Pourquoi l'Europe a besoin d'une gauche forte

La crise économique est au cœur de l'Europe. Brutalement, c'est tout un système qui a implosé, ce capitalisme financier livré à lui-même et fondé sur la recherche massive et immédiate du profit. Pour des millions d'Européens, confrontés au chômage et à la précarité, l'impact social est terrible. Dans ce contexte si tourmenté, disons-le nettement : l'Europe n'a pas été à la hauteur. Ni sur le plan social et économique, ni dans l'affirmation de ses propres valeurs.

Au cours des cinq années précédentes, c'est un fait, aucun acte significatif n'a été posé, qui aurait armé l'Europe face à la récession actuelle. Historiquement, pourtant, sous l'impulsion de Jacques Delors, s'étaient concrétisées des synergies aussi considérables que la solidarité entre régions européennes, les programmes Erasmus ou la mise en place des comités d'entreprises européens. Mais là, rien, panne absolue du modèle social européen !

Résultat : nul plan de relance concerté, nul dispositif pour soutenir, par exemple, le secteur automobile européen et le réorienter vers la voiture de demain. Et les pays de l'Est ? Certains, au bord de la faillite, se tournent aujourd'hui vers le FMI, car l'Union européenne n'a jamais porté cette volonté politique de tisser avec eux les liens stratégiques pourtant indispensables. Toujours en manque d'un ministre des Affaires étrangères, l'Europe peine d'ailleurs à faire entendre sa voix sur la scène mondiale.

Faire face à la résurgence des réflexes nationalistes

Dans ces conditions, comment prétendre peser sur les futures réformes à l'échelle planétaire ? De cette crise profonde peuvent d'ailleurs jaillir les dérives et les conflits les plus redoutables. Gramsci a décrit les dangers de toute transition historique : « Le vieux monde se meurt, le monde nouveau tarde à paraître et dans ce clair-obscur, les monstres surgissent. »

Oui, l'époque est menaçante. Face à la tentation du repli, à la résurgence des réflexes nationalistes, il faut donc que l'Europe retrouve les voies d'une ambition collective qui a nourri sa dynamique. Le monde a besoin d'une Europe influente, inventive et audacieuse, donc d'une Europe unie.

Dans cette perspective, à qui faire confiance ? A la droite européenne ? Celle-ci dirige la plupart des Etats membres, préside la Commission européenne et détient la majorité au Parlement. Pourtant, tout au long de cette législature, elle s'est contentée de défendre une conception étriquée de l'Europe : une zone de libre échange, un point c'est tout.

Dès lors, au moment où le capitalisme spéculatif vole en éclats, nul ne doit s'étonner de voir notre continent manquer à la fois de cohérence et d'arguments, d'autant que par dogmatisme, les conservateurs européens n'ont pas poussé l'audace jusqu'à faire bouger le carcan d'un budget limité à 1% du PIB de l'Union.

Tels sont les faits, et la sémantique n'y peut rien : ceux qui, aujourd'hui, prétendent « refonder le capitalisme » se sont toujours inscrits dans la logique mécanique d'un système qui a failli. Y compris sur le plan philosophique. Car les mêmes qui évoquent en France une hypothétique « politique de civilisation » cautionnent les tests ADN pour les étrangers. Et au Parlement européen, ils soutiennent une directive autorisant le maintien des immigrés pendant dix-huit mois, dans les centres de rétention. Ce n'est pas cela l'Europe.

Le sentiment pesant d'une grosse machine bureaucratique

L'Europe procède des Lumières, elle est de toutes les couleurs et de toutes les religions. Elle ne se réduit à aucun culte, à aucune langue. Elle est, par nature, universalisme. Quand le désespoir des ouvriers anglais de Lindsey les rassemble autour d'un mot d'ordre aux relents xénophobes (« des emplois britanniques pour les travailleurs britanniques »), c'est bien l'identité même de l'Europe qui est abîmée.

L'enjeu du 7 juin, date du prochain scrutin européen, est donc immense. Renouer avec les fils si féconds d'une construction singulière. Le vœu des Pères fondateurs s'est réalisé et notre continent a connu un demi-siècle de paix. L'Union européenne est un espace démocratique qui n'a pas d'équivalent dans le monde.

