
Pourquoi l'Europe a besoin d'une gauche forte
La crise économique est au cœur de l'Europe. Brutalement, c'est tout un système qui a implosé, ce capitalisme financier livré à lui-même et fondé sur la recherche massive et immédiate du profit. Pour des millions d'Européens, confrontés au chômage et à la précarité, l'impact social est terrible. Dans ce contexte si tourmenté, disons-le nettement : l'Europe n'a pas été à la hauteur. Ni sur le plan social et économique, ni dans l'affirmation de ses propres valeurs.
Au cours des cinq années précédentes, c'est un fait, aucun acte significatif n'a été posé, qui aurait armé l'Europe face à la récession actuelle. Historiquement, pourtant, sous l'impulsion de Jacques Delors, s'étaient concrétisées des synergies aussi considérables que la solidarité entre régions européennes, les programmes Erasmus ou la mise en place des comités d'entreprises européens. Mais là, rien, panne absolue du modèle social européen !
Résultat : nul plan de relance concerté, nul dispositif pour soutenir, par exemple, le secteur automobile européen et le réorienter vers la voiture de demain. Et les pays de l'Est ? Certains, au bord de la faillite, se tournent aujourd'hui vers le FMI, car l'Union européenne n'a jamais porté cette volonté politique de tisser avec eux les liens stratégiques pourtant indispensables. Toujours en manque d'un ministre des Affaires étrangères, l'Europe peine d'ailleurs à faire entendre sa voix sur la scène mondiale.
Faire face à la résurgence des réflexes nationalistes
Dans ces conditions, comment prétendre peser sur les futures réformes à l'échelle planétaire ? De cette crise profonde peuvent d'ailleurs jaillir les dérives et les conflits les plus redoutables. Gramsci a décrit les dangers de toute transition historique : « Le vieux monde se meurt, le monde nouveau tarde à paraître et dans ce clair-obscur, les monstres surgissent. »
Oui, l'époque est menaçante. Face à la tentation du repli, à la résurgence des réflexes nationalistes, il faut donc que l'Europe retrouve les voies d'une ambition collective qui a nourri sa dynamique. Le monde a besoin d'une Europe influente, inventive et audacieuse, donc d'une Europe unie.
Dans cette perspective, à qui faire confiance ? A la droite européenne ? Celle-ci dirige la plupart des Etats membres, préside la Commission européenne et détient la majorité au Parlement. Pourtant, tout au long de cette législature, elle s'est contentée de défendre une conception étriquée de l'Europe : une zone de libre échange, un point c'est tout.
Dès lors, au moment où le capitalisme spéculatif vole en éclats, nul ne doit s'étonner de voir notre continent manquer à la fois de cohérence et d'arguments, d'autant que par dogmatisme, les conservateurs européens n'ont pas poussé l'audace jusqu'à faire bouger le carcan d'un budget limité à 1% du PIB de l'Union.
Tels sont les faits, et la sémantique n'y peut rien : ceux qui, aujourd'hui, prétendent « refonder le capitalisme » se sont toujours inscrits dans la logique mécanique d'un système qui a failli. Y compris sur le plan philosophique. Car les mêmes qui évoquent en France une hypothétique « politique de civilisation » cautionnent les tests ADN pour les étrangers. Et au Parlement européen, ils soutiennent une directive autorisant le maintien des immigrés pendant dix-huit mois, dans les centres de rétention. Ce n'est pas cela l'Europe.
Le sentiment pesant d'une grosse machine bureaucratique
L'Europe procède des Lumières, elle est de toutes les couleurs et de toutes les religions. Elle ne se réduit à aucun culte, à aucune langue. Elle est, par nature, universalisme. Quand le désespoir des ouvriers anglais de Lindsey les rassemble autour d'un mot d'ordre aux relents xénophobes (« des emplois britanniques pour les travailleurs britanniques »), c'est bien l'identité même de l'Europe qui est abîmée.
L'enjeu du 7 juin, date du prochain scrutin européen, est donc immense. Renouer avec les fils si féconds d'une construction singulière. Le vœu des Pères fondateurs s'est réalisé et notre continent a connu un demi-siècle de paix. L'Union européenne est un espace démocratique qui n'a pas d'équivalent dans le monde.
Pourtant, on le voit, l'aventure s'est grippée. Plus d'horizon, plus de souffle. Juste le sentiment pesant d'une grosse machine bureaucratique, produisant des textes modérément utiles, voire franchement contre-productifs. Dessein enthousiasmant à l'origine, l'Europe serait-elle condamnée à devenir le symbole d'une technocratie froide et déconnectée du peuple ?
C'est la gauche qui, depuis l'origine, affirme les principes de régulation et de contrat social, défend les services publics et souligne la modernité du rôle de l'Etat. La réalité donne aujourd'hui crédit aux valeurs fondatrices de la social-démocratie. Mais la suite est plus exigeante. Les progressistes européens abordent cette campagne autour d'un projet commun, le « Manifesto ». Belle avancée, même si elle appelle d'autres étapes. Car leur unité doit être à la mesure des attentes de nos concitoyens.
Construire la première puissance social-écologique dans la mondialisation
Oui, nous devons donner à l'Europe des outils qui demeurent inopérants à l'échelle de chaque Etat, à commencer par une gouvernance économique centrée en particulier sur l'emploi. Il faudra aussi muscler la législation européenne sur les droits et la représentation des salariés, notamment face aux effets du dumping social. Un grand emprunt de 100 milliards d'euros permettrait de financer les investissements stratégiques, dans les secteurs de la protection sociale, des transports, du bâtiment et de l'énergie.
