Libération a révélé qu'au cours d'un déjeuner avec des parlementaires mercredi, Nicolas Sarkozy a tenu des propos peu amènes au sujet de José Luis Zapatero, d'Angela Merkel et de Barack Obama.

Du président américain, Nicolas Sarkozy a expliqué qu'il était encore débutant :
« Obama est un esprit subtil, très intelligent et très charismatique. Mais il est élu depuis deux mois et n'a jamais géré un ministère de sa vie. Il y a un certain nombre de choses sur lesquelles il n'a pas de position. »
Concernant son homologue allemande, il s'est félicité qu'elle suive son exemple :
« Quand elle s'est rendu compte de l'état de ses banques et de son industrie automobile, elle n'a pas eu d'autre choix que de se rallier à ma position. »
Mais c'est à José Luis Zapatero qu'il s'en prend le plus au moment du dessert :
« Zapatero n'est peut être pas très intelligent. Moi, j'en connais qui
étaient très intelligents et n'ont pas été au second tour de la
présidentielle. »
En dépit d'un démenti officiel au sujet de la petite phrase lancée à l'encontre de ce dernier, la presse étrangère s'est déchaînée. Florilège.
Espagne : fanfaron et mégalo
Le site Soitu a consacré un article aux études d'un psychologue, Richard Lynn, qui a classé les Nations selon le QI de leurs habitants :
« En appliquant cette théorie à la nationalité de ceux qui étaient présents à la réunion du G20 à partir de Londres, le chef d'Etat au QI plus élevé est Lee Myung-bak, le Premier ministre de Corée du Sud (pays où le QI moyen est estimé à 106).
“Selon cette curieuse liste, le Premier ministre espagnol possède un QI de 99, supérieur à celui des Français (98) et des Américains (98), mais inférieur aux Italiens (102) et aux Allemands (102).”
El Periódico s'attaque au tempérament hâbleur du président français :
“On pouvait s'y attendre. Comme le Guadania [le fleuve, ndlr], le caractère fanfaron de Nicolas Sarkozy remonte régulièrement à la surface. (…) L'Elysée s'efforce, en niant ces critiques, d'éviter que cet épisode ne nuise aux bonnes relations entre Sarkozy et son homologue espagnol, qu'elle considère comme un allié.”
De son côté, El Mundo ironise sur les conséquences possibles de cette sortie sur la prochaine visite de Nicolas Sarkozy en Espagne :
“Il ne le trouve pas très intelligent. Peut-être pourra-t-il lui exposer ses arguments lors de sa visite en Espagne les 27 et 28 mai. Carala Bruni sera à ses côtés, sans doute pour alléger les tensions ou contenir les légèretés que son mari profère durant ses réunions au sommet.
‘Celle d'hier, par exemple, a montré que Nicolas Sarkozy se perçoit comme le maître du monde’, ainsi que l'a noté ‘Libération’.”
Angleterre : Nicolas Sarkozy se surpasse
“Nicolas Sarkozy n'a jamais su se rendre aimable auprès de ses pairs.” C'est ainsi que débute l'article du Guardian consacré à ce déjeuner désormais célèbre. La suite éreinte le président français :
“Il a irrité avec sa vantardise, épuisé avec son hyperactivité, choqué par ses attaques politiques à la télé et ses textos envoyés pendant les réunions. Mais aussi impressionnants que soient ses antécédants, il vient de les surpasser tout seul.”
“Nicolas Sarkozy insulte les chefs d'Etat durant un déjeuner”, titre le Daily Telegraph, avant de résumer assez fidèlement les propos d'une personnalité “pas réputée pour son tact” et “réputée pour sa brutalité” :
“Le président français a suggéré que le nouveau président des Etats-Unis était inexpérimenté, que le Premier ministre espagnol n'était pas très intelligent et que la chancelière allemande ne partageait pas sa prévision sur la façon de s'attaquer à la crise financière mondiale.”
