La police espère établir un lien entre le livre « L'Insurrection qui vient » et Julien Coupat pour étayer ses accusations de terrorisme.

Eric Hazan, patron des éditions La Fabrique, a été entendu ce jeudi matin pendant trois heures trente par la sous-direction de l'antiterrorisme (SDAT) de la Police judiciaire. Il est l'éditeur d'un livre signé d'un mystérieux « comité invisible » et intitulé « L'insurrection qui vient ».
Les enquêteurs, qui soupçonnent Julien Coupat d'en être l'auteur, espèrent en apporter la preuve, ce qui permettrait selon eux d'étayer les accusations pesant sur le présumé terroriste.
Eric Hazan a été convoqué hier par un coup de téléphone, à la suite, semble-t-il, d'une commission rogatoire.
Il s'est présenté ce jeudi matin à la sous-direction antiterroriste, où les enquêteurs l'auraient questionné sur deux points : les liens qu'ils soupçonnent entre « L'insurrection qui vient » et Julien Coupat, et ceux entre le jeune militant, ce livre et la fameuse affaire des caténaires.
Le livre est cité trois fois dans un rapport de l'antiterrorisme
Comme Rue89 le rappelait en décembre dans un article revenant sur l'affaire de Tarnac et son enquête très médiatique, la police a très vite confié aux médias une très forte présomption de paternité de Coupat pour cet écrit, qui semble faire office de pièce à conviction. Mais à l'époque, aucun élément de preuve n'a filtré pour étayer ces accusations.
On les trouve dans la retranscription d'un rapport de synthèse de la SDAT destiné au procureur de la République de Paris, publiée fin novembre par Mediapart (sur abonnement). Le document faisait le point sur l'état d'avancement de l'enquête, en rappelant les faits et en détaillant le profil des différentes personnes soupçonnées.
« L'insurrection qui vient » est cité à trois reprises sur quatorze pages. A chaque fois, les policiers sont catégoriques : Julien Coupat en est le principal auteur, et les autres suspects sont aussi membres du « comité invisible ». Les enquêteurs n'étayaient pas leurs affirmations, écrivant simplement que leur enquête a « établi » que les suspects ont écrit l'ouvrage, sous la direction de Coupat.
Selon la police, l'ouvrage a « été rédigé sous l'égide de Julien Coupat »
La première mention intervient dès le deuxième paragraphe de la première page :
« Ce groupe constitué autour de son leader charismatique et idéologue, le nommé Julien Coupat, […] obéit à une doctrine philosophico-insurrectionnaliste qui ayant fait le constat que la société actuelle est “ un cadavre putride ” (tel qu'il est mentionné au sein du pamphlet intitulé “L'Insurrection qui vient” signé du Comité invisible, nom du groupe constitué autour de Julien Coupat) a décidé d'user des moyens nécessaires pour se “ débarrasser du cadavre ” et provoquer la chute de l'Etat.
Les cibles désignées dans cet ouvrage dont il a été établi dans la présente enquête qu'il avait été rédigé sous l'égide de Julien Coupat étant, de manière récurrente, tout ce qui peut être, par analogie, défini comme un “ flux ” permettant la survie de l'Etat et la société de consommation qu'il protège.
Sont ainsi cités dans cet opuscule, avec insistance, le réseau TGV et les lignes électriques comme autant de points névralgiques par le sabotage desquels, les activistes peuvent, à peu de frais, arrêter plus ou moins durablement les échanges de biens et de personnes et ainsi porter un coup au système économique qu'ils combattent. »
La seconde mention, sur la quatrième page, reprend les mêmes arguments que dans ce dernier paragraphe.
Un témoin l'affirme : le comité invisible, c'est Coupat et les autres
La troisième et dernière, à la fin du document, est la plus intéressante, puisqu'elle figure dans la conclusion du rapport :
« L'ensemble des investigations menées depuis le 16 avril 2007 sur le nommé Julien Coupat ont donc permis de mettre au jour les agissements d'un groupe d'activistes reliés à la mouvance anarchoautonome et désirant se livrer par différentes formes d'actions violentes à la déstabilisation de l'Etat.
Ces conclusions sont largement confirmées par les déclarations formées par un témoin désigné sous le numéro (…) qui, entendu sous X… durant le temps de la garde à vue, confirmait l'existence d'un groupe formé à partir de 2002 autour d'un leader charismatique, le nommé Julien Coupat avec pour principale implantation la ferme “ Le Goutailloux ” et ayant pris la dénomination de “ Comité invisible, sous-section du parti imaginaire ”.
