Textes à l'appui, Rue89 confirme que le cardinal Ratzinger a sciemment publié un article dans une revue d'extrême droite autrichienne.

(De Vienne) Notre précédent article affirmant que Benoît XVI avait écrit dans une revue autrichienne d'extrême droite soutenant le négationnisme en 1998, alors qu'il était encore cardinal, a suscité une belle polémique. Certains lecteurs ont mis en cause nos informations et nous ont accusés de nous « acharner sur le pape ». Voici donc nos réponses aux principales interrogations des riverains.
Benoît XVI a-t-il bien « écrit » dans Die Aula ?
La première polémique a porté sur le titre de notre article, certains riverains estimant que le cardinal Ratzinger n'avait pas « écrit » dans une revue facho, voire qu'il n'aurait même pas donné son accord à cette publication, qui aurait pu se faire à son insue.
Or, le futur pape savait parfaitement que ses réflexions philosophiques allaient être publiées dans cette revue et quelle en était la nature. Dans son édition datée du 16 mars, l'hebdomadaire allemand de référence « Der Spiegel » fait la lumière sur les conditions de parution.
Le 18 septembre 1997, un journaliste de la revue Die Aula, Gerhoch Reisegger, demande par écrit officiellement au cardinal « l'autorisation de reproduction » (« Abdruckerlaubnis ») d'un texte précédemment publié dans la revue catholique « Communio » en 1995.
Le 30 septembre 1997, le secrétaire du cardinal Ratzinger, Josef Clemens, donne une réponse sans équivoque sur l'assentiment de son patron :
« Très cher M. Reisegger ! En rapport à votre aimable courrier du 18 septembre 1997, je suis autorisé, sur ordre de M. le cardinal Ratzinger, à vous informer que ce dernier est d'accord pour que son texte, “Libertés et vérités” (Communio 24, pages 526-542), soit reproduit dans le mensuel Aula de la Freiheitlichen Akademikerverbände Österreichs. »
Cliquez sur l'image pour télécharger la page
Le cardinal Ratzinger était donc bien conscient d'apporter son nom et son autorité à cette revue, et a donc accepté d'y « écrire ».
Le secrétaire a-t-il pu décider seul de cette parution ?
En plus de dix ans, les services du cardinal, puis du Pape, n'ont pas contesté avoir donné cette autorisation de reproduction. Elle est signée depuis la cité du Vatican. Die Aula, aujourd'hui encore, revendique sur sa page d'accueil la participation de son plus célèbre contributeur et vend le hors série en ligne.
Le diocèse de Vienne avait affirmé dans un premier temps que le cardinal Ratzinger n'aurait jamais donné son autorisation pour une publication dans Die Aula. Ce qui prouve bien que l'Eglise a pleinement conscience du caractère problématique d'une telle collaboration. Depuis la publication de la lettre avec son nom en entête dans Der Spiegel, il y a bientôt un mois, elle n'a plus commenté cette affaire.
Le cardinal pouvait-il ignorer le soutien au négationnisme et au pangermaniste de la revue ?
Dans la réponse favorable du secrétaire Josef Clemens à Die Aula, il est précisé que cette revue est entre les mains des « Freiheitlichen Akademikerverbände Österreichs ».
En effet, depuis 1952, Die Aula est, plus ou moins suivant les périodes, le magazine de soutien au parti FPÖ (« Freiheitliche Partei Österreichs », « Parti autrichien de la liberté ») de feu Jörg Haider, aujourd'hui mené par Heinz-Christian Strache.
Les « Freiheitlichen Akademikerverbände Österreichs », « Congrégations académiques de la liberté » sont des associations regroupant les sympathisants du FPÖ au niveau des Länder, régions d'Autriche. Heinz-Christian Strache et Jörg Haider ont commencé à militer dans leur jeunesse dans ces congrégations. La réponse du cardinal fait donc clairement référence aux mouvements d'extrême droite autrichiens.
Rue89 a retrouvé l'original d'un numéro de Die Aula qui, à l'été 1994, avait fait connaître cette revue dans le monde germanique. Un article, publié en page 15, réhabilitait le négationniste Walter Lüftl, un homme ayant dû démissionner de son poste de président de la chambre nationale autrichienne des ingénieurs (« Bundesingenieurskammer »), pour avoir mis en doute l'existence des chambres à gaz dans la revue d'un groupuscule néonazi allemand dénommé « Halt ».
Les propos tenus en 1994 dans l'article pro-Lüftl, signé Hans Moser, étaient tels que Jörg Haider avait dû, suite aux pressions de la classe politique, prendre officiellement ses distances avec Die Aula. Par une série d'arguments, l'auteur nie la réalité de la tentative d'extermination des juifs :
» Le gazage de masse ne peut pas avoir eu lieu. »
« Sans le scandale provoqué par le lobby de l'Holocauste, le travail de Lüftl ne serait pas connu des seuls “leaders d'opinion”, mais du monde entier. “
‘Sans la plainte, la justice autrichienne ne s'en serait pas mêlée.’
Dans ‘Die Aula’, de tels propos ne sont pas exceptionnels. En 1998, des propos néonazis de réhabilitation du IIIe Reich y ont été tenus. En 1993, la revue a nié que le constat de l'inégalité des races soit du racisme. En 1992, c'est la loi interdisant les propos révisionnistes qui a été prise pour cible.
