Politiques, journalistes, juristes, artistes… s'opposent à la plainte de France3, suite à la vidéo de « Sarkozy off » sur Rue89.

Vous êtes très nombreux à avoir été choqués par les suites policières données à l'affaire de la vidéo de « Sarkozy off », et beaucoup d'entre vous nous ont fait part de leur soutien à travers des messages chaleureux. Nous reproduisons ci-dessous ceux de quelques confrères ou personnalités. La liste sera allongée dans les jours qui viennent.
Mercredi, Pierre Haski (directeur de la publication de Rue89) et Augustin Scalbert (journaliste spécialiste des médias) seront entendus par la police judiciaire, le même jour que deux autres journalistes de France3.
L'objet du prétendu délit : avoir donné une information au public, en s'appuyant sur un document, une vidéo donc, montrant le président de la République « au naturel » (pestant contre un technicien, tutoyant les journalistes, etc.) pendant les quelques minutes qui ont précédé une interview télévisée au « 19/20 », sur France3. (Voir la vidéo)
Cette affaire, au départ un peu ridicule, vient alourdir un peu plus l'étrange climat qui pèse sur l'information depuis quelques années, ponctuées par des interpellations de journalistes, des mises en garde à vue, des perquisitions… Il est temps que cela cesse.
Merci à tous ceux qui nous ont adressé des messages de soutien, et particulièrement à nos confrères de France3. Les syndicats de France Télévisions appellent tous ceux qui sont attachés à la liberté de la presse à se rassembler mercredi matin, à 9h00, devant la PJ, au 122 rue du Château des Rentiers, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Nous nous associons à leur appel.
Soutiens de politiques
Martine Aubry, maire de Lille et première secrétaire du PS :
Indépendance des médias, liberté du journaliste, protection des sources sont trois principes de la liberté de l'information sur lesquels on ne peut transiger.
Ce nouvel épisode, tout à la fois ridicule et grave, marque la confusion et la tentation persistante du pouvoir de mise au pas des médias et de volonté de prévenir toute forme d'expression critique.
François Bayrou, député et président du MoDem :
La liberté de la presse, c'est la substance de la démocratie. Le rôle des journalistes, gardiens (la Cour européenne des droits de l'homme dit « watchdogs ») de la liberté de l'information des citoyens, est de faire apparaître au grand jour ce qui devient autrement dissimulé.
Rien de plus légitime que de rendre publics des documents qui informent le citoyen sur leurs dirigeants sans porter atteinte à leur honneur et à leur considération, et qui ne sont pas diffamatoires, simplement éclairants. Voilà pourquoi il faut défendre cette liberté d'information et de publication.
Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste :
Non à l'ère du soupçon et de la délation. On ne peut qu'être scandalisé de la convocation par la police judiciaire de quatre journalistes, deux de France3 et deux du site Rue89, dont Pierre Haski, suite à la circulation sur le Net d'une vidéo en off, tournée à l'occasion du passage de Nicolas Sarkozy sur France3 fin juin 2008.
Avec raison, les journalistes poursuivis avaient refusé, auparavant, de jouer les délateurs en révélant leurs sources. Cette convocation fait suite à une plainte de la direction de France3, elle-même, qui met ainsi le bras dans l'engrenage des atteintes à la liberté d'information, ne pouvant qu'alimenter un climat délétère sur la chaîne.
Cette plainte augure bien mal de l'évolution des rapports entre la direction de l'audiovisuel public et la présidence de la République, dans le cadre de la nouvelle loi sur l'audiovisuel public. Cette convocation fait suite à d'autres affaires comme l'arrestation brutale de l'ancien directeur de Libération en novembre 2008 et c'est une tentative supplémentaire, dans la volonté des pouvoirs en place, d'intimider, de museler les journalistes.
Le NPA ne saurait tolérer aucune atteinte à la liberté de la presse, à la liberté d'information, ni aucune mesure d'intimidation vis-à-vis des journalistes. Il n'est pas tolérable que la direction d'une chaîne de France Télévisions se livre à ce genre de pratique qui est un acte de soumision à Nicolas Sarkozy. Aussi, le NPA assure les journalistes poursuivis de toute sa solidarité et est prêt à participer aux initiatives qui seraient décidées.
Daniel Cohn-Bendit, député européen Europe-Ecologie :
Décidément, le Président n'aime pas Internet : il cherche à le contrôler par le Parlement, s'énerve quand des images circulent sur ses incivilités au Salon de l'agriculture… et c'est visiblement contagieux.
Ainsi, la direction de France3 (pensant lui faire plaisir ? ) porte plainte pour « vol, recel et contrefaçon » contre des journalistes de Rue89 et de France3 pour les fameuses images diffusées sur le site d'information le 30 juin dernier. Celles-là même où l'on voit Nicolas Sarkozy promettant, un peu menaçant, le changement à France3.
Il me semble que lorsque l'omniprésident sature l'espace médiatique, il doit accepter de ne pas pouvoir tout contrôler. Cette plainte au pénal est totalement disproportionnée, je serais ravi de voir la direction de France3 y renoncer.
