tchat avec Cécile Duflot 20/03/2009 à 17h09

Pourquoi ne pas participer au Front de gauche ?


La réponse de Cécile Duflot :

« Parce que pour nous l’important, c’est de défendre un projet politique pour les Européennes, ce n’est pas un gâteau où on additionne les choses et où l’écologie est un petit complément de quelque chose voire même d’une vieille gauche relookée. »

  • 3474 visites
  • 11 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Alain Bertrand
    • Posté à 17h59 le 20/03/2009
    • Internaute 67638
      Prof

    Mélenchon est beaucoup plus clair sur la décroissance (voir le tchat sur rue89) que Cécile Duclot. Si je suis d’accord avec sa réponse pour ce qui concerne le PCF, elle n’est plus en phase au sujet de Mélenchon ou de la Fédération.

  • supprimé à la demande du riverain 25 mai
    supprimé à la demande du riverain 25 mai
    Les politocrates a la lanterne
    • Posté à 19h14 le 20/03/2009
    • Internaute 8994
      Les politocrates a la lanterne

    eh bien non il n’y a pas de vieille gauche relookée !
    Il ne peut y avoir que des personnes reconditionnées au botox ou à la silicone, a droite comme a gauche.
    L’apparence la plus trompeuse acquiert le pouvoir (supportée par Hulot et compagnie)
    L’écologie n’est pas une politique a elle seule, elle fait partie de la politique, la politique de progrès.
    Ici aussi l’hydre au discours enjôleur l’utilise à ses fins (...Borloo et consorts ... blablabla : grenelle de l’environnement !)
    Une seule chose trahit la sagesse, la liberté, l’égalité, la fraternité, c’est le pouvoir de l’argent.
    C’est ce qui réunit la droite et par là, la rend plus forte devant une gauche désarçonnée par la multitude d’idées qui germent dans tous ses courants.

  • didja
    didja
    out of nowhere
    • Posté à 19h34 le 20/03/2009
    • Internaute 59575
      out of nowhere

    Mais entre pas beaucoup d’écolos et beaucoup de « écolos-féministes-solidaires-humanistes-européens-de-la-vraie-gauche-rassemblée », je préfère le second choix...

  • claudeXX
    claudeXX
    Optimiste
    • Posté à 02h55 le 21/03/2009
    • Internaute 73673
      Optimiste

    Les verts avec le groupe des verts européens c’est la même chose que le PS avec le groupe socialiste au parlement européen. Entre les paroles populistes et les faits (des prises de positions à l’adhésion totale au Traité de Lisbonne et par voie de fait au modèle Capitaliste, même si l’on prétend refonder un nouveau productivisme, ah la sémantique, pour bien entuber y’a rien de mieux).

    Ils ont fait un choix, celui de dire que l’écologie était indépendante du système capitaliste, et c’est bien beau de venir nous raconter des sornettes, mais les actes sont là, ainsi que les textes de chacun de ces deux partis. Ce sont les témoignages objectifs de leurs politiques.

    Et c’est facile de dire que l’on se présente pour un projet politique alors que pendant les meetings d’Europe-Ecologie, le fond était pitoyable d’un point de vue écologique, tout ce qui les intéressait était de faire 10-15-20% voire plus. Bien loin des analyses de la Fédération ou même du Parti de Gauche qui, même s’il est jeune, a déjà de bonnes analyses et propositions face à l’urgence sociale, énonomique et écologique (et très cohérentes grâce à l’expertise des anciens d’utopia par exemple).

    En parlant de ce dernier, si l’écologie était un complément, il ne l’aurait pas placée au cœur de son élaboration programmatique et n’aurait pas organisé comme premier forum, celui de la « plannification écologique »…

    Et oui, je lis et les faits parlent d’eux même, la seule façon de répondre à la crise écologique, c’est de rompre avec le système capitaliste, et ça le Parti de Gauche et d’autres composantes (sans doute futures pour certaines) du front de gauche l’ont bien comprises :

    « on ne réglera pas la crise écologique par un surcroît de capitalisme, quand bien même il se décrèterait “ vert ”. Pour le Parti de gauche, la lutte écologique s’inscrit nécessairement dans une perspective de dépassement du capitalisme. Elle ne peut se concevoir dans une logique apolitique n’en déplaise aux environnementalistes ou à la liste Europe écologie, qui avec Cohn Bendit à sa tête, va tenter de nous faire croire que l’Europe du Traité de Lisbonne est compatible avec l’écologie.

