
Quand la vie politique française se résume à un combat de coqs
Le spectacle actuel de la politique française, à l'aube des européennes, est affligeant. Il s'agit d'un véritable combat d'ergots qui renvoie à une cour de récréation uniquement masculine, dans laquelle chacun des chefs de rang veut se mesurer à l'autre, de la manière la plus physique qui soit.
Alors que nous rencontrons la crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale , que notre tissu social se déchire et que nos concitoyens sont partagés entre colère et désespérance, nos médias sont polarisées sur des combats virils que se livrent des hommes dont l'ego semble avoir été rendu fou par la trajectoire et le comportement du président de la République.
Le système monarchique semble s'être propagé de telle sorte que le bipartisme souhaité par certains s'est transformé en régime binaire dans lequel le positionnement ne se fait plus pour un projet ou une politique, mais pour ou contre Sarkozy. Entre postulants héritiers et concours au meilleur opposant, un condensé de ce que l'on peut imaginer comme débat politique insignifiant nous est déversé en continu.
Cette masculinisation à outrance de la vie politique, largement due au tempérament d'un Président qui « a la banane » et n'hésitait pas du temps où il allait à la rencontre des Français à provoquer ses contradicteurs sur le mode « descends de là si tu es un homme » traduit une régression profonde non seulement du système démocratique mais de la manière de débattre comme du contenu du débat.
Les femmes du gouvernement dépendent du Prince
Ainsi, un Frédéric Lefèvre, qui adopte la technique de l'aboiement pour empêcher ses interlocuteurs de parler, occuper tout le temps et interdire toute démonstration voire la réponse aux mensonges énormes qu'il profère, illustre un comportement masculin primaire que quelques années de progrès politique avaient réussi à gommer.
Ceci explique que le débat est monopolisé par des hommes qui veulent tous, dans l'optique de 2012, montrer qu'ils ont aussi la banane (non, mais des fois ! ). Ceci explique que Ségolène Royal apparaisse d'autant plus décalée qu'elle essaye de jouer sur un autre registre mais qu'elle est bien isolée.
Sans doute, le gouvernement compte-t-il de nombreuses femmes, mais elles dépendent du Prince et ne jouent en réalité aucun rôle politique en dehors de la gestion du département ministériel qui leur a été confié et à la condition d'être dans la ligne élyséenne.
Elles ne semblent disposer d'aucune autonomie pour impulser comme elles l'entendent leur politique. Le refus de Rama Yade de se soumettre et sa relative liberté de ton l'auront fait grimper au sommet des sondages. Mais quelle sera sa punition pour avoir désobéi ?
Le sauvetage de la finance passe avant la crise climatique
Ainsi, le changement dans les règles du jeu politique et la tragédie pour la démocratie que constitue aujourd'hui l'évolution césariste du pouvoir directement liée à l'élection au suffrage universel d'un Président qui concentre en lui-même tous les pouvoirs ont produit cette régression.
Mais cette explication est-elle suffisante ? On peut se poser la question de savoir si cette violence accrue ne correspond pas aussi à un mode de traitement et d'explication de la crise.
Le sauvetage de la finance est apparu comme l'impératif absolu, les autres objectifs, à commencer par la crise climatique qui nous menace au moins autant, passant au deuxième voire au énième rang.
De même, une autre approche de la politique et de la société, un changement indispensable de paradigme, la recherche d'une coopération plutôt que d'une compétition permanente sont passés à la trappe.
Tout se passe comme si on revenait à ce qui compte vraiment : la force. Le passage en force parait être redevenu une banalité, un retour à la normale après des années d'affaiblissement. Ce comportement cache donc un sujet fondamental : le type de société et de projet que nous voulons ? Or, de cela il n'est pas question.
La féminisation de la vie politique est un impératif vital
Entre ceux qui estiment avoir tout prévu, ceux qui croient avoir toutes les explications et ceux qui ne se manifestent qu'en négatif, nous ne débattons pas du seul sujet qui vaille.