Bertrand Delanoë, maire PS de Paris :
Comment ne pas être troublé par l'engagement d'une telle action pénale contre la diffusion de propos tenus hors antenne le 30 juin dernier, par le chef de l'Etat, dans un lieu public, en l'occurrence le siège de France3 ?
Dans quelle autre grande démocratie serait-il même imaginable qu'un journaliste soit entendu par la police pour la présentation d'une information de cette nature ?
Chaque citoyen attaché à la qualité de notre vie démocratique ne peut que se sentir concerné et vigilant face à cette judiciarisation progressive des relations entre le pouvoir politique et les médias.
Parti communiste français :
Le directeur et un journaliste de Rue89 ainsi que deux journalistes de France3 -délégués du personnel, membres du SNJ-CGT- sont convoqués le 1er avril devant la Brigade de répression de la délinquance contre la personne. Le motif : des images du président de la République prises quelques minutes avant son passage au « 19/20 » du 30 juin sur France3 ont été diffusées sur Rue89. Cela s'apparenterait, selon la plainte déposée par France3 à du « vol », du « recel » et de la « contrefaçon ».
C'est un média public dont une des missions est précisément d'agir pour la liberté de la presse qui demande aux journalistes de révéler leurs sources et donc de légitimer une nouvelle atteinte à la liberté de la presse !
Ce cas confirme à la fois une augmentation inquiétante des affaires liées à la protection des sources et de la pénalisation des militants syndicaux. Le Parti communiste français soutient les journalistes de Rue89 et de France3. L'Elysée doit cesser d'instrumentaliser France Télévisions et cette plainte doit être retirée.
Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes :
Après les pressions politiques, voici venu le temps des pressions judiciaires sur les médias. Il ne suffit pas au pouvoir d'avoir des relations de connivence avec quelques patrons de presse, ni d'avoir repris la main sur la nomination de France Télévisions : il faut aussi que les journalistes qui ont mauvais esprit comprennent où est la force.
Il est invraisemblable que des journalistes, de France3 et de Rue89, soient convoqués par la police judiciaire, suite à la diffusion d'images « off » du président de la République sur le plateau du « 19/20 » juste avant une interview.
Que cette diffusion fasse l'objet d'une enquête interne, c'est normal. Mais que des journalistes soient interrogés pour donner leurs sources est une dérive dangereuse, lourde de conséquences sur la pratique du métier de journaliste et sur la liberté d'informer. Tous les républicains doivent être vigilants, pour garantir la liberté d'informer, droit fondamental d'une démocratie digne de ce nom.
Les Verts :
Les Verts apportent leur soutien à la rédaction de Rue89 et aux deux journalistes convoqués par la police le 1er avril. Leur tort ? Avoir mis en ligne sur leur site une vidéo du président de la République hors antenne qui montrait sa connivence avec la presse, ses mauvaises manières et son obséquiosité naturelle.
Lorsque l'on sait la qualité et l'indépendance du travail de Rue89, cette plainte, vraisemblablement déposée sous pression du pouvoir, est un coup supplémentaire porté à la protection des sources des journalistes.
Cette affaire n'est hélas pas un cas isolé. Elle illustre le recul généralisé des libertés, dont celui de la presse, depuis l'arrivée au pouvoir du Président. Le projet de société pour la France tel qu'il se dessine fait de plus en plus penser à celui du capitalisme à la chinoise : la subordination des masses, surtout les plus pauvres, l'argent pour les oligarques népotiques, le tout mâtiné d'une police abusive et d'une presse mise au pas pour emmailloter le corps social.
Contre cette tentation, les Verts appellent tous leurs militants et tous leurs citoyens à faire tourner la vidéo qui déplaît tant au Président pour lui rappeler que dans notre démocratie le pouvoir appartient au peuple.
Dominique de Villepin, avocat et ex-Premier ministre UMP :
La liberté d'expression fonde notre démocratie. Elle ne trouve sa limite que dans l'atteinte à la vie privée ou à la sécurité d'autrui. A l'évidence, c'est ma conviction, cette affaire ne relève pas d'une de ces exceptions.
Soutiens de journalistes
Florence Aubenas, journaliste :
On avait bien ri en voyant sur Rue89 la petite vidéo de Nicolas
Sarkozy dans les coulisses de France3 il y a quelques mois. Le
deuxième épisode du feuilleton est encore plus délirant : les
journalistes qui ont « osé » montrer ces images non officielles sont
attaqués en justice. Comme si ce n'était pas justement leur métier : à
quoi ça sert, la presse, si ce n'est -aussi- à dévoiler ce qui ne se
voit pas, à sortir de la communication institutionnelle, à montrer
l'envers du décor ?Aujourd'hui, en France, des journalistes sont menacés de
tribunal pour être des journalistes. Finalement, ce qui se déroule sur
la scène est encore plus sidérant que ce qu'on avait vu en coulisse.
