Tribune 31/03/2009 à 16h20

Qui veut la peau de l'éducation aux médias ?

Alexis S | Enseignant, formateur en Education aux Médias

Un de nos riverains, prof d’histoire-géographie dans le secondaire et responsable formation à l’IUFM pour l’initiation aux médias dans l’académie de Montpellier, nous a alertés sur la fin de nombreux projets en la matière faute de moyens. Nous publions son texte, quelques jours après la Semaine de la presse à l’école.

C’est fini ! Un peu plus de cinq millions d’élèves français, de la maternelle à l’IUFM, viennent de partager la 20e Semaine de la presse et des médias dans l’école. C’est un succès incontestable et les partenaires des médias n’ont jamais été aussi nombreux et impliqués dans cette célébration en fanfare de l’éducation aux médias.

Il pourrait bien s’agir pourtant de la dernière édition dans plusieurs académies. A l’origine de cette belle réussite pédagogique à l’échelle d’un pays, il y a le Clemi (Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information) dont la mission, depuis 1983, est de promouvoir l’éducation aux médias dans le système scolaire français.

Les enseignants qui participent à cette démarche sont donc chargés par le ministère d’accompagner dans les établissements les projets de réflexion sur les médias et leur fonctionnement, de faire le lien entre l’école et les rédactions locales ou nationales, de former et d’informer leurs pairs.

Dans une société où les médias participent du quotidien de tous les citoyens, il semble évident que former les jeunes sur leur fonctionnement et leur discours est urgent, afin qu’ils puissent comprendre, choisir, critiquer plutôt que consommer avidement.

L’Unesco et la Commission européenne ont d’ailleurs inscrit l’éducation aux médias au cœur de leurs préoccupations et le Clemi contribue activement, avec d’autres, à cette réflexion internationale et aux mises en œuvre de ses directives.

Pendant longtemps, comme le soulignent justement le rapport de l’inspection générale d’août 2007 (resté dans les tiroirs du ministère) et le rapport du sénateur Assouline d’octobre 2008, l’éducation aux médias en France est restée une affaire d’enseignants motivés et convaincus, souvent proches, par leur manque de moyens, du militantisme, alors qu’ils accomplissaient une mission confiée par le ministère de l’Education nationale au sein du Clemi.

Chaque année scolaire donnait lieu à de nouvelles négociations de moyens pour agir avec efficacité. Ces deux documents, résultats d’études et d’observations menées dans différentes académies, insistent sur l’urgence d’un « nécessaire changement d’échelle » pour l’éducation aux médias dans notre pays.

On ampute ce qui fonctionnait

Lorsqu’on sait qu’un adolescent moyen passe presque six heures par jour devant des écrans (télévision, Internet, etc.) soit autant que devant ses professeurs, on cerne mieux le rôle d’accompagnement que doit jouer l’école si on ne veut pas laisser seuls ces futurs citoyens face à cette offre complexe.

Même si les solutions proposées divergent parfois, les instances internationales, les inspecteurs généraux de l’éducation nationale, le Sénat partagent tous le constat suivant : il faut enfin donner à la France les moyens d’assurer une vraie éducation aux médias à ses citoyens en devenir.

Alors que fait-on maintenant ? On démonte ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, on ampute ce qui fonctionnait ; pour réussir et agir dans leurs académies, les équipes du Clemi disposaient de quelques heures de décharge pour s’investir dans leur mission d’éducation aux médias au delà de leurs classes.

Pour la rentrée prochaine, sur fond de diminution générale de moyens, de suppression de postes, on retire ces heures de décharges pour replacer à temps plein ces personnels dans leur classe. Dès septembre 2009, dans les académies d’Amiens, Dijon, Lille, Limoges, Grenoble, Montpellier, Nantes, Nice, etc., les enseignants qui en étaient chargés ne seront plus en mesure d’assurer une éducation aux médias de qualité, de former, d’accompagner, d’entretenir des relations avec les professionnels locaux. On leur demande donc de mener à bien leur mission… quand ils en auront le temps.

C’est la fin de nombreux projets dans lesquels l’école et les partenaires des médias s’étaient investis. L’Education nationale décide donc d’aller à l’encontre des suggestions de nos élus républicains, elle rame dans le sens inverse du courant proposé par la Commission européenne et l’Unesco.

Alors il reste une question : ne profiterait-on pas d’une vaste politique de démontage du service public et du prétexte économique pour réduire à un squelette sans vie une mission qui tente, depuis 25 ans, d’éduquer les futurs citoyens à une lecture critique des médias ?

Et dans ce cas, pas facile de rassurer ceux qui y verraient une volonté politique claire, à l’heure où le pouvoir présidentiel se rapproche de grands groupes de presse et où certains médias se plaisent à brouiller les cartes entre communication, divertissement et information...

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  • Kth
    Kth
    • Posté à 16h54 le 31/03/2009
    • Internaute 21593

    Et ce n’est pas tout. M. Allègre doit être content : on le dégraisse son mamouth....
    Le CNDP (Centre National de documentation pédagogique , ainsi que les Centre régionnaux (CRDP) sont en pleine cure d’amaigrissement...

