
(De Genève) Les victimes se comptent par milliers dans le monde. Mais les crimes d'honneur restent un sujet tabou tant en Orient qu'en Occident. Genève a brisé le silence lors d'un colloque le 4 avril. Avec un documentaire saisissant : « Tuée pour l'honneur », de Giawdat Sofi.
Doaa avait 17 ans. Cette toute jeune Kurde d'Irak a été tuée en 2007 à coups de pierres par des hommes déchaînés de son village. Quelqu'un dans la foule a filmé la scène avec son téléphone portable et les images ont fait le tour du monde. A des milliers de kilomètres, Giawdat Sofi, un Kurde irakien arrivé en Suisse dans les années 1980 comme réfugié politique, a décortiqué ce drame dans un documentaire saisissant, « Tuée pour l'honneur », diffusé dans le cadre de l'émission Temps présent (TSR) en août dernier.
La faute de Doaa : elle avait été surprise sous un préau en train de bavarder avec un garçon dont elle semblait amoureuse. S'estimant déshonoré, son oncle a orchestré ce lynchage contre la volonté des parents de la jeune fille. Le film, d'une extrême sobriété, fait éclater au grand jour un thème resté tabou en Orient comme en Occident. Le réalisateur kurde y effectue des va et vient entre Bashika, le village de Doaa, et la Suisse. Au fil des interviews, on comprend que l'Europe est aussi concernée par cette tragédie liée à une mentalité tribale.
Il faut que les gens réalisent « que ces drames existent aussi chez nous et qu'ils doivent oser s'en mêler si cela se passe autour d'eux », explique Anne-Marie von Arx-Vernon, directrice adjointe du centre genevois d'accueil pour femmes Au Cœur des Grottes. Depuis 1997, son équipe a identifié une dizaine de cas liés au crime d'honneur.
« Il est très difficile de se faire une idée du nombre réel. En général, nous avons été averties par les services sociaux. Mais que sait-on des autres, restées séquestrées chez elles ou renvoyées dans leurs pays pour y être tuées ? »
L'ONU chiffre à 5 000 les victimes de crimes d'honneur par année dans le monde. Un nombre sans doute inférieur à la réalité, comme le rappelle Fabienne Bugnon, directrice de l'Office des droits humains, organisme créé pour veiller à l'application des traités internationaux ratifiés par la Suisse :
« Ce n'est que la pointe de l'iceberg. Il faut y ajouter tous ceux commis dans le silence. Une femme peut être mutilée, défigurée, assassinée, au nom de l'honneur de la famille, simplement parce qu'elle a parlé avec un homme, sans la présence d'un frère ou d'un père. »
Le Comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW/CEDEF) a recommandé à la Suisse de s'occuper de ses femmes migrantes, poursuit Fabienne Bugnon. « C'est sous cette égide que nous avons mis en place des projets pour la prévention des mutilations sexuelles et des violences conjugales, et nous nous apprêtons à mener des campagnes de sensibilisation aux crimes d'honneur et aux mariages forcés. »
« Il s'agit d'un phénomène sournois, non quantifiable, contrairement aux mutilations qui sont chiffrables -7 000 cas estimés en Suisse, 1 200 à Genève. D'où la nécessité d'un travail de sensibilisation, auprès du public mais aussi des professionnels -infirmiers, travailleurs sociaux, enseignants- pour leur permettre de détecter les drames possibles. »
Sur le plan légal, l'affaire n'est pas plus simple. « En matière d'asile, si une femme est menacée de crime d'honneur, elle peut être renvoyée chez elle faute de preuves », explique Fabienne Bugnon. « Le problème, c'est que lorsque la preuve est là, il est trop tard, ajoute Anne-Marie von Arx Vernon. Ou alors, on nous répond que le pays d'origine de la personne punit les crimes d'honneur. Mais, dans ces pays-là, les coutumes tribales prédominent sur les lois. »
Et la responsable du Cœur des Grottes de déplorer une attitude peu coopérante de Berne.