Nicolas Beau, directeur de la rédaction de Bakchich :
Nous sommes prêts à apporter des oranges à nos confrères de Rue89 s'ils étaient embastillés à la suite de leur convocation par la police. Plus sérieusement, la diffusion d'images, où l'on découvrait Nicolas Sarkozy s'emportant contre un technicien de France3, nous paraît justifiée. En effet, cette séquence montre une réaction disproportionnée du chef de l'Etat, dans un lieu public, sans rien révéler de sa vie privée. Eclairer la personnalité complexe du président de la République est une démarche journalistique.
Daniel Carton, journaliste et écrivain :
Ainsi donc le Prince n'a même plus à ordonner. Les serviteurs de l'information qui se bousculent en ce doux règne au portillon de l'indécence, apprennent à devancer ses désirs. Leur souci n'est plus de dire la vérité, c'est de la rendre aimable, c'est de Lui être aimable. Ils seront bientôt les premiers à lui présenter le bassin. Le Prince le sait et parions qu'il s'en amuse. Je parierais même aussi qu'il n'en demandait cette fois pas tant. Mais voilà, les vicomtes de France3 semblent tirer de leur esclavage officiel de quoi dominer ailleurs.
Ils convoquent en duel ces manants de Rue89 simplement coupables de les montrer sans poudre et sans perruque, tutoyant leur Maître qui sait encore n'en prendre point ombrage. Que le pauvre technicien ne lui rende point son salut, l'inconvenance n'est pas supportable et ayons l'honnêteté de dire qu'il a raison. Que les journalistes lui tapent dans le dos, il sait ne pas s'en offusquer puisque c'est sa façon de leur brandir le miroir de leur fatuité. Mais eux les journalistes officiels n'aiment pas cela. Ils veulent bien être gens de cour, mais ils tiennent à ce que le peuple n'en sache rien.
Or c'est à croire que ce peuple n'est plus tenu. La preuve : il existe encore des journalistes qui veulent faire leur métier. Montrer l'envers du décor télévisé et les combines des coulisses. Le journaliste officiel voudrait que le journaliste non officiel le rejoigne dans les salons, qu'il déserte sa Toile -le vilain mot- pour s'extasier à son côté devant les dorures fines de la République. Rue89, Rue1789, s'ils en avaient le courage, les journalistes offciels feraient une enquête.
La Bruyère, qui peut avoir son mot à dire en la matière, prétendait « qu'il faut des fripons à la cour auprés des grands et des ministres » et pourrait-on ajouter « des journalistes ». Fripons du « in » et du « off », qu'importe pouvu que le peuple sache ce qu'on lui cache. Alors, fripons de la Rue 89, continuez le combat. Eux, les offciels, l'ont de toute façon déjà perdu.
Charb, dessinateur de presse à Charlie Hebdo :

Chimulus, dessinateur :

Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr :
Il n'y a pas de liberté d'informer sans indépendance des journalistes
et sans protection des sources. Interroger des journalistes pour qu'ils
donnent leurs sources remet en question ce principe de liberté
d'informer, pierre angulaire de notre démocratie. Au nom de Slate.fr,
j'apporte tout mon soutien et ma solidarité à Pierre et Augustin.
Hervé Fell, dessinateur :

Alain Genestar, ex-directeur de Paris Match, directeur de Polka :
Des images qui montrent la vérité d'un homme sont des documents. Elles appartiennent au public, au nom du devoir d'informer.
Goubelle, dessinateur :

Laurent Joffrin, coprésident de Libération :
Libération soutient les rédactions de France3 et de Rue89. La multiplication des intimidations visant des journalistes, hélas croissantes depuis deux ans, est insupportable dans une démocratie digne de ce nom. La direction de France3 serait bien inspirée de retirer sa plainte, qui ne fait qu'alourdir l'étrange climat actuel.
LaTéléLibre :
Toute l'équipe de LaTélélibre s'associe au mouvement de soutien en faveur du site Rue89 et des quatre journalistes entendus par la police. Notre équipe sera d'ailleurs présente au rassemblement du 1er avril à 9h00, au 122, rue du Château des Rentiers, dans le XIIIe arrondissement de Paris.
Alors que le président Sarkozy s'est fait attribuer la désignation des responsables des télévisions et radios publiques, il apparaît plus que jamais nécessaire de défendre la liberté et l'indépendance des sites d'informations comme celui de nos amis de Rue89.
Le « off » révélé par nos confrères en dit long sur les intentions et les méthodes de celui qui, par ses amitiés et maintenant ses fonctions de Président, est en mesure d'exercer une mainmise sur une grande partie des médias en France.
Bruno Masure, journaliste :
On veut renvoyer la talentueuse équipe de Rue89 à la niche ! ! ! Parce que vos aboiements gênent la tranquillité de l'Elysée ? Je suis bien évidemment totalement à vos côtés.
Quand on prétend être Président, on mesure ses paroles en public et surtout on les assume… De plus, Nicolas Sarkozy prétend qu'« il ne ment jamais », donc il n'y a pas de problème !
France3 voudrait-il donner des gages (bien maladroits ! ) au pouvoir ? J'espère que la justice saura faire la part des choses. Haut les coeurs !