  • eXistenZ
    eXistenZ
    Arracheur de dents
    • Posté à 17h03 le 31/03/2009
    • Internaute 67914
      Arracheur de dents
  • mv1
    mv1
    enseignant
    • Posté à 17h29 le 31/03/2009
    • Expert 74702
      enseignant

    Eduquer les futurs citoyens doit être une priorité pour l’éducation nationale.
    Comment peut-on parler d’égalité des chances si l’on supprime ce qui contribue à développer l’esprit critique nos élèves ?

  • mv1
    mv1
    enseignant
    • Posté à 17h29 le 31/03/2009
    • Expert 74702
      enseignant

    Eduquer les futurs citoyens doit être une priorité pour l’éducation nationale.
    Comment peut-on parler d’égalité des chances si l’on supprime ce qui contribue à développer l’esprit critique de nos élèves ?

  • Lairderien
    • Posté à 17h47 le 31/03/2009
    • Internaute 22751

    Je ne connsaissais pas cette opération, mais vous rendez vous compte que c’était bien trop subversif ? ? ?

    Eduquer les jeunes pour qu’il soient en mesure de décrypter les médias, mais à quoi pensez vous ?
    Vous vouliez en faire des citoyens responsables, alors que tous ce qu’on vous demande c’est d’en faire de futurs travailleurs précaires, dociles et corvéables à merci et enfin accessoirement des consommateurs compulsifs, dépensant leurs quelques sous la ou la pub leur dira de les investir ! ! !

    Vous n’avez donc pas compris que l’éducation nationale telle que vous la concevez est inacceptable en sarkoland.

    En tous les cas bon courage pour continuer dans cette voie malgré l’air du temps.

    • Alexis S
      Alexis S répond à Lairderien
      Auteur(e) de l'article Enseignant, formateur en (...)
      • Posté à 22h29 le 31/03/2009
      • Expert 74385
        Enseignant, formateur en (...)

      J’aurais tendance à penser que « Sarkoland » n’est pas encore si clos que celà et que si nous sommes sur des médias comme Rue89, c’est bien la preuve que tout reste à faire. Après le départ du bonhomme, les futurs citoyens en formation auront peut être avalé quelques couleuvres de plus, mais pas toutes et pas tous...
      Du courage, nous n’en manquons pas et du coeur...à l’ouvrage.

      • Lairderien
        Lairderien répond à Alexis S
        • Posté à 22h52 le 31/03/2009
        • Internaute 22751

        je suis d’accord avec vous qu’il reste encore quelque espoir de passer entre les mailles du filet tendu par les sarkoboys (aujourd’hui ils s’appellent comme cela , demain ils auront un autre nom qui ne sera jamais qu’un symbole de ce système « libéral » pervers)

        Mais vous devez convenir que les espaces de liberté ont considérablement rétrécis ces dernières années.

        D’autant que les moyens modernes de communication tous en étant de formidable outils de connaissance, sont également de commodes outils de formatage de la masse.

  • Emgann
    Emgann
    présent
    • Posté à 18h06 le 31/03/2009
    • Internaute 26239
      présent

    Dégraisser le mammouth est une nécessité. Avant de pouvoir le dégraisser, il faudrait d’ailleurs en connaître les contours.

    Le problème est qu’on retire actuellement diverses parties du cerveau et des centres nerveux. On enlève le peu d’intelligence là où elle réussit à survivre et évoluer et on pique la bête pour la rendre encore plus docile et obéissante, moins réactive et plus apte à suivre les nouveaux troupeaux d’une démocratie mené à la baguette.

    • Alexis S
      Alexis S répond à Emgann
      Auteur(e) de l'article Enseignant, formateur en (...)
      • Posté à 22h34 le 31/03/2009
      • Expert 74385
        Enseignant, formateur en (...)

      C’est vrai que certaines cellules grises du système prennent de nombreux coups depuis peu : rased, chargés de mission sur la langue, les néoarrivants, la culture...

      Seuls quelques organes vitaux encore en place pour marcher, se retourner...et obéir ?

    • framboise92
      framboise92 répond à Emgann
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 07h57 le 01/04/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      La bête réagit, heureusement. (les « bêtes », les moutons, hélas, non )
      Bien à vous.

    • Kth
      Kth répond à Emgann
      • Posté à 11h36 le 01/04/2009
      • Internaute 21593

      Vous avez raison, on dégraisse pas, on lobotomise

  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 18h07 le 31/03/2009
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    Ce qui est peut-être le pire et le plus désespérant dans tout ce gâchis c’est qu’il n’est même pas de propos délibéré. Je suis persuadé qu’il ne s’inscrit pas dans un programme machiavélique de décervelage.

    Non. C’est l’acceptation sans état d’âme des dégâts collatéraux produits par une gestion purement comptable de la société « improductive ».

    Des fonctionnaires zélés qui « exécutent ».

