Politiques, journalistes, juristes, artistes… s'opposent à la plainte de France3, suite à la vidéo de « Sarkozy off » sur Rue89.

Vous êtes très nombreux à avoir été choqués par les suites policières données à l'affaire de la vidéo de « Sarkozy off », et beaucoup d'entre vous nous ont fait part de leur soutien à travers des messages chaleureux. Nous reproduisons ci-dessous ceux de quelques confrères ou personnalités. La liste sera allongée dans les jours qui viennent.
Mercredi, Pierre Haski (directeur de la publication de Rue89) et Augustin Scalbert (journaliste spécialiste des médias) seront entendus par la police judiciaire, le même jour que deux autres journalistes de France3.
L'objet du prétendu délit : avoir donné une information au public, en s'appuyant sur un document, une vidéo donc, montrant le président de la République « au naturel » (pestant contre un technicien, tutoyant les journalistes, etc.) pendant les quelques minutes qui ont précédé une interview télévisée au « 19/20 », sur France3. (Voir la vidéo)
Cette affaire, au départ un peu ridicule, vient alourdir un peu plus l'étrange climat qui pèse sur l'information depuis quelques années, ponctuées par des interpellations de journalistes, des mises en garde à vue, des perquisitions… Il est temps que cela cesse.
Merci à tous ceux qui nous ont adressé des messages de soutien, et particulièrement à nos confrères de France3. Les syndicats de France Télévisions appellent tous ceux qui sont attachés à la liberté de la presse à se rassembler mercredi matin, à 9h00, devant la PJ, au 122 rue du Château des Rentiers, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Nous nous associons à leur appel.
Soutiens de politiques
Martine Aubry, maire de Lille et première secrétaire du PS :
Indépendance des médias, liberté du journaliste, protection des sources sont trois principes de la liberté de l'information sur lesquels on ne peut transiger.
Ce nouvel épisode, tout à la fois ridicule et grave, marque la confusion et la tentation persistante du pouvoir de mise au pas des médias et de volonté de prévenir toute forme d'expression critique.
François Bayrou, député et président du MoDem :
La liberté de la presse, c'est la substance de la démocratie. Le rôle des journalistes, gardiens (la Cour européenne des droits de l'homme dit « watchdogs ») de la liberté de l'information des citoyens, est de faire apparaître au grand jour ce qui devient autrement dissimulé.
Rien de plus légitime que de rendre publics des documents qui informent le citoyen sur leurs dirigeants sans porter atteinte à leur honneur et à leur considération, et qui ne sont pas diffamatoires, simplement éclairants. Voilà pourquoi il faut défendre cette liberté d'information et de publication.
Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste :
Non à l'ère du soupçon et de la délation. On ne peut qu'être scandalisé de la convocation par la police judiciaire de quatre journalistes, deux de France3 et deux du site Rue89, dont Pierre Haski, suite à la circulation sur le Net d'une vidéo en off, tournée à l'occasion du passage de Nicolas Sarkozy sur France3 fin juin 2008.
Avec raison, les journalistes poursuivis avaient refusé, auparavant, de jouer les délateurs en révélant leurs sources. Cette convocation fait suite à une plainte de la direction de France3, elle-même, qui met ainsi le bras dans l'engrenage des atteintes à la liberté d'information, ne pouvant qu'alimenter un climat délétère sur la chaîne.
Cette plainte augure bien mal de l'évolution des rapports entre la direction de l'audiovisuel public et la présidence de la République, dans le cadre de la nouvelle loi sur l'audiovisuel public. Cette convocation fait suite à d'autres affaires comme l'arrestation brutale de l'ancien directeur de Libération en novembre 2008 et c'est une tentative supplémentaire, dans la volonté des pouvoirs en place, d'intimider, de museler les journalistes.
Le NPA ne saurait tolérer aucune atteinte à la liberté de la presse, à la liberté d'information, ni aucune mesure d'intimidation vis-à-vis des journalistes. Il n'est pas tolérable que la direction d'une chaîne de France Télévisions se livre à ce genre de pratique qui est un acte de soumision à Nicolas Sarkozy. Aussi, le NPA assure les journalistes poursuivis de toute sa solidarité et est prêt à participer aux initiatives qui seraient décidées.
Daniel Cohn-Bendit, député européen Europe-Ecologie :
Décidément, le Président n'aime pas Internet : il cherche à le contrôler par le Parlement, s'énerve quand des images circulent sur ses incivilités au Salon de l'agriculture… et c'est visiblement contagieux.
Ainsi, la direction de France3 (pensant lui faire plaisir ? ) porte plainte pour « vol, recel et contrefaçon » contre des journalistes de Rue89 et de France3 pour les fameuses images diffusées sur le site d'information le 30 juin dernier. Celles-là même où l'on voit Nicolas Sarkozy promettant, un peu menaçant, le changement à France3.
Il me semble que lorsque l'omniprésident sature l'espace médiatique, il doit accepter de ne pas pouvoir tout contrôler. Cette plainte au pénal est totalement disproportionnée, je serais ravi de voir la direction de France3 y renoncer.
Bertrand Delanoë, maire PS de Paris :
Comment ne pas être troublé par l'engagement d'une telle action pénale contre la diffusion de propos tenus hors antenne le 30 juin dernier, par le chef de l'Etat, dans un lieu public, en l'occurrence le siège de France3 ?
Dans quelle autre grande démocratie serait-il même imaginable qu'un journaliste soit entendu par la police pour la présentation d'une information de cette nature ?
Chaque citoyen attaché à la qualité de notre vie démocratique ne peut que se sentir concerné et vigilant face à cette judiciarisation progressive des relations entre le pouvoir politique et les médias.
Parti communiste français :
Le directeur et un journaliste de Rue89 ainsi que deux journalistes de France3 -délégués du personnel, membres du SNJ-CGT- sont convoqués le 1er avril devant la Brigade de répression de la délinquance contre la personne. Le motif : des images du président de la République prises quelques minutes avant son passage au « 19/20 » du 30 juin sur France3 ont été diffusées sur Rue89. Cela s'apparenterait, selon la plainte déposée par France3 à du « vol », du « recel » et de la « contrefaçon ».
C'est un média public dont une des missions est précisément d'agir pour la liberté de la presse qui demande aux journalistes de révéler leurs sources et donc de légitimer une nouvelle atteinte à la liberté de la presse !
Ce cas confirme à la fois une augmentation inquiétante des affaires liées à la protection des sources et de la pénalisation des militants syndicaux. Le Parti communiste français soutient les journalistes de Rue89 et de France3. L'Elysée doit cesser d'instrumentaliser France Télévisions et cette plainte doit être retirée.
Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes :
Après les pressions politiques, voici venu le temps des pressions judiciaires sur les médias. Il ne suffit pas au pouvoir d'avoir des relations de connivence avec quelques patrons de presse, ni d'avoir repris la main sur la nomination de France Télévisions : il faut aussi que les journalistes qui ont mauvais esprit comprennent où est la force.
Il est invraisemblable que des journalistes, de France3 et de Rue89, soient convoqués par la police judiciaire, suite à la diffusion d'images « off » du président de la République sur le plateau du « 19/20 » juste avant une interview.
Que cette diffusion fasse l'objet d'une enquête interne, c'est normal. Mais que des journalistes soient interrogés pour donner leurs sources est une dérive dangereuse, lourde de conséquences sur la pratique du métier de journaliste et sur la liberté d'informer. Tous les républicains doivent être vigilants, pour garantir la liberté d'informer, droit fondamental d'une démocratie digne de ce nom.
Les Verts :
Les Verts apportent leur soutien à la rédaction de Rue89 et aux deux journalistes convoqués par la police le 1er avril. Leur tort ? Avoir mis en ligne sur leur site une vidéo du président de la République hors antenne qui montrait sa connivence avec la presse, ses mauvaises manières et son obséquiosité naturelle.
Lorsque l'on sait la qualité et l'indépendance du travail de Rue89, cette plainte, vraisemblablement déposée sous pression du pouvoir, est un coup supplémentaire porté à la protection des sources des journalistes.
Cette affaire n'est hélas pas un cas isolé. Elle illustre le recul généralisé des libertés, dont celui de la presse, depuis l'arrivée au pouvoir du Président. Le projet de société pour la France tel qu'il se dessine fait de plus en plus penser à celui du capitalisme à la chinoise : la subordination des masses, surtout les plus pauvres, l'argent pour les oligarques népotiques, le tout mâtiné d'une police abusive et d'une presse mise au pas pour emmailloter le corps social.
Contre cette tentation, les Verts appellent tous leurs militants et tous leurs citoyens à faire tourner la vidéo qui déplaît tant au Président pour lui rappeler que dans notre démocratie le pouvoir appartient au peuple.
Dominique de Villepin, avocat et ex-Premier ministre UMP :
La liberté d'expression fonde notre démocratie. Elle ne trouve sa limite que dans l'atteinte à la vie privée ou à la sécurité d'autrui. A l'évidence, c'est ma conviction, cette affaire ne relève pas d'une de ces exceptions.
Soutiens de journalistes
Florence Aubenas, journaliste :
On avait bien ri en voyant sur Rue89 la petite vidéo de Nicolas
Sarkozy dans les coulisses de France3 il y a quelques mois. Le
deuxième épisode du feuilleton est encore plus délirant : les
journalistes qui ont « osé » montrer ces images non officielles sont
attaqués en justice. Comme si ce n'était pas justement leur métier : à
quoi ça sert, la presse, si ce n'est -aussi- à dévoiler ce qui ne se
voit pas, à sortir de la communication institutionnelle, à montrer
l'envers du décor ?Aujourd'hui, en France, des journalistes sont menacés de
tribunal pour être des journalistes. Finalement, ce qui se déroule sur
la scène est encore plus sidérant que ce qu'on avait vu en coulisse.
Nicolas Beau, directeur de la rédaction de Bakchich :
Nous sommes prêts à apporter des oranges à nos confrères de Rue89 s'ils étaient embastillés à la suite de leur convocation par la police. Plus sérieusement, la diffusion d'images, où l'on découvrait Nicolas Sarkozy s'emportant contre un technicien de France3, nous paraît justifiée. En effet, cette séquence montre une réaction disproportionnée du chef de l'Etat, dans un lieu public, sans rien révéler de sa vie privée. Eclairer la personnalité complexe du président de la République est une démarche journalistique.
Daniel Carton, journaliste et écrivain :
Ainsi donc le Prince n'a même plus à ordonner. Les serviteurs de l'information qui se bousculent en ce doux règne au portillon de l'indécence, apprennent à devancer ses désirs. Leur souci n'est plus de dire la vérité, c'est de la rendre aimable, c'est de Lui être aimable. Ils seront bientôt les premiers à lui présenter le bassin. Le Prince le sait et parions qu'il s'en amuse. Je parierais même aussi qu'il n'en demandait cette fois pas tant. Mais voilà, les vicomtes de France3 semblent tirer de leur esclavage officiel de quoi dominer ailleurs.
Ils convoquent en duel ces manants de Rue89 simplement coupables de les montrer sans poudre et sans perruque, tutoyant leur Maître qui sait encore n'en prendre point ombrage. Que le pauvre technicien ne lui rende point son salut, l'inconvenance n'est pas supportable et ayons l'honnêteté de dire qu'il a raison. Que les journalistes lui tapent dans le dos, il sait ne pas s'en offusquer puisque c'est sa façon de leur brandir le miroir de leur fatuité. Mais eux les journalistes officiels n'aiment pas cela. Ils veulent bien être gens de cour, mais ils tiennent à ce que le peuple n'en sache rien.
Or c'est à croire que ce peuple n'est plus tenu. La preuve : il existe encore des journalistes qui veulent faire leur métier. Montrer l'envers du décor télévisé et les combines des coulisses. Le journaliste officiel voudrait que le journaliste non officiel le rejoigne dans les salons, qu'il déserte sa Toile -le vilain mot- pour s'extasier à son côté devant les dorures fines de la République. Rue89, Rue1789, s'ils en avaient le courage, les journalistes offciels feraient une enquête.
La Bruyère, qui peut avoir son mot à dire en la matière, prétendait « qu'il faut des fripons à la cour auprés des grands et des ministres » et pourrait-on ajouter « des journalistes ». Fripons du « in » et du « off », qu'importe pouvu que le peuple sache ce qu'on lui cache. Alors, fripons de la Rue 89, continuez le combat. Eux, les offciels, l'ont de toute façon déjà perdu.
Charb, dessinateur de presse à Charlie Hebdo :

Chimulus, dessinateur :

Jean-Marie Colombani, directeur de la publication de Slate.fr :
Il n'y a pas de liberté d'informer sans indépendance des journalistes
et sans protection des sources. Interroger des journalistes pour qu'ils
donnent leurs sources remet en question ce principe de liberté
d'informer, pierre angulaire de notre démocratie. Au nom de Slate.fr,
j'apporte tout mon soutien et ma solidarité à Pierre et Augustin.
Hervé Fell, dessinateur :

Alain Genestar, ex-directeur de Paris Match, directeur de Polka :
Des images qui montrent la vérité d'un homme sont des documents. Elles appartiennent au public, au nom du devoir d'informer.