David Mohamed, dessinateur :

Edwy Plenel, journaliste, cofondateur et président de Mediapart :
Juste pour dire à Rue89, à ses habitants et à ses riverains, la solidarité totale de Mediapart, de son équipe et de ses lecteurs, dans cette nouvelle attaque contre la liberté d'informer.
Reporters sans frontières :
Reporters sans frontières exprime sa vive inquiétude après l'annonce de la convocation par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) du directeur du site d'information Rue89, Pierre Haski, et du journaliste du même média, Augustin Scalbert, le 1er avril 2009.
Nous dénonçons l'escalade judiciaire concernant des affaires liées à la notion de protection des sources. Le chef de l'Etat a promis, pendant sa campagne pour l'élection présidentielle en 2007, de renforcer la protection des sources. Or, jusque-là rien n'a été fait. Non seulement, le projet de loi sur cette question est toujours en attente d'une deuxième lecture à l'Assemblée nationale, mais surtout, les procédures engagées contre des journalistes pour leur demander de révéler l'identité de leurs sources ne cessent d'augmenter.
Denis Robert, journaliste :
Quand j'ai vu passer l'information, j'ai d'abord pensé à une plaisanterie. Et puis non, c'est très sérieux. Des dirigeants de chaîne publique se sont faits suer à rédiger une plainte visant leurs journalistes et vous. Des flics et des magistrats vont se faire suer à vous entendre.
Tout ça parce que vous n'avez fait que votre boulot : informer. On ne peut pas dire que votre affaire soit un scoop, ni qu'elle ébranle les fondements de la République-Bolloré SA. Non c'était juste un petit gag où on voit un président en off.
Je ne pense pas que Sarkozy soit à l'origine de cette (nouvelle) instrumentalisation de la justice. Ses chargés de com ont dû le briefer sur les dégâts que cause à son image passablement ébréchée du côté des libertés publiques ce genre d'initiatives. De toute manière, Sarkozy s'en branle (il parle ainsi en off). Les types à blâmer sont les pontes de France 3 et leurs juristes qui ne comprennent rien à la presse. Rien à Internet. Rien à rien. Jetons leur des tongs…
Prenez des notes. Ionesco n'est pas loin.
Philippe Rochot, journaliste à France2 :
Bien sûr les journalistes convoqués ont mon soutien entier. Un chef d'Etat sait parfaitement que les caméras tournent avant le début d'une interview et qu'il convient donc d'adopter une attitude de réserve avant le début d'un entretien télévisé. Je souhaite bon courage à mes collègues en espérant que cela ne restera qu'une mauvaise blague de 1er avril.
Daniel Schneidermann, directeur de la publication d'ArrêtSurImages :
La plainte de la direction de France3 contre Rue89 s'inscrit à l'évidence dans une stratégie d'intimidation à l'égard des medias Internet. Elle ne m'effraie pas : je suis certain que mes confrères de Rue89 refuseront d'indiquer leurs sources, comme c'est le devoir, dans ces circonstances, de tout journaliste, et que l'épisode n'entravera nullement leur liberté d'investigation.
Je suis plus effaré, ces jours-ci, par la perspective de la non reconduction par le pouvoir du président de Radio France, en dépit d'un bilan positif, au seul prétexte que le genre d'humour pratiqué dans la tranche matinale de France Inter déplait au président de la République. Cela ne me fait pas rire du tout.
Jean-François Téaldi, grand reporteur à France3, secrétaire général SNJ-CGT France Télévisions :
Le président de la République aurait-il décidé de remettre au pas les journalistes coupables d'impertinence et de les attaquer individuellement au plan judiciaire ? C'est la question que l'on peut se poser après la convocation le 1er avril à 9h30 de quatre journalistes de la rédaction nationale de France 3 et de Rue89 par la Police judiciaire.
C'est par une dépêche de l'Agence France Presse, que nous avons fait le lien entre ces convocations et l'affaire des « Propos hors antenne de Sarkozy ». D'après ces confrères les deux journalistes de France 3 seraient convoqués parce que des « vidéos de surveillance interne à France Télévisions, les auraient identifiés » ! ! !
A l'aune de ces éléments le SNJ-CGT de France Télévisions pose plusieurs questions à la direction :
- A toute heure du jour et de la nuit, des dizaines de journalistes évoluent dans le bâtiment de France Télévisions avec des cassettes contenant leurs reportages ; des vidéos enregistrant ces allées et venues serviraient-elles désormais à motiver une convocation par les services de police sans pour autant connaître les éléments contenus ces cassettes ?
- Ces vidéos, qui ne peuvent parvenir aux services de police qu'avec la coopération de la direction de France télévisions, serviraient-elles aujourd'hui à suivre à la trace les journalistes, à violer ainsi la liberté de la presse et à les considérer comme des délinquants ?
- Les journalistes de France Télévisions sont-ils désormais surveillés en permanence par des vidéos mettant en cause la liberté de la presse ?
Cette dérive étatique, policière et judiciaire, est inquiétante pour les libertés en général et pour la liberté de la presse en particulier.
La CGT de France télévisions mettra toute sa force dans cette bataille pour la défense des libertés publiques, exigeons le retrait de la plainte de France Télévisions et l'abandon des poursuites contre les quatre journalistes.