    • Alexis S
      Alexis S répond à Jonas2
      Auteur(e) de l'article Enseignant, formateur en (...)
      • Posté à 22h38 le 31/03/2009
      • Expert 74385
        Enseignant, formateur en (...)

      Il n’est pas plus facile d’accepter cette version que vous proposez que d’imaginer quelques esprits forts qui décident, dans le flot, d’éteindre quelques boutons problématiques et peu productifs en terme de chiffre.
      Dans les deux éventualités, surtout ne pas se taire !

      • framboise92
        framboise92 répond à Alexis S
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 07h45 le 01/04/2009
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        Exactement, surtout ne pas se taire !
        La communication effacera le populisme qui gobe les informations insidieuses du gouvernement. La lutte aussi.
        Merci.

  • falibade
    falibade
    escapade
    • Posté à 18h20 le 31/03/2009
    • Internaute 73403
      escapade
    • Bédonze
      Bédonze répond à falibade
      mal pensant médiatique
      • Posté à 19h04 le 31/03/2009
      • Internaute 74728
        mal pensant médiatique

      Comment demander à des exécutants administratifs (recteurs, inspecteurs d’académie) de donner les moyens nécessaires pour permettre aux élèves de réfléchir quand eux-mêmes ne le font pas et se bornent (dans tous les sens du terme) à mettre en œuvre des directives (ultra)libérales gouvernementales. On en revient à l’école chère à Jules Ferry : les pauvres savent lire et écrire juste assez pour comprendre les instructions de leurs patrons, et une minorité a le droit de penser et de se former pour pouvoir commander les autres !

      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 22h41 le 31/03/2009
        • Internaute 41144

        « On en revient à l’école chère à Jules Ferry : les pauvres savent lire et écrire juste assez pour comprendre les instructions de leurs patrons »

        Ce ne serait déjà pas si mal. Mais le problème c’est que justement, les enfants des pauvres ne savent PLUS lire et écrire, puisque l’école fabrique 20% d’illettrés. Les délires de l’IUFM en sont en partie responsables, et on continue à aligner sur la même ligne de départ un paralytique et Carl Lewis en prétendant que le paralytique bénéficie de l’égalité des chances.

        L’école « chère à Jules Ferry » avait certes des défauts, mais elle a au moins massivement appris aux pauvres à parler, lire et écrire le français, ce que l’école d’aujourd’hui n’est plus fichue de faire. Il a vraiment bon dos le fantasmagorique « ultra-libéralisme » : ce qui m’amène à douter que l’école ait réussi à vous apprendre à « penser par vous-même ».

         
        • falibade
          • Posté à 07h13 le 01/04/2009
          • Internaute 73403
            escapade

          Si vous n’avez pas suivi les arguments postés sur ce sujet de toutes parts sur le net, alors, retez dans vos aprioris.
          Perte de temps de reposter !

          • compte sup. à la demande du riverain 25.08
            • Posté à 09h32 le 01/04/2009
            • Internaute 34833
              chat de garde

            Comment, vous osez vous attaquer à BéaOne, super linguiste depuis ses 9 ans,qui ne fait presque pas de fautes d’orthographe, qui répond à toutes les questions qu’on lui pose ?
            Mais quel malotru vous êtes ! C’est surement encore une vile attaque machiste contre une pauvre femme qui a le tort d’avoir toujours raison !
            Que la honte soit sur vous !
            C’est quand-même pas bien de contredire l’autre sarkozyste de gauche de cette rue !

            • Utilisateur désinscrit à sa demande
              • Posté à 13h08 le 01/04/2009
              • Internaute 70482
                nc

              Hé oui... elle a écrit ça noir sur blanc ici :

              Lien

              Une madame très sérieuse.

              • compte sup. à la demande du riverain 25.08
                • Posté à 16h44 le 01/04/2009
                • Internaute 34833
                  chat de garde

                Voui, j’avais suivi la discussion, 59 ans dont 50 de linguistique ! ! !
                Moi aussi 59, dont 60 d’emmerdement des vieilles (bîîîp)
                Désolé, je n’arrive pas à être aussi méchant qu’elle...

              • Compte supprimé le 4 janvier 3
                • Posté à 18h17 le 01/04/2009
                • Internaute 41144

                Et elle en assume chaque mot ! Mon beauf, toujours aussi beauf, fait dans la « délation », comme un beauf qu’il est bien sûr. Vous voulez que je publie vos jolis messages persos où vous me SUPPLIEZ d’avoir l’« amabilité » de vous donner mon avis, après m’avoir traitée de « sous-serpillière », radasse de bas étage « , “‘vieille thénardier’, ‘sale rougne’, ‘vieille bique’, ‘connasse’, ‘saloperie vivante’, ‘guenon’ ... ? Quel minable !

                Bon, j’ai fini de jouer avec ma souris crevée (vous), ça ne m’amuse plus : la ‘sous-serpillière’ vous dit ciao. Foutez la paix à mes chevilles, inutile d’espérer une caresse. Et votre ‘daronne’ c’est votre PATRONNE, ignare, au sens d’‘épouse’.

