
A nouveau sous état d'urgence, Bangkok vient de connaître deux jours d'affrontements violents entre forces de l'ordre et « chemises rouges », partisans de l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra. Les violences auraient fait deux morts et 113 blessés ce lundi. Mardi matin, les manifestants encerclés ont entamé leur dispersion.
Homme d'affaires populaire, sorte de Berlusconi local, Thaksin est resté au pouvoir de 2001 à 2006 avant d'être renversé par des généraux royalistes et obligé à fuire le pays, menacé par une condamnation pour corruption. Une accusation récurrente pour celui qui est également resté célèbre pour ses méthodes pour le moins expéditives, comme sa guerre à la drogue, qui a fait des centaines de victimes.
Il est toutefois resté populaire dans les milieux défavorisés, particulièrement au Nord et est gratifié d'avoir mené des réformes. Enfin, depuis son départ, aucun gouvernement n'a réussi à rétablir l'odre dans un pays déjà frappé par la crise économique et l'insurrection au Sud.
Ses partisans demandent aujourd'hui la démission de l'actuel Premier ministre Abhisit Vejjajiva, au pouvoir depuis la destitution de Somchai Wongsawat, beau-frère de Thaksin, en décembre dernier. Selon eux, le Premier ministre n'est qu'une marionette de l'armée et de l'entourage du roi. Représentant des élites urbaines, Abhisit Vejjajiva, 44 ans, peut toutefois compter sur le soutien des classes moyennes, en particulier à Bangkok et dans le Sud du pays.
Un sommet de l'Asean annulé à Pattaya
Faisant le siège du gouvernement à Bangkok depuis le 26 mars, les manifestants ont frappé un grand coup samedi, lorsque 2000 d'entre eux ont pénétré dans l'hôtel où se tenait le sommet de l'Asean (Association des nations de l'Asie du Sud-Est) qui réunissait depuis la veille 16 dirigeants de la région dans la station balnéaire de Pattaya.
Camouflet pour le gouvernement, qui a dû faire annuler la réunion. Après de violents affrontements et l'évacuation des dirigeants étrangers par hélicoptère depuis les toits, l'état d'urgence a finalement été levé dans la région. (Voir la vidéo)
Mais après l'annonce de l'arrestation du leader des manifestatnts, l'ancien chanteur pop Arisman Pongreungrong, le terrain d'affrontement s'est déplacé dimanche à Bangkok, où une manifestation avait déjà réuni 100 000 personnes mercredi.
Deux morts et plus de 100 blessés à Bangkok
L'état d'urgence a été décrété et le vice-Premier ministre a appelé armée et police à rétablir l'ordre à tout prix. Des hommes en armes ont ainsi été déployés dans la ville, mais les manifestants ont réussi à s'emparer, dimanche, d'une voiture blindée et d'un char de l'armé. (Voir la vidéo)
D'autres ont réussi à pénétrer dans le ministère de l'Intérieur, où se trouvait le Premier ministre, qui a réussi à prendre la fuite en voiture, poursuivi par les manifestants. (Voir la vidéo)
Dimanche dans la soirée, les manifestants de Bangkok ont été encouragés par Thaksin lui-même, dont l'intervention téléphonique depuis un pays étranger tenu secret, a été retransmise en direct devant des milliers de personnes. Il a appelé les forces de l'ordre à rejoindre les chemises rouges et promis qu'il reviendrait au pays si le gouvernement employait la force :
« Je vais attentivement observer la situation et, s'il y a la moindre
violence, je reviendrai en Thaïlande immédiatement. Je ne les laisserai
pas employer la force. »
Lundi, de nouveaux affrontements violents ont opposé la police aux manifestants, qui étaient environ 10 000 à camper aux abords du siège du gouvernement. A cet endroit, des heurts entre chemises rouges et résidents auraient fait deux morts, présentés comme de simples voisins, tués par balle apparamment par des manifestants. Au total, il y aurait 113 blessés selon les secours.
Face aux pavés, aux cocktails Molotov et aux barrages dans les rues, la police a utilisé des gaz lacrymogènes et assure n'avoir tiré qu'en l'air pour disperser la foule. En fin d'après-midi, le ministère de l'Education nationale était en flammes. (Voir la vidéo)
Mardi matin, encerclés par les forces de l'ordre et menacés d'un assaut, les quelque 2500 manifestants qui avaient passé la nuit groupés autour du siège du gouvernement reconnaissaient leur défaite et annonçaient leur volonté de se disperser. Le gouvernement a mis à leur disposition des bus pour retourner chez eux.
Photo : un partisans de Shinawatra à Bangkok le 13 avril (Vivek Prakash/Reuters)
► Mis à jour le 14/04/2009 à 08h35, après la dispersion des manifestants à Bangkok.





















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De eben
16H12 | 12/04/2009 |
Faut peut-être rajouté que Thaksin et ses supporters ne sont en rien contre le Roi ou le Royaume en lui même, mais plutôt contre ses conseillers. Le Roi ici est limite considéré comme un Dieu.
