Confidentiels & indiscrets 27/03/2009 à 19h45

Bonus à La Tribune : la direction « consternée » par les réactions


Après RFI, c'est au tour de La Tribune de faire son entrée dans la controverse sur les salaires des patrons. Dans un communiqué, la section SNJ du quotidien économique -qui a perdu 13,5 millions d'euros en 2008- a révélé que des rédacteurs en chef ont touché une prime de deux mois de salaire en fin d'année, alors que la rémunération des autres employés serait gelée et que des pigistes seraient en cours de licenciement.

La directrice générale du journal, Valérie Decamp, qui n'avait pu être jointe vendredi, a rappelé Eco89 lundi

, se disant « consternée » par le communiqué « violent et déplacé » du SNJ, et fustigeant le fait de « nous comparer à la Société générale et à Natixis, alors qu'il n'y a pas de bonus à proprement parler... »

« Nous allons revoir les rémunérations de la rédaction en chef »

Vendredi, David Larbre, un des syndicalistes SNJ du journal du groupe NextRadio TV (appartenant, comme BFM, BFM-TV ou RMC, à Alain Weill), affirmait à Rue89 que les rédacteurs en chef concernés seraient au nombre de huit, et auraient tous touché, « en moyenne », deux mois de salaire fin 2008. Leurs salaires seraient compris entre 7 000 et 12 000 euros bruts mensuels, ce qui ferait un total de 70 000 à 90 000 euros versés en fin d'année.

Valérie Decamp lui répond que ces cadres de la rédaction bénéficient de contrats signés sous l'ancien propriétaire (Bernard Arnault, patron de LVHM), et que l'actuelle direction générale de La Tribune est freinée par « des restrictions légales » pour les renégocier :

« On ne pouvait pas revoir ces contrats pendant les douze mois qui suivaient le rachat, intervenu le 11 février 2008. Aujourd'hui, on est en mesure de revoir l'ensemble des rémunérations de la rédaction en chef, notamment la partie variable. On s'apprête à le faire. La jurisprudence qu'évoque le SNJ ne s'applique pas en l'espèce. »

Le SNJ affirme qu'en parallèle, une dizaine des soixante pigistes permanents qui travaillent au journal seraient en cours de licenciement, selon lui. « Plus ils mettent de pigistes au chômage, et plus ils touchent », n'hésite pas à déclarer le journaliste.

Pour Valérie Decamp, ces licenciements s'expliquent par la nouvelle formule du journal :

« Ces pigistes, qui sont compétents dans un domaine précis, travaillaient sur des rubriques qui ont disparu. Nous prenons aujourd'hui d'autres pigistes sur de nouvelles rubriques. »

« La direction n'a pas touché de primes en 2008 »

La direction avait par ailleurs annoncé une prime à tous les salariés, en fin d'année dernière, pour célébrer la nouvelle formule du journal. Mais en raison de la crise, cette prime n'est plus à l'ordre du jour. « Nous l'avons repoussée en raison d'un contexte économique beaucoup plus compliqué que prévu », confirme Valérie Decamp. « Mais nous étudions une prime sur intéressement, que nous mettrons en place en juin au plus tard, avec effet rétroactif au 1er janvier. »

Comme on le voit dans le communiqué, les élus du personnel ont appris l'existence de ces primes lors d'un comité d'entreprise, jeudi. « Mais nous ne savons pas quelles ont été les primes de la direction générale », expliquait vendredi le syndicaliste.

Réponse de la directrice générale : « Aucun membre du comité de direction n'a touché de primes en 2008. On récupère un certain héritage [de LVMH, nldr] qui n'est pas des plus nets et des plus cohérents. »

Comme jeudi pour RFI, Rue89 publie ci-dessous l'intégralité du communiqué syndical :

« Bonus : La Tribune aussi !