Le Times propose un décryptage du comportement de Nicolas Sarkozy, notamment face à Barack Obama, qu'il ne “peut pas supporter”.
Après avoir comparé l'attitude très “bitchy” des ados qui critiquent avec mauvaise foi un camarade très séduisant avec celle de Nicolas Sarkozy, Catherine Philp écrit de ce dernier qu'il est jaloux du nouveau “beau” président américain. Avant de lancer comme un avertissement :
“Un sondage publié hier, a donné à son prédécesseur, Jacques Chirac, 30 points de propularité d'avance sur lui. Il ya une seule chose plus menaçante que le président brillant récemment élu : un brillant ancien. Watch your back, Jacques.”


























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De Humain
13H40 | 18/04/2009 |
Un détail dans l'article du Guardian…
il n'est pas réellement question de « pairs » mais des « collègues » de Sarkozy ! !
La notion de pair (en Anglais peer) laisserait entendre qu'il y ait une « égalité » entre Nicolas Sarkozy et les autres chefs d'Etat, ce que le rédacteur du Guardian ne cherche pas à mettre évidence !
(Le phrase original du Guardian est « Nicolas Sarkozy has never been one to endear himself to his fellow heads of state »)
De Fabien.Drx
En avant ! | 14H41 | 18/04/2009 |
Sarkozy aurait dit que Zapatero n'était pas intelligent ! => c'est marrant c'est pas ce que j'ai lu : « On peut dire beaucoup de choses sur Zapatero », remarque Emmanuelli. « Il n'est peut-être pas très intelligent. Moi j'en connais qui étaient très intelligents et qui n'ont pas été au second tour de la présidentielle », s'amuse Sarkozy (en parlant de Jospin).
Qui a dit que Zapatero était stupide ? … il me semble que Sarkozy au contraire prend sa défense… pour lui trouver des qualités… le seul qu'il flingue c'est Jospin.
Bravo Libé. On se ridiculise nous mêmes à l'étranger !
Car au fond : il me semble que c'est une avancée démocratique importante que le Président discute aussi librement avec des parlementaires de gauche et de droite sur les décisions du G20. Que certains parlementaires ou journalistes soit assez irresponsables pour en profiter pour le flinguer dans le dos… C'est bien tout le problème.
Très bon point de vue de Patrick Jarreau (Rue89) :
http://www.rue89.com/politiques-crise/2009/04/17/larrogance-de-sarkozy-f…
De gaebus
17H34 | 18/04/2009 |
Les propos attribués à Nicolas Sarkozy sont perçus à Madrid comme …….., mais « un éloge vénéneux » (La Razon) pour qui « Nicolas Sarkozy devra
créer à L'Elysée un département uniquement dédié aux démentis. »
De Fabien.Drx
En avant ! | 20H44 | 18/04/2009 |
e député Vert François de Rugy, lui aussi présent au déjeuner, confirme les propos rapportés par Libération : « rien de ce qui est dit dans cet article n'est faux », écrit-il sur son blog, tout en ajoutant : « il ne doit pas y avoir d'erreur d'interprétation non plus : il était très clair que Nicolas Sarkozy faisait l'éloge de Zapatero, comme de Gordon Brown ou de Felipe Gonzalez, pour s'en prendre ironiquement aux socialistes français ».
Selon un autre participant à ce déjeuner, Nicolas Sarkozy aurait fait remarquer, en réponse à une question, que Jose Luis Zapatero avait « gagné deux fois les élections », ce qui n'était pas le cas de quelqu'un « qui était présenté comme très intelligent, qui était au pouvoir depuis cinq ans, qui s'est présenté et qui n'était même pas au deuxième tour de la présidentielle de 2002 », une allusion à l'ancien Premier ministre Lionel Jospin.
No comment. Il suffit de réfléchir deux minutes.
De SuperAlAmAs
homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 21H24 | 18/04/2009 |
Ca y est ! C'est fait ! On a notre « Bush » à nous !