Les propos de Ratzinger étaient-ils eux-mêmes problématiques ?
Certains riverains se sont enfin émus que le texte de Benoît XVI soit qualifié par Rue89 de ‘charge virulente contre les libertés individuelles et le système démocratique’.
Un riverain a mis en lien une copie du texte ‘Libertés et vérités’, traduit en anglais. Or ce texte n'est pas exactement celui qui est initialement paru en allemand. Les titres des chapitres, par exemple, ne sont pas les mêmes.
L'ensemble du texte est une réflexion sur la démocratie et la liberté, avec des vues très conservatrices. Comme le montre cet extrait d'un chapitre intitulé ‘Critique de la démocratie’ (titre qui ne figure plus dans la version anglaise), page 90 :
‘Il est assez courant et répandu d'avoir le sentiment que la démocratie n'est pas encore la bonne forme de liberté. La critique marxiste de la démocratie ne peut pas tout simplement être mise de côté : à quel point les élections sont-elles libres ?
Jusqu'où va la volonté par certains de manipuler l'opinion publique à travers la publicité, donc à travers le capital ? N'existe-il-pas une oligarchie qui décide ce qui est moderne et doit servir d'exemple, de ce qu'un homme éclairé doit penser ?
La cruauté de cette oligarchie, ses possibilités d'expression publique, sont connues depuis longtemps. Qui veut s'y opposer est ennemi de la liberté, parce qu'il handicape la liberté d'expression.’
Dès sa parution, la contribution a été considérée contre extrémiste par le DÖW, le centre d'archive autrichien qui surveille les réseaux d'extrême droite. Ce centre est un organisme public, financé par l'Etat autrichien et la ville de Vienne. Le DÖW a considéré que, dans son contexte, le texte de Ratzinger encourageait les ennemis de la démocratie dans leur combat dans la déligitimisation des institutions.
D'ailleurs, les autres contributeurs du hors-série sur les 150 ans de la révolution allemande de 1848 sont tous des personnalités d'extrême droite, qui, à l'époque, militaient contre les lois anti-nazis mises en place lors du retour à l'indépendance et à la souveraineté de l'Autriche en 1955.

Par exemple, Karl Richter a été de 1991 à 1997 rédacteur en chef de la revue allemande nostalgique du IIIe Reich Nation Europa. Le directeur de la publication, Otto Scrinzi, est un ancien membre du parti allemand néonazi NDP. Et jusque dans le hors-série lui-même, Jürgen Schwab dénonce la démocratie comme une ‘ dictature d'opinion ’. Il se positionne clairement comme étant contre les lois interdisant les propos négationnistes.

























315
(Pour réagir, connectez-vous)
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 15H42 | 10/04/2009 |
En gros, Ben XVI a donné son accord pour publier son article dans une revue d'extrême droite. Bien que ce ne soit pas super intelligent. Je trouve que ce qu'il dit est plutôt réaliste et ce n'est pas parce que ce texte se trouve dans une telle revue, que cela signifie qu'il est en accord avec toutes les idées développées dans ce torchon.
Les extraits de texte ne me choquent pas du tout. Hein, on juge quelqu'un sur ces écrits ou sur des faits pas sur des fantasmes. Et je ne vois même pas en quoi ces écrits seraient fascistes. Limite, je dirais qu'il est d'extrême gauche, ce sont exactement les mêmes thèmes.
Sa réflexion sur le capital et la publicité porteur du message de la surconsommation est excellente pour un vieux débris coupé des réalités du monde… Je pense exactement la même chose que lui, la publicité est un fléau, un vecteur de moisissure pour le cerveau. C'est malheureusement souvent sous-estimé, mais c'est clairement LE fléau de notre époque. Ben oui, les gens pensent qu'ils ont assez d'esprit critique pour savoir faire leurs propres choix, et c'est bien ça le but du marketing, vous faire croire que vous êtes maitre de vos propres choix. Quelle blague, comme si l'humain n'était pas un être influençable au possible, alors avec les moyens modernes du marketing, on peut vous faire faire ce que l'on veut.
Allez sur ce je vais faire mes courses en pensant à tout ce que je n'achèterai pas. Oui, je résisterai ! Non, non, marketing ne me mange pas.. Aaaargggh
à siko
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 16H39 | 10/04/2009 |
Ah ben voilà, je reviens de mes course, j'ai pas pu m'empêcher en voyant cette affiche devant le magasin montrant une bouteille de bailey's. Ben oui quoi il fait beau, quoi de plus bon que de siroter un petit bailey's bien frais au soleil…
Je me suis fait eu ! Ah, ce Ben quelle clairvoyance.
De Contestatairieux
(un de ces fameux travailleurs pauv... | 15H41 | 10/04/2009 |
Ahahahahaha ! ! ! ! De toute façon, comment une religion comme la religion chrétienne peut admettre un génocide sous le IIIe reich alors qu'elle ne reconnaît même pas tout ses massacres perpétrés durant des siècles au nom de la religion …
De Nicorigo
Dubliner | 16H01 | 10/04/2009 |
Liberez Coupat !
C'est le pape qui est derriere le comité invisible !