Société Générale, Natixis... La Tribune aussi n'oublie pas de verser des bonus à quelques privilégiés quand les autres doivent se serrer la ceinture. Hier, lors du comité d'entreprise, les élus ont appris qu'une poignée de rédacteurs en chef avaient bénéficié, au titre de 2008, du versement d'un bonus salarial. La direction du journal, visiblement gênée, a expliqué que ces primes étaient contractuelles et qu'il était donc impossible de revenir sur leur versement. Rappelons que ces primes représentent l'équivalent de deux mois de salaire pour chacun des bénéficiaires dont les rémunérations mensuelles oscillent entre 7.000 euros et 12.000 euros bruts. ... Le calcul est facile à faire.

A l'instar de Nicolas Sarkozy, du gouvernement et de toute la société qui jugent inadmissibles que quelques grands patrons se gavent en pleine crise financière, le SNJ, au niveau de La Tribune, est écoeuré par ces pratiques. Rappelons que notre journal a accusé 13,5 millions de pertes en 2008. Par ailleurs, rigueur oblige, la masse salariale devant être maintenue, le versement de ces bonus a pour conséquence un blocage quasi-total des salaires pour les autres salariés, voire même déclenche des licenciements de journalistes pigistes permanents.

Enfin, il est faux de prétendre que ces primes contractuelles ne pouvaient pas être remises en cause. Si notre employeur le souhaitait, il avait les moyens de les bloquer : avec un peu de curiosité, il aurait constaté qu'il existe une jurisprudence sur la remise en cause de primes quand une entreprises traverse des difficultés économiques.

En attendant, c'est tout le reste de la rédaction qui va être pénalisée par ces méthodes qui poussent à la démotivation de salariés qui travaillent pourtant aussi au redressement du journal.

Le SNJ n'en restera pas là et ne manquera pas d'alerter Alain Weill sur ces scandaleuses pratiques, alors que La Tribune vit à l'heure de la rigueur budgétaire. Il ne peut y avoir deux catégories de salariés : ceux qui se gavent et ceux qui trinquent. Sauf à vouloir faire sombrer notre journal. »

Mis à jour le 31/03/09 à 13h15, après la réaction de la direction générale du journal.

Augustin Scalbert

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  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 20h58 le 27/03/2009
    • Internaute
      Les mouches ne me trouveront (...)

    Mais ces pratiques sont consubstantielles au libéralisme de croisière.
    Qu'on arrête de nous beurrer les lunettes avec elles.

    On tente de nous fasciner avec le bouton sur le nez alors que le malade a un cancer en phase terminale.

  • désinscrit-
    • Posté à 22h03 le 27/03/2009
    • Internaute

    Putain 12000 euros par mois ! !
    Un an a remuer du béton, pour moi ! !
    sans déc »

    ...13,5 millions de pertes en 2008 ...
    Par contre nous on perd pas d'argent : -D

    FABULEUX

  • Sarro angel
    • Posté à 22h40 le 27/03/2009

    Encore une preuve de plus que seule une loi pour encadrer les dérives abusives de certains dirigeants est « INDISPENSABLE “ pour que le citoyen de base puisse à nouveau faire confiance à ce système plus que douteux à la limite du ‘ MAFIEUX et que cela déplaise à Mme PARISOT je pense que la grande majorité des français sans moque totalement, elle n'est plus crédible avec son ETHIQUE ajustable, les dernières affaires découvertes le prouve le MEDEF est de mèche et ne peut réglementer un système qu'il à lui même cautionner et mis en place.............

    C'est comme si vous demandiez à un ASSASSIN de ce condamné lui même............Un véritable non sens.......Qui ne trompte plus personne.....Une loi et seulement une vraie loi fera le véritable travail de controle et la conivence du gouvernement avec ce sytème Mafieux est en jeu...Alors on attend et on jugera............Complicité ou véritable volonté d'agir........

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 00h08 le 28/03/2009

    Ce pognon en cascade devient visible parceque les témoins subalternes de la distribution ont peur eux même pour leur emploi.

    Avant,ça allait : C'était pour en dessous.

    Mais le niveau monte.