Pourtant, on le voit, l'aventure s'est grippée. Plus d'horizon, plus de souffle. Juste le sentiment pesant d'une grosse machine bureaucratique, produisant des textes modérément utiles, voire franchement contre-productifs. Dessein enthousiasmant à l'origine, l'Europe serait-elle condamnée à devenir le symbole d'une technocratie froide et déconnectée du peuple ?

C'est la gauche qui, depuis l'origine, affirme les principes de régulation et de contrat social, défend les services publics et souligne la modernité du rôle de l'Etat. La réalité donne aujourd'hui crédit aux valeurs fondatrices de la social-démocratie. Mais la suite est plus exigeante. Les progressistes européens abordent cette campagne autour d'un projet commun, le « Manifesto ». Belle avancée, même si elle appelle d'autres étapes. Car leur unité doit être à la mesure des attentes de nos concitoyens.

Construire la première puissance social-écologique dans la mondialisation

Oui, nous devons donner à l'Europe des outils qui demeurent inopérants à l'échelle de chaque Etat, à commencer par une gouvernance économique centrée en particulier sur l'emploi. Il faudra aussi muscler la législation européenne sur les droits et la représentation des salariés, notamment face aux effets du dumping social. Un grand emprunt de 100 milliards d'euros permettrait de financer les investissements stratégiques, dans les secteurs de la protection sociale, des transports, du bâtiment et de l'énergie.

L'Europe peut être également une force d'impulsion pour l'éducation, la formation des salariés, ainsi que la recherche et développement : plus que jamais, il faut soutenir le savoir faire et la capacité d'innovation de nos entreprises. En cohérence avec cet impératif, la gauche européenne doit affirmer sa volonté de construire la première puissance social-écologique dans la mondialisation.

La croissance de demain ne sera pas fondée sur la consommation aveugle d'énergies en voie d'épuisement ni sur la spéculation, mais sur la production réelle de richesses durables, à forte valeur ajoutée et partagées. Quand, en 2004, au Parlement européen, la droite (dont des élus UDF qui siègent aujourd'hui au MoDem) refuse de confier à la Banque centrale l'objectif stratégique d'une croissance durable, c'est bien l'illustration d'une lecture erronée du temps présent.

Le 7 juin, il faudra donc choisir. Entre les deux seules familles politiques porteuses, au niveau de chaque pays membre, d'un projet à vocation majoritaire pour l'Europe. D'un côté, les conservateurs, de l'autre les sociaux-démocrates, qui représentent l'unique force d'alternance de ce scrutin, à distinguer d'autres partis, impuissants politiquement hors d'un processus de coalition à l'échelle de toute l'Europe.

Trente ans après les premières élections européennes au suffrage universel, ce futur scrutin revêt une dimension fondatrice. Seule une dynamique progressiste pourra doter l'Assemblée européenne d'un mandat de gauche, ancré dans son époque. Ce message, qui est aussi une promesse ambitieuse, nous devons le porter avec force, le dédiant à l'avenir de 482 millions d'Européens.

351 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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comédien | 02H29 | 18/03/2009 | Permalien

L'Europe est en panne d'idée parce que l'idée directrice de son existence ; un bloc démocratique face aux Soviets ; n'a plus de raison d'être. Le pire c'est que peu s'en rendent compte.

L'Europe voulait affirmer « on est pas comme eux » et désormais, à defaut de ça, elle est bien en peine de savoir même ce qu'elle est. Nous sommes devenus le plus puissant syndicat patronal au monde. Effectivement, je doute que le monde de demain ai grand besoin de ça.
En attendant on vote des normes pour changer les ascenseurs, les installations électriques, les automobiles…la consommation régulée, ou imposée, par la loi, ça doit être le paroxysme du capitalisme cynique.

Quant à la gauche européenne, ne fût-elle pas au pouvoir un peu partout lorsque Jospin ratissait le traité de Nice, qui, nous dit-on, est dix fois pire que le TCE ?

La notion de gauche européenne est quand même vague, à côté de Blair, Brown ou Schröder, Martine Aubry doit apparaître comme un petit Komsomol. Ce qui n'est pas très rassurant, attendu que ça se passe dans un pays ou deux béotiens sur trois ne voient guère la différence entre gauche et droite, à l'échelle européenne, ça promet.