Goubelle, dessinateur :

Laurent Joffrin, coprésident de Libération :
Libération soutient les rédactions de France3 et de Rue89. La multiplication des intimidations visant des journalistes, hélas croissantes depuis deux ans, est insupportable dans une démocratie digne de ce nom. La direction de France3 serait bien inspirée de retirer sa plainte, qui ne fait qu'alourdir l'étrange climat actuel.
LaTéléLibre :
Toute l'équipe de LaTélélibre s'associe au mouvement de soutien en faveur du site Rue89 et des quatre journalistes entendus par la police. Notre équipe sera d'ailleurs présente au rassemblement du 1er avril à 9h00, au 122, rue du Château des Rentiers, dans le XIIIe arrondissement de Paris.
Alors que le président Sarkozy s'est fait attribuer la désignation des responsables des télévisions et radios publiques, il apparaît plus que jamais nécessaire de défendre la liberté et l'indépendance des sites d'informations comme celui de nos amis de Rue89.
Le « off » révélé par nos confrères en dit long sur les intentions et les méthodes de celui qui, par ses amitiés et maintenant ses fonctions de Président, est en mesure d'exercer une mainmise sur une grande partie des médias en France.
Bruno Masure, journaliste :
On veut renvoyer la talentueuse équipe de Rue89 à la niche ! ! ! Parce que vos aboiements gênent la tranquillité de l'Elysée ? Je suis bien évidemment totalement à vos côtés.
Quand on prétend être Président, on mesure ses paroles en public et surtout on les assume… De plus, Nicolas Sarkozy prétend qu'« il ne ment jamais », donc il n'y a pas de problème !
France3 voudrait-il donner des gages (bien maladroits ! ) au pouvoir ? J'espère que la justice saura faire la part des choses. Haut les coeurs !
David Mohamed, dessinateur :

Edwy Plenel, journaliste, cofondateur et président de Mediapart :
Juste pour dire à Rue89, à ses habitants et à ses riverains, la solidarité totale de Mediapart, de son équipe et de ses lecteurs, dans cette nouvelle attaque contre la liberté d'informer.
Reporters sans frontières :
Reporters sans frontières exprime sa vive inquiétude après l'annonce de la convocation par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) du directeur du site d'information Rue89, Pierre Haski, et du journaliste du même média, Augustin Scalbert, le 1er avril 2009.
Nous dénonçons l'escalade judiciaire concernant des affaires liées à la notion de protection des sources. Le chef de l'Etat a promis, pendant sa campagne pour l'élection présidentielle en 2007, de renforcer la protection des sources. Or, jusque-là rien n'a été fait. Non seulement, le projet de loi sur cette question est toujours en attente d'une deuxième lecture à l'Assemblée nationale, mais surtout, les procédures engagées contre des journalistes pour leur demander de révéler l'identité de leurs sources ne cessent d'augmenter.
Denis Robert, journaliste :
Quand j'ai vu passer l'information, j'ai d'abord pensé à une plaisanterie. Et puis non, c'est très sérieux. Des dirigeants de chaîne publique se sont faits suer à rédiger une plainte visant leurs journalistes et vous. Des flics et des magistrats vont se faire suer à vous entendre.
Tout ça parce que vous n'avez fait que votre boulot : informer. On ne peut pas dire que votre affaire soit un scoop, ni qu'elle ébranle les fondements de la République-Bolloré SA. Non c'était juste un petit gag où on voit un président en off.
Je ne pense pas que Sarkozy soit à l'origine de cette (nouvelle) instrumentalisation de la justice. Ses chargés de com ont dû le briefer sur les dégâts que cause à son image passablement ébréchée du côté des libertés publiques ce genre d'initiatives. De toute manière, Sarkozy s'en branle (il parle ainsi en off). Les types à blâmer sont les pontes de France 3 et leurs juristes qui ne comprennent rien à la presse. Rien à Internet. Rien à rien. Jetons leur des tongs…
Prenez des notes. Ionesco n'est pas loin.
Philippe Rochot, journaliste à France2 :
Bien sûr les journalistes convoqués ont mon soutien entier. Un chef d'Etat sait parfaitement que les caméras tournent avant le début d'une interview et qu'il convient donc d'adopter une attitude de réserve avant le début d'un entretien télévisé. Je souhaite bon courage à mes collègues en espérant que cela ne restera qu'une mauvaise blague de 1er avril.
Daniel Schneidermann, directeur de la publication d'ArrêtSurImages :
La plainte de la direction de France3 contre Rue89 s'inscrit à l'évidence dans une stratégie d'intimidation à l'égard des medias Internet. Elle ne m'effraie pas : je suis certain que mes confrères de Rue89 refuseront d'indiquer leurs sources, comme c'est le devoir, dans ces circonstances, de tout journaliste, et que l'épisode n'entravera nullement leur liberté d'investigation.
Je suis plus effaré, ces jours-ci, par la perspective de la non reconduction par le pouvoir du président de Radio France, en dépit d'un bilan positif, au seul prétexte que le genre d'humour pratiqué dans la tranche matinale de France Inter déplait au président de la République. Cela ne me fait pas rire du tout.
Jean-François Téaldi, grand reporteur à France3, secrétaire général SNJ-CGT France Télévisions :
Le président de la République aurait-il décidé de remettre au pas les journalistes coupables d'impertinence et de les attaquer individuellement au plan judiciaire ? C'est la question que l'on peut se poser après la convocation le 1er avril à 9h30 de quatre journalistes de la rédaction nationale de France 3 et de Rue89 par la Police judiciaire.
C'est par une dépêche de l'Agence France Presse, que nous avons fait le lien entre ces convocations et l'affaire des « Propos hors antenne de Sarkozy ». D'après ces confrères les deux journalistes de France 3 seraient convoqués parce que des « vidéos de surveillance interne à France Télévisions, les auraient identifiés » ! ! !
A l'aune de ces éléments le SNJ-CGT de France Télévisions pose plusieurs questions à la direction :
- A toute heure du jour et de la nuit, des dizaines de journalistes évoluent dans le bâtiment de France Télévisions avec des cassettes contenant leurs reportages ; des vidéos enregistrant ces allées et venues serviraient-elles désormais à motiver une convocation par les services de police sans pour autant connaître les éléments contenus ces cassettes ?
- Ces vidéos, qui ne peuvent parvenir aux services de police qu'avec la coopération de la direction de France télévisions, serviraient-elles aujourd'hui à suivre à la trace les journalistes, à violer ainsi la liberté de la presse et à les considérer comme des délinquants ?
