bonnes feuilles 02/04/2009 à 17h25

SNCF : les étonnants chiffres de la gestion du train



Guillaume Pépy, président de la SNCF, à la présentation des résultats 2008, le 11 mars 2009 à Paris (Philippe Wojazer/Reuters).

Pagaille ce jeudi sur le réseau SNCF de la gare du Nord à Paris à la suite d'une panne d'alimentation électrique qui touche un poste d'aiguillage. A l'occasion de cette journée de galères pour les voyageurs, on s'est plongé dans « SNCF, un scandale français ». Dans ce livre, Pascal Perri, économiste des transports, a voulu calculer ce que coûte le train en France.


Jaquette de « SNCF, un scandale français » de Pascal Perri (DR).

Il termine son livre sur une page de chiffres qui donnent à réflexion et que nous reprenons ici.

Les chiffres clés

  • 4,5 millions de trains circulent chaque année sur le réseau SNCF.
  • 60% des trains circulent en Ile-de-France.
  • 16 000 agents de conduite en France.
  • Le régime de retraite des cheminots : 180 000 actifs pour 360 000 retraités.
  • 40% des agents de la SNCF appartiennent à la maîtrise ou à l'encadrement.
  • Le chiffre d'affaires de l'établissement public industriel et commercial était de 17,4 milliards d'euros en 2007, le CA du groupe SNCF (incluant toutes les autres activités) de 23,2 milliards.
  • Le chiffre d'affaires du TGV est de l'ordre de 1,2 milliard d'euros. L'entreprise affirme que ce secteur dégage une marge de 20%. Le prix moyen coupon TGV est, selon Guillaume Pépy, de 42€.
  • Le taux moyen d'occupation des TVG est de 75%.
  • La durée moyenne d'utilisation d'une rame TGV est de 7,16 heures par jour.
  • Le déficit d'exploitation des trains Corail était de 70 millions d'euros en 2008.
  • Le déficit d'exploitation du fret était de 234 millions d'euros en 2007.
  • Chaque année, l'Europe verse presque 40 milliards d'euros au transport ferroviaire.
  • Chaque année, en France, la contribution publique au transport ferroviaire est de l'ordre de 12 milliards d'euros.
  • La grève de la gare Saint-Lazare de décembre 2008 à janvier 2009 a coûté 8 millions d'euros à l'entreprise. Les demandes des grévistes représentaient un enjeu de 150 000 euros.

SNCF, un scandale français de Pascal Perri - éd. Eyrolles - 132p. - 15€.

Photo : Guillaume Pépy, président de la SNCF, à la présentation des résultats 2008, le 11 mars 2009 à Paris (Philippe Wojazer/Reuters).

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  • eXistenZ
    eXistenZ
    Arracheur de dents
    • Posté à 16h54 le 02/04/2009
    • Internaute
      Arracheur de dents

    Le titre provocateur manque singulièrement d'imagination, alors qu'il suffisait de reprendre l'ancien slogan publicitaire de cette grande maison :

    « SNCF, laissez vous prendre par le train ! »

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 17h19 le 02/04/2009
    • Internaute
      Prisonnier dans le village (...)

    Combien coute le train ( public ou privatisé) dans les autres pays comparables ? Combien couterait le fait qu'il n'y ait pas de trains ? ( en dehors meme des problemes écologiques des transports) , spécialement en banlieue , Comment on ferait ? 6 heures d'embouteillages le matin pour allez bosser ? Et si il y avait pas de trains de banlieue , est ce que finalement y aurait moins de mégalopes et que ce seraient mieux finalement ? Est ce que les trains on vraiment besoin de rouler à 500 Km/h ? ? ?

    Sur le train , je n'ai aucune idée préconcues . Parce contre j » en ai sur ce genre d'etudes ou tous les problémes ont l'air de provenir des méchants syndicats ...

    Un peu comme la presse qui a des gros problémes juste à cause des méchants ouvriers du livre , comme dans tous les pays , y compris ceux qui n'ont pas de méchants syndicats ..

    Bon , hein , maintenant je l'ai pas lu . Toutes mes excuses si le livre n'est pas ça ..

  • yalienx
    • Posté à 17h28 le 02/04/2009
    • Internaute

    Les chiffres que vous donnez ne me paraissent pas étonnants. Je n'ai pas lu le livre, qui contient peut-être des infos effectivement scandaleuses.

    Pour reprendre la seule couverture :

    - sur les retards : la France est plutôt mieux lotie que bien des pays voisins (je ne parle même pas du UK) et personnellement je n'ai que très rarement eu à me plaindre des retards

    - les emplois détruits : je ne me prononcerais pas car je ne connais pas suffisamment le problème. Et étant de nature optimiste, je regarderais plutôt les nombreux salariés qui bénéficient d'un emploi grâce à la SNCF (toujours le débat verre à moitié plein...)

    - manque à gagner : oui, nous savons tous que la SNCF, considérée comme gérant un service public, exploite des lignes absolument pas rentables (trains et infrastructures coûteux pour transporter 3 personnes par jour...). C'est la principale raison des manques à gagner du train.

    - subventions déguisées : et oui, le train, du fait de son statut de pseudo service public, doit être subventionné. On en revient au point précédent (les lignes non rentables que l'Etat exige de maintenir) : aucune entreprise n'accepterait d'exploiter de telles lignes à perte. L'Etat doit donc subventionner, de manière directe ou indirecte (déguisée...) le manque à gagner.

  • I.P
    I.P répond à Keldan
    Flat4
    • Posté à 17h48 le 02/04/2009
    • Internaute
      Flat4

    Ce qui serait bien un jour c'est de pouvoir circuler à une vitesse décente sans passer par Paris.
    Au lieu de n'avoir que des Paris/Whatever à 350 km/h ça ne serait peut-être pas mal d'avoir des Whatever/Anywhere à 200 km/h sur des lignes entretenues.

  • Airinys
    • Posté à 09h54 le 03/04/2009
    • Internaute

    Un bémol sur le rapport actif/retraités du régime de retraite.

    La scission entre SNCF et RFE a provoquée une baisse significative des effectifs de la SNCF alors même que l'ensemble du régime de retraite en dépends.
    Combien de retraités de la SNCF avaient un job aujourd'hui externalisé à RFE ?

    Il faut également parler de la privatisation d'un grand nombres d'activité commerciales, et de travaux ferroviaires (ex : Vossloh) pour couvrir le périmètre métier que les retraités ont connu.

    Le scandale est dans la présentation de ce chiffre.