C'est par un simple communiqué de la Maison Blanche que le Président Obama a avancé lundi soir son premier pion : la levée de restrictions aux voyages et aux transferts d'argent vers Cuba. Il reprend ainsi la partie d'échecs commencée il y a bientôt 111 ans lorsque le premier drapeau américain a été planté sur le sol cubain, à Guantanamo le 11 juin 1898.

Contrairement à la plupart des informations diffusées depuis deux mois, Obama ne s'était pas encore impliqué personnellement dans la question des relations entre Cuba et les Etats-Unis.
A Washington, de nombreuses initiatives au Congrès dans les rangs des deux partis avaient certes permis, en mars, de secouer un peu le blocage introduit par l'administration Bush : réduction à un an au lieu de trois de la fréquence autorisée des voyages des Cubano-Américains pour voir leur famille… Et d'autres mesurettes tactiques sans grandes conséquences pratiques.
Rappelons aussi que l'influent Sénateur républicain Lugar a publié le 23 février un rapport constatant l'échec de la politique américaine depuis cinquante ans à l'égard de Cuba et prônant une ouverture des relations diplomatiques et commerciales.
Un simple communiqué de la Maison Blanche
C'est le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, qui a lu hier dans l'après-midi un communiqué annonçant que le président Obama « dans le but d'aider le peuple cubain à déterminer librement son avenir politique » avait demandé à son gouvernement de prendre toute une série de mesures pour lever totalement les restrictions des voyages et d'envoi d'argent aux citoyens américains d'origine cubaine. Sont également autorisés la passation de contrats entre des entreprises de téléphonie des deux pays.
La réaction cubaine ne s'est pas faite attendre. Dans son journal du soir, la télé de La Havane a annoncé la mesure sans aucun commentaire. Lundi à 18h12, ainsi qu'il aime à les dater avec précision, c'est une nouvelle réflexion de Fidel Castro qui est publiée. A noter sa productivité accrue : c'est la 15e en 13 jours ce mois-ci, alors qu'il a été silencieux pendant six semaines en fin d'année. Le texte, modéré dans sa forme, est titré : « Pas un mot sur le blocus ».
Une délégation du Caucus noir du Congrès des Etats-Unis à Cuba
Très récemment, La Havane a été très à la mode pour les Américains. On a ainsi noté l'énorme succès de la Xe Biennale d'art contemporain de La Havane, à laquelle ont participé des dizaines d'artistes de New York.
Une délégation officielle de sept membres du Caucus noir du Congrès a été reçue par le Président Raul Castro (qui a rappellé une fois de plus sa disposition à ouvrir des discussions sans conditions). Ensuite, la délégation a été reçue par son frère Fidel, qui a écrit rien de moins que trois Réflexions chaleureuses sur cette visite.
En quittant Cuba, sa présidente, Barbara Lee, a rappelé que Barack Obama, sénateur de Chicago, a été un membre assidu de ce Caucus, et qu'elle ne manquerait pas de lui rendre compte de cette visite avant le Sommet de Trinidad et d'insister sur la nécessaire révision positive des relations de son pays avec Cuba.
PREPARATION D'UN MARCHANDAGE ?
Notons le cas du terroriste d'origine cubaine Posada Carriles, impliqué dans plusieurs attentats contre Cuba, qui avait été laissé en liberté sous caution en Floride et qui vient d'être inculpé par un tribunal américain de complicité dans un attentat ayant causé la mort, il y a une dizaine d'années, d'un touriste italien à La Havane.
Observons également le récent appel à la Cour suprême américaine pour demander une révision du procès des cinq cubains (des agents de Cuba infiltrés dans des organisations activistes de Miami) et condamnés à la prison à perpétuité. Le motif de l'appel par leurs avocats américains et du soutien d'une douzaine de Prix Nobel est un parallèle avec le 11 septembre : il faut bien infiltrer les réseaux terroristes pour se protéger…
De son coté, à Cuba, Raul Castro n'a pas refusé le principe d'une possibilité de libération des « prisonniers politiques » cubains qui sont considérés comme des mercenaires de la CIA.
