Polémique

Quand Benoît XVI écrivait dans une revue facho

Un député autrichien a déterré un vieux texte de 1998 signé du cardinal Ratzinger dans une publication pangermaniste.

Le pape au Vatican le 11 février 2009 (Giampiero Sposito/Reuters).

Janvier 2009. Karl Öllinger, un député écologiste autrichien qui s'est spécialisé dans le combat contre l'extrême droite florissante dans son pays, tombe sur un hors-série de la revue Die Aula, paru à l'occasion du 150e anniversaire de la révolution allemande de 1848.

Au milieu des affabulations de négationnistes de députés d'extrême droite et de membres du parti néonazi allemand NDP, il tombe - éberlué - sur un texte signé du cardinal Ratzinger et intitulé « Freiheit und Wahrheit » (« Liberté et Vérité »).

En fait, une charge virulente contre les libertés individuelles et le système démocratique, qui aujourd'hui encore, peut être consultée à Vienne, au Centre de documentation et d'archives sur la résistance (DÖW), un organisme chargé de surveiller les mouvements extrémistes.

Embarras de l'Eglise

Dans un premier temps, le diocèse de Vienne a affirmé que le cardinal Ratzinger n'a jamais donné son feu vert pour une publication dans Die Aula : « Liberté et Vérité » était en fait un vieux texte datant de 1995, publié pour la première fois dans une revue chrétienne conservatrice.

Pas de bol, celui qui avait à l'époque négocié la publication avec le secrétaire du cardinal a gardé tous les échanges de leurs lettres : le cardinal a bel et bien, à l'époque, donné son accord par écrit pour une reproduction.

Aujourd'hui encore, les milieux extrémistes germaniques considèrent Benoît XVI comme l'un des leurs et se flattent que le souverain ait publié dans leur revue. Le hors-série est d'ailleurs en vente sur Internet !

Die Aula défend les négationnistes

Cette information éclaire d'un jour nouveau le tournant idéologique du Vatican depuis que Benoît XVI a été nommé pape. L'homme, bavarois de naissance, peut en effet difficilement expliquer aujourd'hui n'avoir pas su ce qu'était Die Aula en 1998, la revue étant publiée en langue allemande. Elle soutenait alors clairement l'ascension de Jörg Haider et sa triste notoriété dépassait les frontières de la petite Autriche.

Die Aula défend les négationnistes et ceux qu'elle nomme les « victimes de la liberté d'expression », à savoir les hommes politiques d'extrême droite qui sont condamnés pour offense à l'islam. Elle critique les lois qui répriment les propos révisionnistes, flirte très souvent avec l'antisémitisme et tente de réécrire l'histoire récente de l'Autriche. Lors de la nomination de Benoît XVI, elle avait bruyamment fait part de sa joie.

Photo : Le pape au Vatican le 11 février 2009 (Giampiero Sposito/Reuters).

14 commentaires sélectionnés

Portrait de Blaise Gauquelin

De Blaise Gauquelin (auteur)

Journaliste | 10H48 | 08/04/2009 | Permalien

Bonjour, j'ai lu ce texte et, grâce à un riverain, vous avez désormais un lien en anglais. Certains passages concernant la démocratie son troubles. Comme celui-ci, où le cardinal parle alors de « mains sales » concernant des groupes d'intérêt puissants :

« And how are decisions arrived at in representative bodies ? Who could still believe that the welfare of the community as a whole truly guides the decision-making process ? Who could doubt the power of special interests, whose dirty hands are exposed with increasing frequency »

Portrait de déluge

De déluge

menuisier | 11H19 | 08/04/2009 | Permalien

En fait Ratzinger a été induit en erreur, il pensait publier dans « Oui Oui » magazine, c'est son entourage qui ne l'a pas prévenu.