L'Europe a surtout besoin d'un mouvement social fort, en période de crise, ça paraîtrait pas aberrant d'harmoniser un jour de grève continental…
Mais non, là encore on préfère se compter chacun dans nos pays, crier contre la pêche au thon des uns et la PAC des autres (quand on sait que c'est Queen Elisabeth II and Albert from Monaco qui touchent le plus de subs de la PAC, c'est à se tordre. Le bobsleigueur bronzé je ne sais, mais la Reine, Dieu l'a sauvée)

Bref, cher Bertrand, je pense que sans mouvement social fort, la gauche européenne sera de droite avant d'être forte.
Cela dit, espérer et attendre sont un seul et même verbe chez nos frères espagnols.

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nc | 04H28 | 18/03/2009 | Permalien

« L'Europe est en panne d'idée parce que l'idée directrice de son existence ; un bloc démocratique face aux Soviets ; n'a plus de raison d'être. »

Désolé, l'Europe ne s'est jamais définie contre, ou par rapport, à son extérieur. Elle s'est toujours définie par rapport à elle-même.

Pas le moral… HULK, les 6 pays fondateurs de la Communauté européenne…

qui sont aujourd'hui au bord de la ruine, endettés pour de nombreuses générations et dévastés par les eurocrates et leurs « gouvernants-relais » nationaux, en France les socialogaullistes.

L'Allemagne, la Belgique, la France, la Hollande, l'Italie et le Luxembourg avaient conclu le Traité de Rome pour construire entre eux une paix durable dans la prospérité commune.

Que reste-t-il de cette illusion ?

Un champ de ruines : 6 pays dévastés !

➢ L'agriculture qui était leur richesse naturelle a été dévoyée vers une exploitation productiviste qui a ruiné les sols, défiguré les paysages, pollué la terre et l'eau et tué les familles paysannes.
➢ L'industrie fruit de leur richesse intellectuelle et de la créativité de leurs ingénieurs a été démolie, sciemment et délibérément, par la généralisation de la sous-traitance et par suite des délocalisations, conséquences de la création et de la généralisation de la TVA.
➢ Les services eux-mêmes sont soumis à cette politique européenne mondialiste calamiteuse et sont brisés pour être délocalisés.
➢ Leurs cultures mêmes, autrefois riches et rayonnantes, ont été laminées, broyées par l'invasion anglo-saxonne.
➢ Les 6 gouvernements de ces 6 pays survivent grâce à un endettement toujours plus abyssal pour toujours moins d'efficacité…
➢ Les 6 peuples sont totalement avachis, transformés en assistés de la puissance publique… totalitaire.

Où sont les avantages d'une telle Communauté européenne ?

• Le marché commun, protégé et prospère ?
• La préférence communautaire ?

Évaporés !

o Un marché ouvert à tous vents.
o Des frontières abaissées.
o Une agriculture au bord de l'effondrement.
o Une industrie exsangue, à genoux.
o Des services en voie de rétrécissement.
o Une économie communautaire déboussolée et affaissée.

Mais aussi, et pour longtemps :
o des paysages ravagés,
o l'air, l'eau et la terre pollués,
o la mer aussi à l'agonie.

Et les peuples : allemand, belge, français, hollandais, italien et même luxembourgeois ?

o Avachis.
o Ruinés par l'euro.
o Écrasés par les impôts.
o Envahis par la misère du monde.

Non ! cette Union européenne ne leur a pas apporté ce que les politiciens, de la pseudo-gauche et de la fausse-droite unanimes, leur avaient promis.
Cette Union européenne les mènent « droit dans le mûr », à la misère.
Cette Union européenne nivelle au plus bas, détruit les pays, démolit les peuples.

• Les Français et les Hollandais, fondateurs épuisés, et les Irlandais, certes plus récemment venus mais déjà lassés, ont pourtant rejeté cette Union funeste, construite contre les peuples, sur le « modèle soviétique ».

➢ Mais les eurocrates, les « centres d'influence » du « fric apatride et mondialiste » qui les corrompent et leurs relais nationaux se moquent bien de ce refus des peuples.
➢ Ils continuent leur œuvre perverse de démolition jusqu'à l'épuisement, l'effondrement, l'implosion… sur ce même « modèle soviétique ».