Tox, dessinateur :

Soutiens de juristes
Eric Halphen, vice-président du TGI de Paris :
Dans une démocratie digne de ce nom, l'une des priorités est la liberté de l'information à partir du moment où celle-ci est vérifiée. Quand les images se bornent à rapporter des situations réelles, ce ne sont pas elles qui sont critiquables mais éventuellement les personnes représentées. Dans ces cas-là, une plainte en justice ajoute au ridicule.
Henri Leclerc, avocat et président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme :
Ce n'est pas la première fois que des journalistes sont convoqués par la police pour un acte de leur profession. Nous savons, depuis le mandat d'amener délivré contre Vittorio de Filippis, qu'ils ont intérêt à y déférer s'ils veulent éviter une arrestation.
Nous ne sommes pas en face d'un délit de presse au sens strict déterminé par la loi puisqu'il s'agit d'un habillage auquel s'est prêtée la direction de France3. Car ce que l'on cherche à réprimer, ce n'est pas les voies par lesquelles Rue89 s'est procuré ces images mais leur contenu qui a choqué le président de la République parce qu'il fait apparaître la vérité d'un entretien à bâtons rompus en dehors de la langue de bois d'une interview officielle.
Le secret de leur source ne saurait être forcé sans constituer une atteinte à cette « pierre angulaire » de la liberté de la presse. Toutes les discussions sont permises sur fait de savoir si de telles images doivent, au regard de la déontologie journalistique, être ou non diffusées. Mais ce qui est certain c'est que cette diffusion n'est pas une infraction. Or nul ne peut répondre d'éventuels abus de la liberté de la presse « que dans les cas déterminés par la loi ». Ces poursuites sont donc une atteinte manifeste à la liberté de la presse.
Jean de Maillard, vice-président du TGI d'Orléans :
Avant votre convocation devant les services de police, je tiens à vous faire part de mon entier soutien et de mon regret de voir les limitations à la liberté de la presse à l'oeuvre dans notre pays. La protection des sources du journaliste est une des conditions essentielles de l'exercice de la liberté de la presse et nous devons la défendre avec force et conviction, y compris devant les tribunaux.
Jean-Pierre Mignard, avocat et président de Désirs d'avenir :
Je trouve d'abord tout à fait stupéfiant que le directeur d'une chaîne de télévision puisse penser qu'un organe d'information trahirait ses sources. Car c'est bien de cela dont il s'agit. Rue89 est un organe d'information quotidien numérique accomplissant son travail journalistique, avec qualité et une déontologie reconnue de surcroît, à qui l'on demandera de révéler le nom d'une source. Il a fallu sans doute bien des pressions pour que le directeur de France3 s'y résolve, en désaccord avec l'ensemble de son personnel.
C'est inquiétant à plus d'un titre et l'on peut espérer que le juge se souviendra que la liberté d'expression est un droit fondamental de l'homme, que le juge est le gardien constitutionnel des libertés avant toute autre mission, enfin que l'information est une artère vitale de la vie démocratique. Hier c'était Mediapart qui était visé par une plainte en diffamation de la Caisse d'Epargne, aujourd'hui c'est Rue89, alors que la presse numérique d'information est jeune et fragile.
Dans votre affaire, le désaccord pouvait être résolu simplement entre les deux rédactions, par la désignation d'un médiateur par exemple, sans stigmatiser quiconque a priori sur le plan pénal, en choisissant le terrain déontologique. Plus avant la profession devrait collectivement s'interroger sur la mise en place d'un organisme professionnel national de déontologie pour se mettre à l'abri d'une pénalisation inquiétante du métier de journaliste. En attendant nous sommes à vos côtés.
Renaud Van Ruymbeke, premier juge d'instruction à Paris :
Sur un plan général, j'observe qu'une réflexion est actuellement menée sur la protection légitime des sources des journalistes, protection à laquelle je suis particulièrement attaché car elle constitue une garantie des libertés individuelles et le corollaire de la liberté d'informer.
Soutiens de militants
Augustin Legrand, cofondateur des Enfants de Don Quichotte :
Les Enfants de Don Quichotte se solidarisent de Rue89, ils dénoncent fermement leur convocation par la police judiciaire dans le cadre de leur simple travail de journaliste.
La plainte de France3 suite aux pressions exercées par l'Elysée nous semble caractéristique du climat actuel d'entorses répétées à la liberté de la presse.
Ligue des droits de l'homme :
Deux journalistes de Rue89 sont convoqués le 1er avril par la police judiciaire. Qu'ont-ils fait ? Le site diffuse depuis le 1er juillet une vidéo du président Sarkozy quelques minutes avant son interview au journal de France3. On le voit furieux contre un technicien qui ne lui a pas dit « bonjour », rappeler à un journaliste qu'il avait protesté contre sa mise au placard, dire que les manifestations en France, « ça va changer »…
Officiellement, l'Elysée n'a fait aucune démarche, mais dès le lendemain, l'avocat de France3 écrivait à Rue89 en prétendant que la chaîne du service public avait des droits sur cette vidéo en tant que productrice de l'émission et entreprise de communication audiovisuelle. Il demandait la cessation immédiate de la diffusion de la vidéo, et la révélation des sources. Le site d'information n'ayant pas déféré à cette injonction, une plainte a été déposée, et il s'est trouvé un procureur de la République à Paris pour ne pas la classer sans suite.