    Mais elle suppose également de remettre en cause le productivisme et le dogme de la croissance comme indicateur de richesse pertinent. Car même orientée vers la satisfaction des besoins sociaux, toute croissance économique n’est pas acceptable, tant qu’elle n’est pas neutre d’un point de vue écologique. Dès lors, la croissance du PIB, ou son image inversée, la décroissance, ne peuvent pas être des objectifs en soi.

    Nous devons engager une modification profonde de notre système productif : la réduction de l’importance des secteurs les plus polluants ou consommateurs de ressources devra être programmée, et l’émergence, ou l’affirmation, de nouveaux secteurs permettant de répondre aux besoins non satisfaits devra être soutenue et encouragée, dès lors qu’elle sera compatible avec l’impératif écologique.

    Dès lors, nous proposons de réorienter notre modèle de développement, vers un “ alterdéveloppement ”, qui remette l’intérêt général au premier plan. Ce nouveau modèle est à construire, de manière démocratique, à partir de la situation économique actuelle, en planifiant sa mise en place dans le temps.

    Pour définir ces nouveaux objectifs, nous proposons la planification écologique. Qu’est-ce que la planification ? C’est tout simplement le processus démocratique, qui nous permet de définir collectivement des objectifs à atteindre et qui permet d’en organiser la mise en œuvre sur le long terme. La planification, c’est le moyen démocratique de gérer la transition entre le système capitaliste actuel et l’alterdéveloppement que visons. Il paraît que le terme peut faire peur. Mais qu’avons-nous d’autre comme solution pour régler la crise écologique et gérer le long terme ? La main invisible du marché ? On a vu qu’elle nous conduisait tout droit dans le mur. La navigation à vue ? Ce n’est pas sérieux. Donc, il nous faut planifier : faire un état sérieux de la situation, identifier les objectifs que nous voulons atteindre, mettre en place les programmes pour y arriver et les indicateurs pour les évaluer.

    Pour cela, nous avons commencé à identifier des indicateurs alternatifs ou complémentaires au PIB : l’IDH, l’empreinte écologique, le BIPE 40, ou encore l’IPH.

    Nous avons également identifié les secteurs prioritaires.[…] »

    Je cite une partie d’un discours du congrès du parti de gauche, parce que tout le monde ne sait pas forcément ses positions en matière d’écologie et qu’il est important de le préciser mais les analyses d’alterekolo par exemple vont aussi dans ce sens.

    Le choix fait par les verts me parait totalement incompatible avec leur présence dans un front de ’gauche’, ils ont choisi leur camp… malheureusement en trompant les citoyens sur le fond grâce à la forme et c’est triste comparativement à la crise écologique à laquelle nous somme confrontés (lire les dernière évaluations du GIEC).

    Lisez, faites-vous votre avis.

    Lien

    Lien

    Lien

    Lien

    • Counch
      Counch répond à claudeXX
      Citoyen en résistance en (...)
      • Posté à 11h16 le 21/03/2009
      • Internaute 23248
        Citoyen en résistance en (...)

      Corinne et Franck ...Sortez de ce corps...

  • Counch
    Counch
    Citoyen en résistance en (...)
    • Posté à 11h12 le 21/03/2009
    • Internaute 23248
      Citoyen en résistance en (...)

    Mais non madame Duflot, l’écologie au sein du Front de Gauche n’est pas une question subsidiaire, c’est une question centrale. Un axe de société autour duquel vous faites tourner le reste....Le social, l’échange, et l’émancipation.
    Les hommes sont bien différents et lorsque vous voulez rassembler pour gagner (j’ai bien dit gagner...) vous devez acceper tous les courants anti-capitalistes avec leurs passés différents...On ne refait pas le monde en un jour et en un claquement de doigt. La question n’est pas. L’ECOLOGIE AVANT TOUT mais plutôt. L’ECOLOGIE REGIE TOUT LE RESTE ALORS QUE FAIT-ON DU RESTE.

  • jcmig
    • Posté à 19h11 le 21/03/2009
    • Internaute 38725

    Pas d’accord avec Mme Duflot. Pour dire cela c’est qu’elle n’a pas lu, ni écouté le discours sur l’écologie du parti de gauche

  • charpie
    charpie
    Ici ou là
    • Posté à 01h58 le 22/03/2009
    • Internaute 73743
      Ici ou là

    Bon dieu, mais Rue89 est rempli de militants du PdG. Ce parti qui se veut trosko-communisto-laïco-républico-écolo-socialo-nimportquoïste tout en vantant sa cohérence idéologique.

    Ce parti construit autour de Mélenchon qui certifiait que le gouvernement Jospin « comme le gouvernement le plus à gauche d’europe ».