De infobs
situationniste | 16H02 | 10/04/2009 |
« Il est assez courant et répandu d'avoir le sentiment que la démocratie n'est pas encore la bonne forme de liberté. La critique marxiste de la démocratie ne peut pas tout simplement être mise de côté : à quel point les élections sont-elles libres ?
“ Jusqu'où va la volonté par certains de manipuler l'opinion publique à travers la publicité, donc à travers le capital ? N'existe-il-pas une oligarchie qui décide ce qui est moderne et doit servir d'exemple, de ce qu'un homme éclairé doit penser ?
‘ La cruauté de cette oligarchie, ses possibilités d'expression publique, sont connues depuis longtemps. Qui veut s'y opposer est ennemi de la liberté, parce qu'il handicape la liberté d'expression. ’
Ce sont des propos d'Extreme-Droite, cà ? Faudrait tout de meme pas se tromper de bouc emissaire et j attendrai de la Rue des positions un peu plus subtiles ! ! ! ! ! dommage que le politiquement correct semble etouffer la redaction ! !
à infobs
De Thierryb75
16H34 | 10/04/2009 |
texte d'extrème droite disponible sur le site de l'université de Münster….http://ivv7srv15.uni-muenster.de/mnkg/pfnuer/Freiheit-u-Wahrheit.html……
j'en met la traduction de quelques passages
I. La question
Dans l'esprit de l'homme contemporain, la liberté apparaît dans une large mesure, comme le bien le plus haut, auquel tous les autres biens sont subordonnés. Même la religion peut faire entendre sa voix seulement en se présentant comme une force libératrice pour l'homme et pour l'humanité. Dans l'échelle des valeurs de l'existence humaine, la liberté apparaît comme la valeur de base et le droit fondamental de l'homme. En revanche, nous sommes enclins à réagir avec méfiance à la notion de vérité : nous rappelons que la notion de vérité a déjà été revendiquée pour de nombreuses opinions et systèmes, et que l'affirmation de la vérité a souvent été un moyen de réprimer la liberté. En outre, les sciences naturelles ont nourri un scepticisme à l'égard de tout ce qui ne peut pas être expliqué ou démontré par des méthodes exacts : toutes ces choses semblent en fin de compte être une simple affectation de la valeur subjective qui ne peut pas prétendre à être universellement contraignant. L'attitude moderne envers la vérité se résume plus succinctement dans la question de Pilate : « Qu'est-ce la vérité ? ». Quiconque affirme qu'il est au service de la vérité par sa vie, de parole et d'action doit se préparer à être classé comme un rêveur ou un fanatique. « le monde est fermé au-delà de notre regard », cette phrase de Goethe caractérise notre sensibilité d'aujourd'hui.
Sans doute, la perspective d'un trop plein d'assurance de passion pour la vérité suggère des raisons suffisantes de se demander avec prudence, « qu'est-ce la vérité ? ». Mais il y a tout autant de raison de poser la question, « quelle est la liberté ? ». Qu'est-ce que nous voulons dire lorsque nous exaltons la liberté et la plaçons au sommet de notre échelle de valeurs ? Je crois que le contenu que les gens associent généralement à la demande de liberté est très bien expliqué dans les paroles d'un passage de Karl Marx dans lequel il exprime son rêve de liberté. L'état de la future société communiste, sera si c'est possible, dit-il, dans « la possibilité de faire aujourd'hui telle chose, demain telle autre, de chasser le matin, de pêcher l'après-midi, de pratiquer l'élevage le soir, de faire de la critique après le repas, selon mon bon plaisir » C'est exactement le sens dans lequel l'opinion moyenne spontanément comprend la liberté : le droit et la possibilité de faire ce que nous voulons et ne pas avoir à faire tout ce que nous ne le souhaitons pas. Dit en d'autres termes : la liberté signifie que notre propre volonté est la seule norme de notre action et que la volonté ne peut seulement désirer quelque chose, mais aussi avoir la chance de réaliser son désir.
À ce stade, cependant, des questions commencent à se poser : jusqu'à quel point la volonté est-elle libre, après tout ? Et comment est-ce raisonnable ? Une volonté déraisonnable sera-telle véritablement une liberté ? La liberté déraisonnable est-elle la véritable liberté ? Est-ce vraiment un bien ? Afin d'éviter la tyrannie de la déraison ne devons-nous pas compléter la définition de la liberté comme la capacité de vouloir et de faire ce que nous voulons en le plaçant dans le contexte de la raison, de la totalité de l'homme ? Et ne serait-ce pas l'interaction entre la raison et ce qui implique aussi la recherche de la raison commune partagée par tous les hommes et donc pour la compatibilité des libertés ? Il est évident que la question de la vérité est implicite dans la question du caractère raisonnable de la volonté et du lien de la volonté avec la raison.