- Les journalistes de France Télévisions sont-ils désormais surveillés en permanence par des vidéos mettant en cause la liberté de la presse ?
Cette dérive étatique, policière et judiciaire, est inquiétante pour les libertés en général et pour la liberté de la presse en particulier.
La CGT de France télévisions mettra toute sa force dans cette bataille pour la défense des libertés publiques, exigeons le retrait de la plainte de France Télévisions et l'abandon des poursuites contre les quatre journalistes.
Tox, dessinateur :

Soutiens de juristes
Eric Halphen, vice-président du TGI de Paris :
Dans une démocratie digne de ce nom, l'une des priorités est la liberté de l'information à partir du moment où celle-ci est vérifiée. Quand les images se bornent à rapporter des situations réelles, ce ne sont pas elles qui sont critiquables mais éventuellement les personnes représentées. Dans ces cas-là, une plainte en justice ajoute au ridicule.
Henri Leclerc, avocat et président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme :
Ce n'est pas la première fois que des journalistes sont convoqués par la police pour un acte de leur profession. Nous savons, depuis le mandat d'amener délivré contre Vittorio de Filippis, qu'ils ont intérêt à y déférer s'ils veulent éviter une arrestation.
Nous ne sommes pas en face d'un délit de presse au sens strict déterminé par la loi puisqu'il s'agit d'un habillage auquel s'est prêtée la direction de France3. Car ce que l'on cherche à réprimer, ce n'est pas les voies par lesquelles Rue89 s'est procuré ces images mais leur contenu qui a choqué le président de la République parce qu'il fait apparaître la vérité d'un entretien à bâtons rompus en dehors de la langue de bois d'une interview officielle.
Le secret de leur source ne saurait être forcé sans constituer une atteinte à cette « pierre angulaire » de la liberté de la presse. Toutes les discussions sont permises sur fait de savoir si de telles images doivent, au regard de la déontologie journalistique, être ou non diffusées. Mais ce qui est certain c'est que cette diffusion n'est pas une infraction. Or nul ne peut répondre d'éventuels abus de la liberté de la presse « que dans les cas déterminés par la loi ». Ces poursuites sont donc une atteinte manifeste à la liberté de la presse.
Jean de Maillard, vice-président du TGI d'Orléans :
Avant votre convocation devant les services de police, je tiens à vous faire part de mon entier soutien et de mon regret de voir les limitations à la liberté de la presse à l'oeuvre dans notre pays. La protection des sources du journaliste est une des conditions essentielles de l'exercice de la liberté de la presse et nous devons la défendre avec force et conviction, y compris devant les tribunaux.
Jean-Pierre Mignard, avocat et président de Désirs d'avenir :
Je trouve d'abord tout à fait stupéfiant que le directeur d'une chaîne de télévision puisse penser qu'un organe d'information trahirait ses sources. Car c'est bien de cela dont il s'agit. Rue89 est un organe d'information quotidien numérique accomplissant son travail journalistique, avec qualité et une déontologie reconnue de surcroît, à qui l'on demandera de révéler le nom d'une source. Il a fallu sans doute bien des pressions pour que le directeur de France3 s'y résolve, en désaccord avec l'ensemble de son personnel.
C'est inquiétant à plus d'un titre et l'on peut espérer que le juge se souviendra que la liberté d'expression est un droit fondamental de l'homme, que le juge est le gardien constitutionnel des libertés avant toute autre mission, enfin que l'information est une artère vitale de la vie démocratique. Hier c'était Mediapart qui était visé par une plainte en diffamation de la Caisse d'Epargne, aujourd'hui c'est Rue89, alors que la presse numérique d'information est jeune et fragile.
Dans votre affaire, le désaccord pouvait être résolu simplement entre les deux rédactions, par la désignation d'un médiateur par exemple, sans stigmatiser quiconque a priori sur le plan pénal, en choisissant le terrain déontologique. Plus avant la profession devrait collectivement s'interroger sur la mise en place d'un organisme professionnel national de déontologie pour se mettre à l'abri d'une pénalisation inquiétante du métier de journaliste. En attendant nous sommes à vos côtés.
Renaud Van Ruymbeke, premier juge d'instruction à Paris :
Sur un plan général, j'observe qu'une réflexion est actuellement menée sur la protection légitime des sources des journalistes, protection à laquelle je suis particulièrement attaché car elle constitue une garantie des libertés individuelles et le corollaire de la liberté d'informer.
Soutiens de militants
Augustin Legrand, cofondateur des Enfants de Don Quichotte :
Les Enfants de Don Quichotte se solidarisent de Rue89, ils dénoncent fermement leur convocation par la police judiciaire dans le cadre de leur simple travail de journaliste.
La plainte de France3 suite aux pressions exercées par l'Elysée nous semble caractéristique du climat actuel d'entorses répétées à la liberté de la presse.
Ligue des droits de l'homme :
Deux journalistes de Rue89 sont convoqués le 1er avril par la police judiciaire. Qu'ont-ils fait ? Le site diffuse depuis le 1er juillet une vidéo du président Sarkozy quelques minutes avant son interview au journal de France3. On le voit furieux contre un technicien qui ne lui a pas dit « bonjour », rappeler à un journaliste qu'il avait protesté contre sa mise au placard, dire que les manifestations en France, « ça va changer »…
Officiellement, l'Elysée n'a fait aucune démarche, mais dès le lendemain, l'avocat de France3 écrivait à Rue89 en prétendant que la chaîne du service public avait des droits sur cette vidéo en tant que productrice de l'émission et entreprise de communication audiovisuelle. Il demandait la cessation immédiate de la diffusion de la vidéo, et la révélation des sources. Le site d'information n'ayant pas déféré à cette injonction, une plainte a été déposée, et il s'est trouvé un procureur de la République à Paris pour ne pas la classer sans suite.
La Ligue des droits de l'homme, qui a lancé depuis un an une réflexion sur les médias, s'inquiète de cette grave dérive : les attaques incessantes du pouvoir et de l'UMP contre la presse, la multiplication des perquisitions, gardes à vue et autres procédés pour obtenir des journalistes qu'ils livrent leurs sources sont intolérables. A cet égard, le projet de loi sur la protection des sources indique dans son dernier état qu'un journaliste ne peut être obligé de révéler ses sources.
Si le président de la République veut faire valoir ses droits, il connaît le chemin des tribunaux. L'instrumentalisation d'un média public contre un média privé, et l'usage de la justice pénale contre la presse, sont inadmissibles. La Ligue des droits de l'homme rappelle que la France est régulièrement condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme pour ses atteintes à la liberté de la presse.
