Les experts français consultés sur l'innocuité du bisphénol A contenu dans les plastiques alimentaires sont-ils indépendants ?

La position de la France sur la dangerosité du bisphénol A est pour le moins timide. Ce composé chimique contenu dans la plupart des biberons est en effet soupçonné de perturber le système hormonal et notamment de provoquer des cancers du sein. Une dangerosité qui a déjà provoqué des réactions outre-atlantique.
« Faudra-t-il attendre cinquante ans que la petite fille qui boit son biberon aujourd'hui déclenche un cancer du sein ? » s'alarme André Cicolella. Très déçu des engagements non tenus du Grenelle de l'environnement, ce chimiste et toxicologue, président de la commission santé des Verts, vient de lancer le Réseau environnement santé (RES) et estime qu'il est « irresponsable d'attendre d'être certain des effets sur l'homme pour prendre des mesures de protection de la population » :
« Le principe de précaution est constitutionnel, il doit s'imposer juridiquement aux agences, elles n'ont pas à l'interpréter mais à l'appliquer. »
Pourtant, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot vient de trancher la question ce mardi devant les députés :
« Le principe de précaution ne s'applique qu'en l'absence d'études fiables. Là, les études fiables existent et concluent en l'état actuel de la science à l'innocuité [des biberons fabriqués avec ce composé chimique] ».
L'agence française reste de marbre
Les études « fiables » dont parle la ministre c'est l'avis rendu à l'automne dernier par l'Afssa. L'agence avait été saisie par la Direction générale de la santé, sur « le risque relatif au bisphénol A dans les biberons en polycarbonate susceptibles d'être chauffés au micro-ondes ».
Rappel du contexte : le gouvernement canadien venait alors d'interdire les biberons en polycarbonate fabriqués à partir de ce composé chimique, et dans l'opinion publique, l'inquiétude commençait à monter sur d'éventuels déréglements du système hormonal, voire des cancers du sein.
L'avis de l'Afssa conclut qu'il « n'y a pas de précaution d'emploi particulière » au regard des normes définies par l'Autorité Européenne de Sécurité des aliments (Efsa).
Selon le Réseau environnement santé, l'agence européenne s'appuie « sur des assertions très discutables et contraires aux bonnes pratiques en matière d'évaluation des risques ». Une partie de la littérature scientifique (lire ci-dessous) montre des effets à faible dose du BPA sur les risques de cancer, les atteintes à la reproduction, les troubles du comportement, le diabète et l'obésité.
Si lex experts de l'Afssa ont choisi de les ignorer, est-ce parce qu'ils manquent d'indépendance par rapport à l'industrie ?
L'indépendance des experts de l'Afssa « fondamentale »
Marie Favrot, directrice de l'évaluation des risques nutritionnels et sanitaires de l'Afssa déclare d'emblée : « La question des conflits d'intérêt est fondamentale pour nous ». Elle précise :
« Les déclarations publiques d'intérêt (DPI) doivent être remplies par tous les experts en début de mandat, puis elles sont mises à jour à chaque début de réunion. Si un expert a un éventuel conflit d'intérêt en particulier sur le sujet discuté, il sort de la réunion. »
Ces fameuses DPI (déclarations publiques d'intérêt), un document de 149 pages, qui n'est pas daté, est difficile à dénicher sur le site de l'Afssa. Non daté, il est aussi « illisible » estime Philippe Foucras, de l'Association pour la promotion de l'indépendance de l'info médicale, qui remarque que l'Afssa se conforme pas aux obligations qui lui sont fixées par le Code de la santé publique.
Des experts employés par l'industrie
Ces obligations légales sont notamment que les agents en question n'aient « aucun intérêt de nature à compromettre leur indépendance ». Ce ne semble pas être le cas.
Prenons la liste des membres de la commission « Matériaux au contact des denrées alimentaires » qui a rendu l'avis sur les BPA.
Pour cet expert, par exemple, la rubrique « IP » (traduire « intervention ponctuelle ») du document de 149 pages dit que le laboratoire national d'essais où il est employé peut être amené à rendre « des expertises sur des avaries relatives au conditionnement de produits alimentaires ». S'il est amené à faire du conseil pour les fabricants de BPA, il est le seul à décider de le déclarer ou pas.