    Mais ce qui est indécent aujourd'hui, l'était déjà hier.

    On ne se réveille que tard.

    Et bien queutés.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 00h05 le 28/03/2009
    • Internaute
      Chroniqueur Grolandais

    Il y a deux façons de réagir à ce type d'information

    1) Ces journalistes pigistes savaient dans quelle type d'entreprise ils travaillaient et n'en ont à se prendre qu« a eux mêmes
    2) Ils pensaient, certainement de bonne foi ou en toute naïveté qu'en cas de “tempête” au de crise, la solidarité entre le PDG et le manutentionnaire jouerait.

    La crise a cela de bénéfique et d'incourtournable, elle fait apparaitre le vrai visage des individus, des organisations et des directions entrepreneuriales

    Les discours fédérateurs et mobilisateurs serinés à longueur de séminaires, rencontres, colloques, conférences, congrès, stages, symposiums se vident de tous leurs sens ou a contrario montrent la cruauté du sens dans lequel ils sont dirigés.

    S'il fallait résumer la situation sociale actuelle aux soubresauts des grandes entreprises Françaises, je pense que le mot de rupture viendrait à l'esprit

    Rupture entre le corps salarial et le corps dirigeant
    Rupture entre solidarité et productivité demandées aux salariés et gains boursiers demandés aux managers
    Rupture entre salaires et récompenses
    Rupture entre pérennité sociale et âpreté du gain
    Rupture entre aménagement du territoire et mondialisation

    Notre “bon président” dans ses discours de campagne électorale nous avait prévenu, il serait le candidat de la rupture, il n'a pas menti.

  • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
    • Posté à 03h46 le 28/03/2009

    Bon, il serait peut-être temp de siffler la fin de la récré non ?

    Une entreprise, ce n'est pas une communauté fraternelle. Une entreprise en difficulté financière n'a pas besoin en plus de voir partir ses meilleurs éléments.
    Un « meilleur » élément, dans une entreprise en difficulté, va avoir tendance à se barrer pour aller dans une autre entreprise qui va mieux.
    Il faut donc l'inciter à rester. Ce n'est pas incompatible avec un plan de licenciement par ailleurs.

    Il faudrait un jour que les bisounours comprennent ce genre de choses pourtant très simples et de bon sens...

    • désinscrit-
      • Posté à 07h39 le 28/03/2009
      • Internaute

      Il faudrait un jour que les bisounours comprennent ce genre de choses pourtant très simples et de bon sens...
      les bisounours pensent que des « meilleurs éléments » qui génèrent 13,5 millions de perte, on peut en trouver facilement.

      C'est marrant que vous encensiez des tocards ! !

      • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        • Posté à 14h55 le 28/03/2009

        Euh, vous savez lire ? Il était question d'entreprises en difficulté...

         
        • désinscrit-
          • Posté à 15h32 le 28/03/2009
          • Internaute

          je vous cite :
          « Une entreprise, ce n'est pas une communauté fraternelle. Une entreprise en difficulté financière n'a pas besoin en plus de voir partir ses meilleurs éléments. »

          C'est bien ses « meilleurs » éléments qui ont contribués à ce qu'elle soit en difficulté financière, non ?
          Des tocards quoi ! !

          • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
            • Posté à 15h43 le 28/03/2009

            Ah bon ?

            Dans certains cas, peut-être. Dans bien des cas, non. Il y a des cas où la crise provient de contraintes externes qui bouleversent l'équilibre économique de l'entreprise.
            Souvent aussi, les « meilleurs éléments » ont été récemment recrutés pour redresser la boite ; ils n'ont pas de responsabilité dans les difficultés.

            Prenez l'exemple des tisseries. A partir du moment où on ouvre nos frontières aux vêtements chinois, les usines françaises de bas et milieu de gamme subissent un choc terrible. Leur management est touché de plein fouet et va devoir imaginer des scénarios de survie. Si on dit que tant que la boite n'est pas transformée et à nouveau rentable, on ne paye pas bien ses « meilleurs éléments », eh bien ils partiront, et la boite périclitera.