Ce groupe se présentant comme “ le plus apte à détruire le monde et à en reconstruire un neuf ” étant le rédacteur final d'un pamphlet principalement rédigé par Julien Coupat et intitulé L'Insurrection qui vient. »
Ces lignes montrent bien à quel point le fait que Coupat et les autres soient les auteurs du texte était, à l'époque, primordial pour les enquêteurs antiterroristes. On ne sait pas si, depuis, ils ont recueilli d'autres éléments dans ce sens.
Joint par Rue89, Eric Hazan assure que pendant son interrogatoire, les enquêteurs n'ont évoqué « aucune preuve » sur la paternité du livre. Contactés, le parquet de Paris et le ministère de l'Intérieur n'ont pas voulu faire de commentaires sur l'audition de l'éditeur.
Me Antoine Comte : « Du jamais vu depuis la guerre d'Algérie »
Dans un communiqué, La Fabrique s'insurge contre « cette tentative d'impliquer un livre et un éditeur dans une association de malfaiteurs terroristes [qui] constitue une grave atteinte à la liberté d'expression », et précise :
« N'étant pas témoin des faits instruits dans cette affaire, Eric Hazan a répondu qu'il n'était pas dans son rôle de combler le vide du dossier.
S'il existe des éléments dans “L'Insurrection qui vient” enfreignant les lois sur la presse, Eric Hazan est prêt à en répondre devant les tribunaux compétents. »
Avocat d'Eric Hazan (et de Rue89), Me Antoine Comte trouve dangereux que
« ce livre, qui n'a fait l'objet d'aucune procédure en matière de presse, soit inclus dans une instruction pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. On n'a pas vu ça depuis la guerre d'Algérie ».
► Mis à jour à 20h12 : ajout des éléments de la retranscription révélée en novembre par Mediapart, de la réaction d'Eric Hazan et de son avocat.
Photo : Intervention sur les lignes SNCF à Morcenx le 29 janvier 2009 (Régis Duvignau / Reuters)





















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à félicité-mafoi
De Pseudo
Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 16H30 | 09/04/2009 |
Tu crois qu'ils vont nous refaire le coup des poupées vaudou et des pancartes « cass toi pov con » ? : -)))
à Pseudo
De félicité-mafoi
16H38 | 09/04/2009 |
Le marché est florissant dans ce domaine, c'est sûr.
Dans la foulée, ajoutons La princesse de Clèves.
à félicité-mafoi
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 17H07 | 09/04/2009 |
merci MAM… Albanel n'est pas cap de protéger les droits d'auteur, MAM s'en charge, non ?
tous Coupat, tous coupables !
http://www.lekti-ecriture.com/contrefeux/Tous-Coupat-tous-coupables.html
mafoi, pas de quoi se félicité
à FabiendeMénilmontant
De félicité-mafoi
17H27 | 09/04/2009 |
Merci pour le lien, Fabien. ; -))
à félicité-mafoi
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 18H22 | 09/04/2009 |
you're welcome (le temps que les flics traduisent, on compte jusqu'à combien ? )
à Numerosix
De Emma T
TBBT addict. | 16H24 | 09/04/2009 |
Comme le but de la manœuvre n'est pas principalement d'empêcher les arrêts intempestifs de TGV mais bien de faire régner la peur donc l'autocensure dans les milieux rétifs au « Tout Sarkozy », je crains bien que ce Gouvernement ne soit pas sensible à vos arguments N6.
Pour rester dans cette logique, à la suite d'Éric Hazan, il conviendrait d'ailleurs d'impliquer le diffuseur et distributeur de l'Insurrection qui vient [ ; -))] et dans la foulée, allez hop, l'ensemble des libraires qui fourniront une liste des clients présumés « sympathisants terroristes ». Ce pourrait même être assez réjouissant.
Ça tombe bien : l'Université hors les murs étant fort venteuse par ces temps de printemps, la prison l'accueillera et second effet positif, les détenus de droit commun bénéficieront d'une prise en charge massive de leur instruction.
Pensez ! Résoudre dans un même temps les problèmes du terrorisme, des universités et des prisons tout en relançant le bâtiment, tsssss faudrait être bien regardants pour ne pas admirer la jolie pirouette que nous exécute notre Gouvernement.
à Numerosix
De screugneugneux
râleur-NRV | 16H46 | 09/04/2009 |
« désolé » n'est pas le terme, « révolté » serai plus approprié…. en tous les cas moi je le suis. !