La Ligue des droits de l'homme, qui a lancé depuis un an une réflexion sur les médias, s'inquiète de cette grave dérive : les attaques incessantes du pouvoir et de l'UMP contre la presse, la multiplication des perquisitions, gardes à vue et autres procédés pour obtenir des journalistes qu'ils livrent leurs sources sont intolérables. A cet égard, le projet de loi sur la protection des sources indique dans son dernier état qu'un journaliste ne peut être obligé de révéler ses sources.
Si le président de la République veut faire valoir ses droits, il connaît le chemin des tribunaux. L'instrumentalisation d'un média public contre un média privé, et l'usage de la justice pénale contre la presse, sont inadmissibles. La Ligue des droits de l'homme rappelle que la France est régulièrement condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme pour ses atteintes à la liberté de la presse.
Soutiens d'artistes et d'intellectuels
Philippe Besson, écrivain :
Il me semble que c'est uniquement dans les républiques bananières et les régimes autocratiques que des journalistes sont convoqués par la police, et sommés de divulguer leurs sources, que des chaînes de télévision sont instrumentalisées par le pouvoir politique, et qu'on utilise l'intimidation pour obtenir la censure.
Il me semble aussi que la force d'une démocratie se mesure, notamment, à la liberté de ses journalistes. Et qu'accepter la remise en cause d'un tel principe, c'est mettre la main dans l'engrenage qui finira par nous broyer.
Il me semble que le courage, c'est de s'opposer au monarque, quand le monarque déraille et que ses vassaux l'encouragent dans ses délires de persécution.
Mathieu Kassovitz, acteur et réalisateur :
Cette nouvelle affaire confirme de plus en plus la mainmise de l'Etat sur les médias. Sans l'indépendance de la presse, il n'y a plus d'information. Sans information, il n'y a plus de démocratie.
Michel Onfray, philosophe :
Dans la mise au pas feutrée du journalisme français derrière la volonté fébrile de Nicolas Sarkozy, Rue89, avec quelques rares autres sites d'information sur le Net, honore le métier de journaliste qui peut être la pire des choses quand il se fait avec des domestiques des pouvoirs en place et des institutions.
Rue89 équivaut aujourd'hui à ce que fut le Combat d'Albert Camus : une éthique politique et militante, une parole de vérité.
Que France3 porte plainte parce que certains journalistes montrent les coulisses comme une scène et, surtout, le double jeu de ceux qui dans les coulisses ne disent pas la même chose que ce qu'ils disent sur scène, montre bien où passe la ligne de partage dans le monde des journalistes : il faut être du côté de Rue89, sinon, en face, on sait avec qui l'on se trouve, pas seulement un nom ou une fonction, mais une certaine façon déshonorante et déshonorée de faire de la politique…
► Comment soutenir Rue89 ? En nous lisant, en postant des commentaires ci-dessous, en vous affichant sur le mur de Rue89, en adhérant au groupe Facebook, en vous joignant au rassemblement à l'appel des syndicats de France Télévisions mercredi à partir de 9h00 devant la Préfecture de police au 122, rue du Château des Rentiers, dans le XIIIe arrondissement de Paris.





















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De gévaudanais
si, finalement, criera au loup | 21H07 | 30/03/2009 |
Je profite du fait que Rachida passe sur la 3 pour apporter mon soutien à Rue89.
De Toinou
enseignant | 21H21 | 30/03/2009 |
J'ajoute mon soutien modeste, mais plein et entier : ceux qui, comme moi, ne seront pas devant la Préfecture de police mercredi matin seront de tout coeur avec vous.
De Yanou
retaité économiste | 21H24 | 30/03/2009 |
Sans aucune hésitation je soutiens Rue 89 ; cette mainmise de l'Etat sur la presse est inadmissible ! ! On bafoue la démocratie une honte !
De netchou
assis devant le clavier,m'sieur le ... | 21H38 | 30/03/2009 |
Je profite de cette tribune pour dire tout mon mépris vis à vis de ce gouvernement aux agissements antidémocratiques.Trop de surveillance,trop de flicage,tellement de coups tordus et toujours ces mêmes visages dans les médias pour nous inoculer leur politique dégradante et leurs mensonges .
Je soutiens la rue quitte à lui enlever des pavés pour les lancer à la face de ces ignobles politiciens et leurs sbires de la finance(ou l'inverse).
De lebocksson
21H40 | 30/03/2009 |
HOULààààààà !
Moi aussi je soutiens RUE89
De aa77
Bâti | 21H43 | 30/03/2009 |
Le RDC, le Congo Brazzaville et le Niger…..il aurait pu passer par Doha où il y a eu une panoplie de dictateurs aujourd'hui !