Les germes de révolte populaire sont bien là !
Que donnera l'explosion quand elle se produira ? Les larmes et probablement le sang…

• Que chacun se ressaisisse vite, avant le drame !
• Que chacun des 6 peuples balaie d'urgence devant sa porte, fasse le ménage chez lui.
• Que les Françaises et Français chassent les socialo-gaullistes du pouvoir.
• Et une autre Europe pourra naître : une Europe des peuples relevés, revigorés, une Europe des patries unies, dynamiques et prospères !

Lueur d'espoir… depuis les NON de mai et juin 2005 et Juin 2008 !

Portrait de nono le simplet

De nono le simplet

dilétante adèle | 04H16 | 18/03/2009 | Permalien

Même si je suis loin d'être un fan du PS , merci à Bertrand de venir s'exprimer dans la rue .

L'Europe sera sociale ou ne sera pas et il ne faut pas compter sur la droite conservatrice pour la faire avancer .
C'est avec ces clés qui faudra voter le 7 juin .
Je voterai certainement socialiste ce jour là ou PG même si mon envie est de ne pas voter , mais ne pas voter serait un beau cadeau fait à la droite et je n'ai pas envie de leur en faire en ce moment !

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nc | 04H25 | 18/03/2009 | Permalien

« mais ne pas voter serait un beau cadeau fait à la droite »

Je vous le confirme : moi, j'irai voter, comme toujours, et ce sera pour la liste UMP de mon coin. C'est de loin la meilleure solution pour faire progresser l'Europe dans le bon sens, celui de la défense des intérêts économiques et civilisationnels des européens.

Portrait de nono le simplet

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dilétante adèle | 05H22 | 18/03/2009 | Permalien

chacun voit midi à sa porte .
la mienne est grande ouverte et n'a pas de serrure 3 points ni de grilles et la civilisation que je revendique est celle de l'homme sans distinction de couleur de peau !

Portrait de papy38

De papy38

retraité | 08H03 | 18/03/2009 | Permalien

Est-ce grave docteur ?
Ne vas-tu pas au-delà de tes forces ?
C'est un truc à ne pas débander… et ça peut provoquer des maladies du cervelet, l'écervelé(e).
Surtout que tu risques au détour de tes idées de te faire défoncer le fion… Virtuellement, je l'avoue, j'ai souvent eu l'impression de me le faire mettre, politiquement, socialement, j'entends.
Comme toi, moi aussi, je suis malade, mais je me soigne.

Portrait de dodu

à nono le simplet Portrait de nono le simplet De dodu

Ménagère surdiplomée | 10H52 | 18/03/2009 | Permalien

Elégant revers dans les dents du gros …si vous n'existiez pas il faudrait vous inventer

Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2

à nono le simplet Portrait de nono le simplet De Utilisateur désinscrit à sa demande 2

nc | 17H34 | 18/03/2009 | Permalien

Quel rapport ?

Portrait de Numerosix

à Utilisateur désinscrit à sa demande 2 Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2 De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 18H00 | 18/03/2009 | Permalien

Y répondait au cinglé qui insulte Pierre Haski à longueur de post qui a été supprimé .

Portrait de Yvon le Zébulon

à nono le simplet Portrait de nono le simplet De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 07H52 | 18/03/2009 | Permalien

Je mets quiconque au défi de trouver quelque chose de social (loi ou dispositions quelconque) qui aurait été le fruit de la droite…

RIEN…
Et si on n'y prend garde, même les congés annuels sont menacés !

Portrait de nono le simplet

à Yvon le Zébulon Portrait de Yvon le Zébulon De nono le simplet

dilétante adèle | 08H04 | 18/03/2009 | Permalien

ah bé si , les chomeurs sont en congés à durée indéterminée et non rémunérés , c'est pas du social ça ?

La pilule, l'avortement, les heures sup, le sauvetage des retraites, le RSA, le droit de vote à 18 ans, etc, etc…

Portrait de 98euro

à Utilisateur désinscrit à sa demande 2 Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2 De 98euro

technicien | 16H04 | 20/03/2009 | Permalien

c'est pas faux, mr hulk.