Il ne s'agit pas simplement de résumer des considérations philosophiques abstraites, mais bien la situation concrète de notre société, qui nous oblige à poser ces questions. Dans cette situation, la demande de liberté reste intacte, cependant des doutes à propos de toutes les formes de lutte pour la libération des mouvements et des systèmes de libération qui ont existé jusqu'à présent sont de plus en plus nettement à l'avant-plan. N'oublions pas que le marxisme a commencé sa carrière comme une grande force politique de notre siècle, avec l'affirmation selon laquelle il serait l'avènement d'un nouveau monde de liberté et de libération de l'homme. C'est précisément l'assurance que le marxisme donnait la voie d'une garantie scientifique à la liberté (et qu'il créerait un nouveau monde) qui a attiré un grand nombre des esprits audacieux de notre époque à celle-ci. Finalement, le marxisme en vint même à être considéré comme la force par laquelle la doctrine chrétienne de la rédemption pourrait finalement se transformer en un réaliste praxis de libération, comme le pouvoir par lequel le royaume de Dieu peut être conconcrètement réalisé comme le véritable royaume de l'homme. L'effondrement du « socialisme réel » dans les pays d'Europe de l'Est n'a pas fait disparaitre totalement ces espoirs, qui survivrent ici et là dans la recherche d'un nouveau visage. La politique et l'effondrement de l'économie n'a pas été compensée par une défaite intellectuelle, et en ce sens, la question posée par le marxisme est encore loin d'être close. Néanmoins, le fait que le marxisme n'a pas fonctionné comme cela avait été promis est clair pour tous. Nul ne peut encore sérieusement nier que ce mouvement de libération a été ostensiblement , aux côtés du national-socialisme, le plus grand système de l'esclavage dans l'histoire moderne.
Ces événements ont mis en évidence la supériorité morale du système libéral en politique et en économie. Néanmoins, cette supériorité n'est pas l'occasion d » » enthousiasme. Le nombre de ceux qui n'ont aucune part dans les fruits de cette liberté, qui sont en train de perdre purement et simplement toute liberté, est trop grand : le chômage est une fois de plus un phénomène de masse, le sentiment de ne pas être nécessaire, le superflu, torturent des hommes pas moins que la pauvreté matérielle. L'exploitation sans scrupules se répand, le crime organisé tire profit des possibilités offertes par le monde libre, et au milieu de tout cela, nous sommes hantés par le spectre du non-sens. À l'Université de Salzbourg semaines de 1995, le philosophe polonais Andrej Szizypiorski décrit le dilemme de la liberté qui a surgi après la chute du mur de Berlin, il est bon de l'écouter à un peu plus longuement :
Il n'admet pas de doute que le capitalisme a fait un grand pas en avant. Et il admet sans doute que cela n'a pas été à la hauteur de ce que l'on attend de lui. Le cri de l'immense masse dont le désir n'a pas été respecté est un refrain dans le capitalisme …La chute de la conception soviétique du monde, dans la pratique politique et sociale, a été une libération de millions de vies humaines de l'esclavage. Mais dans le patrimoine intellectuel de l'Europe, à la lumière de la tradition des derniers deux cents ans, la révolution anti-communiste a été aussi un des signaux de la fin de l'illusion de la philosophie des Lumières, par conséquent, la destruction de la conception intellectuelle qui a été à la base du développement de l « Europe moderne …. Une remarquable, jusque-là sans précédent, époque de développement uniforme a commencé. Et il a tout à coup devenu comme évident, sans doute pour la première fois dans l'histoire, qu'il n'y aurait qu'une seule recette, une façon, un modèle et une méthode d'organisation de l'avenir. Et les hommes ont perdu leur foi dans le sens des révolutions qui se produisent. Ils ont aussi perdu leur espoir que le monde peut être changé et qu'il vaut la peine de le changer …. Aujourd'hui, l'absence d'autre alternative, cependant, conduit les gens à poser des questions totalement nouvelles. La première question : et si l'Ouest a été dans le faux , après tout ? La deuxième question : si l'Occident n'était pas juste, qui l » était alors ? la troisième question qui se pose devient : se peut-il qu'il n'y ait aucune chose de bonne ?
Bien que de nombreuses questions pourraient également être posées ici en réponse, le réalisme et la logique de Szizypiorski, ses questions fondamentales ne peuvent pas être balayées. Dans le même temps, son diagnostic est si triste que nous ne pouvons pas nous arrêter là.
les fondements de l'Union européenne des Lumières, sur lesquels repose le développement historique de la liberté, sont-ils faux, ou au moins déficients ? La question « quelle est la liberté ? » est en fin de pas moins compliquée que la question « Quelle est la vérité ? »…. Le dilemme de la philosophie des Lumières contraint de reposer ces deux questions et de renouveler notre recherche de la connexion entre eux. Afin d'avancer, nous devons, par conséquent, considérer le point de départ de la carrière de la liberté dans la modernité. Bien sûr, dans le cadre limité d'un article, je ne peux pas faire plus qu'essayer de souligner quelques points.