De la même manière que cet entourage ne l'avait pas prévenu que les intégristes formait un nid de fachos (Ratzinguer a été en lien étroit avec les lefevristes, mandaté par JPII pour les faire rentrer à la maison, mais pendant toutes ces années il ne s'était rendu compte de rien) et son entourage, quelle bande de niais, ne s'était pas apperçu que parmis les cinqs évêques dont l'excommunication allait être levée, se cachait fort discrètement un négationniste.

Plus sérieusement, le virage vers l'extrême droite traditionaliste, ne date pas des débuts de BXVI : Il date de JPII, qui était lui beaucoup plus politique.
Mais c'est de ses années de pontificat que l'Opus Déi a pris le pouvoir, que tout ce qui était un tant soit peu de gauche était impitoyablement éliminé tandis que les ronds de jambes avec les intégristes se faisaient au plus niveau (Ratzinguer était à la manoeuvre), et que se durcissaient les positions de l'Eglise.

Enfin, ce dernier avait été nommé « Gardien de la Ligne de l'Eglise » (je ne me souvioens pas du titre exact, congrégation de la doctrine..), soit grosso modo N°2, par le « gentil » JPII..

Portrait de eudemon

De eudemon

intello-précaire | 12H01 | 08/04/2009 | Permalien

Publier dans une revue facho quand on est un intellectuel comme Ratzinger cela ne relève pas du hasard mais une confirmation de sa tentation idéologique. Il n » y pas besoin de le lire, le rédacteur en chef de la revue a jugé bon de l'y mettre, Ratzinger a accepté. C'est en soit une preuve de la proximité des différentes convictions idéologiques. Faire croire que la lecture du texte suffirait pour libérer B16 de tout soupçons est une erreur grave. En effet comme tout bon réactionnaire, son texte est sans doute écrit sous la forme dite du « double langage ésotérique » qui, sans être le monopole de cette école de pensée, est une forme d'écriture qui fonctionne sur la manipulation, l'art d'écrire et de persuader, l'art de tromper, de duper. On est dans le jésuitisme le plus pervers.
Donc ne vous méprenez pas B16 n'est pas né de la dernière pluie. C'est un homme intelligent mais également pour tout bon démocrate, libéral et laïc un homme extrêmement dangereux.

Portrait de eudemon

De eudemon

intello-précaire | 12H15 | 08/04/2009 | Permalien

Pierre, ta vision de l'Église me parait excellemment simpliste. Cette attaque ne peut exister que dans la mesure où l'on donne du grain à moudre. Personnellement il ne me viendrait jamais à l'idée d'écrire dans une revue d'extrême droite comme « Eléments » en France.
Benoit XVI est connu pour sa haute culture, il n'a pas pu faire d'erreur quand il a accepter de publier dans une revue extrémiste.
Ecrire dans une revue c'est lui donner un sens, une légitimité, une raison d'être. Publier dans une revue d'extrême droite c'est donc lui reconnaître une portée historique. Donc non il ne s'agit pas d'une petite erreur de la part de B16 mais bien d'une décision murement réfléchie d'apparaître dans une telle revue. C'est un choix volontaire qui n'a rien à voir avec la manipulation journalistique.

Si l'Eglise te déçoit Saint Pierre, fondes en une nouvelle car je pense que le Vatican est aujourd'hui en train de prendre une pente sur laquelle elle risque de disparaitre.
La disparition du polytheisme chez nos ancêtres païens avait à voir avec une certaine inadaptation aux règles sociales de l'époque. Le Catholicisme (et non le christianisme) en tant que religion dirigiste, autoritaire, centralisatrice, dogmatique refusant le dialogue participatif, la démocratie, la décentralisation, la liberté d'interprétation des textes religieux (y compris apocryphes) risque lui même de sombrer dans son conservatisme exalté.

Bonne réflexion mon cher Pierre et saches que les journalistes sont moins pires à Rue89 qu'ailleurs…

Portrait de authueil

De authueil

blogueur | 13H06 | 08/04/2009 | Permalien

Déjà, votre titre est faux. Benoit XVI a écrit cet article pour la revue communio. La publication dans la revue Aula n'est qu'une reprise.