« Il faut batailler deux ans pour obtenir un permis humanitaire. Alors que Genève se montre respectueuse des cas que nous soumettons, Berne dit systématiquement non, sous prétexte de manque de preuves. En tant que professionnelles, nous nous rendons vite compte si nous avons affaire à une vraie victime ou pas. Nous savons recouper les récits, vérifier si l'histoire est cohérente. Il faut nous accorder plus de crédit. »
Pour Berne, ces femmes peuvent être renvoyées chez elles si des réseaux sociaux existent sur place.
« Je suis très réservée sur ce genre de renvois conditionnels, encore plus lorsqu'une femme est menacée de crime d'honneur. Quel type de sécurité peut-on réellement lui assurer ? Il est déjà difficile de les protéger ici. Nous avons connaissance de cas où la femme a dû changer de canton pour se cacher. »
Forte de son expérience en Afghanistan, Anne-Marie von Arx Vernon peut toutefois concevoir des cas de jeunes filles réhabilitées chez elles parce qu'elles reviennent avec un métier en main.
« La famille peut alors les voir différemment à partir du moment où elles deviennent un soutien financier et non plus une bouche à nourrir. Mais il faut rester extrêmement prudents. »
Photo : une Iranienne proteste contre la pratique des lapidations lors de la venue de Khatami à Paris en avril 2005 (Emmanuel Frandin/Reuters).




















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De dodu
Ménagère surdiplomée | 21H26 | 06/04/2009 |
Ca c'est de la théorie , en réalité bien des crimes dits« passionnels » sont prémédités (mais c'est souvent difficile à prouver)
Il y a aussi chez nous un autre « crime d'honneur “ dont on ne parle pas assez bien qu'il se rattache à cette catégorie : ce sont les parents qui tuent leurs enfants puis se suicident après parce qu'ils ne supportent pas un divorce par exemple . C'est beaucoup plus souvent le fait des hommes (pas exclusivement , je vous l'accorde) qui veulent ‘punir’ leur compagne .
à toots
De Béatrice1
| 18H32 | 05/04/2009 |
Il y a une grosse différence entre les crimes dits « d'honneur » (en réalité de total déshonneur) et les crimes dits « passionnels » : c'est que ces derniers sont interdits et punis par la loi, pas les autres !
Il y a des crimes dans toutes les sociétés, l'homme étant ce qu'il est, mais on juge une société à sa façon d'y répondre. Le député qui a tué sa femme est en prison, l'oncle de cette pauvre gamine et tous ces barbares qui l'ont tuée à coups de pierres sont en liberté et considérés comme des héros !
Vous déraillez complètement. Le cas que vous signalez (s'il est vrai) est une « bavure » judiciaire qui n'a rien à voir avec ce qui se fait au contraire quotidiennement pour protéger les femmes au quotidien dans les pays occidentaux. Vous avez eu la curiosité d'aller la voir, cette vidéo ? C'est une ENFANT qu'ils ont massacrée, avec tous les mâles du village autour, rigolards… En toute impunité, bien sûr.
à Béatrice1
De zorbek
19H13 | 05/04/2009 |
« Le député qui a tué sa femme est en prison »
Et le député-maire qui a tué sa maitresse après avoir perdu les élections a eu droit à une minute de silence à l'assemblée nationale.
Ce n'était que sa maitresse et non pas sa femme, c'est ça le message ?
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi ? offre=ARCHIVES&type_ite…
PS mille excuses à Toots pour cette redite, je n'avais pas lu ton message mais seulement celui de Beatrice. Qui m'a fait penser exactement à la meme chose que toi.
à zorbek
De Béatrice1
| 12H28 | 06/04/2009 |
D'accord, je ne connaissais pas cette histoire, le type s'est ensuite suicidé : c'est un drame familial qui n'a vraiment, mais vraiment, rien à voir avec les crimes d'« horreur ». Je ne crois pas en tout cas qu'il faille interpréter la minute de silence comme un « hommage », mais comme une réponse à une tragédie. Ce type ne s'est pas glorifié de son acte, et je suppose, aussi horrible qu'ait été son geste, qu'on ne lui a pas craché sur son cercueil le jour de son enterrement quand même. J'imagine que dans n'importe quel cercle professionnel on n'aurait pas laissé passer une histoire pareille sans rien faire, et qu'on aurait effectivement pu faire une minute de silence pour quelqu'un avec qui on avait travaillé pendant des années, même s'il avait pêté les plombs gravement à la fin de sa vie, et qu'on ait bien sûr étendu le recueillement à ses victimes.
