 1500 décès par an liés à ce cancer. » me paraît une vision un peu courte pour l'avenir génital des jeunes femmes qui développeront ce cancer ; le vrai problème est plus lié aux conséquences iatrogènes du traitement des états précancéreux ou cancéreux : se retrouver , comme j'ai encore vu récemment une jeune femme de 19 ans avec un traitement extrêmement lourd la mettant en état de ménopause et / ou une conisation plus ou moins étendue n'est pas vraiment la panacée . Quant à la surveillance gynécologique régulière , c'est un voeux pieux en France car d'une part , nous n'avons pas la culture de la médecine préventive (c'est à la fois un problème politique et d'éducation ) et d'autre part le système tel qu'il est organisé touche surtout celles qui ont peu de risque .

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