On assiste à la naissance de « guantanamo sur seine »
La france sera bientot une grande nation comme la chine, l'ex urss, les us, le viet nam ( ou cambodge) de pol pot.
Si c'est lui qui a éffectivement écrit ce livre ( ou participé) c'est à se demander si ce n'est pas l'etat qui a organisé ces incidents ( sans conséquences autres que des retards) juste pour pouvoir accuser Coupable de térrorisme et le mettre à l'ombre pour longtemps.
Car finalement, de quoi est il coupable au juste ? ? ? ? ?
de penser autrement ? ? ? ? et de mettre une partie de ses idées en pratique ?
aujourd'hui, si « les forces du mal » ne font rien, leur monde et leur sysyteme ( capitalisme pyramidale/liberalisme) une petite elite audelà de riche, et le reste de la population qui travail à leur services ( soit un seigneur et des serf), va s'effondrer sur lui meme car il n'est pas viable dans le temps.
en faisant taire toute critique, en répandant la peur, ils font perdurer un etat de fait qui les privilégie eux au détriment de la masse du peuple, c'est un combat, que nous avons souvent perdu, parfois gagner, durement, cherement…
à Numerosix
De I.P
Flat4 | 18H18 | 09/04/2009 |
Ca permettra de justifier au JT qu'il faudra brûler les livres d'extrème gauche.
Un gros tas de livres en plein centre de Paris et des CRS qui défilent avec des torches ça serait mignon, non ?
à I.P
De karlM
21H15 | 09/04/2009 |
Fahrenheit 451
(1953) est un roman de Ray Bradbury. Le titre fait référence à la température, en degrés Fahrenheit, à laquelle le papier s'enflamme et se
à I.P
De Au sud de nul part
Situation | 23H00 | 09/04/2009 |
Bonjour : pour les auto dafés, rassurez vous, le comité invisible s'en charge…Comme au bon vieux temps.
Car, le comité invisible, dans son superbe livre nommé l'insuresction tsoin-tsoin, se réjouissait déjà que les écoles brûlent, et traitait les professeurs qui auraient eu l'outrecuidance de vouloir empécher ce saccage faschiste de « pleureurs ». Sympa, non ? J'oubliais : le comité invisible « pense » -avec la démogogie du fils de bourgeois qui a bien capitalisé ce qu'il prétend renier après coup…- que la Culture est du « carton », alors que l'école de la seule rue est forcément libératrice et géniale. On croit rêver…
Factotum
à Au sud de nul part
De I.P
Flat4 | 00H09 | 10/04/2009 |
La connerie n'est pas une valeur de droite, elle est universelle.
à Numerosix
De huck
Riendutoutiste | 18H50 | 09/04/2009 |
Y facho en France !
à Numerosix
De Un compte supprime
nc | 05H52 | 10/04/2009 |
Totalitaire ! ! Ca alors, tu n'y vas pas avec le dos de la cuillere ! ! !
Le mot - et l'idee - ne m'etaient pas encore venus a l'esprit.
à Numerosix
De Zeky
Curieux de tout | 12H50 | 10/04/2009 |
Vous pensiez que le régime ne l'était plus ?
Pourtant le comitatus n'a jamais cessé de protéger les intérêts supra-nationaux…
PS Pour ceux qui doutent j'ai des exemples, il n'y a qu'à demander !
à Numerosix
De VILLON
10H44 | 11/04/2009 |
Hallucinons encore un peu plus : en tant que lecteur de cet ouvrage, qui a toute sa place dans ma bibliothèque, je suis donc aussi un terroriste ! Bon ! D'accord ! J'ASSUME ! ! ! !
De gilhou
| 15H30 | 09/04/2009 |
Etre potentiellement l'auteur d'un livre en vente libre pourrait être considéré comme un acte de terrorisme ! ! !
à gilhou
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 15H45 | 09/04/2009 |
C'est un acte de terrorisme depuis les premiers hérétiques en passant par Galilée, Copernic,Voltaire, Coupat et tous ceux qui ont eu la malchance de vivre à une époque ou dans un endroit où le pouvoir est entre les mains des idiots.
à gilhou
De félicité-mafoi
16H01 | 09/04/2009 |
http://www.soutien11novembre.org/spip.php ? article3&id_document=23#docume…
à gilhou
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
20H16 | 09/04/2009 |
Fahrenheit 451.
Tu cherches un boulot, c'est la crise ?
deviens pompier et brule des livres !