à Béatrice1
De toots
void | 13H47 | 06/04/2009 |
Oui, oui on voit bien que vous imaginez beaucoup de choses. On voit bien aussi que vous imaginez que chez nous on ne laisse pas passer cela, mais que chez eux tous les assassins se baladent en tout impunité (plus quelques insultes par ci par là, genre « monstres », « barbares » etc..).
Regardez les faits, vous verrez que vous avez tort.
Aller rien qu'un, tiens.
On a laissé en toute impunité des prêtes abuser pendant des années.. que dis-je des générations. Et un certain nombre n'ont jamais été condamné.
Et j'en reviens au même problème. Pourquoi d'un coté un crime de haine et de l'autre un crime passionnel. En vérité, les mots ont un sens. Moi aussi je ne faisais pas la différence jusqu'à ce qu'on me demande pourquoi l'un ou l'autre.
Et la réponse est simple : si il me parraissait si naturel d'accepter l'un ou l'autre selon la situation, c'est bien que la différence de sens est inconsciente, qu'elle porte sur un jugement implicite dont nous ne nous rendons même pas compte.
à Béatrice1
De zorbek
19H36 | 06/04/2009 |
« je suppose, aussi horrible qu'ait été son geste, qu'on ne lui a pas craché sur son cercueil le jour de son enterrement quand même »
Je ne dis pas qu'il aurait fallu cracher sur son cercueil, mais je trouve quand même que lui accorder une minute de silence à l'assemblée nationale c'était un peu trop pour quelqu'un qui venait de dézinguer une mère de famille au fusil de chasse (parce qu'elle voulait le quitter). Imaginez un peu la tête de ses gosses, à voir le carnage et ensuite apprendre que l'assassin de leur mère a droit à des égards nationaux…
à Béatrice1
De hand in hand
Ballet chinois | 18H29 | 06/04/2009 |
Merci pour la lecture de tous ces posts.
Béa, et les autres,Qu'entendons-nous par crimes, par honneur ?
Peut-être pourrions-nous élargir notre pensée sur les crimes d'honneur aux petits meurtres sociales familliaux, d'exclusion pour l'exemple (bouc émissaire), de haine d'un membre d'une famille, un vieux, une femme, un enfant.
Les secrets de famille.
Personne n'en parle ici mais j'espère que tout le monde y pense.
à toots
De hoshiko
10H29 | 06/04/2009 |
« Pourquoi quand il s'agit de culture considérées comme moins “ civilisées ” parles-t-on de “ crime d'honneur ” et quand il s'agit de notre culture de “ crimes passionels ” ? »
La différence est que :
1. le bon Francaoui qui tabasse sa femme, il n'y a personne pour dire que c'est bien, qu'elle l'a cherché… Il y en a qui le pensent, voire des flics qui refusent de prendre la plainte, mais personne ne le DIT. Alors oui, c'est hypocrite, mais ça prouve que les mentalités changent. Alors que dans ces cultures, le crime d'honneur est considéré comme normal (dans le cas présenté dans cet article, c'est parce que seul l'oncle s'est senti humilié que le reste de la famille en a parlé).
2. chez nous, les crimes passionnels sont punis par la loi, moins que les autres crimes, certes (et quand on oppose ça au fait qu'être le conjoint ou de la famille est une circonstance aggravante au viol, c'est assez incohérent, mais bon…), mais ils sont réellement punis de prison ferme. Dans les pays d'origine de ceux qui commentent des crimes d'honneur, le plus souvent, les condamnations sont avec sursis, quand condamnation il y a, quand simple procès il y a…
De GWERN
Ex militant du vaste mouvement des ... | 13H36 | 05/04/2009 |
Au lendemain de la petite sauterie Strasbourgeoise nos élégants chef d'état vont certainement s'émouvoir de ce problème !
Ce message s'adresse bien sûr, aux supporters du gars à talonnettes !
