
(De Miami Beach) Il n'y a pas que les sept astronautes de Discovery à avoir atterri en Floride ce dimanche en provenance directe de l'espace. Ils étaient plusieurs milliers, errant dans les rues de Miami Beach, après quatre jours de Winter music conference (WMC 2009).
A ce moment du papier, et si vous aimez que ça fasse boom boom, boom, cliquez sur le player ci-dessous pour écouter un mix de Michael B. (French Connexion) en lisant puis en regardant le diaporama :
Reprenons. Artistes, responsables de labels, fabriquants de matériel, programmateurs de radios ou de boites de nuit… sont donc venus de plus de 70 pays pour cette 24e édition du plus gros marché au monde de la musique électronique. Le festival de Cannes de la techno, où seront, entres autres, dénichés les tubes qui feront danser Ibiza puis la planète électro toute entière cet été, comme l'explique David Guetta sur le site du Parisien :
« Avec Ibiza, la Winter est un rendez-vous incontournable. A Miami, il ne faut pas se louper. Les DJ et les producteurs du monde entier sont là. Ils viennent voir quel est le titre qui va faire décoller les gens. Après, ils le ramènent dans leur pays et le jouent. Si ça marche, ça peut devenir un tube de l'été à Ibiza et un single en septembre. C'est le chemin logique d'un hit. »
Et de ce point de vue, les prétendendants français étaient nombreux à Miami, de David Guetta, donc, à Justice en passant par Bob Sinclar ou Laurent Wolf. Il faut dire que, même à Miami, l'électro reste une affaire essentiellement européenne, nos cousins américains ayant un peu vite oublié qu'ils en étaient les inventeurs.
C'est donc en toute logique deux Européens, les Néerlandais Armin van Buuren et Tiestö, qui se sont taillé la part du lion aux International dance music awards, le palmarès officiel de Miami. Pas de Français à l'horizon cette année. Côté clubs, ça se passe à Ibiza, l'Amnesia montant sur la plus haute marche du podium.
Botox et bling-bling
Mais il n'y a pas que les professionnels qui viennent se montrer ici : la Winter, c'est surtout plus de 400 fêtes entre plages, hotels de luxe, bars et clubs où exhiber ses nouveaux implants mamaires et ses pectoraux nandrolonés. Car Miami, c'est LE temple du bling-bling, dont notre Elysée ne serait, en comparaison, que le jardin d'enfants.
Dans les rues de Neuilly-sur-mer version USA, on s'habille ainsi essentiellement de lunettes de soleils et de chaînes en or, tandis qu'à la plage, le botox le dispute aux beaux tox. (Voir le diaporama)
Pour voir le diaporama en plein écran, cliquez ici
Voilà, reste qu'à Miami Beach aussi c'est la crise et que la fréquentation n'était pas cette année au top. Peu de files d'attente interminables devant les clubs ou de boîtes pleines à craquer, si l'on excepte l'Ultra music festival, la grand-messe de clotûre de Miami.
Enfin, l'info essentielle de cette Winter music conference : Paris Hilton a été agressée par le garde du corps d'un DJ électro qui n'a pas vraiment apprécié qu'elle lui demande, avec quelques insistances visiblement, de se mettre à l'électro… Récit de la star par hérédité :
« Sorti de nulle part, son garde du corps m'a poussé super fort, et c'est là que mon petit-ami, comme un chevalier dans son armure d'argent, est intervenu et a dit au mec de ne pas me toucher. »




















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De Le-Hurleur
Manutention-Artiste musicien | 00H05 | 01/04/2009 |
Moi je suggère de zapper la scène flashy bling bling et de s'intéresser plutôt aux alternatives dans le milieu de la musique électronique et de la techno.
Car la techno actuelle, quand on la limite à David getha et autres producteurs commerciaux, on s'en lasse très vite et en ce qui me concerne, il s'agit même d'exaspération. Je ne supporte pas ces productions absolument vide, manquant cruellement de trouvailles sonores, de sens, et même, et c'est un comble pour la techno, ne permettant pas d'accès à la transe.
Il existe beaucoup de gens intègre dans la techno, loin des flash et de la starification. On peut continuer à parler de la techno de Detroit qui existe encore et toujours, avec son « Detroit's Electonic Music Festival » et ses groupes/label tel que Underground Resistance, Scan 7 etc…En effet, le bastion de cette musique n'a pas abdiqué, malgré s'être toujours fait pomper la moelle par des Européens avides (comparer l'eurodance des 90's avec la techno de Detroit, des riffs volés, la substance et l'intention en moins).
Autrement, un évènement récent à Paris, « Les Alchimies Electroniques », se donnait comme objectif de redorer le blason de la Techno en invitant justement Scan 7, ainsi que des compositeurs de musique électro-acoustique tel que Jacopo Baboni-Schilingi, et ce afin de remettre en cause les frontières entre musique urbaine dansante et musique institutionnelle savante.
L'asso qui organisa cette soirée : www.eumolpe.org
Vous auriez pu venir et constater une volonté nouvelle dans la musique électronique, plutôt que de faire un papier sur un évènement ultra commercial et people.
De John_Doe
_ | 11H00 | 01/04/2009 |
Tout ceci ressemble fort aux « Academy Awards » de la musique electronique : c'est celui qui vend le plus de disques qui récolte les Awards (Tiesto, David Guetta, L'Amnesia)
Dommage car ce ne sont vraiment pas eux qui font avancer la musique électronique de nos jours. Heureusement, la programmation du UMF à l'air de faire plus de place à la créativité (la création française est bel et bien représentée, par sa facette la plus hype : Ed Banger et co avec Surkin, Busy P, Para One, Boyz Noise)
Je suis d'accord avec Beuz et Le-Hurleur : il se passe beaucoup de choses à Paris dans les clubs « institutions » (le Rex est le plus emblématique) mais aussi dans de nombeux bars qui donnent leur chance à des DJs débutants (j'en fait partie)
Beaucoup de ces lieux se trouvent aujourd'hui harcelés (police qui passe à 2h01, amendes, fermetures administratives) et je n'ai pour l'instant vu aucun article à ce sujet !
Pour Tassin : on dit « producteur » et pas « compositeur ».
Enormément de producteurs sont aussi DJs, car sinon comment faire la promo de leurs disques ? (un live electro présente souvent peu d'intérêt vu que le son sort d'un PC)
A vrai dire, je cherche des DJs « purs » (pas producteurs) et je n'en trouve pas !
De Thorgal46
Informaticien dans le Lot | 14H25 | 01/04/2009 |
Super les gars, vous avez l'air branché en diable ! !
Vous allez sûrement pouvoir m'aider…
Voilà je cherche des petits endroits sympas, où l'on mixe de la bonne tek-house….en Corrèze ! !
Hé, ho, pourquoi y a plus personne ?
Qu'est ce que j'ai dit ?