Soutiens d'artistes et d'intellectuels
Philippe Besson, écrivain :
Il me semble que c'est uniquement dans les républiques bananières et les régimes autocratiques que des journalistes sont convoqués par la police, et sommés de divulguer leurs sources, que des chaînes de télévision sont instrumentalisées par le pouvoir politique, et qu'on utilise l'intimidation pour obtenir la censure.
Il me semble aussi que la force d'une démocratie se mesure, notamment, à la liberté de ses journalistes. Et qu'accepter la remise en cause d'un tel principe, c'est mettre la main dans l'engrenage qui finira par nous broyer.
Il me semble que le courage, c'est de s'opposer au monarque, quand le monarque déraille et que ses vassaux l'encouragent dans ses délires de persécution.
Mathieu Kassovitz, acteur et réalisateur :
Cette nouvelle affaire confirme de plus en plus la mainmise de l'Etat sur les médias. Sans l'indépendance de la presse, il n'y a plus d'information. Sans information, il n'y a plus de démocratie.
Michel Onfray, philosophe :
Dans la mise au pas feutrée du journalisme français derrière la volonté fébrile de Nicolas Sarkozy, Rue89, avec quelques rares autres sites d'information sur le Net, honore le métier de journaliste qui peut être la pire des choses quand il se fait avec des domestiques des pouvoirs en place et des institutions.
Rue89 équivaut aujourd'hui à ce que fut le Combat d'Albert Camus : une éthique politique et militante, une parole de vérité.
Que France3 porte plainte parce que certains journalistes montrent les coulisses comme une scène et, surtout, le double jeu de ceux qui dans les coulisses ne disent pas la même chose que ce qu'ils disent sur scène, montre bien où passe la ligne de partage dans le monde des journalistes : il faut être du côté de Rue89, sinon, en face, on sait avec qui l'on se trouve, pas seulement un nom ou une fonction, mais une certaine façon déshonorante et déshonorée de faire de la politique…
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De christiane
09H33 | 31/03/2009 |
ne vous laissez pas intimider , je vous lis très régulièrement et grace à vous je suis informez sur tout ce qui se passe en ce moment en France et ce qui s'y passe et bien … ce n'est pas joli , joli ! ! !
De Iv
Roboticien utopiste | 09H37 | 31/03/2009 |
Faites du foin autour de cette affaire, ça commence déjà à sentir l'arroseur arrosé ! Le petit dictateur en puissance est resté bloqué dans sa tête à l'époque de la télé, il va se prendre internet dans la gueule !
De WestDemian
Artiste, investisseur immobilier | 09H40 | 31/03/2009 |
L'ADN du « journalisme citoyen »
De nos jours, la blogosphère est le théâtre d'une grande aspiration des masses mais probablement préemptée ou détournée par des techniciens de la cybernétique ou de l'intelligence artificielle appliquée aux outils et monde des médias. En effet, la révolte assez désordonnée contre la loi HADOPI semble dirigée par quelques blogueurs qui se sont autoproclamés les chefs de cette contestation, soit par l'habitude de ces dernières années, soit par des moyens techniques liés aux réseaux de la presse dite « citoyenne » et qui veut tout simplement créer un effet d'hégémonie.
Quand on parle de Presse « citoyenne », il est des têtes qui se dégagent immédiatement et historiquement en France. Carlo Revelli est le fondateur du journal « Agoravox » qui initia en 2006 cette forme d'expression (je ne dirais pas journalisme) populaire et individualisée sans règles du métier. Il a obtenu un succés d'annonce, car tout ceci était neuf, et, d'arrivée, Revelli a toujours annoncé des chiffres de rédacteurs et de lecteurs manifestement surgonflés, et certainement, parce qu'il vient d'une entreprise de service qui s'appelle « Cybion », et qu'elle doit faire du chiffre. Nul ne sera surpris par ce fait, avec la pleine connaissance que nous avons aujourd'hui des modes publicitaires, qui sont toujours à la frange de la vérité et du mensonge, tout pour le profit. Ne soyons pas plus naïfs que notre époque l'exigerait.
Il suffit de constater à la lecture du journal, que peu de rédacteurs écrivent, quand Revelli chiffre tous les inscrits même largement dormants. Et les lecteurs sont des habitués manifestement oisifs, qui passent leurs journées entières chez eux ou au bureau, à commenter les articles superficiels, et souvent délirants comme dans la Presse trash ou people, à coups de règlements de comptes comme au café du commerce. C'est un fait qui n'est même plus dénié par les responsables du site, qui ont dû inventer, selon eux, des dispositifs de surveillance et de modération du site assez violent.
Il reste que les lecteurs peuvent noter les articles et les commentaires par des « moinssages » et des « plussages » selon les néologismes en vigueur. Très vite, ces dispositifs sont devenus des modes d'addiction des commentateurs au site. Car le journal apparaissait plus comme un jeu de « kill'them'all » ou une sorte de guerre des étoiles où l'on pouvait descendre le commentateur ou le rédacteur qui postait les idées contraires ou les idées adverses.
Malgré toute cette violence, et les forums surbondés de paroles inciviles, la direction n'a pas changé le dispositif. Et pour cause.
Un récent reportage de la RTBF, a clairement mis en cause « Agoravox » et Revelli, qu'ils auraient créé une sorte de forum de veille du net et exploité par la société « Cybion », laquelle partage les mêmes bureaux que « Agoravox ». Revelli a fondé « Cybion » en tant qu'outil de veille internet et pour l'avantage de clients qui sont de l'industrie média, ou du luxe et encore d'autres institutions. Il s'agit de scruter le net pour débusquer des situations qui pourraient permettre aux clients de prévoir les mouvements du Marché, et les crises aussi. Par exemple, pour agir de telles sortes que ces crises ne débouchent pas à la rue.
Ainsi, Revelli, dans les statuts et les pages du site de « Cybion » avoue clairement que les journaux citoyens comme « Agoravox » ou « Orsérie », puis « SportVox » pour le journal « l'Equipe » etc. ont été créés pour que les clients puissent y voir les réactions de leurs cibles, sans plus avoir besoin de chercher dans tout le net ces réactions des individus pour en étudier les comportements et tendances. Ces journaux seraient donc des pièges qui remplaceraient les anciennes études de sondages et lesquelles avançaient quand même à visage découvert.
Il appert d'abord, que ces journaux ne sont donc pas des forums angéliquement offerts à des lecteurs pour qu'ils s'y expriment librement et sans intérêt autre que la liberté d'expression. Non ! ce sont des supports qui dégagent forcément des profits de type publicitaire ou de sondages. Les rédacteurs, récemment sollicités pour créer une fondation « Agoravox » expatriée en Belgique pour garantir leur liberté d'expression, apprécieront le double langage de leurs maîtres en liberté d'expression, et surtout leur façon d'avancer à couvert. Il est vrai que la veille ordonne certaines habitudes, quand on la comprend comme le chasseur sait surveiller pour rapter sa proie.