A Cuba même, la situation est très calme. Le récent limogeage brutal du ministre des Affaires étrangères Felipe Roque et de Carlos Lage, après quelques jours de doutes, n'a pas fait de vagues. Les hypothèses les plus farfelues et contradictoires de tentative de coup d'Etat mêlant même Hugo Chavez ont circulé. Il semble confirmé qu'il s'est agit surtout pour Raul et Fidel Castro de reprendre personnellement et sans conflit entre eux, le contrôle absolu sur les futures discussions américano-cubaines.
« Cuba ne tendra jamais les mains pour mendier ! »
Dans son texte de réponse à Obama, Fidel Castro, tout en citant de façon détaillée les mesures annoncées trois heures auparavant pour lever « les odieuses mesures imposées par Bush », insiste sur le fait que rien n'a été dit du blocus « la mesure la plus cruelle contre le peule cubain » empêchant notamment l'importation de matériel médical et de médicaments.
Il souligne également que les voyages à Cuba ne sont pas autorisés pour l'ensemble des citoyens américains. En conclusion, Fidel Castro ironise et se demande si Obama parviendra à persuader de l'innocuité du blocus, les trente chefs d'Etats d'Amérique latine avec qui il se réunit le week-end prochain à Trinidad… Son mot de la fin : « Cuba ne tendra jamais les mains pour mendier ! »
Reste à savoir ce que diront, lors du Sommet des Amériques de Trinidad, les pays d'Amérique latine, qui, dans leur totalité (y compris la Colombie, pourtant si proche des Etats-Unis), plaide d'une seule voix pour la levée de toutes les restrictions américaines.





















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De steed1
prosateur à mi-temps | 10H56 | 14/04/2009 |
Je me demande ce qui justifie encore l'embargo sur Cuba, quand on sait que les USA commercent déjà beaucoup ave l'île. Y ont-ils encore quelque chose à y gagner ?
En tout cas le vieux Fidel est resté debout, c'est pas les tentatives pour le dessouder qui ont manquées ! pas comme les malheureux dont les os tapissent les fonds marins entre la Havanne et Miami.
http://sentiers-battus.over-blog.com/
à steed1
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 11H00 | 15/04/2009 |
Effectivement, bonne interrogation…
Rien ne justifie davantage l'embargo alimentaire ou médical…
…si on (les riches) n'arrive pas à se passer de leurs cigares !
* TROP « CLASSE »…n'est ce pas ? …et ça va avec les Yatchs.
De Emma Indoril
Nérévarine | 11H21 | 14/04/2009 |
C'est déjà ça…
De parousnik
12H23 | 14/04/2009 |
L'ancien assistant de Cheney confirme en partie la déclaration de Seymour Hersh sur l'existence d'une unité d'assassins sous les ordres de l'Exécutif
http://www.reopen911.info/News/2009/04/12/lancien-assistant-de-cheney-co…
De General Subverciòn
viva Makhnovchtchina | 12H26 | 14/04/2009 |
le vice président US à déclaré récemment que la levée de l'embargo « n'était pas d'actualité »…On oublie parfois parfois que ce sont les mêmes intérêts financiers (complexe militaro industriel et banquiers) qui ont mené TOUS les présidents américains à la maison blanche…Obama inclus…l'arbre cache toujours la forêt !
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 13H11 | 14/04/2009 |
les affreux terroristes de guantanamo pourront t'ils avoir au moins des parloirs et reçevoir des mandats pour cantiner
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 14H43 | 14/04/2009 |
J'aime bien le titre : « Castro veut la levée du blocus »
J'ai envie de répondre : Il aura ce qu'on lui donne… ! et en plus, on ne sait pas de quel « CASTRO » il s'agit (Raul ou Fidel)…car tant que le second n'est pas décédé, il a encore son mot à dire.