Rue89 republie des billets que des blogueurs ont écrit pour leur blog. Peut on dire, parce qu'ils ont été repris par Rue89 qu'ils écrivaient pour Rue89 ?

Un cardinal est une personne très occupée, qui a un staff autour de lui. Certains sujets sont traités directement par le Staff, sans que le « patron » ne s'en occupe, car ces sujets sont considérés comme mineurs. Tous les entourages font le tri entre ce qu'ils considèrent comme important, et donc devant être présenté au patron, et ce qui est accessoire et lui ferait perdre son temps.

Le secrétaire de Ratzinger a sans doute considéré que cette demande de reprise relevait de sa responsabilité et soit a répondu lui-même sans référer à son boss, soit lui en a parlé rapidement, mais sans y consacrer plus d'une minute.

Si faute il y a, c'est celle du secrétaire, qui n'a pas vu le risque potentiel qu'il faisait courir à son patron. Il ne l'a pas alerté et ne lui a pas présenté les éléments qui auraient pu déclencher des alarmes chez Ratzinger. D'ailleurs, quels éléments avait-il eu en mains pour se décider ?

Vous semblez considérer comme évident que la revue Aula soit connue de tous, notamment des germanistes, à cause d'un scandale qui avait eu lieu quelques années auparavant. Je relativiserait : le cardinal et son secrétaire vivent au Vatican, à Rome, pas en Allemagne et encore moins en Autriche. Le vatican est une bulle (c'est d'ailleurs un problème), il n'est pas certains que le scandale « aula » y soit arrivé, et encore moins que le secrétaire du pape en ait eu vent et s'en soit souvenu quelques années plus tard.

Toute cette affaire est avant tout une erreur de bureaucratie. Vous faites comme si le cardinal Ratzinger lisait tout son courrier et y répondait personnellement, ce qui est absurde.

Sur ce coup là, vous êtes d'une mauvaise foi abyssale !

Portrait de Jaycib

De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 13H13 | 08/04/2009 | Permalien

Il y a ici une forme d'amalgame. Le texte de Ratzinger est sans doute critiquable en soi, mais il n'y a aucune raison d'incriminer le pape pour cause de reproduction de son article dans une revue extrémiste, puisque ce texte était initialement destiné à la publication dans une revue catholique par ailleurs banale et que sa libre reproduction était autorisée. (Il est « normal » -- pour un chrétien militant -- que Ratzinger ait voulu faire du prosélytisme, et qu'il n'ait pas jugé bon de faire état d'un quelconque droit d'auteur exclusif ! )

Il faut juger l'article sur pièce, et non pas l'assimiler à une approbation, tacite ou non, du négationnisme.

Cela dit, on sait depuis longtemps que Benoît XVI souhaite faire revenir l'église à son état antérieur au concile Vatican II. C'est un réactionnaire. Ca n'en fait pas pour autant un fasciste, et encore moins un néo-nazi. Si un tel amalgame était valable, il faudrait également s'en prendre dans les mêmes termes aux autres dirigeants de cultes, islamiques ou juifs par exemple, qui veulent peu ou prou instaurer la théocratie, ou au moins s'affranchir de plusieurs aspects notables de la liberté de croyance ou d'expression.caractéristique de la démocratie.

Portrait de Anastaze

De Anastaze 53186

☺ | 13H30 | 08/04/2009 | Permalien

Une fable récurrente voudrait que ce Pape manque d'expérience, soit mal informé, soit maladroit, bref soit excusable.

Il ne faut pas oublier qu'il est au centre des orientations de l'église depuis Vatican II et qu'il a de tous temps fait partie des mouvances provocatrices de droite.

Il serait peut-être temps d'arrêter de s'étonner à chaque fois qu'il créé une polémique et enfin le prendre pour ce qu'il est !

Portrait de Vicardo

De Vicardo

thésard | 14H05 | 08/04/2009 | Permalien

Encore une polémique autour de Benoît XVI…

La discussion gagnerait en clarté si la question de la forme et du fond étaient mieux distinguées.