Il leur ressemble tellement, j'ai trouvé un tuyau pour Besson il y aura 1 de plus dans les statistiques, de plus celui là se plaira très bien la bas !
La liberté est un combat de tous les jours
Un proverbe Kabyle : on se brise mais on ne plie pas !
on est à vos côtés
De Hououji_Fuu
Racaille Syndicale (oh yeah !) | 21H44 | 30/03/2009 |
Il n'y a pas de limites à l'imbécilité humaine, et encore moins à l'égo des « puissants » qui ont perdu tout lien avec le commun des mortels. Cette lamentable histoire le démontre une fois de plus.
En attaquant, on provoque le contraire de ce qu'on cherche, on médiatise encore plus ce qu'on voudrait cacher.
Mais les aspirants-tyrants n'en sont plus à une connerie près, c'est l'apanage des déconnectés du monde qui s'imaginent que chacune de leurs pensées est une constante universelle…
Tout mon soutien à la Rue, sans vous, ce serait bien trop morne et ennuyeux. Longue vie, quelles que soient les péripéties qui émaillent le chemin ! ; )
Je suis sûre que même le pouvoir vous regretterait, il lui manque juste le petit chouïa de vision qui lui permettrait de s'en apercevoir…et le courage de l'admettre.
De GWERN
Ex militant du vaste mouvement des ... | 21H46 | 30/03/2009 |
Un seul message : continuez et à NS : koc'h ki du !
De Michel Leraf
21H48 | 30/03/2009 |
Une seule solution : continuons le combat !
Encore plus de vidéo et d'extraits des discours ridicules du nain atrabilaire sur Rue 89, Médiapart, Bakchich, Arrêt sur Image, et autres bonnes pages du Web… Car nous autres lecteurs, et parfois aussi contributeurs, on en redemande des vannes de Sarkozy le Petit, le l'agité de l'Elysée, de notre Leader minimo, et du Diafoirus de l'économie. Il faut croire que la Sarkonnerie humaine n'a pas de limite. Et dès lors qu'elle fait tant rire de nous autres dans les pays étrangers, pauvres cons d'électeurs qui l'avons voulu à 52 %, qu'on en profite un peu de notre Bouffon imperator ! Jusqu'à ce qu'il nous fasse plus rire…
De argiope
chatouille ou pique, c'est selon | 21H54 | 30/03/2009 |
Il le fait exprès ou quoi ? Déjà il s'était ridiculisé avec l'histoire de la poupée vaudou, en lui faisant une monstre pub, et maintenant il remet ça… cette farce va finir en eau de boudin comme l'autre, c'est sûr.
Rue89, bravo et continuez.
De Fred11
entrepreneur | 21H57 | 30/03/2009 |
Bonjour Rue89,
Je suis un lecteur régulier faute d'être « génial », attentif et intéressé par le format et le contenu de votre site.
Je m'inscris ce soir à l'occasion de ce que vous nommez l'affaire « Sarkozy off ».
Monsieur Sarkozy a certainement au moins un mérite à vos yeux, celui de considérer l'information comme un pouvoir per se qui mérite qu'on l'enferme si on ne peut l'amadouer. Accessoirement, j'espère que cette forme de menace de l'Etat, pernicieuse, va créer des vocations pour le métier de journaliste ; ou, peut-être, inciter quelques-uns de ceux qui le sont déjà à approfondir un peu leurs sujets, leur métier, à faire de la recherche plutot que de la reproduction, tous bords politiques confondus.
Je suis convaincu que votre cause, celle de la liberté d'expression, est juste, et je vous remercie de la défendre.
FM
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 21H58 | 30/03/2009 |
bonsoir,
individu insignifiante dans la france, et fier de l'etre , je defends rue89 .
parceque contrairement à certain journaux regionnaux et nationnaux on peut y trouver tous les opinions !
libre à chaqu'un de venir s'y exprimer, et d'affronter l'arène ou d'y trouver un écho !
bien domage, que les personnes qui l'attaquent n'aient pas eu le courage de le faire !
et pour la vidéo, tout le monde sait et depuis bien longtemps ce qu'il en est des politiques, à chaque changement de président on vide la charette, sarkosy est terriblement humain à mon humble avis !
De friends95fr
electricien auto | 22H02 | 30/03/2009 |
un de plus.
Je ne suis qu'un modeste lecteur, mais je vous soutien … à mort (comme dirait un certain Jean , je sais plus son nom : ) )
Mais Moa je ne retournerais pas ma veste ! ! ! !
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 22H12 | 30/03/2009 |
bonsoir,
Sacré Sarkosy, c'est toujours surprenant quand on se fait surprendre dans son intimité !
http://www.youtube.com/watch ? v=YdNQj4MLDI8
Quelle douche froide !
De lisacara
CFP | 22H14 | 30/03/2009 |
Dernier media libres : Rue89, Mediapart, Marianne, Backchich.
Un seul mot d'ordre, les soutenir.