Parfois, les fiches sont franchement ésotériques. Par exemple, celle-ci indique « diverses sociétés en contrat avec l'ESIEC via l'URCA ». La fiche d'un autre expert mentionne au chapitre « LD » (« lien durable ») qu'il est en contrat à durée indéterminée pour Arkema, entreprise chimique qui fabrique entre autres des plaques de polycarbonates, composées de BPA. Deux experts sur les treize de cette commission travaillent pour le CTCPA, centre technique de la conserve, qui fait notamment du conseil sur les emballages et se finance à 70% par des prestations privées.
« Ça repose sur notre honnêteté intellectuelle »
Marie Favrot détaille comment fonctionne le système de contrôle de l'Afssa :
« A chaque début de réunion, en leur âme et conscience, les experts déclarent s'ils sont en mesure de participer aux échanges. Ce n'est pas parce qu'on travaille dans une société fabriquant du plastique qu'on ne peut pas rendre un avis sur la migration du BPA. L'important est qu'en cas de conflit d'intérêt, l'expert ne soit pas impliqué dans l'évaluation collective. »
Daniel Ribera, président du comité d'expert qui a rendu l'avis sur les BPA se souvient que personne n'est sorti lors de la commission sur ce composé chimique et que les experts sont arrivés à un « consensus ».
Patron de Bio-tox, société d'expertise en risques sanitaires et environnementaux, il a d'ailleurs travaillé pour Total, « mais sur le diagnostic de la pollution des sols, rien à voir avec le BPA » et assure ne pas savoir « si Total fabrique du BPA ». Daniel Ribera est agacé qu'on le « prenne pour un vendu » et dit avoir sa « conscience tranquille ». Il avance :
« Certes, le système est auto-déclaratif, donc ça repose sur notre honnêteté intellectuelle, c'est comme ça pour tous les experts de l'Afssa. Le conflit d'intérêt est partout, partout, partout, personne n'est totalement blanc. »
Pauvreté de la recherche française
Jean-François Narbonne, toxicologue au CNRS et expert à l'Afssa, acccuse le Réseau Environnement Santé de « manipuler l'opinion ». Une fois passée la colère, il lâche ce qui est selon lui la vraie motivation derrière ces conflits d'intérêt : la « schyzophrénie française qui consiste à dire aux chercheurs soyez indépendants mais on n'a pas d'argent pour vous payer ». Du coup, les mêmes chercheurs se retrouvent à travailler pour l'industrie et à être les plus compétents pour rendre des avis pour l'Afssa.
L'Afssa reconnaît d'ailleurs que le sujet des conflits d'intérêt est particulièrement sensible pour les « matériaux contacts », du fait du manque de toxicologues travaillant dans des laboratoires exclusivement publics.
Les biberons sans BPA se vendent très bien
Aux Etats-Unis, les pressions sur les scientifiques ont beau avoir été très fortes dans le passé, témoigne Ana Soto, professeur de toxicologie à l'université de Tufts à Boston, cela n'empêche pas des Etats de commencer à prendre des mesures d'interdiction de biberons au BPA.
Là-bas comme ici, les industriels se mettent à vendre des biberons sans ce produit chimique. Après Dodie qui en propose déjà, Philips (Avent) et Beaba vont sortir des gammes sans BPA.
Chez Greenrepublic, qui commercialise les biberons Green to grow, on indique être en perpétuelle rupture de stock. « Depuis un mois, c'est notre meilleure vente », déclare un responsable, bien que le biberon « sans BPA » soit deux fois plus cher qu'un biberon en polycarbonate.
Une fois n'est pas coutume, le consommateur tire les industriels vers des pratiques prudentes.
Les alertes montent en pression
La pétition du RES pour interdire le BPA dans les plastiques alimentaires a dépassé les 13 500 signatures en à peine quinze jours et un courrier vient d'être envoyé à l'Afssa. Le Réseau Environnement Santé (RES) mentionne des chiffres inquiétants :
« Il est contraire aux bonnes pratiques en matière d'évaluation des risques de continuer de définir la dose journalière admissible (DJA) de 50
microgrammes par kilo (de poids corporel) par jour sans prendre en considération les autres données scientifiques justifiant une valeur de 5000 à 2 millions de fois plus basse. Avec une DJA basée sur ces études, la contamination des aliments et des boissons doit être
considérée comme présentant un risque pour l'ensemble de la population. »
Le RES n'est pas le seul à penser cela. Fred von Saal, chercheur à l'université du Missouri aux Etats-Unis, travaille depuis quinze ans sur les effets des BPA. Comme l'explique Stéphane Horel dans son livre « La Grande invasion » (éd. du Moment, 2008), des scientifiques observent depuis des années des effets nocifs sur les souris dès 2 mg/kg/jour. Sur 176 études scientifiques menées avec des faibles doses de BPA, 149 montrent des effets à faible dose, recense la journaliste.