Sur la forme : qu'un cardinal, surtout un cardinal aussi en vue que Ratzinger, publie dans une revue révisionniste est simplement inacceptable et aurait dû lui valoir des reproches de sa hiérarchie, quand il y en avait encore une…

Sur le fond, l'article me semble fort peu nuancé et, sans doute erroné. M. Gaugelin ne semble pas avoir pris connaissance du texte de Ratzinger. Le texte (de la publication originale de 1995) est disponible sur le site de l'Université de Münster (http://ivv7srv15.uni-muenster.de/mnkg/pfnuer/Freiheit-u-Wahrheit.html).

Je l'ai rapidement parcouru et n'ai lu en entier que la conclusion. Ce que j'ai lu ne confirme en tous cas pas qu'il s'agisse d'« une charge virulente contre les libertés individuelles et le système démocratique ». La conclusion invite plutôt à amener des correctifs à la conception de la liberté issue des Lumières, sans considérer pour autant qu'il faille entièrement la rejeter. Le premier point, par exemple, souligne que la liberté ne saurait être comprise comme dégagement de toute règle (« Ein Verständnis von Freiheit, das als Befreiung nur immer weitere Auflösungen von Normen und die ständige Ausweitung individueller Freiheit bis hin zur völligen Befreiung von aller Ordnung ansehen mag, ist falsch. »). Concernant la démocratie, mes sondages dans le texte ne m'ont fait voir aucune attaque. On est très loin des idéologies d'extrême droite qui rejettent sans concession la philosophie des Lumières et la démocratie.

Ce n'est certainement pas un texte anarchiste, mais pas davantage un texte fachiste. Il paraît donc très largement exagéré de conclure : « Cette information éclaire d'un jour nouveau le tournant idéologique du Vatican depuis que Benoît XVI a été nommé pape. »

En republiant cet article dans une revue d'extrême droite, Ratzinger a fait une erreur monumentale. Mais avant d'en faire un facho, il faudrait au moins le lire !

Portrait de flixp

De flixp

14H17 | 08/04/2009 | Permalien

Je me suis farci le texte, rien de bien violent. La question étant de la liberté et de la recherche absolue de liberté en relativisant avec la responsabilité dont un petit passage sur l'avortement dans l'habituel dogme de l'église.

Je retiendra la conclusion où Ratzinger (je découpe un peu voir pas mal)

 » L'opinion que la tâche essentielle de la lutte pour la libération est de changer le monde est un mythe »
« Il est de notre devoir de toujours se battre dans le présent pour la meilleure existence humaine partagée et ainsi préserver le bien déjà accompli, en vainquant les maux existants et résister aux tentations des forces de la destruction. »
« Là où Dieu est nié, la liberté ne peut être construite, mais dépossédé de ses fondations et donc déviée. Là où les traditions religieuses les plus pures sont abandonnées, l'homme se détache de sa vérité. “
‘S'il n'y a pas de vérité au sujet de l'homme, il ne peut y avoir de liberté. Seule la vérité nous délivre.’

Portrait de eudemon

De eudemon

intello-précaire | 14H26 | 08/04/2009 | Permalien

Tout faux !
Mr Thierry, le propre de l'écriture réactionnaire c'est qu'elle utilise intelligemment ses adversaires pour arriver à une résultat complexe. C'est ce que l'on appelle le double langage esotérique. Il s'agit de prendre les arguments de ses adversaires puis ensuite de les retourner contre eux. Ainsi Carl schmitt reprend il les arguments de la démocratie directe (Rousseau) notamment pour ensuite réduire en cendre la démocratie indirecte puis finalement remettre en cause la démocratie tout court. Mais le cheminement est long et complexe. Les textes des réactionnaires sont profondément dangereux car profondément complexes. il ne sont surtout pas à prendre avec des pincettes.
Quand les spécialistes disent de B16 qu'il est un Homme intelligent ce n'est pas pour rien. Il est clairement un manipulateur et c'est peut être pour cette raison qu'il a été élu pape.
Un texte réactionnaire n'est donc pas à prendre au premier degré comme vous le faites mais au deuxième voir au troisième degré d'interprétation. Un tel texte est avant tout fait pour ceux qui savent (ésotérisme)