Mais pourquoi ? parce que dans ce système ou une poignée d'acteurs joue cette farce démocatique devant un parterre médusé de spectateurs (les électeurs) il faut bien feindre l'affrontement.

L'affrontement réel amène à un statu quo dans lequel on ne peut plus rien décider.

La seule solution : que la droite fasse passer les lois progressistes et la gauche les lois réactionnaires.

Comme la gauche ose moins jouer ce jeux, elle est moins souvent au pouvoir.

Autre exemple : Beyrou et Royal évoquaient une diminution du pouvoir présidentiel, un développement des contre-pouvoir ou des contrôles du pouvoir.

Et bien c'est Sarko qui s'y est attelé ! à sa façon bien sûr. Après lui, le président n'aura plus jamais le prestige qu'il avait avant.

Moins de prestige doit conduire logiquement à moins de pouvoir.

On dira : « Président ? Sarko l'a été alors… »

Portrait de tipoux

De tipoux

écocitoyen | 04H45 | 18/03/2009 | Permalien

Mr delanoé doute de rien ,capitalisme spéculatif ? comité d'entreprise européen ? europe progressiste ?
et lui il se trouve ou ? votant un traité appelant à résister contre le capitalisme sauvage, on en rit plus dans les foyers de licenciés.

le peuple n'a pas le droit de débattre et de voter pour ou contre un traité européén (pas mure ? pas assez intelligent ? )
Non il l'a trés bien compris .
les socialistes majoritairement ont poussé au vote OUI et aprés avec sarkosy au vérouillage démocratique de l'europe merci .
merci aussi à Mr Jospin et CIE.

les socialistes actuels ce ne sont pas des lumières
et en c'est temps de climat social tendu
que l'élite socialiste se méfie ,la base des électeurs de Gauche filent doucement ,mais surement ailleurs , car trompé par elle.

Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2

à tipoux Portrait de tipoux De Utilisateur désinscrit à sa demande 2

nc | 04H51 | 18/03/2009 | Permalien

En effet, le référendum, c'est un déni de démocratie.

C'est long à expliquer, ça mériterait un fil dédié. Mais c'est vrai…

« C'est long à expliquer, ça mériterait un fil dédié. »

Problème est qu'une seule de vos phrases est déjà un sac de noeuds.

Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2

à léo solo Portrait de léo solo De Utilisateur désinscrit à sa demande 2

nc | 17H30 | 18/03/2009 | Permalien

Il vaut mieux un sac de noeuds qu'une tête de noeud !

surtout quand elle porte chapeau

chapeau chapeau
pas de chapeau
jamais de repos

après la fête à Neuneu
la tête à neuneu

Portrait de 98euro

à Utilisateur désinscrit à sa demande 2 Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2 De 98euro

technicien | 16H24 | 20/03/2009 | Permalien

ça vous dérange pas si je tente un truc ?

Dans notre système représentatif le peuple des électeurs est sensé être éclairé.

Car la démocratie repose sur l'idée qu'il y a plus de sagesse dans le plus grand nombre que dans une poignée d'individus.

La démocratie représentative est une application pragmatique. A condition qu'elle soit un moyen et pas un but. Pour être un simple moyen, il faut qu'il y ait la participation des électeurs à la réflexion afin qu'ils deviennent éclairés.

Notre système a dérivé car il s'est passé de la participation. Ainsi plus de deux cents ans plus tard, la conscience politique des individus n'a pas dutout progressé.

Le vote représentatif signifie aujourd'hui l'incapacité de l'électeur à réfléchir. Nous élisons des spécialistes pour s'occuper d'une chose à laquelle nous ne comprenons rien : la vie en société.
Nous sommes en fait devenus de simples clients.

Le référendum, c'est se passer de ces spécialistes comme si nous en étions capables. Comme si ces deux siècles d'infantilisation n'avaient pas existé.

Notre démocratie est infantilisante. Vouloir le référendum c'est nier la nature de notre démocratie. C'est un dénie.

Qu'est-ce qu'il pense Mr Hulk ?