II. Le problème : L'histoire et la notion de liberté dans la modernité
Il ne fait aucun doute que, dès le départ définir la liberté a été le thème de cette époque que nous appelons moderne. La brusque rupture avec l'ordre ancien pour aller à la recherche de nouvelles libertés, est la seule raison qui justifie une telle périodisation. Les écrits de Luther ont repris jusqu'à ce thème en écho. Il a été le cri de la liberté des hommes qui ont fait de s'asseoir et de prendre connaissance, ce qui a déclenché une véritable avalanche et qui a transformé les écrits d'un moine en un mouvement de masse qui ont radicalement transformé le visage du monde médiéval. La question en litige était la liberté de conscience vis-à-vis de l'autorité de l'Eglise, d'où le plus intime de toutes les libertés humaines. Ce n'est pas l'ordre de la communauté qui sauve l'homme, mais sa foi personnelle dans le Christ. A ordonné que l'ensemble du système de l'église médiévale a cessé de compter et a été ressenti comme un énorme élan de la liberté. Ce qui était en réalité destinée à soutenir et à sauver apparu comme un fardeau et n'avait plus de signification rédemptrice. Rédemption signifiait ainsi la libération, la libération du joug d'un ordre supra-individuel. Même si il ne serait pas juste de parler de l'individualisme de la Réforme, la nouvelle importance de l'individu et l'évolution de la relation entre la conscience individuelle et l'autorité sont néanmoins parmi ses traits dominants. Toutefois, ce mouvement de libération a été limité à la sphère religieuse. Chaque fois qu'il a été étendu en un programme politique, comme dans la guerre des paysans et le mouvement anabaptiste, Luther s'est vigoureusement opposé. Quand il est venu à passer dans la sphère politique ce fût tout à fait le contraire de la libération : la création d'Eglises territoriale et nationales le pouvoir de l'autorité séculaire a été renforcée et consolidée. Dans le monde anglo-saxon des églises libres ont ensuite éclaté de cette nouvelle fusion du religieux et du politiques et devinrent ainsi précurseurs d'une nouvelle construction de l'histoire, qui déboucha plus tard sur des caractéristiques de la deuxième phase de l'ère moderne, la philosophie des Lumières.
Commune à l'ensemble des Lumières, c'est la volonté d'émancipation, d'abord dans le sens de Kant « sapere aude » qui appelle la personne de raison à se libérer des obligations de l'autorité, qui doivent toutes être soumises à un examen critique. Seul ce qui est accessible aux yeux de la raison est permis. Ce programme est philosophique par sa nature même un caractère politique, ainsi : la raison ne règne, et à la fin aucune autre autorité est admis que celle de la raison. Seul ce qui est accessible à la raison a la validité, ce qui n'est pas raisonnable, ce qui n'est pas accessible directement à la raison, ne peut pas être contraignant.
(…….)
Le marxisme est aussi une poursuite de cette ligne radicale : il a constamment critiqué la liberté démocratique comme une imposture et a promis un monde meilleur, une plus radicale liberté. En effet, sa fascination découle précisément de sa promesse d'une plus grande et plus audacieuse liberté que celle qui se réalise dans les démocraties. Deux aspects du système marxiste me semblent particulièrement pertinents pour le problème de la liberté dans l'époque moderne et à la question de la vérité et de liberté.
(1) Le marxisme procède du principe que la liberté est indivisible, donc, qu'il existe en tant que tel que si elle est la liberté de tous. La liberté est liée à l'égalité. L'existence de la liberté requiert avant tout l'instauration de l'égalité. Cela signifie qu'il est nécessaire de renoncer à la liberté en vue d'atteindre l'objectif de totale liberté. La solidarité de ceux qui luttent pour la liberté de tous est, avant la défense des libertés individuelles. La citation de Marx, qui a servi de point de départ de nos réflexions montre que l'idée de l'infinie liberté de l'individu réapparaît à la fin du processus. Pour l'heure toutefois, la norme est la priorité de la communauté, la subordination de la liberté à l'égalité et donc du droit de la collectivité vis-à-vis de l'individu.
(2) lié à cette notion est la supposition que la liberté de l'individu dépend de la structure de l'ensemble et que la lutte pour la liberté ne doit mener principalement à garantir les droits de l'individu, mais de changer la structure du monde. Toutefois, à la question de savoir du comment cette structure et le moyen rationnel de le mettre en oeuvre , le marxisme a chuté. Mais les intellectuels sont souvent aveugles quand il s'agit de leurs constructions intellectuelles. Pour cette raison, ils peuvent renoncer à tout réalisme mais continuer à lutter pour un système incapable d'honorer ses promesses.
Si le caractère moral du marxisme réside dans l'impératif de solidarité et de l'idée de l'indivisibilité de la liberté, il existe dans sa proclamation de l'homme nouveau, un mensonge qui paralyse même son éthique.
La critique marxiste de la démocratie ne peut simplement être balayée : la manière dont les élections sont libres ? Dans quelle mesure le résultat est manipulé par la publicité, qui est, par le capital, détenue par quelques hommes qui dominent l'opinion publique ? N'existe-t-il pas une nouvelle oligarchie qui détermine ce qui est moderne et progressive, ce qu » un homme éclairé doit penser ?
à Thierryb75
De Au sud de nul part
Situation | 18H42 | 10/04/2009 |
Bonjour et merci beaucoup d'avoir mis cette traduction.
Factotum
De thyers
medecin | 16H17 | 10/04/2009 |
A Lurker
il ne faut pas oublier que notre monde occidental,dit moderne ou hypermoderne ,est tout droit issu du judeo-romano-christianisme , d'ou l'importance,qui peut paraitre anachronique ,du pape.Le concept ,par exemple ,de « laicité » nous vient tres directement du christianisme ; d'ou la difficulté que peuvent avoir d'autres cultures , en particulier musulmane, tout simplement de le comprendre,et encore plus,de l'adopter.La revolution ne fait table-rase de rien du tout,elle est elle-meme un heritage ! Je vous renvois a Marcel Gaucher,et,ou a Pierre Legendre !