Nous sommes en train de prendre un chemin très lourd de conséquences sans que le projet qui sous-tend ces décisions ne soit débattu. Or, seul le débat projet-contre projet compte. Nous en sommes privés.
Plus que jamais, l'affirmation de la féminisation de la vie politique est un impératif vital, non par souci d'égalité mais pour changer des règles du jeu devenues d'autant plus absurdes qu'elles nous éloignent des européens, qui ne cessent du reste de fustiger le comportement de notre Président, et qu'elles sont particulièrement inadaptées à la résolution de la crise dans le sens de l'intérêt général.
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De Sacha25
10H50 | 21/04/2009 |
Si la politique se résume à un combat de coq, c'est que les politiques n'ont rien à dire et que les femmes n'ont pas encore été capables d'exister, accablées qu'elles sont par une tradition raciste (machiste), haineuse, intolérante et totalitaire : l'idéologie religieuse
De AC-89
10H52 | 21/04/2009 |
Pas sûr que la féminisation amène un progrès : Nadine Morano ne vaut pas mieux que Frédéric Lefebvre.
à AC-89
De Pseudo
Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 17H26 | 21/04/2009 |
Et encore vous ne parlez pas d'Alliot Marie…
à Pseudo
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 17H48 | 21/04/2009 |
Alieno Marie ?
LIBEREZ COUPAT DES GRIFFES DE LA BETE !
à Numerosix
De Pseudo
Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 17H51 | 21/04/2009 |
Ah oui, je reconnais bien là son doux sourire…
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 10H56 | 21/04/2009 |
N'importe quoi !
Royal et Aubry se bouffent tout aussi bien la gueule que les clébards mâles de la politique made in France, et Dati, Morano, Lagarde, Boutin, etc. , n'ont rien à envier à leur collègues masculins en détestabilité.
Z'allez tout de même pas dire que madame Thatcher, elle était cool parce qu'elle était une femme, non ?
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De r_v
11H23 | 21/04/2009 |
Pour le coup, je suis bien d'accord avec vous. Les femmes politiques que nous avons sont d'abord des politiques, donc sans scrupule, sans morale et prêtes a tout pour exister. Si en plus elles sont en haut de l'échiquier, c'est qu'elles ont coulé pas mal de monde pour y arriver (comme les hommes bien sur ! )
De plus, croire que les femmes pourraient amener plus en politique que les hommes est tout a fait sexiste comme pensée, et reflète parfaitement les théories sexistes selon lesquels l'homme est fort, bagarreur…et la femme douce, réfléchit…
La femme sera l'égal de l'homme quand la conne sera l'égal du con ! (les malpolis, je croie) > je crois qu'en politique, on progresse pas mal selon cette maxime…
Cela dit, je suis d'accord sur le fait qu'il devrait y avoir plus de femmes en politique…
« Les femmes du gouvernement dépendent du Prince » Oui mais comme les hommes, je pense !
« Le sauvetage de la finance passe avant la crise climatique » Oui c'est vrai mais pour faire quelque chose il faudrait regarder plus loin que 2012, et ca c'est pas la politique d'aujourd'hui !
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De Nighthawks
| 13H29 | 21/04/2009 |
Oui, c'est vrai. Pourquoi ne seraient-elles pas dures, les femmes ?
Condie Rice, par exemple.
Plus dure que Maggie en Europe : Rita Verdonk ex-membre du Parti Socialiste Pacifiste aux Pays-Bas.
Et Madame Gbagbo ( ? ) : -)
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De Laurent-Weppe
12H08 | 21/04/2009 |
Aux dernières nouvelles, ni Royal, ni Aubry (pourtant surnommée « main de fer dans une cotte de maille ») n'ont approché le comportement d'un Lefebvre ou d'un Sarkozy jouant les mâles dominants bien à l'abri derrière ses gardes du corps.
D'ailleurs, Morano, Boutin, Dati, envers lesquelles je n'ai aucune sympathie et qui se sont déjà comportées de manière odieuse par le passé n'ont pas non plus cherché à « égaler » leurs pires collègues masculins.