à GWERN
De Madiran
(Business Analyst) | 14H13 | 05/04/2009 |
Et….
Au lendemain de la sauterie de l'OTAN à Strasbourg…
On s'aperçoit que la Turquie n'est pas d'accord avec l'OTAN pour des questions de religion…
Nous avons eu de France Chahrazad (Neuilly sur Marnes) puis Sohane (vitry sur seine)… Des crimes particulièrement horribles.
Notons que le crime dit d'honneur n'est dans le fond absolument pas un crime d'honneur ! !
Car il sublime un machisme effarant ! !
De plus notons, que ce machisme est actuellement à l'écran dans un film peu vu par le public car disdrètement caché…. « la Journée de la jupe »
Dommage : car ce film est surement un cri demandant à tous d'épargner les Shéhérazades.
Quand aux droits de l'homme (et droits des femmes) il me semble que la façon dont la « réconciliation » entre notre pays et la chine a été montrée au G20 en illustre l'interêt.
Hélas.
De mauser
13H49 | 05/04/2009 |
Si vous admettez que votre voisin « corrige » sa femme entre ça et la lapidation quelle différence. J'ai essayé une fois de m'interposer moralité tous les voisins femmes comprises m'invectivent c'est vrai que dans certains cas je ne fais pas dans la dentelle. Mais pensez bien à ça combien de bobos qui s'offusquent en publique et une fois chez eux ne valent pas mieux qu'un barbu.
Pour le reste en Europe ce genre de cas devrait être punissable de la prison à vie sans rémission pour tous les participants quelque soit l'age ou le degré de participation aux faits.
Juste pour encourager les bonnes volontés.
A l'étranger soyons sérieux sauf une rupture des relations ECONOMIQUES ces états n'ont qu'indifférence pour nos état d'âmes. Maintenant rompre avec l'Arabie Saoudite ? ?
à mauser
De Béatrice1
| 18H41 | 05/04/2009 |
« Si vous admettez que votre voisin “ corrige ‘ sa femme entre ça et la lapidation quelle différence.’
Il y a une grosse différence : votre voisin n'a pas le droit de ‘corriger’ sa femme (dans un cas comme celui-là il ne faut surtout pas s'interposer, mais appeler les flics), alors que les lapideurs ont parfaitement le droit de lapider et qu'ils s'en glorifient, même ! La différence, c'est ce que dit la loi, pas ce que font les hommes (qui sont toujours et partout prêts à faire le pire).
à Béatrice1
De mauser
07H04 | 06/04/2009 |
Si un jour je vous vois vous faire agresser . Je préviens la police priez que ne soit pas dans la rue je n'ai pas portable. Et j'ai dis m'interposer pas le neutraliser si non je ne serais pas ici je pense
à mauser
De anini
enseignante | 19H39 | 05/04/2009 |
Oui et alors ? on ne dit rien , on laisse faire ? Il existe des femmes qui viennent en France pour demander notre intervention !
Et même si c'est peu efficace , on doit laisser tomber ?
De Madiran
(Business Analyst) | 14H15 | 05/04/2009 |
Au lendemain de la sauterie de l'OTAN à Strasbourg…
On s'aperçoit que la Turquie n'est pas d'accord avec l'OTAN pour des questions de religion…
Aucun pays ne s'en offusque… Voire même apporte des « garanties »…. ! !
Nous avons eu de France des « Chahrazad » (Neuilly sur Marnes) puis Sohane (vitry sur seine)… Des immolations de femmes, crimes particulièrement horribles.
Notons que le crime dit d'honneur n'est dans le fond absolument pas un crime d'honneur ! ! C'est tout simplement un crime de jalousie et de machisme ! !
Car il sublime un machisme effarant ! !
De plus notons, que ce machisme est actuellement à l'écran dans un film peu vu par le public, car discrètement caché…. « la Journée de la jupe ».
Dommage : car ce film est surement un cri demandant à tous d'épargner les Shéhérazades, et ce, indépendamment de la religion ! !
Quand aux droits de l'homme (et droits des femmes) il me semble que la façon dont la « réconciliation » entre notre président et le repésentant chinois a été montrée au G20 en illustre tout l'interêt.
