Ils étaient une petite vingtaine à 14h30 cet après-midi devant l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Aeres). Munis de gants en plastique, balais et plumeaux, ces enseignants-chercheurs sont venus faire le ménage, hommes et femmes réunis, pour réagir aux propos sexistes qu'aurait tenu le 8 janvier son président, Jean-François Dhainaut. (Voir la vidéo)
Interrogé sur le peu de femmes dans les commissions d'experts, il aurait déclaré lors d'une conférence :
« Le pouvoir était une affaire masculine et par ailleurs les
femmes, en plus de leur métier, doivent s'occuper de la maison, des
enfants. Elles n'ont donc pas de temps à consacrer à l'Aeres. »
Une phrase qu'il a ensuite nié avoir prononcée. (Voir la vidéo)
Pendant que les portes de l'établissement se couvrent de panneaux revendicatifs, le principal concerné est entendu par le ministère de la Recherche. « Il est en train de se faire remonter les bretelles, mais on sait bien qu'il n'y aura pas de sanction », déplore Nicolas, jeune étudiant chercheur.
Au bout d'un quart d'heure, la troupe se disperse vers le métro pour rejoindre d'autres manifestations prévues cette après-midi dans le secteur de la recherche et de l'enseignement.
► Addendum le 3/4 à 11h25. La secrétaire générale de l'Aeres, Anne Picard, précise que Jean-François Dhainaut n'a pas été « convoqué » au ministère, mais qu'il a participé à « une réunion du comité pour l'égalité professionnelle entre hommes et femmes », où il est intervenu « sur la place des femmes dans la recherche et l'enseignement supérieur ».





















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De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 01H56 | 03/04/2009 |
Bref, en fait, on n'a aucune preuve de si ce monsieur a réellement prononcé ces détestables mots, mais ça n'empêche pas tout le monde de manifester contre lui ?
Bien. Je vois que l'abandon de la présomption d'innoncence n'est plus un apanage du système judiciaire actuel mais qu'il contamine toute la société.
Qu'ils assument le fait qu'ils veulent en fait « dégager » ce monsieur, ce sera plus honnête.
De P
12H08 | 03/04/2009 |
Il y a beaucoup à dire sur ce personnage (Dhainault), très trouble, et sur sa fille…..
Mais pourquoi donc une certaine Arche de Zoé avait pour siège social le domicile personnel de ce même Dhainault ?
Je vous laisse à vos recherches (tapez Dhainault arche de Zoé dans google par exemple) c'est très édifiant ! !
Ils sont vraiment ronchons ces Enseigants-Chercheurs de ne pas vouloir être « évalués » par des gens comme ça…
De piflechien
animal domestique | 10H00 | 04/04/2009 |
« Jean-François Dhainaut a indiqué que le pouvoir était une affaire masculine »
Sans vouloir participer à une chasse au sorcière de type « chiennes de garde », je pense que les propos que pourrait bien avoir tenu Dhainaut doivent faire réfléchir. Est-il normal qu'une fonction d'évaluation soit un enjeu de pouvoir ? Dans la réalité, l'AERES correspond bien à un enjeu de pouvoir, et ce n'est pas admissible, puisque cela implique que les évaluateurs sont « juge et partie ». Je pense que l'instauration d'une parité dans cette instance aurait le mérite de casser cette situation.