            C'est un peu comme si le PSG avait dit : maintenant, nos joueurs seront payés dix fois moins jusqu'à ce que l'équipe gagne à nouveau des matchs. Ils auraient eu une équipe de culs de jattes et auraient disparu.

            • padiran
              padiran répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
              Chroniqueur Grolandais
              • Posté à 12h06 le 29/03/2009
              • Internaute
                Chroniqueur Grolandais

              « Dans bien des cas, non. Il y a des cas où la crise provient de contraintes externes qui bouleversent l'équilibre économique de l'entreprise. »
              Je vois mon Hulk que tu as participé avec assiduité aux réunions de remotivation de ton entreprise, pêut être en étais tu l'animateur ?
              Quel différence y a t'il entre bourrage de crâne et désinformation ?
              Exemple :
              Ch ; Lagarde nous dit que les banques Française n'ont rien à craindre des subprimes car ce sont des banques de dêpots, info ou intox ? . Incompétence ou mensonge ?

        3 autres commentaires
  • désactivé à la demande du riverain
    • Posté à 06h00 le 28/03/2009

    Personnellement, je serais partisan d'une transparence totale et obligatoire concernant les salaires, primes, avantages divers, mais pour tous les salariés. On verrait alors combien gagnent les fonctionnaires et agents des entreprises publiques. J'ai toujours été étonné que les journalistes ne font pas leur boulot en la matière. Quand une corporation fait grève pour des revendications salariales, les journalistes devraient publier les fiches de paye de ces messieurs-dames. On verrait alors l'imposture de beaucoup de revendications.

    • Banana ex de juanitoto
      • Posté à 08h15 le 28/03/2009

      « Personnellement, je serais partisan d'une transparence totale et obligatoire concernant les salaires, primes, avantages divers, mais pour tous les salariés. On verrait alors combien gagnent les fonctionnaires et agents des entreprises publiques. »

      de quels fonctionnaires parles-tu , triple zéro plus quatre ?

      les fonctionnaires que je connais n'habitent pas dans les avenues de rupins dans ma ville ?
      parles-tu de ceux que sarko a augmenté de plus de 50 % et qui sont auprès de lui pour lui donner les conseils qu'on vit ?
      ceux qui ont ces grandes idées de réformes qui sont si nécessaires que ça fout plein de monde dans la rue ?

      Ceux qui sont seuls derrière leur guichet que ce soit à la poste, à la gare ou aux impôts ?

      Sois plus précis car ton commentaire , oh trois fois zéro plus sept , est un salmigondis de truismes aussi vieux les recoins de ton cervelet.

    • Humain
      • Posté à 11h52 le 29/03/2009
      • Internaute

      Z'avez raison, il y a plein de fonctionnaire qui se bourrent les poches...

      Il y en a plein qui gagnent même 1500 Euros net pas mois ! ... Une honte ! ! C'est trop !

      Il serait temps que l'on affiche leurs déclarations d'impôts sur la place publique.

      - Dis, madame : pourquoi les fonctionnaires restent-ils en France ?

      Il devraient aller tous en suisse, non ?

      - Dis, madame , tu ne serais pas un peu jalouse par hasard. Ce n'est pas beau cela.

      Les fonctionnaires ne sont pas comme les journalistes : ils n'ont pas droit à un abattement fiscal. Le savez-vous ?

      • zénon denon 84
        zénon denon 84 répond à Humain
        Bonne
        • Posté à 16h53 le 31/03/2009
        • Internaute
          Bonne

        au fait ,
        vous avez regardé dimanche à Ripostes ...