Et avis personnel, même si Thaksin a fouillé dans la caisse, c'était surement le seul à faire quelque chose pour aider les pauvres du pays. Il suffit de voir le soutien énorme qu'il a à tous les coins de rues de Bangkok à Phuket en passant par l'Issan et Chiang Mai. Bien sur, les riches promoteurs de ces même villes n'ont pas le même avis…
Et j'espère que la France ne tombera pas dans le piège et ne déclarera pas la Thaïlande comme pays dangereux à éviter, parce que pour un farang il n'y a aucun risque à se balader entre les manifestants et l'armée, au contraire, ils vous protègent le temps de traverser. Mais bon avec l'effet TF1 on va surement nous faire croire que les rouges/jaunes/bleus/gris mangent des étrangers pour faire plier leur gouvernement.
De thierry30
Ca va. | 17H45 | 12/04/2009 |
Pardon ?
le seul qui aurrait fait quelque chose pour les pauvres ? ? ?
C´est quoi cette blague ? ! Il a triplé sa fortune deja immense le temps ou il etait au pouvoir, a fait assassiné des tas de pauvres types innocents dans le nord sous pretexte de ¨guerre contre la drogue¨, d´autres dans le sud en cette fois parceque c´étaient des ¨séparatistes musulmans¨ (il a essayé de jouer la carte Al Quaeda, mais ca n´a pas marché.).
A fait des procès a tous les journalistes indépendants, aux ONG critiques et a tous ce qui pouvait ressembler a un opposant. Il s´est servi de l´argent de l´état pour acheter les votes des pauvres justement dans le nord ouest (Isarn) et le nord, en faisant croire par le biais des medias qu´il controle que c´était son argent.
Il veux la peau du roi, soyons réaliste, et ne veux absolument pas le bonheur des Thailandais, pauvres ou pas, il veut recuperer ses 76 milliards de Baht (1631235194 d´euros) saisis par l´etat suite a son proces pour corruption, et se venger, quite a mettre le pays a feu et a sang.
Ne pas oublier, alors qu´il etait premier ministre il a vendu son empire a un groupe de Singapour, sans payer de taxes.
Le nord et l´Isarn le soutient encore mais en sachant qu´il est risqué dans ces coins d´etre contre lui, ses chemises rouges etant en fait une milice de types pas tres cools…
Par contre ca fait belle lurette que le sud, inclus Phuket, le rejette. En bref, ce type est une charogne.
De thierry30
Ca va. | 18H05 | 12/04/2009 |
Autre chose ;
les opposants de Taksin (les chemises jaunes) ont mis plusieurs mois pour faire tomber son gouvernement et ceux de Samak et Somchai, ils cherchaient a le faire de manière pacifique, alors que les rouges cherchent la bagare et le chaos pour accelerer les choses et faire en sorte de mettre le gouvernement Abhisit au ban des nations etrangeres.
Les reformes ne plaisaient pas a tous le monde, et n´etaient pas plus profitables au peuple que celle que notre $arkozidant veut nous faire passer en suppositoire.
Le coup d´etat a eu lieu parce que Tak$in commencait a se sentir égal au roi et a prendre ses aises avec lui, c´est la raison pour laquelle l´armee est intervenue, en Thailande, touche pas au roi…
Il avait aussi en réserve de declarer l´etat d´urgence a son retour de voyage pour un discourt a l´ONU et de se faire un auto coup d´etat… les bidasses lui ont coupe l´herbe sous le pied, som nam nha ! (bien fait ! en thailandais).
De decaflute
photographe | 06H59 | 13/04/2009 |
Comme d'hab., rien n'est tout noir ou tout blanc.
-Question fortune personnelle, la famille royale se pose un peu là…
-le roi considéré « limite comme Dieu » comme dit plus haut, n'est pas l'avis de tous les thaïlandais…
-La corruption n'est pas l'apanage de Thaksin…
-Enfin, n'oublions pas que des thaïs de tous bords verraient bien une partition du pays. En trois parties : le nord pauvre, Bangkok et sa région riche, le sud musulman, se qui complique encore la situation.
De thierry30
Ca va. | 14H10 | 13/04/2009 |
Salut,
les thais de tous bords verraient bien une partition du pays ? ? ? ha bon ? ……
Sur que le roi n´est pas particulierement pauvre, mais il a 82 ans… son fils n´a pas son aura ni intelligence, et sa fille ainée, la preferée du peuple est plutot progressiste, donc l´institution va evoluer, pas la peine de pousser mémé dans les orties avec l´eau du bain.
La corruption n´est pas l´appanage de Thaksin, mais il a mis les buchés doubles, et ce en se faisant passer pour le chevallier blanc !
Et Abhisit viens du parti democrate, qui est en partie un nid de crabes, mais aussi le seul parti important qui ait dans ses rands des leaders honnêtes , il est d´ailleurs le ¨fils spirituel¨ de Chuan Leekpai, a qui le pays a fait appel a deux reprises (92 et 97) pour les sortir de la m… et qui ni l´un ni l´autre ne sont millionaires en Us$.