Portrait de peut-être

De peut-être

06H26 | 18/03/2009 | Permalien

De l'UMP au PS, de l'UDF aux Verts, tous ensemble, tous ensemble contre le dumping social ! Llibre concurrence, les « oui-ouistes » se mobilisent fiévreusement pour réparer la boulette Bolkestein. La directive de l'ex-commissaire européen au marché intérieur prévoyait d'« harmoniser » au ras du sol les pratiques des industriels du service en prônant le principe dit du « pays d'origine » : un patron tchèque ou chypriote pourrait croître et prospérer dans le pays de son choix selon les normes sociales en vigueur dans son pays d'origine. Adoptée à l'unanimité des États membres, cette prime au massacre salarial n'avait qu'un seul défaut : elle tombait pile au moment où il s'agissait de convaincre l'opinion que « l'Europe sociale » (rires) sortirait gonflée à bloc du traité constitutionnel de Giscard. Devant la désastreuse contre-publicité de la directive Bolkestein, on se hâta de remiser la copie en jurant que tout ça, pouf-pouf, n'était qu'un malheureux malentendu.

2009 le maire de paris et le sens du vent
bonne journée

Portrait de CALIGULA

De CALIGULA

travailleur non gréviste | 06H33 | 18/03/2009 | Permalien

A la lecture de ce texte , on voit que Delanoé a une vision européenne. Mais gogolène et les milliards de Bergé le détruisent ; dommage !

Portrait de liberationdelevangilepopulaire

De liberationdelevangilepopulaire

sans mandat du ciel ni de quiconque | 06H41 | 18/03/2009 | Permalien

L'Europe a juste simplement besoin de peuples comme celui de Grèce :

« où est l'amour ?
Où est la vérité ?
Nulle part ! »

Ramenons-les en plein Jour (de grève ? )…
http://anarchieevangelique.wordpress.com/

Portrait de bricedewemmel

De bricedewemmel

chomeur | 07H10 | 18/03/2009 | Permalien

Oui il y a des alternatives à notre système économique libéral sans pour autant tomber dans le communisme ou le social democratique.

voyez le lien qui suit, il propose une 15 aines de système différents. A lire et a méditer :
http://fr.ekopedia.org/%C3%89conomie_alternative

Portrait de 98euro

De 98euro

technicien | 07H23 | 18/03/2009 | Permalien

L'europe comme le monde entier a besoin d'une majorité silencieuse qui ne soit plus silencieuse.

Ainsi le problème de la gauche se règlera de lui-même.

Portrait de Le Yéti

De Le Yéti

yetiblog.org | 07H52 | 18/03/2009 | Permalien

REMEMBER VERSAILLES

Allons, allons, M. Delanoé, rappelez-vous, Versailles le 4 février 2008, la lâche et minable trahison de votre Parti socialiste sur le référendum rejeté, à votre grand dam, par une majorité de la population française.

C'est fini cela, M. Delanoé. Votre « famille porteuse » sociale-démocrate et sa bande de has-been hypocrites, vos grands mots lénifiants, votre Europe vendue aux lobbies, dont la seule préoccupation est de forcer l'acceptation des OGM et de dénaturer les labels bio, vous pouvez vous les garder !

Nous, nous allons essayer de nous émanciper. Sans vous. Et même, s'il le faut, contre vous.

Portrait de papy38

De papy38

retraité | 07H52 | 18/03/2009 | Permalien

Le parti socialiste incarné par Mr DELANOE est un parti social démocrate, et l'on pourrait lui attribuer le sobriquet de « gauche molle », coupé de ses racines historiques : le peuple. Et le PS est devenu une assez bonne machine électorale, malgré les tensions qui le traversent. Un parti dominé par ses élus et leurs ambitions.

Je ne méprise pas les femmes et les hommes qui le composent. Certain(e)s sont des politiques sincères. Je peux en parler puisque je l'ai quitté en novembre, pour vivre une autre aventure.
Mauvais sujet, j'avais voté non au traité constitutionnel européen, estimant qu'il fallait mettre en avant une « Europe sociale » (ce que M. Delanoé n'avait pas compris à l'époque).