        Une belle refflexion « gros sous “entre Peillon ,vincent
        et Copé jean -françois .
        Peillon a courageusement annocé ce que son ménage
        gagnait par mois (avec 4 enfants ) le propos était honnete,

        Et bien le sémillant chef des députés ump n'a rien trouvé
        de mieux que de sourire... Mais lui n'a jamais annoncé
        la couleur de son salaire /
        A gauche ,oui bien sûr ,
        A droite ,non mais vous plaisantez _ et Moatti serge _avec lunettes
        de ne pas relancer ...(on n'a pas le temps ! )ah le temps ,

        Ah les violons ? long ,

  • gelu42
    • Posté à 11h33 le 28/03/2009

    Quand est ce que toute cette merde va finir ? Et sazkozy qui d'habitude est si prompt à agir est devenu un adepte du service minimum. Beaucoup de blabla et peu d'action.

  • Lemmy Nothor
    Lemmy Nothor
    - Drinking muddy waters
    • Posté à 14h23 le 28/03/2009
    • Internaute
      - Drinking muddy waters

    Touchez pas au salaire des patrons ! C'est mon salaire qu'il faut augmenter, nom de dieu !
    Je m'en tape royalement combien gagnent les autres.

  • ffgbear
    • Posté à 18h51 le 28/03/2009

    l'écart des revenus en France est évidemment scandaleux... mais les » tam-tam » gouvernementaux au sujet du salaire des patrons est un enfumoir, une opération de communication qui bien évidemment ne changerais rien au quotidien du pékin moyen , de plus le gouvernement (à supposer qu'il en ait l'intention) n'aboutira jamais à réglementer quoique ce soit sur le sujet. Les intérêts croisés de la classe politique au pouvoir et du pouvoir économique sont bien trop intriqués ....( quelle litote pour éviter une inculpation en diffamation ! ! ! )

  • Humain
    • Posté à 11h45 le 29/03/2009
    • Internaute

    Moi ?

    Je trouve cela rigolo ! !

    D'abord la Tribune est le premier canard à nous beurrer la face avec les rentrées d'argent version fausse monnaie.
    (Investissez braves gens, achetez du Natexis, l'éthique des grands patrons etc...)

    La tribune , (mais il y en a d'autres) n'arrete pas de nous parler de la bourse, des indices et autres âneries ! !

    Alors que nous avons tous vu que la société TOTAL dont l'action se casse la figure a vu ses bénéfices exploser ! !

    Ceci est bien le preuve que la bourse et la rentabilité ne vont pas de pair et que les journaux comme « la Tribune » (ou « les Echos »...et autres « investir » et bien d'aures) racontent des salades.

    Le dirigeants des Echos se comportent comme ceux des socitétés dont ils récontent les méfaits.

    Cela ne vous étonne pas j'espère ?

    Que voulez vous ? On ne se refait pas....

  • yalienx
    • Posté à 13h39 le 31/03/2009
    • Internaute

    Au risque de nager à contre-courant, je dirais que je ne vois pas vraiment ce qu'il y a de choquant ici ! On ne parle pas de sommes totalement délirantes, comme celles dont on a pu entendre parler ailleurs (Sogé, CA, Natixis, Valéo, etc.). Et surtout, on parle de salaires qui me semblent totalement légitimes pour des rédacteurs en chef, patrons de journaux. Il ne faut quand même pas exagérer et arrêter de voir le mal partout.

    Leur « prime », équivalente à 2 mois de salaire (seulement : on ne parle pas de 3 ou 4 millions d'euros) sont sans doute destinées à éviter qu'ils ne partent. Si une entreprise en difficulté voit partir ses meilleurs éléments, c'est la fin assurée. Et on peut penser que ces personnes se sont battues et ont travaillé d'arrache-pied depuis des mois pour essayer de redresser la barre d'une entreprise qui connaît des difficultés car son secteur se porte mal.

    Pour moi, sauf à ce qu'on m'apporte la preuve contraire (par exemple : ils passent leurs journées au bistrot avec leurs potes), ils n'ont pas volé leurs salaires !

  • jipèelgé
    • Posté à 15h01 le 31/03/2009

    « On récupère un certain héritage [de LVMH, nldr] qui n'est pas des plus nets et des plus cohérents. »
    la directrice générale .
    Tiens c'est bizarre ! !
    De la malhonnêteté dans l'air ?