Même si à mon sens, rien de vraiment normal ne justifie le blocus de cette ile qui aurait probablement réussi sa révolution tranquille si cette malveillance du plus fort vers le faible ne lui avait été faite.
Jimmy Carter s'était essayé au déblocage de cette situation…, supprimant en partie certaines interdictions d'importations (sur les denrées de première nécessité, et sur les médicaments notemment)…puis peu à peu rétablir quelques échanges…
Puis vinrent les suites BUSH père, puis BUSH fiston qui ont remis le couvert, estimant que ce peuple risquait de s'en sortir…
NEOCON ne veut pas forcément dire : Néo Conservateurs.
………………………………………………….
Priver ces gens de toutes leurs chances, avec la complicité de tous les pays occidentaux riches - simplement parce qu'on habite juste à coté - a quelque chose de surréaliste….
…mais pour Guantanamo, les USA doivent de l'argent à CUBA qui par esprit d'orgueuil National n'a jamais encaissé les loyers du site.
De Phil2922
Retraite invalidité | 16H03 | 14/04/2009 |
Allez Obama, encore un effort vers plus de démocratie de la part de votre pays et on pourra alors vous comparez à Roosevelt…
Au fait, il en est où avec la protection sociale, médicale des Américain(e)s… ? J'espère qu'il n'a pas reçu de conseils de la part notre Président… ! !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 17H25 | 14/04/2009 |
« J'espère qu'il n'a pas recu de conseils de notre Président… »
- dites vous en faisant allusion à la protection sociale aux USA.
Il n'y a jamais que SARKOSY lui même pour croire dur comme fer que le Président OBAMA accorde quelque crédit à sa doctrine…
à Yvon le Zébulon
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 20H03 | 14/04/2009 |
De Stronk
pataphysicien | 16H43 | 14/04/2009 |
Obama parle mais n'agit toujours pas… je sais que reprendre un pays qui vient de traverser l'ère Bush n'est pas facile mais il y à un moment où il faut assumer ses positions. Le blocus envers Cuba est une chose idiote qui fait que le peuple crève de faim… Mais les américains s'en réjouissent car ils peuvent dire : regardez ce qu'est le communisme ! regardez Cuba ! Ce comportement est injustifiable mais très américain… l'Amérique, ce grand pays qui se veut garant des droits de l'Homme… L'Irak, le proche Orient en général…. Merci l'Oncle Sam !
à Stronk
De Grandloup74
17H42 | 14/04/2009 |
D'accord avec vous ! Cependant, il est utopique d'attendre trop de bonnes choses d'Obama. Il a été mis en place avec l'aide immense du lobby des armes et celui israélien, c'est donc qu'ils attendent autre chose qu'une politique contraire à leurs intérêts. Les Etats Unis sont si mal vus dans l'opinion internationale, que ces lobbys ont décidé de redorer un peu leur blason en mettant en place un homme qui obtiendra plus de bienveillance de la part du monde entier. Ensuite, les finances états uniennes sont au bord du gouffre et ce pays ne peut plus (à son grand regret sans doute) mener des guerres tous horizons, pour affirmer encore son hégémonie. Avec Obama, les USA feront semblant de s'assagir et s'humaniser sous la seule volonté du nouveau président pour sauver la face et surtout la bourse car en cas d'aveu de faiblesse économique, celà entrainerait la faillite et le discrédit. Ce pays va profiter de son semblant de nouvelle sagesse pour obtenir plus d'alliance de soutien et de confiance des pays partenaires qui voudront bien l'aider ou s'allier. Une fois remonté, sa course à la domination mondiale reprendra de plus belle avec toutes les conséquences et guerres que cela impliquera. Mais le monde restera aussi aveugle (par ce qu'éblouit ? ) envers ce pays qu'il l'est depuis 60 ans.
De peut-être
17H44 | 14/04/2009 |
L'histoire n'est qu'une série de dominations orchestrées par une minorité au détriment d'une vaste majorité. A chaque étape, un alibi, une justification. Les mystifications modernes, déguisées en évidences fondamentales font appel à des formes coercitives ou incitatives pour faire accepter l'inacceptable.