                • Alexis S
                  Alexis S répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
                  Auteur(e) de l'article Enseignant, formateur en (...)
                  • Posté à 18h29 le 01/04/2009
                  • Expert 74385
                    Enseignant, formateur en (...)

                  Vous seriez bien aimables tous les deux d’aller régler vos différends familiaux et autres un peu plus loin....dans la boue là-bas.

                  Merci

          • Compte supprimé le 4 janvier 3
            • Posté à 18h08 le 01/04/2009
            • Internaute 41144

            Des « à prioris » ? Quarante ans d’enseignement, à différents niveaux (du collège aux classes prépa et à l’université), et dans différents pays...

            Quand on signale 15% d’élèves « en grande difficulté » (résultats des tests de CM2 récemment publiés) on parle d’élèves ILLETTRES. (Ce qui est différent d’« analphabète ») Ceci est confirmé depuis des années par les tests d’évaluation passés en début de 6è, qui donnent les mêmes résultats. Ces gamins vont aller automatiquement au collège, où personne n’essaira plus jamais de leur apprendre sérieusement à lire, étant donné que la lecture est censée y être un pré-requis. Ils sont automatiquement condamnés à l’échec scolaire le plus grave, et le peu qu’ils avaient appris à l’école primaire, ils vont le désapprendre dès la 6ème.

            Le rapport de l’OCDE, « Littéracie, économie et société », publié le 6 décembre 1995, (et totalement passé à la trappe en France pour cause de haute-trahison, il faut croire) nous place à l’avant-dernière place avant la Pologne avec un taux de 40,1% de personnes de 16 à 65 ans en GRANDE DIFFICULTE de lecture, cad incapables de comprendre un texte simple.

            Après, on peut toujours dire que les tests ne « valent rien », et préférer casser le thermomètre plutôt que de guérir la fièvre - pour la guérir, il faut d’abord admettre qu’elle EXISTE. Même chose pour le classement des universités où la France est à la ramasse, mais c’est le classement qui n’est pas bon, n’est-ce pas ?

            Le DENI des problèmes est un mal spécifiquement français, illustré autrefois par la chanson « Tout va très bien, Madame la Marquise » et notre école est la meilleure du monde.

            Bien entendu, les victimes de notre ahurissant système sont les enfants des familles les plus modestes ! Il est de FAIT que depuis que Bourdieu et Passeron dénonçaient les « Héritiers » en 1964, la situation a considérablement EMPIRE, que depuis 50 ans, le pourcentage d’enfants de familles modestes faisant de bonnes études est en chute libre. Il y avait par exemple un pourcentage non négligeable d’enfants d’ouvriers dans les classes prépas et les grandes écoles dans les années 50/60. Aujourd’hui, il y a moins de UN% d’enfants d’ouvriers à Polytechnique, idem ailleurs.

            Tout ça sous couvert d’« égalitarisme » et à GRANDS FRAIS. Rapport qualité-prix affligeant L’école n’est PLUS un moteur de l’ascenseur social comme elle le fut massivement après la guerre : bien au contraire, elle ECRASE et CONDAMNE les enfants pauvres, et c’est une honte. Elle laisse sortir tous les ans des centaines de milliers de gamins sans RIEN, à une époque où le fait de savoir lire-écrire-compter n’a jamais été aussi important, et où plus aucune tache, pratiquement, ne peut se faire sans.

            C’est très grave pour notre société, et c’est la RAGE au coeur que je le constate, car moi qui suis fille d’ouvrier presque illettré, justement, qui dois tout à l’école de la République, j’ai choisi ce métier pour permettre à d’autres dans mon cas de faire la même chose que moi, pas pour aider exclusivement les gosses de bourgeois à réussir, comme c’est le cas en pratique aujourd’hui.

            Je suis convaincue que si je rentrais en 6è demain, je ferais personnellement partie de la cohorte de gamins en échec, ceux qui n’ont pas leur famille derrière eux pour les tirer et les pousser. C’est une honte, et c’est cette honte que vous niez. On fait ça depuis 30 ans avec le succès que l’on sait.

        • eXistenZ
          eXistenZ répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
          Arracheur de dents
          • Posté à 12h59 le 01/04/2009
          • Internaute 67914
            Arracheur de dents

          Le nombre d’illettrés est de l’ordre de 9% sur les 36 millions d’adultes scolarisés en France et contrairement aux idées reçues, le taux chez les 18-25 ans n’est que de 4.5%. La moitié des illettrés a plus de 45 ans...

          Un peu de lecture ne vous fera pas de mal à vous non plus :

          Lien

          • Adéménagé le 3 janvier 2011
            • Posté à 13h12 le 01/04/2009
            • Internaute 29846
              menuisier

            Kuah ? Béa Oine fait dans la statistique au doigt mouillé (pourvu qu’il montra le Figaro) ?

            Allons allons un parangon de l’honnêteté et de la rigueur intellectuelle en serait bien incapable...