Selon vom Saal, la population américaine est couramment exposée à plus de 250 mg/kg/j, soit cinq fois la dose journalière admissible retenue comme dangereuse. L'Europe est si sûre que « les effets à faible dose sur les rongeurs n'ont pas été démontrés d'une façon solide et reproductible » qu'elle a relevé la dose journalière admissible de 10 à 50 mg/kg/jour.
Même le CRIIGEN (Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique) présidé par Corinne Lepage a estimé en février dernier qu'il « paraît dangereux aujourd'hui pour la santé humaine de continuer à utiliser le BPA en particulier dans les emballages à contact alimentaire » et que « son utilisation dans l'industrie devrait être interdite ».
Photo : « Hijal quadrupets reaching for bottles » (University of Florida Digital Collections/Flickr).





















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De mistigri31
variable | 15H21 | 05/04/2009 |
Oui, les biberons en verre existent toujours, mais ils deviennent difficles à trouver : en pharmacie, plus de verre (Y compris les fameux Doddie, désormais en plastique « incassable ») ; il est pourtant bien plus aisé de stériliser du verre que du plastique…
Certains biberons en verre sont encore distribués dans les supermarchés, mais il faut les chercher !
à mistigri31
De solenn2009
future maman | 12H49 | 06/04/2009 |
juste pour ceux et celles que ça intéresse après moult recherches sur internet j'ai trouvé la semaine dernière des bib en verre à Carrouf pour 3.50 euros les 2 !
à nanouD
De cunégonde
19H14 | 05/04/2009 |
je connais des mômes qui boivent du lait bio dans des biberons en verre, ils sont en parfaite santé, ne risquent rien et leur mère n'a pas été obligée de s'arrêter de travailler pour les allaiter non plus. C'est parfait.
De ker
13H20 | 05/04/2009 |
Si je chope un cancer, je sais maintenant a quelle porte frapper pour les reclamations.
De alzaz
13H59 | 05/04/2009 |
Moi, ça me rappelle tout simplement l'affaire du CHLOREDECONE et plus généralement que la raison d'Etat/profit compte plus que nos vies (amiante, sang contaminé, essais nucléaires à l'air libre et j'en passe).
http://alzaz.over-blog.com/
à alzaz
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 14H24 | 05/04/2009 |
bonjour,
oui pour ce qui est des gouvernements, quelque soit leur couleur politique, je n'ai aucune confiance, et je suis pas la seule ça tu peux me croire !
d'ailleurs le vrai patriotisme à pris du plombs dans l'aile depuis plusieurs décenies, et c'est pas un hazard !
De Lionel Dominique Guérin
écolo | 14H11 | 05/04/2009 |
Pour info, les Verts ont déjà alerté sur ce sujet voilà des mois… Les politiques décident et alertent, les associations alertent mais on ne parle des politiques qui pour parler de choses politiciennes débiles, jamais sur le fond. Dommage, car cet article est très bien, mais on a l'impression que les décisions sont flottantes, sans responsables. C'est faux. Certains politiques sont favorables à défendre par bêtise ou par habitude les intérêts de certaines industries au détriment de la santé des gens, d'autres proposent des solutions alternatives. Dommage que votre travail ne permette pas aux citoyens de le savoir et donc de mieux faire leur choix au moment de voter.
à Lionel Dominique Guérin
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 14H39 | 05/04/2009 |
bonjour
Est ce que nos politiques, sont capables de comprendre la chimie ?
Faute de comprendre ils s'en remettent à des experts !
et c'est là que le bas blaisse , dans les conclusions on y trouve tout et son contraire ! rien n'est jamais démontré de façon certaine, et à plus forte raison si il y a des interets financiers en jeu !
comment savoir ou est la vérité ?