Cuba : taux d'alphabétisation le plus élevé du monde…
La domination Étasunienne sur le « monde anticapitaliste » n'a qu'un but empêcher toutes formes de démocratisations, l'embargo sur Cuba, en est une preuve. A vous de nous contredire M. Obama.
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 18H40 | 14/04/2009 |
http://fr.yahoo.com/_ylt=AgU3L6jzYZs9Ax2d7UzlnwmhVM8F ; _ylv=9/SIG=12dgbj1…
De Rafa
étudiant | 22H53 | 14/04/2009 |
Ce qu'il faut bien comprendre c'est que les USA n'ont jamais eu la moindre illusion sur l'effet du blocus. Certes ils prétendent avoir organiser ce blocus pour aider le peuple cubain, et faire plier Castro et ainsi le faire partir. mais il n'en n'es rien, Les USA savent pertinement et on toujours su que imposer un blocus ne fait que renforcer un gouvernement et rendre son peuple solidaire face a une agression étrangere.
La vrai raison d'etre de ce blocus et cela depuis toujours c'est de faire un exemple en amérique latine. Montrer au peuple sud-américains ce qui leur arrivera si ils osent se lever contre les interets américain, si il ose se lever contre l'impérialisme, et demander justice et indépendance ! Voila l'objectif de ce blocus. Et force est de constater que la politique de « containement » en amérique du sud a été un succes et le blocus de cuba était l'un des aspects de cette politique.
Mais les USA se rendent aujourd'hui compte qu'il non plus les moyens de leur influence en amérique latine, le virage a gauche de ce continent le prouve. Et Obama a parfaitement intégré cela. Obama souhaite donc cesser d'etre uniquement sur un registre d'agression mais plus vers une diplomatie ouverte.
En attendant c'est le peuple cubain quia fait les frais de ce jeu géopolitique…
De pollicarpe
historien-juriste | 00H14 | 15/04/2009 |
Il est faux d'écrire que Cuba connaît un blocus. Si tel était le cas, la marine de guerre US empêcherait quiconque de se rendre à Cuba.
Ce pays subit un embargo de la part des États-Unis. C'est tout.
L'utilisation du terme « blocus » par le régime castriste n'est pas neutre.
à pollicarpe
De Rafa
étudiant | 14H01 | 15/04/2009 |
Certes… Il est difficile d'etre neutre dans cette affaire. L'embargo n'est pas un acte de guerre le blocus oui.
Alors dire embargo, c'est se mettre sur la ligne américaine. Blocus, c'est le point de vue cubain, ils parlent d'ailleur de « bloqueo ». Ils se condiserent donc en guerre contre les USA, et honnetement ont peut les comprendre lorsque l'on voit la liste impressionante d'agression dont Cuba a été victime depuis des décennies de la part des USA…
Apres que les USA repeignent leur politique a l'égard de Cuba en tentant de la rendre acceptable, en employant des termes comme embargo… Franchement… Mais libre a vous de soutenir cela !
à pollicarpe
De fidesien
ouvrier | 15H02 | 15/04/2009 |
Un bateau qui acoste à Cuba ne peut acoster aux Etats Unis durant 6 mois.Les armateurs font payer ce désagrément à Cuba +30% pour le transport,tout comme emprunter de l'argent pour Cuba au niveau bancaire c'est le taux de l'usure autour de 12%……….
Le blocus ou embargo est chiffrés par les USA plus d'un milliard USD/an,le double pour les cubains
De maxime vivas
08H33 | 15/04/2009 |
Le titre de l'article est erroné. C'est la communauté internationale quasi unanime qui veut la levée du blocus (voir tableau des votes ci-dessous)..