Pis encore, dans le reportage de la RTBF, le journaliste interroge Revelli sur cette surprenante proximité de « Cybion » et « Agoravox ». Et Revelli de répondre qu'il n'y a aucune liaison entre les sociétés : Ce que les pages du site Cybion démentent elles-mêmes. Revelli est donc pris en flagrant « délit » média de mensonge. D'autant qu'il s'enfonce en expliquant qu'il n'avait pas besoin de créer une structure lourde comme « Agoravox », quand il lui suffisait de continuer de veiller sur le net globalement. Le terme « continuer » et appliqué au passé ou comme une supposition est bien l'indice que « Cybion » ne veille plus comme avant, et que tout passe par « Agoravox » comme dans un labo d'observation des « rats de laboratoires » que sont les commentateurs non-informés de ce qu'ils seraient observés pour des études en vue de dégager des profits, dont ils ne touchent aucune contrepartie.
C'est d'autant plus comique, que depuis plus d'un an, « Agoravox » a été littéralement noyauté par des rédacteurs et des commentateurs de la nouvelle extrême-gauche, qui ne communiquent que sur le mode « Tout-sauf-Sarko » et autres « pirates contre HADOPI » et toutes mouvances contestataires du libéralisme. Quand ils sont observés par des maîtres du capitalisme eux-mêmes.
Il reste que la réponse de Revelli au journaliste de la RTBF dit exactement le contraire de ce qui est écrit sur les pages de Cybion : que les journaux citoyens sont des supports créés pour que les clients de « Cybion » puissent y prélever des informations utiles à leurs activités et Marchés.
Par ailleurs, Revelli se présente en spécialiste de la désinformation. Il a lancé le site « Agoravox » par des articles fleuves sur le « 11/9/2001″ et l'attaque contre les Twin Towers. C'est ainsi, qu'il a su importer du net et vers “Agoravox” tous les contestataires de la théorie officielle. Et donc, selon ce que dit le site “Cybion” lui-même : Pour les observer et leurs discours et comportements.
Dans le même temps, Revelli a lancé une croisade contre la Presse Traditionnelle : Le Monde, Libération etc. On le constate, ce sont des thématiques qui sont d'une nature très populistes ou qu'elles attirent immanquablement tous ceux qui voudraient voir tomber le “système”. Par ce terme, nous entendons, toutes les instances qui tiendraient les leviers de pouvoir dans la société. Ainsi, il en ressort deux forces opposées : d'une part, les forces traditionnelles jusqu'au plus haut siège de l'Etat, et d'autre part, tous les déçus et les gens plein d'espérances nouvelles.
Il est manifeste que ces journaux citoyens sont devenus une sorte de nouvelle Agora, mais sur le mode de la manifestation spontanée. En quelque sorte, il s'agit de lieux cathartiques, qui savent dévier les manifestations réelles dans la rue, vers des milieux virtuels où le contestataire peut décharger sa violence et sans plus de conséquences dramatiques, pour lui comme pour les autres. Dans ce sens, c'est une avancée remarquable dans une société de l'intelligence. Par ainsi, les guerres mêmes pourraient être évitées, toute comme la fausse guerre civile qui se déroule actuellement sur ces journaux et dans tout le net des médias depuis 2007, c'est-à-dire l'élection perdue par la gauche.
Mais quelle serait la cause profonde de ce rejet des journaux traditionnels par Revelli ? On l'a vu, Revelli a su retirer des nouveaux journaux qu'il a créés, la nécessité de l'information pour les citoyens et pour l'avantage ou pour y mettre l'information offerte par les citoyens que Revelli propose ou vend à ses clients : les entreprises.
Il y un mois, un article du “Figaro” a révélé que Carlo Revelli serait plus parent qu'il le disait avec la Presse Traditionnelle. En effet, bien qu'étant le fils d'un courtier italien, Revelli se revendique aujourd'hui, et devant le tribunal, le fils naturel du second actionnaire de “Libération” : Le prince des journaux Carlo Caracciolo di Castagneto. La bataille juridique vaut son pesant d'or, puisqu'il s'agit de centaines de millions d'euros. Et pour obtenir sa part d'héritage et le pouvoir qui en découlerait, Carlo Revelli ou son avocat, ce qui est le même, n'hésite pas à révéler que son père qui l'a élevé a été frappé d'impuissance après une opération en 68, quand Carlo est né l'année suivante.
D'une part, on voit dans cette affaire, un Carlo Revelli qui saisit tout de même un grand intérêt dans les retours financiers de la Presse Traditionnelle, puisque son vrai père s'est enrichi avec et par elle. D'autre part, bien que “Agoravox” s'est fait le porte-voix de toutes les contestations contre les puissances établies, Revelli ne demande pas moins qu'une analyse ADN soit effectuée pour prouver que le prince Carlo serait son vrai père. Ainsi, toutes les retenues de la contestation éclatent quand le débat tourne autour de centaines de millions. Comme le disait Gabin : » Quand on cause de certains chiffres, tout le monde écoute ! »
Mais, par-delà toutes ces péripéties dont les romans sont pleins, on voit bien que la revanche que Revelli voulait contre les Journaux Traditionnels viendrait probablement d'une origine plus inconsciente ou psychanalytique. Rappelons que Revelli, dès janvier 2008, théorisait dans « Agoravox » et dans son manifeste de la Fondation Agoravox : son idée de l'ADN du journalisme ou de l'information. Et on sentait bien qu'il fallait à Revelli mythologiser une sorte de trace imparable ou de veille en forme de traque scientifique, qui apparaît aujourd'hui comme une manière de revanche contre le vrai père et prince de la Presse, lequel n'avait jamais voulu le reconnaître. En retour, Revelli ne pouvait qu'agir contre la Presse Traditionnelle et donc, ne pas la reconnaître. Et tous les rédacteurs de « Agoravox » sont donc mangés à ce drame-là qui ne les concernait pas.
On pense à Rue89 qui est le nid des anciens de « Libé », et, aujourd'hui, le principal concurrent de « Agoravox » comme si le théâtre de la Presse nous jouait au naturel, les histoires de succession de la famille étendue Revelli et le feuilleton de type « Dallas » et sous le nez et la barbe marxiste des rédacteurs et commentateurs d' »Agoravox », tous aux allures de cocus d'extrême-gaucherie, à tout le moins.