Oui, il faut une gauche forte, mais pas forcément celle que le maire de Paris imagine, dominée par le Parti Socialiste, mais allant puiser sa force dans la sève de ce peuple jusqu'à présent soumis à l'injustice et aux licenciements et désireux de changer la donne. Pourquoi pas « Un Front de gauche » ? Moteur d'un renouvellement des idées et porteur de projets novateurs ? (modestement j'utilise le point d'interrogation).

Portrait de nono le simplet

à papy38 Portrait de papy38 De nono le simplet

dilétante adèle | 08H20 | 18/03/2009 | Permalien

comme disait l'autre qui n'était pas socialiste mais ça pourrait coller à quelques uns de ses leaders :
je suis prêt à mourir pour le peuple mais je ne suis pas prêt à vivre avec .
( le mot « » mourir « » devient bien-sûr une image poétique )

Portrait de Simonette

De Simonette

Enseignant dans l'Hérault | 08H13 | 18/03/2009 | Permalien

Geneviève Confort-Sabathé
Les élec­tions
euro­péen­nes, pré­vues le 7 juin pro­chain, à moins que la révo­lu­tion
inter­na­tio­na­liste ne vienne inter­rom­pre le pro­ces­sus, devraient
faire la preuve par huit (gran­des régions), que la démo­cra­tie ne sort
guère for­ti­fiée du scru­tin pro­por­tion­nel sur­tout quand les
lis­tes sont blo­quées.
Nous aurons l'occa­sion de reve­nir, ulté­rieu­re­ment, sur la
néces­sité du boy­cott des élec­tions euro­péen­nes. Nous nous
réfé­re­rons aux pro­pos tenus par cer­tains can­di­dats « case de tête
 », ou si vous pré­fé­rez « tête de liste » qui ont vili­pendé, avec
force argu­ments, et pen­dant des années, le rôle fan­to­ma­ti­que du
Par­le­ment euro­péen et le sys­tème opa­que et tota­li­taire orga­nisé
autour de la réga­lienne Com­mis­sion euro­péenne.
Ces can­di­dats, ardents défen­seurs du NON au Traité
cons­ti­tu­tion­nel euro­péen, sont aujourd'hui, les chan­tres durs des
idéo­lo­gies les plus archaï­ques de la gau­che radi­cale. Ils cou­rent
à la soupe euro­péenne aussi vite que le leur per­met la décence.

Avant de faire jus­tice à leurs nou­veaux pen­chants, j'aime­rais, chers
lec­teurs, vous inté­res­ser à la forme élec­to­rale choi­sie pour les
élec­tions euro­péen­nes : le scru­tin pro­por­tion­nel à un tour,
lis­tes blo­quées et seuil de repré­sen­ta­ti­vité fixé à 5%.

La forme élec­to­rale n'est jamais inno­cente, jamais choi­sie au
hasard. Elle légi­time les moyens tech­ni­ques mis en action pour
intro­duire les idées domi­nan­tes. Voter c'est se sou­met­tre à une
règle du jeu impo­sée.

Dans notre société de tra­ves­tis­se­ment, les idées sont empa­que­tées
dans des embal­la­ges luxueux et atti­rants. On ne les recon­naît qu'une
fois désha­billées. Il est rare de ren­con­trer une idée débraillée se
pro­me­nant, sans son code-barre, tant la pen­sée uni­que,
pro-capi­ta­liste, a péné­tré les esprits même les plus éclai­rés. En
éco­no­mie, l'allé­geance des uni­ver­si­tai­res à l'auto­rité de la
chose chif­frée en ait un exem­ple frap­pant. Dès que le chif­fre
paraît, il a force de loi, même s'il ne décrit rien que lui-même.

A priori, le scru­tin pro­por­tion­nel offre des garan­ties de meilleure
repré­sen­ta­ti­vité des opi­nions. Même si l'idéal serait une
pro­por­tion­nelle inté­grale, la forme choi­sie pour ces élec­tions
euro­péen­nes, peut séduire le démo­crate poin­tilleux d'autant plus que
le seuil de repré­sen­ta­ti­vité, fixé à 5%, auto­rise les peti­tes
for­ma­tions poli­ti­ques à un cer­tain opti­misme.