Par ailleurs, ergoter sur l'appellation de cette agression serait utile si ceux qui préfèrent le terme « embargo » avaient une idée de la cruauté concrète de la chose. Les dispositions du blocus/embargo sont incroyablement nombreuses, à caractère extraterritorial (les autres pays ne peuvent commercer librement avec Cuba dès lors qu'un composant, un matériau, un brevet made in USA entrent dans le matériel vendu). On citera des failles, comme le commerce de céréales entre les USA et Cuba. Mais, d'une part, une digue affectée d'une brèche reste une digue et, d'autre part, les conditions de vente sont hors normes (pas de crédit, paiement avant livraison).
Le blocus est un acte barbare visant à affamer un peuple.
Il n'existe pas dans l'Histoire de l'humanité d'agression si longue contre un pays, ni d'exemple d'une telle capacité de résistance et de développement malgré tout. D'où l'immense prestige dont jouissent Cuba et ses dirigeants dans le tiers monde.
Il est faux de dire, comme je le lis ici dans un post que les Cubains sont affamés. Les Cubains manquent de tout, sauf de l'essentiel dont sont privés des centaines de millions de citoyens du tiers monde et quelques centaines de milliers chez nous : logement, travail, nourriture, éducation, soins médicaux.
On objecte généralement qu'ils sont priés de se taire. Il suffit d'aller à Cuba pour rencontrer un peuple persifleur qui râle volontiers. Nos journalistes le savent qui en font des reportages à charge. Et inutile d'utiliser une caméra cachée.
Conclusion : Cuba, pas un paradis, pas un enfer. Seulement une île à ce point caricaturée chez nous qu'un touriste français qui s'y rend et qui discute avec le Cubain de la rue perd rapidement son sentiment de supériorité et quelques certitudes.
Votes aux Assemblées Générales des Nations-Unies sur la nécessité de cesser le blocus des Etats-Unis contre Cuba
Année Date Pour Contre votant contre
1992 24 Novembre 59 2 Etats-Unis, Israël
1993 3 Novembre 88 4 Etats-Unis, Israël, Albanie, Paraguay
1994 26 Octobre 101 2 Etats-Unis, Israël
1995 2 Novembre 117 3 Etats-Unis, Israël, Ouzbékistan
1996 12 Novembre 138 3 Etats-Unis, Israël, Ouzbékistan
1997 Octobre 143 3 Etats-Unis, Israël, Ouzbékistan
1998 Octobre 157 2 Etats-Unis, Israël
1999 Novembre 155 2 Etats-Unis, Israël
2000 Novembre 167 3 Etats-Unis, Israël, Iles Marshall
2001 Novembre 167 3 Etats-Unis, Israël, Iles Marshall
2002 Novembre 173 3 Etats-Unis, Israël, Iles Marshall
2003 Novembre 179 3 Etats-Unis, Israël, Iles Marshall
2004 Octobre 179 4 Etats-Unis, Israël, Iles Marshall, Palau
2005 Novembre 182 4 Etats-Unis, Israël, Iles Marshall, Palau
2006 Novembre 183 4 Etats-Unis, Israël, Iles Marshall, Palau
2007 Novembre 184 4 Etats-Unis, Israël, Iles Marshall, Palau
2008 Octobre 185 3 Etats-Unis, Israël, Palau
Nota : les abstentions ne sont pas comptées
à maxime vivas
De Rafa
étudiant | 14H03 | 15/04/2009 |
Mais qu'est ce que Cuba a bien pu faire a Israel et au Iles marshall ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
à Rafa
De fidesien
ouvrier | 15H04 | 15/04/2009 |
ISRAEL est peut etre le 52°état américain ou l'inverse
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 13H05 | 15/04/2009 |
On dirait bien que ça bouge. Je ne sais pas jusqu'où ça va aller, mais ça bouge, et c'est déjà ça.
De plus, les Gringos ne peuvent pas se permettre de lacher l'affaire d'un seul coup, ils doivent y aller progressivement.
Déjà pour leur opinion intérieure, dont un large part n'aime pas Cuba, mais aussi l'extérieur qui risque de prendre Obama et ses potes pour des couilles molles.