    Un truc à grater peut-être pour des journalistes ? ? ?

  • fermtag
    • Posté à 20h39 le 31/03/2009

    Pas taper, hein, j'essaye juste de comprendre le problème !

    Avant que de tirer sur tout ce qui bouge et qui ne me plaît pas, je crois qu'il serait plus sain, pour tout le monde, d'essayer de regarder lucidement la situation.

    D'après ce que j'en comprends, justement, ceux qui on touché ces fameuses « primes » (en sont-ce, d'abord ? ), ont, comme tout employé, signé un contrat de travail avec leur employeur, à savoir l'ancien propriétaire de la Tribune, probablement représenté par son directeur (ou le DRH s'il a été mandaté pour signer les contrats d'embauche, ce qui est rare).

    Je ne sais pas ce que contient ce contrat — qui engage les deux parties —, mais il semblerait, d'après ce qu'en dit la nouvelle direction, que celui-ci, conclu avec l'ancienne direction du journal, stipulait d'une manière ou d'une autre l'octroi de ces sommes (peut-être sous conditions, mais on ne sait absolument pas lesquelles : seul le contrat le stipulerait. Peu être sont-ils tout simplement payé sur 14 mois dont deux payables en fin d'année, après tout. Aucune idée.).

    Si cela est le cas, c'est purement et simplement un problème de droit du travail, et la nouvelle direction n'y peut strictement rien : si elle refusait de verser ces sommes, pour quelque raison que ce soit, ces employés seraient en droit de saisir le conseil des prud'hommes, qui condamneraient le journal... à verser ces sommes, conformément au contrat !

    Donc, deux possibilités :

    - la direction nous ment : pouvons-nous avoir copie et analyse juridique de ces contrats de travail ? Si il y a des conditions, sont-elle bien remplies ? Etc.
    - la direction ne nous ment pas (il y a bien une clause annexe au contrat antérieurement signé, dont les conditions, si elles existent sont remplies, imposant le paiement de ces sommes) et toute indignation est inutile et même mal venue (la réaction de la direction serait normale, face aux propos des syndicats, puisqu'elle aurait pieds et poings liés, au dépend de sa propre volonté) : le droit du travail qui est censé juger les contentieux entre employeurs et employés, justement, protègerait dans ce cas bel et bien les employés !

    Dans le premier cas, c'est injuste et les mesures de gel et de licenciement sont effectivement iniques, alors que dans le second, on ne peut (malheureusement) pas reprocher aux employés d'avoir bien négocié leurs contrats d'embauche. Si ?

    Qui a une copie de ces contrats (qui sont confidentiels, il me semble) ? Sans eux, il est franchement impossible de prendre position objectivement. Si ?

  • unautrehomme
    unautrehomme
    Citoyen
    • Posté à 21h23 le 31/03/2009
    • Internaute
      Citoyen

    A la rigueur ce qui est indescent, ce n'est pas le salaire des mieux lotis, c'est la politique de la boutique comme de la pplupart des boutiques :
    Les salariés qui triment faut les brimer encore un peu plus ! en attendant les dirigeants se goinfrent avec des super primes. C'est le partage des richesses : L'ouvrier partage le travail, les dirigeants s'accaparent les richesses !
    Qui plus est, les super patrons qui font tourner la boutique, j'ai déjà remarquer que dans une grand boutique si le capitaine est absent, d'ailleurs il l'est souvent, le navire continue à avancer, il peut tenir, il y a des choix à faire, bon mais le second ou le suivant peut faire ces choix. le jour où les machinistes ne sont plus là, le bateau n'avance plus ! alors on va me dir que c'est démagogue, mais faut arrêter d'expliquer dans tous les médias que les patrons sont des personnes geniales, que le monde ou du moins leur entreprise ne peut pas vivre sans eux.
    Y a pas un homme qui vaut 400 fois un autre !