Brule tout Philip K. Dick, tout Orwell, tout Huxley, Zamiatine.
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De Au sud de nul part
Situation | 23H02 | 09/04/2009 |
Bonsoir homemade.
Vous n'avez pas lu l'insurection qui vient. Car sinon vous auriez appris que brûler des écoles, des collèges, et leurs bibliothèques eest un acte formidable et révolutionnaire. Vous ne l'avez donc pas lu ? Non ?
Factoutm
De unouveaucompte
15H38 | 09/04/2009 |
Gabegie des pouvoirs
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 15H40 | 09/04/2009 |
punaise, j'ai plein de bouquins chez moi ?
çà craint ?
à virginie78
De Tassin
70606
Inquiet | 15H44 | 09/04/2009 |
Si les auteurs en sont Claude Allègre, Jacques Attali, Alain Minc, Eric Zemmour ou Alexandre Adler aucun problème.
à Tassin
De extralucide
retraite | 16H23 | 09/04/2009 |
Tout a fait d'accord. Mais Colonna a du l'acheterr
à Tassin
De flixp
16H35 | 09/04/2009 |
Virginie parlait de bouquins pas d'allume-barbecue
à virginie78
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 17H03 | 09/04/2009 |
Fahrenheit 451 serait-il en train de devenir la réponse ?
à dulconte
De Au sud de nul part
Situation | 23H09 | 09/04/2009 |
Bonsoir
Vous n'avez pas non plus lu l'insurection qui vient ? C'est dommage : vous auriez appris que ses auteurs défendent ceux qui brûlent des écoles, des collèges, leurs bibilothèques, etc…
Ce comité fustige de surcroît les professeurs qui tentent de protéger ces lieux de savoir. Ce comité les nomme des « pleurnicheurs »…qui défendent une Culture en « carton ».
Comme quoi, Ce cher Brabury n'est pas du côté que l'on croit et il faut se renseigner avant de l'instrumentaliser.
Les pompiers brûleurs se sont les auteurs de ce livre : il suffit de le lire pour le constater.
Cordialement.
Factotum.
à Au sud de nul part
De ker
00H55 | 10/04/2009 |
J'ai aussi lu l'insurrection qui vient mais visiblement nous n'avons pas les memes lunettes. Si les anarchistes veulent detruire l'ecole, ils ne veulent pas detruire les ecoles. Si ils veulent detruire l'etat (je suis anarchiste et c'est mon souhait le plus cher), ce ne veut pas dire toucher aux citoyens.
Prenons l'exemple de la recherche. Je suis chercheur en physique. Je constate chaque jour les abus de pouvoir des permanents et des professeurs qui ne branlent rien (ils communiquent, cherche du pognons, pontifient), donnent de mauvaises idees qu'il faut en permanence essayer de detourner avec diplomatie et pourissent la vie des jeunes chercheurs qui eux sont corveable et responsables de la bonne marche des projets, mais qui seront jete comme de la merde si ils ne rentre pas dans le systeme relationnel et refusent ce fonctionnement qui n'a rien a voir avec la creation scientifique ou le savoir dont tu parles.
C'est tout cela que nous voulons voir disparaitre : la censure, les censeurs, les experts bidons, les « scientifiques » qui ne cherchent plus. Tout cela c'est le faux savoir, de la meme trempe que celui de l'universite moyen age, des pontes et des faux mdecins qui durant des siecles a etouffe la pensée. Ceux qui nous gouvernent, leur imbecilite crasse, leur meconnaissance du francais sont l'illustration de la faillite complete de ce systeme.
L'ecole aujourd'hui est avant tout une operation de bourrage de crane ou seul survivent ceux qui ont un capital familiale assez fort pour ne pas finir ecoeure, ou ceux qui veulent reussir socialement a tout prix et utilise l'ecole comme un instrument.
Je n'ai jamais rien compris a l'ecole, meme si j'avais de bonne notes et et ai fait un bon cursus. Le but n'etait pas de comprendre mais de formater, de produire des ingenieurs et des techniciens capables de recracher des recettes.
L'ecole est une prison ou l'on gache les années les plus precieuses de sa vie. Oui je veux supprimer l'ecole et je ne suis probablement pas le seul.Si un jour j'ai des enfants je souhaite qu'ils ne suivent pas ce cursus debilitant.
Demago ? De nombreuses personnes ont fait de brillantes etudes en passant par le CNED y compris a droite (Luc ferry).