De favola
artiste | 14H05 | 05/04/2009 |
On s'offusque que des femmes soient lapidées au Moyen Orient mais quid des milliers de femmes qui meurent en France sous les coups de types bien blancs et bien propres sur eux, nés en démocratie, qui ont pourtant reçu une éducation laïque et qui sont pour la plupart très bien intégrés ? ? ? ? ?
Je ne connais pas une seule de mes amies autour de moi qui n'aient pas au moins pris une baffe dans la gueule pour simplement être une femme ! ! ! Des filles françaises, blanches tabassées à Paris par de minables machistes blancs eux aussi….
Alors, une histoire de « religion » ? Une histoire de pouvoir ? Une histoire de lâcheté ? ou tout simplement de peur ? ? ? ? ? ? …..
à favola
De mauser
14H12 | 05/04/2009 |
Des lopettes prudentes amusant mais avec mes deux mêtres et mon quintal je suis rarement ennuyé .
Pour tabasser une femme sans défence la question est simple ils doivent avoir besoin de ça pour lever leur quelques centimétres de chair
à favola
De mamane
Ingénieur | 14H36 | 05/04/2009 |
Bien dit !
pour avoir une analyse de féministes sur cette question :
Géographie du sexisme,
Discours autorisés sur la violence faite aux femmes au pays de Johnny Hallyday
http://lmsi.net/spip.php ? article873
à favola
De hand in hand
Ballet chinois | 23H43 | 05/04/2009 |
…de peur ou de voyeurisme.
Les femmes voilées (ou pas) comme autant de miroires sur notre propre échelle de valeurs. Est-ce qu'on serait aussi lâche que ces hommes violents si on était à leur place ? Les Talibans à Kaboul par exemple, après la guerre, le communisme…
Tenir jusqu'au bout…
Etre là.
Interview de Saïd Taghmaoui - Les cerfs volant de Kaboul
http://www.youtube.com/watch ? v=Sz9TfZQfZKU
Je fais référence au ressentis de Saïd Taghmaoui « les cerfs volant de Kaboul » pour vous inspirer de l'emprunte d'un peuple dans vos certitudes.
La rencontre. Apprendre.
à favola
De ympondaven
- | 16H56 | 05/04/2009 |
avec une différence majeure : ce n'est pas une violence de groupe, organisée …
En France c'est individuel et généralement caché car c'est une attitude condamnée (moralement, socialement et juridiquement).
Dans l'autre cas je n'en dirais pas autant…
à favola
De Humain
22H10 | 05/04/2009 |
Il s'agit aussi du respect, non des droits de l'homme mais de ceux de la femme ! !
Il s'agit surtout de ne pas tolérer la lapidation sous le pretexte que des machos puissent se comporter de facon ignoble ! !
Si des imbéciles machos ont ce comportement ici en occident, ce n'est en aucune façon une manière de l'excuser ailleurs ! ! Même sous le pretexte d'une religion !
Et sous le pretexte de religion autant les femmes que les hommes cachent se compôrtement abject !
Personne ne tolère ou ne doit tolérer le fait d'être battue.
Et en ce sens mélanger à souhait la culture, la religion et l'intégration comme vous le faites est la pire des choses….
Il s'agit d'un comportement humain ! ! Tout simplement !
Il n'y a pas « d'honneur » dans ce crime, car il s'agit d'un crime d'orgueil et de déshonneur.
à Humain
De hoshiko
11H24 | 06/04/2009 |
« Il n'y a pas “ d'honneur ” dans ce crime, car il s'agit d'un crime d'orgueil et de déshonneur. »
Une explication de l'« honneur » en pays arabo-musulmans trouvée sur http://libertefemmepalestine.chez-alice.fr/crimes_d_honneur_pourquoi_les…
« La compréhension de la nature de ces crimes nécessite une mise en perspective de la notion d'honneur dans la société arabe traditionnelle qui en distingue deux genres : sharaf et “ird.[4] Sharaf désigne l'honneur d'une unité sociale, comme la tribu arabe ou la famille, ainsi que des individus, et est sujet à fluctuation positive ou négative. L'échec d'un individu à suivre ce qui est défini comme une conduite morale adéquate affaiblit le statut social de la famille ou de l'unité tribale. D'un autre côté, le sharaf de la famille peut être rehaussé par des comportements modèles tels que l'hospitalité, la générosité, le courage au combat, etc. En résumé, sharaf correspond à peu près au concept occidental de dignité.