De authueil
blogueur | 16H18 | 10/04/2009 |
Qu'aula soit une revue d'extrême droite, soit. Je ne la connais pas et les éléments que vous m'apportez dans ce deuxième article plus convaincants que ce que vous avez pu apporter dans le premier.
Par contre, vous auriez réglé la question en publiant la lettre du secrétaire de Ratzinger à Aula.
Quand le secrétaire écrit « sur ordre du cardinal », cela peut être effectivement sur ordre explicite comme « il a dit oui et je veut vous faire plaisir en faisant de la gonflette ».
La vraie question est : ratzinger aurait-il écrit un texte spécialement pour Aula ?
De Blaise Gauquelin (auteur)
Journaliste | 16H34 | 10/04/2009 |
Bonjour cher Authueil,
votre mauvaise foi ne devrait pas vous empêcher d'aller chercher cette lettre chez celui qui l'a publié : à savoir le journal Der Spiegel du 16 mars, comme écrit dans l'article. On le trouve dans toutes les bonnes bibliothèques publiques.
Je doute que la rédaction de Der Spiegel ait fabriqué une lettre ou se soit laissée berner par des nazillons traficoteurs d'archives. Aucune contestation n'est venue enlever la légitimité des révélations de Der Spiegel. Et le secrétaire a bien été contacté, mais vous savez comme moi que le le Vatican commente rarement ce genre d'informations.
à Blaise Gauquelin
De authueil
blogueur | 17H12 | 10/04/2009 |
Cher Blaise, je vous renvoie à votre propre mauvaise foi : )
A part ça, comme argument, vous avez quoi ?
Je n'ai pas forcement un accès direct au spiegel, ni le temps d'aller y jeter un oeil. Une publication de cette lettre ou moins une copie aurait pu agréablement illustré votre article. Et aurait mis à disposition de tous les termes exacts, ainsi que l'intégralité de la lettre.
Chacun aurait pu se faire son avis, disposant ainsi de tous les éléments.
C'est comme que je conçois la rôle du journaliste : apporter honnêtement tous les éléments pour que le lecteur puisse se faire lui même son opinion.
Il vous aura fallu deux articles pour apporter des choses. Mais vous avez fait l'effort de creuser, ce qui est tout à votre honneur.
Peut être qu'un troisième article vous permettra de tout mettre en ligne : )
De Arnaud Aubron
Rue89 | 18H20 | 10/04/2009 |
Voilà, la lettre du secrétaire est en ligne dans l'article, comme ça vous n'avez pas à aller à la bibliothèque, puisque ça semble vous fatiguer. Alors, des excuses ? ; -) Si vous ne lisez pas l'allemand, la traduction était dans l'article
à Arnaud Aubron
De Grégory
19H13 | 10/04/2009 |
Quel ton détestable dans ce commentaire… Le lecteur ci-dessus a fait une suggestion pertinente et au lieu d'y accéder de bonne grace, vous y accédez de façon suffisante. Ce n'est pas tant que ça le fatigue d'aller chercher vos sources, c'est que c'est votre boulot et que ça profite à tous.
En outre sur le chapitre des excuses en cas d'erreur (et une fois encore, en l'occurence ce n'en était pas une), je n'ai *jamais* vu un journaliste de Rue89 s'excuser des erreurs réelles et parfois suspectes que des lecteurs ont pu signaler. Commencez, je vous pris, par balayer à votre porte au lieu de sauter à la gorge d'un lecteur au demeurant poli qui a contribué à améliorer la qualité de votre article.
à Grégory
De Arnaud Aubron
Rue89 | 11H36 | 11/04/2009 |
Il vous manque un peu de contexte pour en juger j'en ai peur. Le lecteur en question est un blogueur dont un post mettant en doute notre honnêteté a été publié sur Marianne2. D'outre notre agacement à Blaise et moi, lorsque nous publions une réponse à ses accusations et qu'il continue de faire semblant de douter alors qu'il sait parfaitement que ce courrier a existé et que nous ne l'aurions pas inventé. Pour le reste vous avez raison,on ne gagne rien à s'énerver.
Par contre pour ce qui est des erreurs de Rue89 et de nos excuses, vous n'avez pas dû tout lire car cela nous est arrivé plusieurs fois.
à Arnaud Aubron
De authueil
blogueur | 11H57 | 11/04/2009 |
Ce n'est pas tant dans l'établissement des faits que j'ai des divergences avec vous mais dans l'analyse. Vos explications complémentaires ne m'ont pas plus convaincu (sauf qu'Aula est effectivement une revue très très à droite).