La morale de cette histoire, c'est que Monsieur Revelli apprendra que tout observateur qui voit l'oeil de sa proie, est dans le même temps observé en retour : Car les flux vont dans les deux sens dans la Presse telle qu'elle survit et reste à l'intacte.
Demian West
Les liens :
http://www.agoravox.fr/auteur.php3 ? id_auteur=3221&debut_article=30
http://www.youtube.com/watch ? v=8-5W570kJME
http://www.cybion.fr/
http://www.cybion.fr/Intervention-sur-le-Web.html
http://www.cybion.fr/Cybion-pionner-de-la-veille,16.html
http://www.lefigaro.fr/medias/2009/02/02/04002-20090202ARTFIG00425-batai…
à WestDemian
De steed1
prosateur à mi-temps | 09H46 | 31/03/2009 |
bas les masques frédérique Lefebvre…
à WestDemian
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 10H44 | 31/03/2009 |
Demiaaaaaaaan !
Alors là les aminches, si Demian décide de venir frapper ici, je vous préviens : ça va dépoter grave de chez grave.
Ambiance garantie ! Avec Demian, c'est le Grand Huit gratis !
Salut Demian !
Tu vas bien ?
PS : j'ai vécu avec lui pendant quelques années, il y a très longtemps…
à WestDemian
De dodu
Ménagère surdiplomée | 22H36 | 31/03/2009 |
Excusez moi M'sieur mais je ne suis qu'une citoyenne type classe moyenne et je n'ai pas compris grand-chose à votre histoire . Qui est le Grand Méchant-Loup ?
De Rodho
Dessinateur | 09H43 | 31/03/2009 |
Les intimidations doivent nous rendre encore plus arrogants et corrosifs , je soutiens RUE89 et France3.
La menace est latente partout… http://www.macommune.info/actualite/un-journaliste-brutalement-interpell…
De cabossée
09H43 | 31/03/2009 |
Décidément tout est prétexte à procédure judiciaire de la part du président qui est le seul à pouvoir injurier , insulter les citoyens quels qu'ils soient mais ne tolère aucune critique , aucun écart de qui que ce soit ….
Pour lui comme il disait au printemps 2007 « tu aimes La France ou tu la quittes » …. cela voulait dire « tu m'aimes , moi , Nicolas ou tu te casses »
Alors vous vous rendez compte quel crime de lèse-majesté ce qui a été diffusé de cet instant sur France3 . Vous tous concernés par ce problème , vous n'aimez pas La France …..
Courage , de tout coeur avec vous
De Jean-Luc LUMEN
en invalidité | 09H51 | 31/03/2009 |
-------- Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs ------
Vous tous écrivez votre attachement aux libertés de chacun ?
------- Pour que nos libertés soient vraiment garanties.--------
En tout premier lieu abroger l'article L-3213-2 et tous les textes de lois qui contiennent ce terrible texte qui vous livre à la vindicte de Sarkozy, de ses préfets, et de maires corrompus
Sarkozy a avec cet article L-3213-2 un outil formidable de répression qui est bien caché dans les lois de Santé Publique.
-------- Sous couvert de troubles à l'ordre public --------
Le texte de cet article dit :
----« sur avis médical ou, à défaut selon la notoriété publique“----
Que signifie d'après vous ‘ à défaut selon la notoriété publique’ ?
Ce qui signifie qu'avec la dernière circulaire présidentielle de Sarkozy, vous êtes tous à la merci de votre préfet, de votre maire ou du commissaire (dans les grandes villes)
Voila le vrai de vrai danger pour notre liberté à tous.
Réactions des psychiatres et d'autres personnages connus, aux lois liberticides et à l'article L-3213-2 de Sarkozy, au cour du meeting du 07 février 2009 à la Maison de l'Arbre à Montreuil-sous-Bois
LA NUIT SECURITAIRE
http://www.collectifpsychiatrie.fr
http://www.collectifpsychiatrie.fr/spip.php ? article37
Et si vous êtes pour votre liberté signer ma pétition
http://www.lapetition.be/en-ligne/pour-le-retrait-de-larticle-l3213-2-de
Jean-Luc LUMEN
Résistant fils de Résistant
De pascalou31
syndicaliste CGT | 09H53 | 31/03/2009 |
Le problème aujourd'hui est que cette pression , à différents degrés, se fait ressentir partout.
L'araignée tisse sa toile !
De Rouille_Encagée
Citoyen du monde | 09H58 | 31/03/2009 |
Je vous soutiens aussi. Il est étrange que celui qui clamait tant la transparence veuille maintenant faire taire ceux qui montrent tous ses visages. Faut-il que tout soit visible dans une démocratie, ou est-ce que ça doit être le beau rêve heureux auquel on doit croire ?
De Sybille
Interimaire | 10H00 | 31/03/2009 |
Ce petit asticot d'inculture cause mal, parle faux, ment, promet, se contre dit, menace ou réhabilite selon son bon vouloir, confond impolitesse et hostilité à sa petite majesté.
Lamentable.
Je préfère à cet histrion improbable et dangereux, Rue89 que je soutiens sans réserve aucune.
De bendu91
bombe le torse dès que la situation... | 10H14 | 31/03/2009 |
Emile Zola a dit : << La presse est le réceptacle de tous les ferments nauséabonds. Elle fomente les révolutions, elle reste le foyer toujours ardent où s'allument les incendies. Elle deviendra seulement utile le jour où l'on aura pu la dompter et employer sa puissance comme un instrument gouvernemental… >> voilà le but de notre petit président, avoir le contrôle total des médias pour anesthésier l'opinion publique…pathétique au pays des Droits de l'Homme et le pire c'est que nos concitoyens se laissent bercer…
Forza Rue89 ! ! La rue, la vraie est avec vous ! !
De James Bond
/pour vous servir. | 10H17 | 31/03/2009 |
Après avoire tenté de museler la Presse (et d'y être partiellement parvenu), notre superactif tente de contrôler Internet … difficile, peut-être pourrait -il demander conseil à son (ex) ami Hu Jintao qui a réussi (partiellement) à dompter l'Internet chinois …
De mi71
10H21 | 31/03/2009 |
Ca fait peur …Tout mon soutien à rue 89…Courage ! ! !
De nedj
autre | 10H21 | 31/03/2009 |
Courage ! Si j'étais sur Paris je viendrais pour la manif, mais la province vous soutient. Je pense bien à vous et vous remercie de tout votre boulot, inclue ce qu'on voudrait nous éviter de voir. Avec la fin de Radio France qui se profile, il ne nous reste que des médias comme les vôtres pour nous tenir au courant.