          • barbouille
            barbouille répond à eXistenZ
            surfeuse
            • Posté à 14h58 le 02/04/2009
            • Internaute 62861
              surfeuse

            merci .. c’est que je m’evertue à dire autour de moi.

            Punaise qu’est ce que j’en assez d’entendre des phrases du style « c’etait mieux avant » ; « avant c’etait le bon temps ».

        • A déménagé le 1-6
          • Posté à 16h18 le 01/04/2009
          • Internaute 61755
        • barbouille
          • Posté à 14h37 le 02/04/2009
          • Internaute 62861
            surfeuse

          c’est fatiguant de lire toujours les mêmes inepsies.

          L’echec scolaire est apparu avec le chômage.
          Avant nos gouvernants se fichaient éperdûmment que les enfants ne sachent pas lire ( surtout ceux des pauvres ) car de toute façon ils auraient du travail.

          L’illétrisme a toujours existé et rien ne prouve qu’il soit plus important maintenant qu’avant.

        12 autres commentaires
      • falibade
        falibade répond à Bédonze
        escapade
        • Posté à 07h11 le 01/04/2009
        • Internaute 73403
          escapade

        Bonjour,

        L’ Education nationale est un tissu de répression hiérarchique où les petits employés professeurs obéissent ou se révoltent.

        Hélas, il faut beaucoup d’énergie pour la faire bouger !
        Parallelement au travail, c’est difficile, épuisant, mais comment ne pas ne pas résister ? C’est son rôle critique de veiller au grain. Je suis outrée de voir combien certains obéisent sans tortiller, sans tout au moins en parler.

        La hiérarchie aura des comptes à rendre à la jeunesse, un jour.

        Mais d’autres agissent, alors, espoir !

      • framboise92
        framboise92 répond à Bédonze
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 07h55 le 01/04/2009
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        Obéir aux ordres est toujours plus facile et confortable, hélas !

        L’inspection Académique rend des comptes au recteur qui obéit à l’Education Nationale (ministre).

        Les petits employés, les directeurs en font ce que le coeur ou la peur leur dicte.

        (sachez qui y a des luttes, heureusement ! Et que le sérieux existe parallèlement aussi. D’où la difficulté de ce métier).

        Bonne journée !

  • survivant
    • Posté à 19h18 le 31/03/2009
    • Internaute 25864

    L’EFFICACITE SOCIALE DU SERVICE PUBLIC DE FORMATION EST EN DANGER !

    Le service public de formation s’est construit de la nécessité d’élever en qualification des personnes qui n’avaient au départ qu’un faible niveau de qualification.
    Tout au long de son histoire, elle a adapté ses structures et son fonctionnement et elle s’est développée pour que cet objectif ambitieux ne soit pas un vain mot.
    Des millions de personnes ont pu accéder à un vrai métier et à une vie meilleure. Cet édifice est aujourd’hui menacé d’éclatement.

    C’est tout le service public de la formation et de la qualification qui est visé et on peut d’ailleurs s’interroger sur les raisons d’une telle attaque en effet, comment ne pas s’interroger sur certaines « coïncidences » ? Alors que, par exemple, sur l’avis du conseil de la concurrence, en date du 18 juin 2008 dénonçant la « situation publique » de l’AFPA, la vielle, les responsables patronaux de la Fédération de la formation professionnelle (FFP) publiaient un « livre blanc » de la formation professionnelle contenant dix propositions.
    Par ailleurs, la même semaine, un grand hebdomadaire parisien consacrait plusieurs pages et la couverture de sa une à « l’Affaire » et au « scandale » des 24 milliards d’euros de la formation professionnelle ».
    Se reporter au Livre blanc de la FFP et à ses 10 propositions permet de mieux percevoir certains enjeux de toute cette agitation.

    Dans ce document, la FFP se plaint des distorsions de concurrence dont se rendraient certains opérateurs publics.
    Elle cite nommément ces opérateurs : il s’agit des GRETA, du CNAM, de l4AFPA et des CCI ( Chambres de commerce et d’industrie) !
    Comment ne pas penser qu’à travers cette attaque en règle, c’est tout le service public de formation qui est visé ?

    Il appartient aujourd’hui à l’Etat de dire quelles décisions il compte prendre.
    Le gouvernement a ici l’occasion de montrer ce qu’il entend faire concrètement de l’exigence d’un système de formation tourné en priorité vers la qualification des personnes les moins qualifiées et des demandeurs d’emplois, ce que sarkozy vient récemment de rappeler dans la Drôme en citant l’AFPA.
    Il appartient également aux conseils régionaux de signifier clairement ce qu’ils entendent faire de la formation publique.
    ENCORE UNE FOIS, ET CONTRAIREMENT A CE QUE VOUDRAIENT NOUS FAIRE CROIRE CERTAINS, RIEN N’EST JOUE.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 20h20 le 31/03/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Mon Dieu ! ! !
    Il faut sauver les hitlerjungens ! ! !

