
Dati sombre en meeting pour l'Europe : « Je l'ai bien fait là ? »
Sur l'énergie ou l'ingérence de l'Europe dans les affaires nationales, la candidate UMP s'est totalement embrouillée mercredi soir.
« Dati pour l'image, Barnier pour le sérieux. » Un cadre de l'UMP résumait en off le choix du tandem pour mener la campagne des européennes, lors de la proclamation des têtes de liste le 24 janvier dernier. Trois mois plus tard, l'analyse semble plus que jamais se confirmer.
Alors que le ministre de l'Agriculture multiplie les interviews avec une sobriété qui vire parfois à l'ennui, mais en démontrant une profonde connaissance des enjeux européens, sa colistière a fait une démonstration patente, mercredi soir, de sa méconnaissance de sujets pourtant primordiaux.
Invitée à une convention sur l'Europe organisée par les jeunes militants UMP à l'Assemblée nationale, la Garde des Sceaux est arrivée une heure après le début du meeting. Passé son accueil sous les applaudissements, elle s'est livrée à un jeu de questions/réponses.
« C'est ça ? On m'avait dit énergie… »
Un jeu qui va se révéler bien cruel pour Rachida Dati. Fiches en mains et assurant que « pourtant on avait révisé un peu », elle n'a pu répondre que par des rires et des approximations à une question sur l'énergie, comme le rapporte Europe1 :
« Alors, je récite, 77% de notre énergie provient du nucléaire, c'est ça ? Ah électricité ? On m'avait dit énergie… » (Voir la vidéo)
Rebelote quelques minutes plus tard à la question de savoir si l'Europe s'occupe trop des affaires nationales :
« Elle s'occupe de ce qu'on lui donne à s'occuper, et puis elle s'occupe de ce qu'on lui donne à s'occuper avec les personnes qui peuvent porter ses affaires à s'occuper. Je l'ai bien fait là ? » (Ecouter le son)
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« C'était un truc de jeunes »
Contacté par Rue89, l'entourage de Michel Barnier dit ne pas comprendre la polémique qui commence à enfler et qu'il faut « replacer ce meeting dans le contexte », sans toutefois aborder le manque de fond de Rachida Dati :
« C'était un truc de jeunes. Il y avait des parodies, c'était plutôt décontracté comme ambiance. D'ailleurs, ça s'entend très bien. »
Même tonalité et même mots du côté de l'équipe de campagne de la ministre de la Justice, qui explique aussi à Rue89 que « c'était un truc de jeunes » :
« La séquence s'appelait “Sur le grill” et se déroulait sur un ton humoristique. Elle fait des réunions tous les soirs et connaît très bien les sujets.
“C'est comme de dire qu'elle est arrivée une heure en retard, alors qu'en fait il a toujours été prévu sur son agenda qu'elle arrive une heure après le début de la convention…”
Et encore plus tard, jeudi depuis Bruxelles, Michel Barnier lui-même a répondu aux questions des journalistes avec des arguments identiques :
“Il faut vous remettre dans l'ambiance. Prenez ses réponses de cette manière-là, sans dramatiser. Vraiment, remettez-vous dans cette ambiance qui était celle de jeunes UMP qui organisaient une rencontre extrêmement décontractée et amicale.”
Rachida Dati aura elle attendu le lendemain, vendredi, pour répondre aux nombreuses critiques dont elle a été l'objet. Sur Europe1, elle a expliqué son attitude par le fait qu'il s'agissait d'une “parodie de l'émission ‘Qui veut gagner des millions ? ’” et qu'elle répondait donc “sur le ton de la parodie”. (Voir la vidéo)
Sarkozy et Royal avaient commis la même erreur
De quoi donner de l'eau au moulin à ses détracteurs qui assurent qu'elle prend à la légère cette campagne des européennes, elle qui avait toujours assuré vouloir rester place Vendôme. A l'image de François Bayrou, qui a estimé, jeudi en marge d'une conférence de presse au siège du MoDem, que “ce spectacle apparaissait comme gênant, étrange” :
“Il y avait quelque chose de troublant et de confondant dans le peu d'intérêt qui a été montré pour les questions européennes et le caractère un peu désinvolte dans la manière dont les réponses étaient faites.
‘J'y ai vu comme un symptôme de quelque chose d'un peu désespéré. J'ai l'impression que Mme Dati n'est pas très heureuse du sort qui lui est fait. Je n'ai pas l'impression que son engagement soit très enthousiaste.’
Des détracteurs qui font également courir le bruit de nouvelles ambitions d'ores et déjà connues : de la tête de l'Institut du monde arabe à la mairie de Paris, via la direction d'une grande entreprise publique ou privée.
A la décharge, toutefois, de la Garde des Sceaux, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal avaient commis la même erreur sur l'énergie, en mai 2007, à l'occasion du débat de l'entre-deux-tours de la présidentielle.
‘La moitié de notre électricité est d'origine nucléaire’, avait avancé le candidat UMP. ‘Non, 17% seulement’, avait corrigé la candidate PS. Mais ni l'un ni l'autre n'avait donné le bon chiffre : la part du nucléaire dans la consommation d'électricité en France s'élèvait à 78%.
► Mis à jour le 23/04/2009 à 16h42, avec les réactions de Michel Barnier et François Bayrou, et le 24/04/2009 à 12h32, avec les explications de Rachida Dati.

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De Pictulo
11H37 | 23/04/2009 |
Le pire, c'est qu'elle sera élue. Les français vont donc envoyer au parlement européen un personnage qui n'y connait rien et qui en est fier. Certes, ce ne sera pas la première fois. Mais avec Dati on passe un nouveau palier.