Dans cette affaire, je ne vois pas en quoi le diocèse de Vienne aurait à intervenir. Les deux seules personnes à interroger sont le pape et son ancien secrétaire. Je conçois qu'ils ne soient pas faciles à toucher et que vous n'ayez pas pu avoir d'interview. Mais dans ce cas là, toutes les interprétations sont possibles, la mienne comme la votre. On en débat et on reste sur le sujet, sans pour autant s'enerver et s'en envoyer plein la gueule.
dernier détail, la reprise dans marianne est sur la demande de marianne, pas à mon initiative. Qu'il y ait un peu de malice de la part de marianne, c'est fort possible. Mais ce n'est pas mon affaire et si vous souhaitez reprendre chez vous un de mes billets où je prend Marianne en flagrant délit de mauvaise foi, n'hésitez pas : )
à Arnaud Aubron
De Grégory
17H44 | 11/04/2009 |
Merci de cette précision, qui effectivement vous justifie un peu. J'avais lu son poste et l'avait trouvé idiot. Si j'ai un secrétaire comme celui qu'il présente, je le vire fissa, ou je le remplace par une boite vocale…
Pour les excuses, j'en ai surement loupé, mais soyez certains que vouzaussi : P
à Arnaud Aubron
De onoel31
Rédacteur | 19H54 | 10/04/2009 |
Intéressant. Sur la photo que vous publiez de l'article, l'en-tête de la soi-disant lettre est déchirée et est même séparée du passage incriminé. Franchement, si un faussaire a pu vendre des faux carnets d'Hitler pendant des mois à tous les journaux de la planète, vous croyez vraiment que Der Spiegel ne peut s'être fait avoir par des néo-nazis en quête de pub ? Pourquoi croyez-vous qu'aucun magazine allemand n'a relayé l'info ? Par amour du pape ?
à Arnaud Aubron
De Thierryb75
10H38 | 11/04/2009 |
c'est ça que vous appellez une source ? ? ? ? Un truc tout déchiré vaguement écrit « Sekretariat » pour faire plus « vrai »….
C'est tout pourri
à Thierryb75
De Arnaud Aubron
Rue89 | 11H37 | 11/04/2009 |
Encore une fois, vous croyez sérieusement que le secrétarait du pape garderait le silence après un mois s'il s'agissait d'un faux ? Soyons un peu sérieux, ils auraient sauté sur l'occasion. Le diocèse de Vienne a démenti, puis quand le courrier est sorti ils ont refusé de s'exprimer…
à Arnaud Aubron
De petitbasquet
etudiant | 11H46 | 11/04/2009 |
pourquoi pas ? Vous croyez qu'ils lisent le Spiegel ? Ils ont d'autres choses à faire que de passer leur temps sur les polémiques et enculage de mouches qui cherchent obstinément à faire du pape un néo-nazi ou un facho qu'il n'est évidemment pas.
Avez-vous au moins essayé d'interroger ce secrétaire pour en savoir plus ? C'est lui qu'il faudrait d'abord interroger, pas le diocèse de vienne.
à petitbasquet
De Grégory
00H06 | 12/04/2009 |
Ca devient grotesque. Le travail d'un secrétaire est *précisément* de faire un tri intelligent de ce genre de demande ; c'est donc le coeur de sa responsabilité de faire une évaluation pointue. Il n'arrive pas pour ma part que je reçoive une invitation à un festival ou une demande d'interview sans réclamer un dossier de presse sur la source et investiguer par moi même. Si j'avais un secrétaire à plein temps, je le pendrais haut et court s'il n'en faisait pas autant avant de me faire parler n'importe où.
Vous êtes à mon sens dans un très mauvais combat. La question n'est pas de savoir si Benoît XVI a des accointances avec l'extrème droite : bien sûr qu'il en a. On trouve quand même plus de catholiques, en particulier traditionnalistes, à droite qu'à gauche ; et les ultra catho sont bien souvents d'extrème droites. Et oui, dans le tas il y a des racistes, des antisémites, des négationnistes, bref des gens assez malades.
Mais quand vous êtes cardinal, pape, curé ou même, si vous me demandez à moi, simple être humain, vous vous devez de les traiter respectueusement, ne serait-ce que parceque seul le respect engendre le respect. Faut il rappeller que le thème de la réconciliation est une des antiennes du catholicisme ?
Il faut à mon sens absolument refuser toute tentative de diaboliser quiconque n'ostracise pas l'extrème droite, à fortiori quand il s'agit d'un leader catholique s'adressant à d'autres catholiques. Ca ne veut pas dire qu'il ne faut pas être critique, mais si Ratzinger est un fasciste il agira comme tel à un moment ou à un autre. Jusque là rien de tel ; au contraire l'attitude des médias à crier au loup pour du soupçon d'intuition de procès d'intention commence à convaincre un nombre croissant que l'objectivité journalistique n'a rien à voir avec toutes ces attaques.
C'est très facile de se pencher dans le passé de n'importe qui pour y pécher des scandales. Mais nous, lecteurs, ne devrions tout simplement pas accepter ce genre de procédé qui est en général instrumentalisé, sinon dès l'origine du moins très rapidement.
Ceux qui veulent savoir qui est vraiment Benoît XVI devrait à mon sens commencer par le lire dans le texte. Un peu de contrepoint issu de la presse ne fait pas de mal, mais ne lire que ça, ça ne risque pas d'être réellement informatif…
De mickafrench
Ecossaise, un physique de rêve avec... | 16H21 | 10/04/2009 |
Des nouvelles de l'Ecossaise…
Bon, les cathos, c'est comme les Français, hein.
Ils l'ont élu eux aussi. Ils l'ont eu. D'accord, eux c'est à vie !
Quoique pour nous….
Avec les compliments de Micka FRENCH…
htp : //mickafrench.unblog.fr
De ovni2
parlà | 16H26 | 10/04/2009 |
Si vous me le permettez, je vous la remets :
« A son retour à Rome , le Pape aurait confié à une journaliste : “ Il fait beau aujourd'hui ! ” Ces propos ont aussitôt soulevé dans le monde entier une immense émotion et alimentent une polémique qui ne cesse de grandir.