De semiramide
10H23 | 31/03/2009 |
soutien total aux journalistes !
De trotter
10H32 | 31/03/2009 |
Mais euh…Ya rien d'exceptionnel dans cette vidéo quand même. Juste un président un peu mal à l'aise qui fait des blagues et qui veut être au centre de l'attention.
De steed1
prosateur à mi-temps | 10H32 | 31/03/2009 |
…on a un message d'un certain Jacque S. aussi :
Si à 50 ans tu soutiens la liberté de la presse, t'as raté ta vie !
à steed1
De Sarko...file
Grossiste a l'anpe | 11H27 | 31/03/2009 |
; -))))
De solstice
pigiste | 10H37 | 31/03/2009 |
Et bien, un panel bleu blanc rouge, en somme.
C'est bien et rassurant !
De mariebart
10H39 | 31/03/2009 |
les libertés rétrécissent comme une peau de chagrin, monsieur contrôle tout, vire tout ce qui le gêne, mais c'est grâce toutes ses carpettes qui disent amen à tout ce qu'il fait.
Tenez bon, vous êtes les défenseurs de la liberté de la presse et par la même de nos libertés.
grâce à des gens comme vous, nous espérons pouvoir survivre à toutes ces blessures qui nous sont infligées actuellement .
De mariebart
10H40 | 31/03/2009 |
les libertés rétrécissent comme une peau de chagrin, monsieur contrôle tout, vire tout ce qui le gêne, mais c'est grâce toutes ses carpettes qui disent amen à tout ce qu'il fait.
Tenez bon, vous êtes les défenseurs de la liberté de la presse et par la même de nos libertés.
grâce à des gens comme vous, nous espérons pouvoir survivre à toutes ces blessures qui nous sont infligées actuellement .
SAUVEZ- NOUS !
De ROBINDESBOIS
travailleur indépendant | 10H42 | 31/03/2009 |
Oui, la liberté de la presse, c'est le gage d'une démocratie en bonne santé. Comme le dit le « Canard Enchainé », elle ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. Peut-être que l'ensemble des journalistes a manqué un peu de vigilance il y a deux ans, raison de plus pour soutenir ce « réveil » salutaire et indispensable, et encourager ceux-ci à utiliser cette liberté pour la défendre, et soigner notre démocratie en danger.
De Erica77
Secrétaire juridique | 10H43 | 31/03/2009 |
De tout coeur avec vous pour que la démocratie, la liberté de la presse et la liberté d'expression ne soient pas de vains mots.
De Merveilleuse_Alice
| 10H49 | 31/03/2009 |
Le boulot des journalistes, ce n'est pas de se contenter de la com » de l'Élysée et c'est bien ce qui pose problème à Sarkozy donc il les accuse ni plus ni moins que de faire leur boulot. Or le comportement du chef de l'État dans lieu public, qu'il y ait des caméras ou non, est une info à partir du moment il se laisse aller à des menaces qui en disent long sur sa conception du pouvoir.
Là où ça devient cocasse, c'est cette propension du gouvernement à resusciter des vidéos où ils se prennent les pieds dans le tapis, que l'on avait, au mieux, oubliées, au pire jamais vues. Alors s'il s'en prend à Rue 89 via la direction de France 3, dans un sens, c'est presque flatteur en termes de journalisme. Il voit bien que la Rue, Bakchich, Mediapart, etc. gagnent en audience.
Donc oui, soutien à Rue 89 et à ces sites, c'est là que l'info se passe désormais.
De vauvenargues
Le whisky est le cognac du con(desp... | 10H50 | 31/03/2009 |
J'accorde bien évidemment mon plein soutien à RUE89 et France3 dans cette épreuve, non en tant qu'opposant opportuniste mais en tant que citoyen scandalisé par le fait qu'un sous-président puisse se croire autorisé à s'attaquer encore une fois à la liberté de la presse. Le journalisme ne devrait il être que la diffusion de discours « langue de bois » pré-écrits qui ne révélent rien ?
Je crois notre mini président vexé d'être apparu ainsi au grand jour, dans la réalité de sa nullité humaine et intellectuelle…étonnant comme cet homme ne sort pas grandi d'un instant de vrai journalisme, car c'est bien de cela qu'il s'agit !
Merci aux quelques rares journalistes qui font encore leur métier et tenez bon le cap. Le vrai journalisme doit survivre à cette erreur de l'histoire qu'est le sarkozysme( je hais ce terme de sarkozysme qui évoque une pensée, une vision là où il n'y a que néant, ridicule et esbrouffe ! )
Continuons, battons nous, soutenons nous, car il s'agit d'une vraie guerre, celle de l'intelligence et de la liberté d'expression face à une profonde médiocrité d'obédience ultra capitaliste totalitaire. Or dans toute guerre la propagande et la maîtrise de l'information sont essentiels, et cela, mister frime l'a bien compris.
Luttons car à ce train les autodafés sont pour demain ! ! ! ! ! ! ! ! !
De jp36
10H50 | 31/03/2009 |
Et que dire de l'affaire ! ! Novelli qui veut occulter son passe. Tout les jours un peu plus nous rapproche de la republique bananiere.A quand les chars Leclerc ? ? ? ? ? ? Bravo RUE 89 continuez ! ! ! !
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 10H51 | 31/03/2009 |
« AUBRY,…BAYROU,….BESANCENOT,….VILLEPIN…
- soutiennent Rue 89
C'est tout ? - Ou sont donc passés les autres, y compris les confrères de religion journalistique (La 5 a parlé de Rue 89
entre deux toasts de foie gras ce samedi passé…)
* Où sont les Syndicats
* Où sont les associations (pluri disciplinaires)
* Où sont les citoyens, qui même ici, la bouclent confortablement ?
: : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : :
Rue 89 n'a rien à se reprocher de particulier, mais se fait en fait “tacler” par un confrère (FR3 pour ne pas le citer) qui selon
toutes apparences, n'est plus maitre de son destin depuis que
les dirigeants des chaines et journaux sont sur la sellette.
* Il s'agit pour FR3 de fayoter un peu plus, en montrant par cette plainte déposée contre vous et la liberté…
…qu'ils sont totalement disposés à ne pas déranger le “Monarque”
- Personne n'a rien à craindre de la justice à se sujet…
S'il en reste encore quelque chose…cela va de soi !
à Yvon le Zébulon
De vauvenargues
Le whisky est le cognac du con(desp... | 10H56 | 31/03/2009 |
Nous savons tous comment se nomme désormais le Président de france télévision , peut-être commencons nous à mesurer les effets de ce système qui permet d'appliquer une pression énorme sur les chaines publiques…
Est-on encore en démocratie ?