Et surtout à cause des cubains eux mêmes. Il ne faudrait pas qu'ils s'imaginent qu'ils aient gagné cette lutte (quoi que ça serait une parfaite illustration de la fierté de gueux), et surtout il ne faudrait pas que cela soit sans contre-partie de leur part, car malgré ce que l'on raconte sur la place du Colonel Fabien, los Castro y sus famiia sont des dictateurs. L'embargo commercial est peut être du fait du pouvoir américain, mais le blocus politique reste entièrement du fait du pouvoir cubain.
à Keldan
De maxime vivas
16H30 | 15/04/2009 |
Ce qui est bien, c'est de dire à un petit pays, qui dispose contre son gré d'une base militaire ennemie avec navires de guerre, pistes d'atterrissages, avions de combat, hélicoptères, chars d'assaut, qui s'entend dire depuis 50 ans « on aura ta peau », qui a subi des centaines d'agressions diverses venant du géant voisin, qui l'a payé proportionnellement de plus de victimes que n'en a fait l'attentat du 11 septembre, qui est étranglé par un blocus, qui bénéficie d'un privilège unique : c'est le seul pays du monde que l'armée US a le droit d'attaquer sans en référer au Congrès, ce qui serait bien, disais-je avant d'entrer dans une énumération qui pourrait faire cent pages, c'est que ce pays-là autorise la création d'un parti d'opposition noyé de dollars par l'Oncle Sam, se dotant de dizaines de journaux, magazines, chaînes de télés pour organiser une élection démocratique. Le vote fini, quel que soit le résultat, le pays est scindé. L'armée ou ses mercenaires peuvent faire ce qu'ils ont fait au Brésil, au Chili, en Argentine, au Guatemala, ai Nicaragua, etc. Voire en Irak.
Les morts par dizaines de milliers, le retour à la situation de misère des autres pays du tiers monde ne comptent pas dans l'évaluation du niveau de liberté. Ce qui compte, c'est la pluralité des partis. La démocratie ça s'appelle. Celle qui existe chez nous est bonne pour tous, c'est du prêt-à-porter adapté au colosse états-unien qui n'est pas gêné aux entournures et à une petite île qui, promis-juré, ne marchera pas sur son ourlet.
Les morts par dizaines de milliers, disais-je. Une organisation de mercenaires de Miami a déjà demandé à l'armée US qui envahira Cuba de lui laisser « trois jours pour tuer ».
Je me demande toujours pourquoi les Cubains, si potes avec les Vénézuéliens, ne les imitent pas : Chavez a organisé 15 élections depuis son arrivée au pouvoir et en a gagné 14. Ce n'est pas la faute des USA, tout de même ? C'est plus probablement le choix des barbudos pour que leur victoire sur tant d'autres plans ne soit pas complète : par modestie. Ou à cause du caractère de Fidel. En tout cas, pas à cause du contexte.
Je me demande aussi pourquoi tous les chefs de gouvernements de gauche en Amérique latine, même les plus modérés ne demandent pas à Cuba de calquer son système politique sur le leur. Quelque chose dans leur expérience passée leur ferait-il croire que, dans le climat de guerre larvée entre les USA et Cuba, ils conseilleraient ainsi à Cuba de boire un verre de ciguë ?
à maxime vivas
De Grandloup74
18H03 | 15/04/2009 |
Bien vu, Maxime vivas, Rien à ajouter, vous avez tout dit.
à maxime vivas
De JP_JP
10H26 | 16/04/2009 |
Quand nos parfaits et idylliques systèmes démocratiques occidentaux permettent de mettre en place des bush, berlusconi, sarkozi, … on doit obligatoirement se poser la question de la fiabilité de ces « modèles » que l'on aimerait imposer à tous.
De enildem
Chercheur | 16H20 | 15/04/2009 |
La guerre froide est finie depuis plus de vingt ans.
Une base à Guantanamo histoire de faire d'associer à Cuba l'image d'un endroit d'injustice, les USA hors la loi et injustes à souhait dans ce bas monde ne sont pas en position de négocier dans leurs relations extérieures…