Et sans vouloir comparer la guerre civile espagnole au quinquennat bonapartiste du moment, se souvenir de cette poésie de John Donne, choisie par Hemingway pour illustrer un de ses plus fameux « romans », plus que jamais d'actualité :
« Aucun homme n'est une île, un tout qui se suffit à lui-même, tout homme est le fragment d'un continent, le morceau d'un ensemble ; la mort d'un homme, quel qu'il soit, m'amoindrit, parce que j'appartiens à l'humanité. Aussi n'envoie pas demander pour qui sonne le glas. Il sonne pour toi … »
« No man is an Island, entire of itself ; every man is a piece of a continent, a part of the main. Any man's death diminishes me because I'm involved in mankind. And don't send to know for whom the bell tolls, it tolls for thee… »
De Chris du Fier
Chroniqueur | 22H14 | 30/03/2009 |
C » est affreux, cette histoire.
Qu'est ce qu'il s'est passé, au fait ? …
Deux journaleux copistes au gnouf ? ..
C'est dingue.. C'est fou…
La Frrraaance doit être en révolte..Tous aux barricades
(jusqu » au prochain week-end.)..
C » EST UN SCANDAAAAALE….
à Chris du Fier
De didier1
retraité | 22H21 | 30/03/2009 |
Je n'ai pas pu m'empêcher d'imprimer ta contribution, ce qui m'a permis d la lire d'un derrière distrait !
Allez le bas du front, va prendre ta tisane et au lit.
à didier1
De Chris du Fier
Chroniqueur | 22H52 | 30/03/2009 |
T« es sûr que tu n » as que le dérrière de « distrait » ? …Lol…
Mlle De la Rue.. (comme ils disent à la Nlle Orléans en parlant du bordel de la rue Bourbon) est fachée ? …
De Redroom
22H17 | 30/03/2009 |
Cher président, voilà une faute bien grossière de votre part.
S'attaquer aux derniers défouloirs des français c'est nous obliger à garder en chacun d'entre nous la colère qui s'accumule contre vous.
Si on ne peut plus rigoler de vous, il ne nous restera plus que la haine, ce que je vous déconseille fortement…
Voilà un bien beau premier mai qui se prépare, vous n'aurez tenu que deux ans à l'Élysée mais franchement, vu votre compétence, cela relève déjà du miracle…
De pjnp
employé | 22H19 | 30/03/2009 |
Une fois de plus le pouvoir semble vouloir bafouer par délégation les principes de la République qu'il est censé incarner et garantir.
La mise en perspective de ses faiblesses lui pèserait il ?
De Fanny44
future journaliste en vrai, déjà jo... | 22H19 | 30/03/2009 |
Soutien évidemment à la Rue devenue une voie/voix indispensable et poil à gratter juste comme il faut !
Quel comique quand même ce Nicolas ! S'il avait voulu voir l'audience de cette vidéo augmenter, il ne s'y serait pas priis autrement !
Eh chiche ! Mercredi, ceux qui prévoient aller au rassemblement, ne voudriez vous pas porter un poisson d'avril dans le dos ? ? ? Histoire de donner à cette histoire le qualificatif adapté : ridicule !
De jac le rat
aventurier | 22H21 | 30/03/2009 |
contre la peur, de toutes façons…
avec vous ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
De chtekroipa
incrédule | 22H26 | 30/03/2009 |
J'ai choisis mon camp : ce sera celui de la Rue !
Vive la Liberté !
De lmartelli
Paris | 22H31 | 30/03/2009 |
Jusqu'à présent, je n'était intervenu que pour dire du mal de rue89. Comme je n'en pas que du mal, il est temps d'intervenir plus positivement. Je vous apporte donc tout mon soutien, et peut-être que je vais me laisser aller à acheter un bout de brique sur votre, dont je vous ai dit tout le mal que j'en pense.
De Renaud Vialet
Riverain tardif | 22H38 | 30/03/2009 |
Soutien aux deux auditionnés, et a Rue89 dans son ensemble.
Je dérive un peu, mais la nomination du président de France Télévisions directement par le locataire de l'Elysée ne me choquait pas, car elle ne faisait à mon sens qu'officialiser une situation de dépendance qui existe de fait. Cette histoire n'en est (entre autres choses plus importantes) que l'illustration.
De SVPat
Retraité La Poste | 22H41 | 30/03/2009 |
Comme au cirque , l
Une seule prise ….et l'on voit là le vrai profil du Tsar Kozi !
et en plus, il faudrait lui offrir un miroir lifté !
De Tita
oiseau | 00H37 | 31/03/2009 |
De tox
www.dessins-tox.com | 22H51 | 30/03/2009 |
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 09H50 | 31/03/2009 |
Hola , oui . ils n » ont pas l » air d » aller bien à l'extreme groitre , ces derniers temps .
Trop de biére éventée et neurocysticercoce consécutive à l » abus de soupe de cochon .
Enfin une bonne nouvelle …
à Numerosix
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 10H09 | 31/03/2009 |
Dis-moi qui va bien, actuellement, dans le spectre politique, et pas qu'à l'extrême-droite ?
C'est la gueule de bois générale, je trouve.
La tête dans le seau… de béton. Tous.