  • admirateur-
    • Posté à 20h38 le 31/03/2009
    • Internaute 32111

    On lit sur le site de « libé » à la date d’aujourd’hui :
    « Le ministère de l’Education nationale a récemment publié, après l’avoir bloquée, une étude comparant les performances des élèves en fin de CM2 à vingt ans d’intervalle (1987-2007). Elle conclut à une hausse du nombre d’élèves en difficulté. Les résultats sont plus ou moins sombres selon les matières. En lecture, après une période de stabilité, ils ont nettement fléchi entre 1997 et 2007, en particulier ceux des plus faibles. En orthographe, le nombre d’erreurs moyen à la même dictée est passé de 10,7 en 1987 à 14,7 en 2007 - les fautes grammaticales passant de 7 à 11. Enfin en calcul, après une baisse touchant toutes les compétences, le niveau stagne depuis 1999. L’enquête “Lire, écrire, compter” a concerné un échantillon de 1 994 élèves en 1987 et de 4 188 en 2007. »

    De semaine de la presse en semaine du goût via la semaine de l’environnement et j’en passe certainement tellement ces « semaines » dispensées au nom de l’éducation sont innombrables, on en oublie l’instruction et l’instruction n’était-elle pas la meilleure éducation au sens critique que l’on souhaite que chaque futur citoyen acquiert ?
    Autrement dit peut-on avoir l’esprit critique si l’on n’a pas les instruments intellectuels permettant de l’exercer ?

    Ayant eu la chance - le privilège de l’âge ? - de ne pas avoir subi dans ma scolarité toutes ces animations qui n’ont rien à voir avec l’enseignement, je pense m’être construit comme citoyen grâce à des connaissances, tant en français, en maths qu’en histoire-géographie, etc.

    Enfin si cela fait 25 ans que la semaine de la presse et l’éducation aux medias existe et qu’on en est arrivé à avoir des adolescents qui passent 6 heures devant la télé ou à pianoter devant leur écran, je ne vois pas la réussite de ces animations

    • Alexis S
      Alexis S répond à admirateur-
      Auteur(e) de l'article Enseignant, formateur en (...)
      • Posté à 23h16 le 31/03/2009
      • Expert 74385
        Enseignant, formateur en (...)

      ATTENTION : ne pas confondre « semaine du ...truc » ou « semaine du...machin », animations diverses et parfois très intéressantes, avec la Semaine de la Presse et des Médias dans l’Ecole : cette dernière est à l’initiative même de l’Education Nationale ! Ce n’est pas une « animation », c’est une EDUCATION aux médias.
      Et son pilote, le CLEMI est une mission de l’Education Nationale.

      Enfin et surtout, je ne suis pas d’accord avec vous sur l’essentiel : Tenter d’éclairer les élèves sur la complexité des messages médiatiques qu’ils consomment est bien le rôle de l’école d’aujourd’hui.

      Ne pas le faire, c’est abandonner l’idée même d’éduquer dans ce siècle.

      • admirateur-
        admirateur- répond à Alexis S
        • Posté à 05h13 le 01/04/2009
        • Internaute 32111

        Mes deux filles, dans des cadres différents (2 collèges distincts) ont participé à votre EDUCATION aux media : elles ont réalisé avec leur classe un petit journal. En PAO, ouahh ! le fin du fin ! Elles étaient très contentes, elles se sont bien amusées, l’infographiste était très sympa, il leur a montré plein de trucs. On s’est bien gardé tout au long de cette semaine de leur dire un mot sur la liaison des journaux (papier, télévisuel, électronique) avec les différents pouvoirs (politique, économique, religieux...). Et lorsqu’elles rapportent une information à la maison, glanée via les discussions avec leurs condisciples sur TF1 A2 M6, elles n’y mettent guère de distance. le « vu à la télé » reste force de loi.
        Par ailleurs, je n’aimerais pas (j’ai un vieux fond de laïcité 3eme république) que l’école leur dicte leur conduite face à la presse : je pense que cela est de mon ressort au nom de la liberté de penser

        Oui je maintiens mon point de vue : que vous et tous les pédagogols qui suivent Meirieu à la trace abandonnent l’idée « d’éduquer en ce siècle » pour qu’on en revienne enfin à ENSEIGNER. Ce serait de salubrité publique.

         
        • falibade
          falibade répond à admirateur-
          escapade
          • Posté à 07h22 le 01/04/2009
          • Internaute 73403
            escapade

          Je crois que vous ne connaissez pas bien Mérieu et le sujet en général.
          De plus le B2I (diplôme informatique est au programme). La rigueur est un des axes de mérieu. Revoyez vos aprioris. m’rieu et la recherche sur l’ENSEIGNEMENT qui existe et continue et continuera à être exercée, malgré le populisme et la démagogie de cetains médias, justement.

        • Alexis S
          Alexis S répond à admirateur-
          Auteur(e) de l'article Enseignant, formateur en (...)
          • Posté à 10h16 le 01/04/2009
          • Expert 74385
            Enseignant, formateur en (...)