On peut passer l'Atlantique et trouver un équivalent en comportement détestable chez Ann Coulter, mais son comportement tient probablement davantage de la campagne de pub (ses bouquins d'insultes gratuites ont leur public) que de l'expression de la personnalité.
à Laurent-Weppe
De la champenoise
14H03 | 21/04/2009 |
Pour Morano, pas d'accord avec vous : hier soir au grand journal elle « valait » largement un F. Lefebvre (la voix de son maître) au meilleur de sa forme …
à la champenoise
De Laurent-Weppe
15H23 | 21/04/2009 |
Erreur de ma part : je pensais « Lagarde », j'ai écrit Morano, qui s'approche, il est vrai, davantage de ses collègues à chromosomes Y.
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De Sacha25
15H49 | 21/04/2009 |
C'est très vrai. Ces femmes politiques sont des politiques, pas des femmes
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De InitiativeDharman
Merde in France. | 16H41 | 21/04/2009 |
On peut toujours chercher des contre-exemples dans l'Histoire de femmes qui furent aussi des tueuses. Thatcher est toujours citée et pour cause, elle a une guerre à son actif entre autres choses mais en toute bonne foi et statistiquement, je crois qu'on peut dire que la femme est l'avenir de l'homme pour parler communément.
Hitler, Staline, les dictateurs africains, les présidents iraniens, Bush, Nixon, Pétain, Li Peng, Hiro Hito, Milosevic, Mussolini, Franco etc, etc…Ce n'étaient pas des femmes que je sache.
Je ne parle là que d'une époque récente.
Etablir une liste de femmes aussi cruelles que les hommes cités plus haut ne sera pas tâche facile.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H29 | 21/04/2009 |
Pas mal écrit, pour une bonne femme ! Et sans hystérie, chapeau !
Je plaisante , vous etes un(e) des rares politiques que je respecte ,bien que vous soyez meme pas de gauche.
Ce spectacle est affligeant, je suis bien d'accord avec vous.
Maintenant, le probleme , c'est que pas mal de vos consoeurs au pouvoir actuellement ne nous font pas vraiment esperer en une amelioration venant spécifiquement des femmes . Par exemple , encore ce matin :
PARIS, 21 avr 2009 (AFP) - La présidente du Medef, Laurence Parisot, a dit mardi entrevoir des « micro signes positifs » pour l'économie mondiale, tout en soulignant qu'il faudrait désormais inventer de nouveaux secteurs d'activité pour retrouver les rythmes de croissance connus avant la crise.
L'urgence , ce serait de tous les changer, les gens de pouvoir, actuellement aux affaires, les femmes et les hommes ..
Je n'irais pas jusque à dire « Commencez déja par faire le ménage chez vous », vous iriez encore le prendre mal ..
à Numerosix
De déluge
menuisier | 11H30 | 21/04/2009 |
Pareil.
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
11H49 | 21/04/2009 |
C'est une vieille lune du féminisme que de croire que l'évolution d'une femme dans un système politique sera vertueux quand ses collègues masculins se comportent comme de sombres brutes assoiffées de pouvoir.
Le comportement de Ségolène Royal et Martine Aubry devrait nous prouver le contraire, (mais celui des femmes ministre du gouvernement est encore bien pire). Et si l'on repense à toutes les femmes ministres depuis 30 ans, on a pas que des bons souvenirs…
Le combat de coq - et de poules- devrait bien vite faire face au combat de rue.
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De Nighthawks
| 13H31 | 21/04/2009 |
Une « Nadine » de gauche :
http://www.tdg.ch/actu/suisse/insultes-gifles-menaces-valerie-garbani-de…
De personne
11H15 | 21/04/2009 |
Je ne voudrais pas vous faire peur, mais depuis 4 jours le « combat de coq » est entre Royal et Lefebvre, aux dernières nouvelles madame Royal avait un sexe dit féminin qui ne l'empêche en rien « d'aller à la pèche aux petites phrases » pour « envoyer des piques » comme ses confrères avec un sexe dit masculin.