Le curare est un poison, pourtant trés employé en medecine pour certaine de ses propriètés !
rien est tout blanc rien n'est tout noir !
on rentre dans des sociètés avec des matériaux complexes, on ne prend pas le temps de faire des études poussées et sérieuses , objectives sur les effets de ces matériaux non seulement sur les organismes mais aussi sur la planète !
Il est là le problème !
à Lionel Dominique Guérin
De Shamash
Ingénieur agro | 00H03 | 06/04/2009 |
Ce n'est aux politiques de répondre que s'il y a un risque avéré, or ce n'est pas le cas.
L'article ne fait que répercuter des soupçons, mais je ne vois pas la source scientifique qui permettrait de les étayer.
Pour l'instant il n'y a absolument rien de tangible.
a+
De Lemmy_Nothor
The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 14H14 | 05/04/2009 |
S'il y a bien un produit sur cette planète que nous avons en abondance, c'est du sable. Or avec du sable, on fait du verre. Entièrement recyclable.
Pourquoi s'empoisonner avec tous ces plastiques ?
à Lemmy_Nothor
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 14H49 | 05/04/2009 |
bonjour,
oui et puis alors maintenant ils ont trouvé la nanotechnologie !
On a pas fini d'etre malade !
à ganima
De Pierrrrre
11H09 | 06/04/2009 |
»…la nano technologie … »
► ça ne vaut pas celle des nounous.
à Lemmy_Nothor
De Pierrrrre
08H21 | 06/04/2009 |
»….avec du sable, on fait du verre…. »
► Ouais, mais faudrait avant, bien chauffer le sable.. pour le désinfecter.
De Bête à part
parmi nous autres. | 15H28 | 05/04/2009 |
.
L'important c'est l'éducation…
.
à Bête à part
De DBL8
Retraité | 17H40 | 05/04/2009 |
C'est AUSSI
à DBL8
De Bête à part
parmi nous autres. | 18H39 | 05/04/2009 |
.
Yes. J'approuve.
.
De Brédala
Entraveuse entravée | 15H33 | 05/04/2009 |
»…Jean-François Narbonne, toxicologue au CNRS et expert à l'Afssa, acccuse le Réseau Environnement Santé de « manipuler l'opinion ». Une fois passée la colère, il lâche ce qui est selon lui la vraie motivation derrière ces conflits d'intérêt : la « schyzophrénie française qui consiste à dire aux chercheurs soyez indépendants mais on n'a pas d'argent pour vous payer ». Du coup, les mêmes chercheurs se retrouvent à travailler pour l'industrie et à être les plus compétents pour rendre des avis pour l'Afssa… »
Ella a bon dos « la schyzophrénie française » !
A comprendre Sarko a été élu pour saquer les subventions aux chercheurs, donc qu'on vienne pas se plaindre…
En plus, le trop aimable Jean-François Narbonne nous dit ça, une fois la colère passée ! Ouffffff…
»….
Ces fameuses DPI (déclarations publiques d'intérêt), un document de 149 pages, qui n'est pas daté, est difficile à dénicher sur le site de l'Afssa. Non daté, il est aussi « illisible » estime Philippe Foucras, de l'Association pour la promotion de l'indépendance de l'info médicale, qui remarque que l'Afssa se conforme pas aux obligations qui lui sont fixées par le Code de la santé publique…. »
Des documents non datés ! …Pas suffisamment de budget pour acheter des stylos, peut-être ?
L'Afssa !
Encore une fumisterie à ajouter aux autres…
De poneck
agent de service logistique | 17H29 | 05/04/2009 |
pour ne reprendre que les plus tristement célèbres :
« Ce matériau “ miracle ” qu'était l'amiante est maintenant reconnu comme étant toxique…Par ailleurs, les pouvoirs publics Français ont tardé, comparativement aux autres pays développés, à interdire son usage. »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Amiante
Le drame du sang contaminé en France s'est transformé en « scandale » en avril 1991, lorsque la journaliste Anne-Marie Casteret publie dans l'hebdomadaire L'Évènement du Jeudi un article prouvant que le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a sciemment distribué, de 1984 à 1985 à la fin de l'année, des produits sanguins, dont certains contaminés par le virus du sida à des hémophiles…
http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_sang_contamin%C3%A9
« Le nuage radioactif issu de la catastrophe de Tchernobyl atteint la France le 29 avril 1986, Le gouvernement français estime alors qu'aucune mesure particulière de sécurité n'est nécessaire… »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cons%C3%A9quences_de_la_catastrophe_de_Tche…
les hormones de croissance …
http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/02/05/01001-20080205ARTFIG00015-h……
liste non exhaustive malheureusement….