Portrait de Saturnin-julius

De Saturnin-julius

15H06 | 08/04/2009 | Permalien

« le pape a écrit une charge virulente contre les libertés individuelles et le système démocratique. »

Vous avez l'article ?
Vous l'avez lu ?
Parce qu'à l'origine il s'agit d'un texte publié dans la revue « Communio », revue théologique qui date du concile (et qui existe aussi en version française).

Si j'en crois le Spiegel (qui est encore à la base de cette campagne anti-catho), on a demandé à son secrétaire, l'autorisation de reproduction pour un numéro hors série exceptionnel.
Vous avez vu le numéro en question ?
Vous connaissez vraiment la revue « die Aula » en question ?

Non, en bon petit « militant de la liberté et de la générosité », vous répétez des injures, parce que ça vous soulage.
Et on appelle ça du JOURNALISME.
On voit où seront les collabos demain …

Portrait de Pascal Riché

De Pascal Riché 7

Rue89 | 16H03 | 08/04/2009 | Permalien

Bonjour Authueil

Le titre dit : « Quand Benoît XVI écrivait dans une revue facho ».
Le fait est qu'il a accepté, au terme d'un échange de lettres, qu'un de ses textes soit publié dans une revue « facho », Aula. Ses écrits ont été publiés avec son accord dans une telle revue : vous pouvez retourner le truc dans tous les sens, les faits sont là.

Rejeter la responsabilité de cette décision sur le staff est un peu facile. D'autant plus que Mgr Clemens, en donnant son feu vert à l'édition du texte, a précisé dans sa correspondance que le Cardinal approuvait…

« Le secrétaire de Ratzinger a sans doute considéré… » :
Sans doute ? Vous faites des hypothèses pour répondre à des faits.

Qui est de mauvaise foi ?

Portrait de eudemon

De eudemon

intello-précaire | 16H44 | 08/04/2009 | Permalien

L'article est lu et vu, il est réactionnaire et en totale harmonie avec la revue.
Toutefois comme vous ne savez pas bien lire ce genre d'article je vous conseille : léo Strauss « la persécution et l'art d'écrire » là vous comprendrez que B16 est franchement d'extrême droite (mais après tout on a le droit d'être d'extrême droite, il suffit juste de le dire et d'assumer son passé.)

Et si vous n'avez pas compris un article plus court sur l'écriture réactionnaire « Carl schmitt contre le parlementarisme, revue Française de sciences politique février 2008)

Bonne lecture.

Portrait de Blaise Gauquelin

De Blaise Gauquelin (auteur)

Journaliste | 16H56 | 08/04/2009 | Permalien

Bonjour saturnin-Julius,

deux remarques concernant votre commentaire :

en général, lorsqu'un journaliste parle d'un texte, il le lit. En général… et sur Rue89 en particulier. Après (longue) lecture, le texte m'a paru en effet être « une charge virulente contre les libertés individuelles et le système démocratique ». Il est signalé comme extrémiste en 98 par le DÖW autrichien, un institut public digne jusqu'ici de confiance.

Sortir des phrases de leur contexte étant dangereux et pas toujours honnête, j'ai préféfé mettre l'intégralité du texte en lien, en anglais. J'aurais pu citer de nombreux passages, les traduire, ce que je ne ferai pas. Si des lecteurs ne sont ensuite pas d'accord avec mon interprétation de la pensée du cardinal, libre à eux évidemment de le signaler dans ce forum, qui est fait pour ça. Mais il ne me paraît pas étonnant qu'un journaliste qui signe un texte de son nom soit libre de ce qu'il estime pouvoir écrire.

Par ailleurs, quelque soit le texte publié, le simple fait qu'il le soit dans une telle revue constitue selon moi l'information la plus importante.

Merci !

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