De YoshiL7
12H15 | 23/04/2009 |
Bien preuve que ce qui intéresse avant tout ces gens, ce ne sont pas les dossiers, faire avancer la société, aider les citoyens… mais bien se trouver une place dorée et pépère, le reste, ils s'en foutent ! Et bien évidemment, on va nous dire que nous n'avons donc rien compris, elle faisait dans l'humour etc… et qu'il n'y a donc pas polémique à avoir, bref, le refrain qui se répète…
De Gil BERT
Je suis un humain, mais je me soign... | 12H31 | 23/04/2009 |
Après Kouchner qui confond OGM avec ONG, qui ne sait plus dire « naturaliser » (peut être déjà rayé de leur dico) et qui en rigole, voilà Rachida qui nous fait comprendre en toute décontraction qu'elle n'en a rien à foutre de l'Europe, de l'énergie (Ce qui nous rappelle un débat présidentiel de sinistre mémoire et d'un niveau abyssal) et même des militants de son propre (façon de parler) parti , qu'elle n'a pas demandé à y aller, que place Vendôme, c'est quand même mieux pour les bijoux (faudrait peut être déplacer le parlement Européen à Anvers)
Après ça qu'on vienne pleurer sur la décrédibilisation de l'homme politique, pourtant investi d'une mission, quasi sacrifié au bien de la communauté, ou sur les taux de participation en particulier à l'élection Européenne où - dans tous les partis - on vire des listes des députés européens convaincus et confirmés pour les remplacer par des têtes d'affiches qui ne veulent même pas y aller.
Quand arrêteront-ils de nous prendre pour des cons ?
Quand on aura reconstruit la bastille, pour les y parquer et qu'ils s'y fassent dévorer par d'autres parasites !
De palmer
passant | 13H05 | 23/04/2009 |
Pendant que la ministre-aristocrate se fait les ongles, sa « Justice » juge et condamne des gens qui ont passé jusqu'à 20 heures dans une cellule de 3 m2, avec d'autres personnes, sur un banc en bois, sans disposer ni d'eau courante, ni de lavabo, ni de W.C. isolé, des personnes soumis à des fouilles à répétition, le tout dans un local dont la saleté et la puanteur sont repoussantes.
Le bâtonnier de l'Ordre des avocats de Paris a dénoncé jeudi l'insalubrité du dépôt du TGI de Paris et appelé ses confrères à plaider systématiquement la nullité des procédures, suivant ainsi le mouvement lancé la semaine dernière par de jeunes avocats.
Les avocats parisiens espèrent ainsi contraindre les pouvoirs publics à rénover les locaux. Si cet appel était suivi, cela pourrait rapidement désorganiser la juridiction. Le 17 avril, les 12 secrétaires de la Conférence du Barreau de Paris, ces avocats qui représentent le jeune barreau parisien et assurent la défense pénale des plus démunis, avaient profité d'une audience de comparution immédiate pour dénoncer les conditions « indignes » dans lesquelles sont détenus les prévenus à Paris, dans l'attente de leur procès. Scandalisés après une visite du dépôt, en février, ils avaient demandé au président de déclarer nulles les poursuites contre un jeune prévenu. Mais leur requête avait été rejetée. Leur rapport sur les conditions de détention au dépôt devrait être publié d'ici quelques jours sur internet et communiqué au garde des Sceaux. Ce qui se passe au dépôt « peut être qualifié sans excès de traitements inhumains et dégradants, constitutifs d'atteintes insupportables à la dignité humaine », s'indigne le bâtonnier dans un éditorial à paraître vendredi dans le bulletin du Barreau de Paris. « Il nous appartient, à nous, avocats, de plaider la nullité des procédures et de mettre les juridictions en face de leur responsabilité », poursuit Christian Charrière-Bournazel, car « nul ne devrait juger ni condamner une personne humaine qui a passé jusqu'à 20 heures dans une cellule de 3 m2, avec deux autres personnes, sur un banc en bois, qui n'a disposé ni d'eau courante, ni de lavabo, ni de W.C. isolé, qui a été soumise à des fouilles à répétition, le tout dans un local dont la saleté et la puanteur sont repoussantes ». Pour conclure, le bâtonnier « invite tous (s)es confrères à déposer des conclusions d'incident, de manière systématique, (…) à en appeler à la Cour européenne des droits de l'Homme, aussi longtemps que l'Etat n'aura pas mis un terme à ces voies de fait répétées ». Pour lui, « la solution est simple : on ferme et on rénove ».
Source france-info http://www.france-info.com/spip.php ? article282632&theme=69&sous_theme=69
De papy38
retraité | 13H38 | 23/04/2009 |
Personnellement et tout en étant de gauche, à gauche du PS, je pense qu'un candidat ne peut être en mesure de répondre à tout. Et que s'il le fait il a toutes les chances de rentrer dans le mur. Tant pis pour lui. Tant pis pour Rachida.
Il y a aussi des journalistes qui se ruinent les neurones à poser des questions insensées, ex. combien y a-t-il de sous marins nucléaires ? Pourquoi le candidat à quelque chose n'a-t-il pas le droit de répondre,
- Je ne sais pas et si je suis élu », je saurais m'entourer de gens qui sauront.
- Et puisque vous semblez le savoir, je vous en prie, éclairez ma lanterne.
A moins d'être une encyclopédie. Et ce n'est pas cela que je demande à un(e) candidat(e), mais ce que je veux savoir, ce sont ses objectifs. Veux-t'il répartir mieux la richesse nationale et comment s'y prendra-t-il ? Veux-t-il combattre les privilèges ? Et là, je crois être impitoyable. Mais j'en ai ma claque des candidats « je sais tout ».