à poneck
De DBL8
Retraité | 17H42 | 05/04/2009 |
Et les « acteurs » du sang contaminé sont toujours entrain de nous bourrer le mou comme si de rien ne s'était passé !
Responsable mais pas coupable, si je me souviens bien des paroles.
à DBL8
De Shamash
Ingénieur agro | 19H23 | 05/04/2009 |
Plutôt que de répandre le soupçon, ne vaudrait il pas mieux préciser quelles sont les données scientifiques qui orienteraient vers une dose journalière admissible de 5000 à 2 millions de fois plus faible que les 50 µg/kg ? C'est basé sur quoi ?
Parce que là, comme ça, j'ai quand même des gros doutes.
Pour info, la Food and Drug Administration a fixée une DJA cent fois plus élevée (5 mg/kg).
a+
De désenchantée
aucune | 20H31 | 05/04/2009 |
reenir au verre la seule matière sûre !
mais quand je parle aux jeunes parents de ce BPA ils n'ont pas l'air plus inquiets que ça, et les bib au micro pftttttt
trop de modernité nous empoisonne petit à petit……
mais tout est fait pour nous inciter à la facilité ! exemple : les carottes cuites vapeur conservées en boîte !
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 05H51 | 06/04/2009 |
Alertons les bébés !
------------------Même les plus grands ! ------------------------------------
De Pierrrrre
08H16 | 06/04/2009 |
»…..Biberons au BPA : bannis outre-Atlantique, autorisés en France…. »
► Le BPA, en France, on s'en fout.
L'important, chez nous, c'est que le lait ne sorte pas du pi d'une vache ayant bouffé des OGM.
Pour le BPA, tant que José Bové n'en cause pas, boaf.. on verra bien….
De Pierrrrre
08H23 | 06/04/2009 |
Le mieux, c'est l'allaitement au sein.. en verre et contre tout !
De shillom
11H14 | 06/04/2009 |
Vive le principe de précaution, encore une fois oublié :
« Le Bisphénol A est un xenoestrogène massivement produit et largement dispersé dans l'environnement, stable et résistant. On en trouve maintenant dans presque tous les organismes vivants, les nourrissons étant les plus à risque (leur exposition pouvant être 12 fois plus élevé que celle des adultes). Or, un taux urinaire élevé de ce produit a été corrélé avec la survenue d'un diabète, avec la survenue de maladies cardio-vasculaires ainsi qu'avec la présence d'anomalies du bilan hépatique[6]. L'exposition au Bisphénol A rendrait aussi la chimiothérapie moins efficace chez les patients cancéreux.
En tant que perturbateur hormonal, il s'est montré capable d'affecter la reproduction d'animaux de laboratoire et il pourrait être un des nombreux facteurs de délétion de la spermatogenèse chez l'homme. »
Vous aurez compris qu'il n'y a pas que le cancer du sein…
De sebdenice
nrv | 11H52 | 06/04/2009 |
Indépendance, honneteté intellectuelle, principe de précaution, des mots qui semblent bien éloignés des préoccupations des membres de ce types de conseils qui engagent notre santé et surtout celle de nos enfants.
C'est choquant, mais la seule façon des réagir est probablement de se tenir informer, et d'agir en tant que consommateurs en choississant des produits les plus surs possible.
Complément : Petit article sur le bisphénol A sur un site d'info scientifique : http://www.questions-science.com/index.php ? title=Bisph%C3%A9nol_A
De joules
chercheur | 14H48 | 06/04/2009 |
Arrêtons là la théorie du grand complot capitaliste dans lequel les chercheurs « font passer » des normes pour le compte de grands groupes !
1. Ce n'est pas parce qu'un chercheur fait de l'expertise pour une boîte privée qu'il « travaille » pour elle. D'ailleurs généralement, le chercheur n'est pas payé par la boîte directement mais négocie des « contrats de recherche » avec le secteur privé. La recherche (matériel, déplacement, etc.) est donc partiellement prise en charge par le secteur privé mais le chercheur reste bien souvent un fonctionnaire indépendant et n'a absolument pas obligation de résultats favorable pour l'entreprise.