          Ce n’est pas parce qu’on touche à la pao que l’on fait de l’Education aux médias... et c’est bien ce qui justifie l’évidente nécessité d’une VRAIE formation des enseignants en ce domaine.

          Alors vos filles vous interpelleront sur les choix faits par les rédactions, les angles choisis ou les effets du montage de tel ou tel sujet diffusé. C’est une urgence de notre enseignement.
          CQFD, merci !

        2 autres commentaires
      • falibade
        falibade répond à Alexis S
        escapade
        • Posté à 07h25 le 01/04/2009
        • Internaute 73403
          escapade

        Je pense que les internautes n’ont pas bien compris le message.

  • admirateur-
    • Posté à 20h40 le 31/03/2009
    • Internaute 32111

    conclusion : revenons-en aux fondamentaux de l’école

    • framboise92
      framboise92 répond à admirateur-
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 07h49 le 01/04/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Ils n’ont jamais été perdus de vue, sabès ?
      De plus, l’interaction entre les domaines d’ apprentissage a toujours existé, mais mal exécutée. (sauf en maternelle)

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 21h21 le 31/03/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Ben, peut-être qui si on éduque trop le peuple, il aura envie de s’émanciper, il aiguisera son sens critique et n’avalera pas toute la soupe qu’on lui donne et j’en connais plusieurs à qui cela fait peur....

    Lien

  • Ishtar
    Ishtar
     ? ?
    • Posté à 21h25 le 31/03/2009
    • Internaute 26226
       ? ?

    Le danger est pourtant bien là : je parlais ce matin avec une secrétaire en milieu scolaire(collège).Elle expliquait combien les élèves sont influencés à l’âge de 13 ,14 ans par la télévision et internet en particulier dans le domaine non contrôlé par des adultes.Les dérives sont fréquentes et parfois catastrophiques quand les ados ne sont pas avertis et instruits de ce qu’ils peuvent puiser dans ce formidable outil qu’est internet qui peut pourtant se révéler redoutable si une bonne information n’est pas donnée dès le plus jeune âge.

    On dépense argent et énergie à pister les opposants au gouvernement comme dans un parfait régime totalitaire mais on est d’une part incapable de « censurer » la médiocrité,et d’autre part on cherche à supprimer un système qui permette aux jeunes de faire leur choix dans un océan d’émissions abrutissantes.A n’en pas douter,le but recherché est de fidéliser les futurs adultes à un flot ininterrompu de niaiseries qui suppriment la réflexion et l’esprit critique.
    Les autres pays européens vont poursuivre cette éducation aux médias tandis que la France va sombrer dans le crétinisme.Une fois de plus : dans quel état allons nous retrouver la France à la fin du mandat de N.Sarkozy ?

    • Au sud de nul part-
      Au sud de nul part- répond à Ishtar
      Situation
      • Posté à 08h02 le 01/04/2009
      • Internaute 57434
        Situation

      Bonjour. vous aimeriez, avec des précautions « censurer la médiocrité » ?

      Certes. Et pourquoi donc ? Quel est donc ce si formidable critère qui vous fait dire que ceci est médiocre et ceci est très bien ?

      Ceci dit, vous évoquez le « crétinisme », lequel s’aggraverait selon vous sous sarkozy, à l’école.

      Enfin...L’école était aussi chiante, nulle, élitiste, incapable d’orienter les élèves, sous chirac ou mitterand....

      La mémoire est courte, en France, il me semble. La télé : qui la voulue ainsi ?
      Les enfants et les ados d’aujourd’hui ? Ou es-cet la génération précédente, celle qui échappé à tout et qui s’accommodait fort bien de la sociale-libérale-démocratie, de fin de l’histoire proclamée, de la société des loisirs, et de l’accès soudain à la propriété pour tous ? Quand j’étais petit : dallas faisait un tabac à l’audimat ( :))...

      L’école produirait aujourd« hui des “crétins” ? Il faut, pour le croire, ne pas regarder le niveau de bêtise de la génération précédente (celle issue de l’après guerre).... : cette génération a pensé (prière de pas rire...) que Mitterand était socialiste, que le chômage était soit passagé, soit causé par les chômeurs eux-mêmes ; cette génération a pensé aussi que le l’urss effondré allait laisser le monde dans la paix et la prospérité éternelle, etc....(souvenez vous......)
      Sans blague ? C’est cette génération qui ose traiter ses enfants de “crétins” ? Qui ose croire qu’elle est plus “cultivée” ?
      On se rassure comme on peut, il est vrai...

      Retour au réel :

      La moyenne au bac en français ou en philo est toujours “mauvaise”. Les mathématiques paraissent toujours aussi difficiles.
      Essayer de faire lire un livre entier il y a 40 ans et aujourd’hui est toujours aussi dur.

      Alors ?

      Mais en France, malheureusement, l’inertie fait des ravages. L’élitisme encore plus. La fabrique du dégoût ? Est-ce le nom que l’on doit donner à l’école de nos jours ? Un dégoût profond, peut-être ; chez les jeunes les plus attentifs. Quelle culture ?