à ker
De antonvoyl
gestionnaire administratif | 12H27 | 10/04/2009 |
Je suis tout à fait d'accord.
J'ai lu également cet ouvrage et je me dis que vu les réactions de certains, Rabelais était probablement de la vermine terroriste en son temps. Chier sur Rabelais ? Trop tard ! Rabelais a chié partout !
Oui, il faut en finir avec l'école républicaine et instituer une école populaire. Car voir des négationnistes homophobes tels que Christian Vanneste participer à l'élaboration des programmes d'histoire, cela fait plus transpirer que les réflexions de société d'un Julien Coupat. Et oui, c'est bien d'une réflexion que le gouvernement souhaite éloigner les gens pour les amener dans le giron cancéreux d'une confiance aléatoire dans le système.
Je m'étonne de voir certaines personnes gonfler une polémique en guise d'argument. En un mot, cela s'appelle un sophisme. Prétendre que l'insurrection qui vient est un appel au meurtre alimente un faux débat sur la détention de ce jeune homme et pisser dans un violon n'aurait pas plus d'effet sur l'ensemble des citoyens que sur Julien Coupat.
Chapitre par chapitre, tout concorde d'ailleurs dans ce livre. Oui, la culture est dans les banlieues. Cherchez à l'école, dans des salles de spectacles subventionnées ou sur TF1, vous ne la trouverez pas. J'en vois déjà certains bondir. Mais c'est bien la première chose que nombre de profs m'ont dit lors de mon entrée à l'université : « Vous êtes venus étudier l'histoire ? Très bien ! Oubliez donc tout ce que vous avez ingurgité. » ( Non je ne fais pas allusion à la Shoah sur laquelle il n'y a plus grand chose à dire. Les vestiges d'Aushwitz témoignent d'eux mêmes et ridiculisent les propos récents de Le pen).
Oui, la seule solution en dehors des urnes est de se constituer en commune. Prenez le moindre petit fonctionnaire, donnez lui un pouvoir local de décision et il fera faire plus d'économies à l'Etat qu'une bande d'énarques qui se foutent pas mal de la gestion de leurs différents ministères. De toute façon en ce domaine c'est assez simple : le politique prend des décisions tout en refusant d'en assumer les conséquences.
Ah oui j'oubliais. Un savoir ne se capitalise jamais au sud de nul part. Il construit un être jusqu'à sa mort. Lire Montaigne à 20 ans n'est pas la même chose qu'à 40. Enfin, discréditer les écrits d'un homme par rapport à sa vie physique ou pire, à ses objets (l'allusion à sa mercédès), mon fils de 6 mois produit matière plus conséquente au fond des ses couches.
A vous
à antonvoyl
De Au sud de nul part
Situation | 16H19 | 10/04/2009 |
Bonjour administratif
D'abord, cher gestionnaire, gardez donc votre consdescendance virtuelle . Si, à votre âge, vous n'avez pas encore appris que le savoir se capitalise, eh bien…lisez un peu de sociologie ou des ouvrages de philosophie sociale.
Vous pourriez aussi apprendre à éviter de penser selon un dualisme dès plus éculé : rien n'empêche de penser que le savoir forme l'humain, ce que je n'ignore guère, tout en observant que le savoir permet aussi de se distinguer socialement et de faire la différence entre soi et autrui. Vous l'ignoriez ? Vous ignoriez que les mots et les pratiques ont plusieurs sens ?
Vous ignoriez aussi que le savoir est un enjeu de lutte ? Que la compétition scolaire existe ? Que le savoir s'achète ? Qu'il est aussi un pouvoir ? J'en suis désolé pour vous. Mais il est très facile d'idéaliser le savoir pour se poser dans une claire pureté, en écrivant des phrases ronflantes censés faire taire son interlocuteur, alors que l'on ne fait qu'avancer des évidences assez mal exprimées. Faites en ce sens un peu attention à votre vocabulaire : le constructivisme a peu de rapport avec une philosophie du devenir.
Euh, j'oubliais, de quelle mercèdes me parlez vous ? Je ne me souviens pas d'avoir vanté ici les charmes de cette marque Allemande.
Je ne vous ferai pas l'offense de vous dire autre chose de votre « texte » et de son splendide avant dernier paragraphe. Cela vous ferait de la peine.
Sinon, je suis surpris par votre rapide propension à raconter votre intimité à autrui : je suis pourtant heureux que vous aimiez les sorties rectales de votre progéniture, mais je crains de ne savoir que faire de cette information, si bien que je vous la retourne ( : )).
Factotum