Délégué interministériel à la communication, Thierry Saussez est paradoxalement l'un des hommes les plus discrets de l'exécutif. Loin de l'exposition médiatique des conseillers du Président, il travaille dans l'ombre depuis Matignon. Il a toutefois accepté de venir expliquer la com gouvernementale à « Parlons Net », le club de la presse Internet de France Info, dont Rue89 est partenaire. (Voir la vidéo)
Ancien PDG d'Images et médias, l'illustre conseiller en communication politique, âgé de 60 ans, se targue d'avoir plus de 500 campagnes électorales à son actif. A son tableau de chasse de « spin doctor », notamment deux Premiers ministres, Edouard Balladur et Alain Juppé, et deux Présidents, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.
Très proche de l'actuel chef de l'Etat, Thierry Saussez a été nommé en juin dernier à la fois délégué interministériel à la communication et responsable du Service d'information du gouvernement (SIG), au lendemain des couacs sur les OGM ou la carte scolaire.
« On ne changera plus de modèle présidentiel »
Lui se défend pourtant d'être « Monsieur anti-couacs », rappelant qu'il n'est pas en charge de « la communication personnelle et médiatique des membres du gouvernement », mais du « temps moyen » et du « temps long » de l'explication des politiques gouvernementales.
Il a signé son arrivée par une série de spots publicitaires sur le pouvoir d'achat, puis proposé quelques mois plus tard « une émission de communication gouvernementale à la télé », avant de se rétracter, jugeant l'expression maladroite en période de réforme de France Télévisions.
Une erreur comme sa tâche en entraîne indéniablement, car il l'affirme sans détours : « suivre le rythme [de Nicolas Sarkozy, ndlr] en matière de communication, ce n'est probablement pas possible », tant les réformes s'enchaînent et chaque « nouvelle chasse l'autre ». Selon lui, on ne reviendra toutefois pas en arrière : « On ne changera plus de modèle présidentiel. »
« Royal a beaucoup perdu de sa crédibilité »
La crise actuelle complexifie un peu plus encore la promotion de la parole de l'exécutif. Point alors une langue de bois habituelle au sommet de l'Etat. Les huit millions de bonus distribués par Dexia alors que la banque a été sauvée par l'argent de l'Etat ? Pas de réponse concrète, si ce n'est une récurrente condamnation de la pratique, accompagnée d'une demande au patronat de se réguler par lui-même :
« On peut avoir un gros salaire, mais franchement les stock-options à outrance, les golden parachutes, c'est totalement contraire à l'engagement dans le privé. »
Pas question cependant d'aller chercher des idées à gauche pour faire face à cette crise, et encore moins chez Ségolène Royal qui serait elle-même déjà « en crise », analyse Thierry Saussez. Sa stratégie des excuses, « ce n'est pas une bonne idée parce que c'est très décrédibilisant » :
« C'est une sorte de gestion de crise. Je pense que Ségolène Royal a beaucoup perdu de son impact, de sa crédibilité, de sa popularité. Elle est en situation conflictuelle assez forte avec les gens qui l'entourent, et donc il faut qu'elle existe absolument. »
► « Parlons Net », le club de la presse Internet de France Info, présenté par David Abiker, avec Philippe Cohen de Marianne2.fr, Samuel Potier du Figaro.fr, et Julien Martin de Rue89.




















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De Wallabys
V | 18H08 | 24/04/2009 |
Je le dis tout de suite : je ne suis pas un fan de Ségo.
Ca c'est fait.
Saussez analyse et ressent la démarche de ségo comme décrédibilisante. Je suis pourtant très surpris du nombre de personnes dans mon entourage qui ont, depuis le « contre-discours » de Dakar, soit adhéré au PS, soit deviennent actif dans Désir d'Avenir, soit tout simplement relevé la tête et lavé une honte qu'ils trainaient avec eux. Cette honte des mots de notre Président.
Donc j'en conclu que les excuses de Ségolènes ont un impact important sur les femmes et les hommes qui ont un cœur et une tête.
J'ai dit
De infiltré_
ex étudiant...... | 18H25 | 24/04/2009 |
Il n'y a pas de « rythme présidentiel »
C'est le foutoir. Il brasse du vent pour masquer l'incompétence de son entourage et son absence de stature d'Homme d'Etat.
A vouloir tout faire en même temps, à la fin on ne fait rien d'autre que des conneries.
Le bac à sable…
Ya pas un général pour prendre le contrôle en sous-main ?
Ces « experts » de la com » sont pitoyables, des parasites qui cherchent le fric et essaient de faire croire à leurs maîtresses qu'ils sont puissant parce qu'ils causent avec le président et les ministres.
Taper sur royal ça en devient presque risible tellement c'est inutile voir contre-productif.
ce n'est pas un cauchemar, nous sommes en France…
De Ben85
ramoneur | 20H31 | 24/04/2009 |
Sarkozy confond dynamisme et agitation. Il zappe un sujet pour passer à un autre, il fait des effets d'annonce sans s'occuper de la faisabilité de ses propositions (parainnage par un collégien d'un enfant juif tué pendant la Shoah ou déduction rétroactive d'impôts sur l'emprunt immobilier, dans un tout autre domaine)…
Personne ne peut le suivre car il est dans la surenchère permanente.