    Ce parti construit comme roue de secours d’un PCF déconsidéré, et qui le soir venu se vendra sans rancune au PS.

    Ce parti qui s’est battit sur une scission pour faire la nique au NPA, mais qui souhaite après l’union de toutes les gauches....

    Ce parti dont les militants préférent anoner Lisbonne, Lisbonne, Lisbonne, plutot que de proposer une alternative et un plan B à l’union.

    • Hare_emi-p
      Hare_emi-p répond à charpie
       ?
      • Posté à 14h22 le 22/03/2009
      • Internaute 47661
         ?

      Je ne répondrai qu’à la dernière attaque tant les autres sont ubuesques.

      Le plan C (et non B) après les différents référendums en Europe, est connu de tous ceux qui ont participé à la campagne pour le NON au TCE en 2005. Il s’appelle Constituante :

      1. élection d’une assemblée Constituante, indépendante des pouvoirs en place, par les européens et après création d’un espace publique de débat dans la société européenne
      2. élaboration d’un projet de Constitution par la Constituante en respectant une procédure publique et contradictoire
      3. référendum dans chaque pays impliqué sur cette Constitution
      4. validation par le peuple des révisions constitutionnelles

      Et ce plan est dans la tête des militants du PG, ça va de soi (du moins pour la majorité qui a mené la bataille du NON, c’est peut-être moins vrai pour l’instant concernant les plus « jeunes ») et prétendre le contraire c’est être de mauvaise foi (désolé pour l’expression).
      Car adhérer au PG (et à son projet donc) suppose à propos de la question européenne : d’une part que l’on pense qu’une autre Europe est possible, d’autre part que l’on connaisse et soit en accord avec les stratégies à mettre en œuvre pour y arriver.

      Wittgenstein, Tractatus logico-philosophicus :

      « 3.02 - La pensée contient la possibilité des situations qu’elle pense. Ce qui est pensable est aussi possible. »

      • charpie
        charpie répond à Hare_emi-p
        Ici ou là
        • Posté à 20h01 le 22/03/2009
        • Internaute 73743
          Ici ou là

        j’attend avec impatience les italiens qui ont élus Berlusconi, les travaillistes anglais qui soutiennent Blair/Brown, les Allemands qui votent CDU et les habitants des ex pays de l’Est qui détestent tout ce qui ressemble de près ou de loin à un communiste, soutenir le même projet que votre « non de gauche ».
        Mélenchon et les cocos sont des nationalistes. Ils refuseront toujorus tout pays européens et non jamais soutenu la construction européenne, préférant annoncer un illusoire autre monde.

    • game over
      game over répond à charpie
      travailleur indépendant / (...)
      • Posté à 14h27 le 22/03/2009
      • Internaute 70749
        travailleur indépendant / (...)

      Merci Charpie pour votre intervention. C’est bien de replacer le PG dans son contexte idéologique et sa réalité politique. On verra effectivement avec qui il s’alliera dès les prochaines régionales.

      Un complément concernant se qui distingue l’écologie politique de la « vieille » gauche : l’écologie politique est un projet fédéral souhaitant un pouvoir au plus près des citoyens et se distingue en cela du jacobisnisme obsolète défendu par le parti de gauche et autres partis de la gauche traditionnelle.

      De plus, le PG revendique dans son manifeste une augmentation du SMIC, des salaires qui s’accommode mal avec une logique de décroissance.

      Décroître signifie déjà moins consommer. On peut aussi par exemple tabler sur une diminution des charges pesant sur les ménages en tirant les territoires vers une production énergétique propre et renouvelable. On peut encadrer les loyers, le foncier, les prix alimentaires. Une diminution de ces charges vaut largement une augmentation des revenus pour faire face aux besoins des ménages, particulièrement dans la situation actuelle de surendettement.

      Enfin, les débats que j’ai pu lire sur les sites du PG sur le féminisme sont lamentables de machisme. Un parti qui se demande encore ce que peut leur apporter les femmes et la parité a bien du retard. Pour mémoire chez les Verts la parité est statutaire. Ils ont été les premiers à mettre en place des pratiques en interne favorisant le militantisme des femmes (« tourniquet », « fermeture éclair »). La première présidente de région a été une élue verte - et non Ségolène Royal.

      Développer une pensée collective, porteuse d’un projet de société et dénuée des dogmes anciens est à coup sûr une priorité. Elle ne se fera pas en tirant à vue comme l’ont fait les militants du PG à travers nombres de commentaires. S’ils souhaitent l’union des forces, qu’ils adoptent un comportement et un vocabulaire conformes à la volonté et la nécessité d’ouverture qu’ils affichent.