Mal­heu­reu­se­ment, il faut tem­pé­rer cet enthou­siasme citoyen car le
scru­tin choisi, ici, se fera sur lis­tes blo­quées avec une case de
tête (une tête de liste), dési­gnée par les par­tis poli­ti­ques. Ce
sys­tème impli­que que les can­di­dats sont élus dans l'ordre
d'appa­ri­tion dans la liste. On com­prend mieux l'impor­tance des choix
stra­té­gi­ques effec­tués par les gran­des for­ma­tions poli­ti­ques.
En défi­ni­tive, le scru­tin à la pro­por­tion­nelle n'est,
réel­le­ment, effi­cace que dans le cas des votes pré­fé­ren­tiels sinon
il orga­nise et légi­time le tota­li­ta­risme des par­tis poli­ti­ques.

Le vote pré­fé­ren­tiel per­met aux élec­teurs de don­ner leur avis sur
les can­di­dats de la liste, choi­sir leur ordre de pré­fé­rence,
pana­cher etc. Les élec­teurs ne votent pas que pour une liste mais pour
des per­son­nes, une ou plu­sieurs. La repré­sen­ta­tion, issue du vote
des citoyens, est sou­vent plus auda­cieuse que celle des par­tis. En
Bel­gi­que où la pro­por­tion­nelle à vote pré­fé­ren­tiel est la norme
pour les élec­tions muni­ci­pa­les, les élus appar­te­nant à la « 
mino­rité visi­ble » sont bien plus nom­breux qu'en France où les
par­tis pei­nent à renou­ve­ler leur per­son­nel poli­ti­que.

Don­ner aux élec­teurs le droit de rem­plir les cases de têtes et de
remet­tre de l'ordre dans les lis­tes empê­che­rait les poten­tats
locaux de cumu­ler les man­dats. L'aven­ture vécue par Mar­tine Aubry,
dans la région Cen­tre, en est un exem­ple fameux. Le pré­si­dent de
con­seil régio­nal vou­lait être tête de liste de la région
Mas­sif-cen­tral-Cen­tre, mais la direc­tion du PS a dési­gné un pro­che
de Fabius, le para­chuté est en posi­tion déli­cate. Il béné­fi­ciera,
sans doute, d'une prime de non-cumu­lard, mais il part avec un
han­di­cap cer­tain dans trois dépar­te­ments au moins.

De sur­croît, le prin­cipe de la liste blo­quée con­fère à la case de
tête un pres­tige et une pré­do­mi­nance qui ne cadre guère avec les
exi­gen­ces de la démo­cra­tie. Il ne sert à rien de se plain­dre de
l'omni­pré­sence de quel­ques têtes d'affi­che si le scru­tin accen­tue
cette dérive. Le NPA a intro­duit, dans ses nou­veaux sta­tuts, le
prin­cipe d'une plate-forme de porte-parole inter­chan­gea­bles pour
évi­ter la pro­fes­sion­na­li­sa­tion de l'enga­ge­ment poli­ti­que mais
le prin­cipe de la case de tête, lui, n'est pas résolu.

On assiste même à des con­tor­sions anti­dé­mo­cra­ti­ques dans
cer­tains par­tis (le PG par exem­ple) pour dési­gner des can­di­dats
char­gés de faire de la figu­ra­tion. Dans ces cas, le parti choi­sit,
bien sûr, les per­son­na­li­tés les plus fades et sur­tout les plus
obéis­san­tes.

Si, après ça, vous avez encore envie de voter, pour ces élec­tions, je
vous donne ren­dez-vous, la semaine pro­chaine, pour étu­dier, les
con­sé­quen­ces d'une par­ti­ci­pa­tion active à cette mas­ca­rade
tris­te­ment risi­ble.

Portrait de bricedewemmel

à Simonette Portrait de Simonette De bricedewemmel

chomeur | 08H38 | 18/03/2009 | Permalien

je confirme en Belgique on peux voter en bas de liste,
cela permet de contrer un petit peu les beau parleurs en tête de liste tout en vote pour le partis qu'on veut.
Mais nous avons actuellement un premiers ministre commis d'office pour lequel personne n'a voté suite aux problèmes survenus.
La démocratie n'est jamais sauve ! Et si on ne se présente pas aux urnes on risque une amende, en Belgique le vote n'est pas un droit mais une obligation (vive la liber*@« # lol )

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