De là a y voir qu'il n'y a aucun rapport avec le sexe des anges et que votre article pseudo-féministe est un torchon est un risque que je ne prendrai pas. On sait jamais elles deviennent toutes hystériques quand on ose les contredire.
De A.V.
tamagotchi89 | 11H16 | 21/04/2009 |
Camille, viens m'aider s'il te plait à convaincre Corinne Lepage que la dialectique homme masculin / femme féminine est une vision d'arrière-garde et que masculinité et féminité transcendent les genres en vertu de la nature excessivement bisexuelle de l'être humain. Que le stéréotype sexuel n'est qu'un effet de la pression sociale, et que donc la confusion femme/féminité fait dire un peu n'importe nawak à Corinne Lepage.
De Mandoline
demain peut-être... | 11H19 | 21/04/2009 |
Vous véhiculez , Madame Lepage, toujours les mêmes clichés de douceur, d'humanisme, de raffinement dont seraient empreintes les femmes, forcément maternelles. Ces clichés ont été créés par les hommes pour maintenir les femmes sous leur domination et leur contrôle. Beaucoup, avant, y'à longtemps en devenaient folles. Vous êtes aussi macho qu'un sarkosy. Les femmes doivent rentrées dans la sphére publique tout simplement parce que la société est mixte et qu'elle doit l'être dedans et dehors. D'ailleurs à quand un congé paternité de 2 mois, comme en Suéde ? Quand les DRH femmes arrêteront -elles de pouffer face à un homme, venant pour une embauche, et expliquant qu'il a été 3 ans en congé parental ? C'est arrivé à plusieurs copains, dingue, non ?
De mauser
11H27 | 21/04/2009 |
Je dois être un gros imbécile mais vous voulez en venir où ? Que le manque de femmes en politique rend le débat unijambiste, ceci je le conçois facilement. Que la présence de femmes politiques apaiserait le débat. Je doute une femme en colère vaut un homme dans le même état avec un plus elles n'oublient pas et se vengent avec intérêts.
Non la question la vraie mais que personne ne pose c'est nos politique ont-ils des idées ou juste une se faire du fric sur notre dos, personnel féminin compris.
De supprimé à la demande du riverain 13 mai
.... | 11H46 | 21/04/2009 |
Avec ma petite femme, on vous écoute souvent le matin sur France Culture. Cette petite coquine vous a surnommée « l'éphémère juppette »… N'y voyez pas malice. Elle est formidable cette équipe de chroniqueuses, toutes antisarkozystes. Cela au moins, ça fleure bon le pluralisme et le respect de l'auditeur-contribuable : vous croyez pas, madame ? Quant aux infos, on a beau chercher, on ne trouve pas un seul journaliste de droite ou même du centre. Cela au moins, c'est de l'info, pas de la propagande comme dans certains medias. Et puis ça a un petit côté rétro absolument charmant. On croirait radio Moscou sous Brejnev ! C'est extra !
à supprimé à la demande du riverain 13 mai
De félicité-mafoi
11H50 | 21/04/2009 |
Trollinet en vue
à félicité-mafoi
De hershellgordon
11H53 | 21/04/2009 |
et roger velu en sus…

à hershellgordon
De Raslacouette
. | 12H01 | 21/04/2009 |
Tagada, tagada, voilà le Norton…
à Raslacouette
De félicité-mafoi
12H04 | 21/04/2009 |
Hi hi hi, son pseudo, ça fait troud'bal.
à félicité-mafoi
De hershellgordon
12H06 | 21/04/2009 |
un troud'bal qu'écoute france cul-ture…l'est pas risible ?
à félicité-mafoi
De Raslacouette
. | 12H07 | 21/04/2009 |
Oui, et polyglotte le Tagada ! Avec des fautes à « Has »…
à Raslacouette
De hershellgordon
12H12 | 21/04/2009 |
bon les filles, je file au boulot…l'esquintez pas trop, il est tout neuf le nouveau tagada…et l'amitié !
à hershellgordon
De Raslacouette
. | 12H18 | 21/04/2009 |
T'inquiètes, on va le bichonner notre Tagada survivor !
La belle journée lamorille.