Par contre, ‘ird ne désigne que l'honneur des femmes et sa valeur ne peut que se dégrader. Il correspond à peu près au concept occidental de chasteté’ et de ‘pureté’. Et comme pour ces dernières, un comportement moral exemplaire ne peut renforcer l''ird d'une femme mais l'inconduite, elle, peut entraîner des dommages irréparables. En outre, ‘ird l'emporte sur sharaf : l'honneur de la famille arabe ou de la tribu, le respect qu'on lui accorde, peut être gravement atteint quand la chasteté d'une de ses femmes est violée ou quand sa réputation est entachée. Par conséquent, la violation de l'honneur d'une femme requière une action drastique, comme l'explique Tarrad Fayiz, un leader tribal jordanien : Une femme est comme un olivier. Quand des vers à bois rongent une branche, il faut l'élaguer pour que la société reste propre et pure.[5]
Oui, je sais, c'est dégueulasse.
à favola
De Strelok
Humain | 14H23 | 06/04/2009 |
Tes amies choisissent peut-être mal leurs mecs…
Moi (oui je suis un salaud de mec), je n'ai jamais levé la main sur ma copine (avec laquelle je suis depuis 8 ans), et que je sache, je n'ai aucune amie dans mes relations qui n'ait jamais eu à subir ça de son mari / copain. Comme quoi, faut pas non plus généraliser…
Après il y a aussi des femmes qui sont attirées par les mauvais garçons, les mecs brutaux, et qui vont ensuite se plaindre de prendre des coups… (attention hein, je ne dis pas que c'est toujours de leur faute, mais parfois, avec certains hommes quand même, on peut se douter que ça arriverait tôt ou tard…)
à favola
De Fraise des Bois
Buveur | 12H41 | 07/04/2009 |
Avez-vous des statisitiques sur le nombre de femmes qui meurent France sous les coups de types bien blancs et bien propres sur eux ? Ca m'interessserait. Mais vous devriez etre pour les statisitiques ethniques je pense ? Ca etaierait votre commentaire.
Moi, je n'ai aucune de mes amies qui se soit jamais pris une baffe dans la gueule pour quelque raison que ce soit. On ne doit pas frequenter les memes milieux.
De simanto
artisan | 14H16 | 05/04/2009 |
Par pitié, cessez d'utiliser le mot « honneur » pour désigner cette horreur
De mamane
Ingénieur | 14H30 | 05/04/2009 |
Quelle dommage que cette article ne parle pas des « crime d'honneur » qui ont cours en Europe
Pour pallier à ce manque et élargir le débat un petit lien très intéressant
http://lmsi.net/spip.php ? article873
De le poupre
contempleur | 15H02 | 05/04/2009 |
Comment s'appelle -telle cette culture ? et certain veulent quelle soit dans l'Europe actuelle . Mais aussi nous dépensons du frics et des soldats pour défendre ceux qui ont le droit de violer bâstonner leurs épouses . C'est du jolie !
De Michel Fang Zang
retraité | 15H33 | 05/04/2009 |
Heureusement que Le Pen ne condamne pas les crimes dits « d'honneur »,autrement le pédagogue Girard les défendrait.Il sait de quoi il parle…n'est-il pas professeur dans un collège ?
De Mougik
Loser imperturbable | 15H34 | 05/04/2009 |
Celui qui ne peut pas vous faire croire des absurdités, ne peut pas vous faire commettre des atrocités. (Voltaire)
à Mougik
De Fraise des Bois
Buveur | 16H44 | 07/04/2009 |
c'est une citation extra - merci bcp ! Malheureusement, ce n'est pas la 1ere fois que l'Homme commet des atrocites au nom de la foi… Mais qui est a blamer ? Celui qui fait croire des absurdites ou celui les croit ? Celui qui commet les atrocites ou celui qui pousse a les faire ?