2. Actuellement les consommateurs sont en demande d'un risque 0… il faut savoir que le risque 0 n'existe pas, tout est une question de seuil. La question est donc plus de savoir où est le seuil du déclenchement du principe de précaution ?
Pour conclure, on pourrait dire qu'il s'agit ici beaucoup plus de politique que de sciences. On pourra reprocher aux deux parties de prôner la certitude alors que la Science n'est que doute….
De meg_fc
10occupata | 14H49 | 06/04/2009 |
Merci pour cet article qui cherche à faire la part des choses. Il est surprenant, à la lectures des diverses contributions de lire souvent qu'il est mal vécu aujourd'hui, en France d'allaiter. J'ai personnellement, l'impression inverse. J'ai eu 3 enfants dont 2 dans les années 80. Pour moi, il n'a jamais été question d'allaiter et cela ne créait aucune polémique autour de moi, le père respectait ma position. Je n'en avais pas du tout envie, je ne revendiquais pas une maternité excessive et tenais à réserver mes seins pour l'amour. Mon troisième enfant est né dans les années 90 et avant même que je le mette au monde, mon entourage me questionnait déjà sur combien de temps je pensais l'allaiter et le père (différent du précédent) prenait position pour l'allaitement maternel avec tous les atouts reconnus pour la santé du bébé etc… Bref, on était passé de la presque indifférence (ou du respect du choix) à un plaidoyer quasi prosélyte pour l'allaitement maternel. Le troisième enfant a aussi été nourri au biberon avec beaucoup d'attention de dialogue et d'amour comme ses deux aînés. Aujourd'hui, en 2009, j'évite prudemment cette question avec mes amis et collègues, lorsqu'elle vient sur le tapis. Je constate d'abord, qu'il n'est à priori pas envisagé qu'un nouveau né soit nourri autrement qu'au sein, le choix d'emblée du biberon est souvent mal compris. J'ai vraiment le sentiment que le point de vue du moment ambiant prédomine au dépens du désir profond ou d'une réflexion aboutie. Nous sommes tous pétris de contradictions, par exemple, j'ai toujours veillé à manger équilibré, à favoriser les aliments frais et de saison, par ailleurs je me soigne ainsi que mes enfants par homéopathie et consulte le plus souvent en prévention. Néanmoins, j'ai pu constater que de nombreuses personnes qui allaitent ou défendent l'allaitement pour des raisons fondées de santé et de bon développement de l'enfant, n'appliquent pas ces préceptes, passé l'âge de la nourriture exclusive au lait. Combien de ceux-là consomment mal ou nourrissent leurs enfants essentiellement de plats cuisinés industriellement ? Je suis d'accord nous sommes toutes de mauvaises mères et nous sommes toutes les meilleures mères que chaque enfant peut avoir (en général). Quant aux arguments du genre, « sortir un sein c'est facile », « y'a rien à préparer », pour moi ce ne sont que des poncifs dans l'air du temps. Un sein qui allaite réclame beaucoup d'attention et de soins et c'est si bien, surtout quand on est une jeune maman, de pouvoir parfois laisser bébé à quelqu'un qui le nourrira à votre place et au biberon ; sans compter le bonheur partagé avec le papa et le soulagement de n'être pas la seule sollicitée la nuit. Enfin, cela peut paraître aussi un plaidoyer fondé sur des lieux communs ! En vérité je ne souhaite défendre que l'amour porté à un enfant en le prenant dans ses bras, tout contre soi pour le nourrir avec une sincère et profonde affection que ce soit au sein ou au biberon.
De TonyMo
fils d'immigré avec casquette | 17H12 | 06/04/2009 |
J'avais vu le reportage sur france2, personne à réagi parce que les biberons étaient faites par une grande entreprise.
Quand le Canada interdit un produit il vaut mieux se posé des questions.
De newuser
12H07 | 07/04/2009 |
Le principal problème c'est qu'on reste avec des seuils autorisés produit par produit en oubliant que tous se combinent.
Je crois que certains commencent à mettre en avant le « cocktail chimique » journalier avalé par les différentes populations (bébé, vieillards, adultes sédentaires, etc…). Et là bizarrement on voit des choses qui commencent à mettre des sueurs dans le dos.