      J’aimerai savoir comment la France peut se gargariser encore d’être les pays où la culture fait exception quant 90 % des adultes affirment ne lire AUCUN livre en une année. Le pire, c’est que ce chiffre est réel : Lorsque Badiou (que l’on apprécie ou pas sa prose est un autre sujet....) écrit un pamphlet contre Sarkozy, ce dernier est vendu à 20 000 exemplaires ! Incroyable ! Un succès de librairie ines-pér-ré....

      20 000 expemplaires pour.....40 millions de lecteurs.
      Soit : 0,1 % de la population

      Super non ? Je veux dire par là que ce livre est un succès....Imaginez le succès que rencontre la Haute littérature ou les livres de vulgarisation scientifique.

      Imaginez donc l’intérêt porté par les Français, qui passent et sont passés par cette si formidable Ecole, pour les essais, si nombreux, qui paraissent chaque mois...
      Espérer, pour un éditeur, un tirage de 5000 exemplaires vendus est déjà prodigieux....soit : 0,025 % de la population.

      Quelle culture ?

      On peut certes taper sur “les banlieues”, sur les gamins de “cités” qui ne lisent pas et sont pas gentils (les monstres.....).....( :)) Ca, c’est facile et ça permet de faire un film avec une jupe de gauche décomplexée : le terrain , niveau décomplexion, a été, il est vrai, bien dégagé par sarko.

      Au fait : la princesse de Clèves ? On en parle beaucoup, non ?
      Combien de français de plus de 35 ans l’ont lus (au moins une fois...) ? Combien de français ont étudiés cette oeuvre (soit seul, soit à l’école... ?) Et platon ? Et Steinbeck ? Et tout ce que l’on voudra...... ? Avec de vagues souvenirs, et des diplômes lointains, il vrai, les adultes se croient hachement cultivés....

      Mais :

      Avec 90 % de français non-lecteurs, et, 10 % de français qui lisent entre 0 et 5 livres par an....quel peuple si cultivé avons nous ? Un peuple de baratineur(s).

      Voyez vous, ce qui m’ennuie dans les discours toujours reconduits depuis si longtemps en faveur de la Culture, c’est le peu d’effet réel que celle-ci a sur la vie des adultes. Ces derniers, comme de juste, préfèrent regarder ailleurs et chercher chez leurs gosses (ou celui du voisin) le miracle culturel à venir.... : c’est tellement plus facile de déléguer alors que l’on pouvait le faire soi-même....( :)) Berk.

      Factotum

      • framboise92
        framboise92 répond à Au sud de nul part-
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 08h16 le 01/04/2009
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        Je rappelle qu’en maternelle tout est fait pour donner le goût de la lecture. Il fallait voir les productions (dictée à l’adulte, créations rigoureuses qui faisaient appel à divers domaines d’apprentissage, du langage -vocabulaire, syntaxe, grammaire, conjugaison, sens ! ! ! ...à toutes les formes d’expression très rigoureuses et créatives zzzzzzzz’aussi !
        L ’EN souffre d’un manque de moyens pour faire de la pédagogie différenciée et de la pression qu’on met sur l’apprentissage de la lecture qui pourrait être différencié (les cycles ! Du bon, mais pas appliqués (assez, on va dire...) en élementaire, ou peu, sans pour autant jeter la pierre).
        Chaque enfant est un être potentiel en difficulté pour « x “raison, chaque élève mérite un regard différent. Cela existe ! On y remédie ! D’où la difficulté et la fatigue de ce métier.

        Il y a eu une période où l’EN s’est un peu écartée des classiques (mes enfants), mais il ne faut pas pour autant baisser les bras. Ma fille lira la Princesse de Clèves -par conscience et curiosité - car elle est devenue professeur quand elle se sera reposée de sa classe ! !
        Il y a même des élèves de SEGPA qui ont récupéré les bases pour revenir dans le circuit !

        Voilà ! En attendant, je lis SIné aussi bien que du Proust. Siné, ça me détend de l’ambiance actuelle ! ! !

         
        • Au sud de nul part-
          Au sud de nul part- répond à framboise92
          Situation
          • Posté à 08h40 le 01/04/2009
          • Internaute 57434
            Situation

          Bonjour.

          Je ne comprends guère votre réponse à mon précédant message. Je n’ai absolument rien dis contre ou pour les professeurs.
          Vous me parlez de votre fille qui est devenue Professeur ; or je ne doute pas qu’elle soit fatiguée de son travail.
          Je ne vois pas trop le rapport.
          Mon message évoquait autre chose.....

          Mais bon. ( :))A +

          Factotum

          • framboise92
            framboise92 répond à Au sud de nul part-
            je choisis la campagne, la (...)
            • Posté à 09h06 le 01/04/2009
            • Internaute 24519
              je choisis la campagne, la (...)

            ok,
            Disons que je suis à cran.
            S’cuse’mi please ;
            Alors, bonne journée !

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