Quelques réactions :
Le maire de Bordeaux : “ Alors même que le pape prononçait ces paroles , il pleuvait à verse sur Bordeaux ! Cette contre-vérité , proche du négationnisme , montre que le pape vit dans un état d'autisme total. Cela ruine définitivement , s'il en était encore besoin , le dogme de l'infaillibilité pontificale ! ”
Le Grand Rabbin de France : “ Comment peut-on encore prétendre qu'il fait beau après la Shoah ? ”
Le titulaire de la chaire d'astronomie au Collège de France : “ En affirmant sans nuances et sans preuves objectives indiscutables qu'il ‘fait beau aujourd'hui’ , le pape témoigne du mépris bien connu de l'Église pour la Science qui combat ses dogmes depuis toujours. Quoi de plus subjectif et de plus relatif que cette notion de ‘beau’ ? Sur quelles expérimentations indiscutables s'appuie-t-elle ? Les météorologues et les spécialistes de la question n'ont pas réussi à se mettre d'accord à ce sujet lors du dernier Colloque International de Caracas. Et Benoît XVI , ex cathedra , voudrait trancher , avec quelle arrogance ! Verra-t-on bientôt s'allumer des bûchers pour tous ceux qui n'admettent pas sans réserve ce nouveau décret ? ”
L'Association des Victimes du Réchauffement Planétaire : “ Comment ne pas voir dans cette déclaration provocatrice une insulte pour toutes les victimes passées , présentes et à venir , des caprices du climat , inondations , tsunamis , sécheresse ? Cet acquiescement au ‘temps qu'il fait’ montre clairement la complicité de l'Église avec ces phénomènes destructeurs de l'humanité , il ne peut qu'encourager ceux qui participent au réchauffement de la planète , puisqu'ils pourront désormais se prévaloir de la caution du Vatican. ”
Le Conseil Représentatif des Associations Noires : “ Le pape semble oublier que pendant qu'il fait soleil à Rome , toute une partie de la planète est plongée dans l'obscurité.. C'est là un signe intolérable de mépris pour la moitié noire de l'humanité ! ”
L'Association féministe Les Louves : “ Pourquoi ‘il’ fait beau et pas ‘elle’ ? Le pape , une fois de plus s'en prend à la légitime cause des femmes et montre son attachement aux principes les plus rétrogrades. En 2009 , il en est encore là , c'est affligeant ! ”
La Ligue des Droits de l'Homme : “ Ce type de déclaration ne peut que blesser profondément toutes les personnes qui portent sur la réalité un regard différent de celui du pape. Nous pensons en particuliers aux personnes hospitalisées , emprisonnées , dont l'horizon se limite à quatre murs ; et aussi à toutes les victimes de maladies rares qui ne peuvent percevoir par leurs sens l'état de la situation atmosphérique. Il y a là , sans conteste , une volonté de discrimination entre le ‘beau’ , tel qu'il devrait être perçu par tous , et ceux qui ressentent les choses autrement. Nous allons sans plus tarder attaquer le pape en justice. ”
A Rome , certains membres de la Curie ont bien tenté d'atténuer les propos du pape , prétextant son grand âge et le fait qu'il ait pu être mal compris , mais sans succès jusqu'à présent. »
à ovni2
De Hibou Myope
sceptique | 17H15 | 10/04/2009 |
Bravo !
à Hibou Myope
De ovni2
parlà | 17H52 | 10/04/2009 |
merci !
ça résume bien la situation, non ?
à ovni2
De kdn
19H46 | 10/04/2009 |
Joli : )
Mais bon, que Il Papa, chef spirituel d'un milliard de catholiques aie publié sciemment un texte dans une revue fasciste, ça n'est quand même pas terrible terrible…
à ovni2
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 08H25 | 11/04/2009 |
Merci ! ? ! ?
Merci surtout de citer vos sources , au lieu de faire semblant , par deux fois d'être le rédacteur de ce texte , écrit par le journaliste Yves Smague dans » la Voix du Nord ».
http://elections.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2009/03/31/salengro-le-fr…
à Charles Mouloud
De ovni2
parlà | 09H14 | 11/04/2009 |
on dirait que ce texte vous gêne. Par ailleurs, quelle importance que j'en sois l'auteur ou non ? Beaucoup de textes ici sont des copier coller
à ovni2
De Sitan Founé
pas simple | 09H38 | 11/04/2009 |
ça m'étonnerait beaucoup que ce texte gêne Charles, par contre sa demande de citer tes sources est on ne peut plus légitime.
(ovni2 ou le misérable retour en loucedé de superfrelon ? …)
à ovni2
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 09H38 | 11/04/2009 |
Le texte ne me gène pas.
Je le trouve bien écrit et si le point de vue de son auteur n'est pas le mien, il n'en apporte pas moins un « plus » utile au débat.
Là n'est pas la question.
Ce qui me gène , c'est la fausse modestie avec laquelle vous embrassez les louanges qui ne vous reviennent pas.
Ce n'est pas très « catholique “comme attitude !
Et c'est encore plus déplacé dans un débat sur la publication et les propos controversés d'un auteur.
Allelouya Akbar , demain Dieu expiera vos pêchés, Christ va encore joué à Houdini.