L'Europe peut être également une force d'impulsion pour l'éducation, la formation des salariés, ainsi que la recherche et développement : plus que jamais, il faut soutenir le savoir faire et la capacité d'innovation de nos entreprises. En cohérence avec cet impératif, la gauche européenne doit affirmer sa volonté de construire la première puissance social-écologique dans la mondialisation.
La croissance de demain ne sera pas fondée sur la consommation aveugle d'énergies en voie d'épuisement ni sur la spéculation, mais sur la production réelle de richesses durables, à forte valeur ajoutée et partagées. Quand, en 2004, au Parlement européen, la droite (dont des élus UDF qui siègent aujourd'hui au MoDem) refuse de confier à la Banque centrale l'objectif stratégique d'une croissance durable, c'est bien l'illustration d'une lecture erronée du temps présent.
Le 7 juin, il faudra donc choisir. Entre les deux seules familles politiques porteuses, au niveau de chaque pays membre, d'un projet à vocation majoritaire pour l'Europe. D'un côté, les conservateurs, de l'autre les sociaux-démocrates, qui représentent l'unique force d'alternance de ce scrutin, à distinguer d'autres partis, impuissants politiquement hors d'un processus de coalition à l'échelle de toute l'Europe.
Trente ans après les premières élections européennes au suffrage universel, ce futur scrutin revêt une dimension fondatrice. Seule une dynamique progressiste pourra doter l'Assemblée européenne d'un mandat de gauche, ancré dans son époque. Ce message, qui est aussi une promesse ambitieuse, nous devons le porter avec force, le dédiant à l'avenir de 482 millions d'Européens.
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De Natha
comédien | 02H29 | 18/03/2009 |
L'Europe est en panne d'idée parce que l'idée directrice de son existence ; un bloc démocratique face aux Soviets ; n'a plus de raison d'être. Le pire c'est que peu s'en rendent compte.
L'Europe voulait affirmer « on est pas comme eux » et désormais, à defaut de ça, elle est bien en peine de savoir même ce qu'elle est. Nous sommes devenus le plus puissant syndicat patronal au monde. Effectivement, je doute que le monde de demain ai grand besoin de ça.
En attendant on vote des normes pour changer les ascenseurs, les installations électriques, les automobiles…la consommation régulée, ou imposée, par la loi, ça doit être le paroxysme du capitalisme cynique.
Quant à la gauche européenne, ne fût-elle pas au pouvoir un peu partout lorsque Jospin ratissait le traité de Nice, qui, nous dit-on, est dix fois pire que le TCE ?
La notion de gauche européenne est quand même vague, à côté de Blair, Brown ou Schröder, Martine Aubry doit apparaître comme un petit Komsomol. Ce qui n'est pas très rassurant, attendu que ça se passe dans un pays ou deux béotiens sur trois ne voient guère la différence entre gauche et droite, à l'échelle européenne, ça promet.
L'Europe a surtout besoin d'un mouvement social fort, en période de crise, ça paraîtrait pas aberrant d'harmoniser un jour de grève continental…
Mais non, là encore on préfère se compter chacun dans nos pays, crier contre la pêche au thon des uns et la PAC des autres (quand on sait que c'est Queen Elisabeth II and Albert from Monaco qui touchent le plus de subs de la PAC, c'est à se tordre. Le bobsleigueur bronzé je ne sais, mais la Reine, Dieu l'a sauvée)
Bref, cher Bertrand, je pense que sans mouvement social fort, la gauche européenne sera de droite avant d'être forte.
Cela dit, espérer et attendre sont un seul et même verbe chez nos frères espagnols.
à Natha
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 04H28 | 18/03/2009 |
« L'Europe est en panne d'idée parce que l'idée directrice de son existence ; un bloc démocratique face aux Soviets ; n'a plus de raison d'être. »
Désolé, l'Europe ne s'est jamais définie contre, ou par rapport, à son extérieur. Elle s'est toujours définie par rapport à elle-même.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De PauLo anarcho-patriote
09H54 | 18/03/2009 |
Pas le moral… HULK, les 6 pays fondateurs de la Communauté européenne…
qui sont aujourd'hui au bord de la ruine, endettés pour de nombreuses générations et dévastés par les eurocrates et leurs « gouvernants-relais » nationaux, en France les socialogaullistes.
L'Allemagne, la Belgique, la France, la Hollande, l'Italie et le Luxembourg avaient conclu le Traité de Rome pour construire entre eux une paix durable dans la prospérité commune.
Que reste-t-il de cette illusion ?
Un champ de ruines : 6 pays dévastés !
➢ L'agriculture qui était leur richesse naturelle a été dévoyée vers une exploitation productiviste qui a ruiné les sols, défiguré les paysages, pollué la terre et l'eau et tué les familles paysannes.
➢ L'industrie fruit de leur richesse intellectuelle et de la créativité de leurs ingénieurs a été démolie, sciemment et délibérément, par la généralisation de la sous-traitance et par suite des délocalisations, conséquences de la création et de la généralisation de la TVA.
➢ Les services eux-mêmes sont soumis à cette politique européenne mondialiste calamiteuse et sont brisés pour être délocalisés.
➢ Leurs cultures mêmes, autrefois riches et rayonnantes, ont été laminées, broyées par l'invasion anglo-saxonne.
➢ Les 6 gouvernements de ces 6 pays survivent grâce à un endettement toujours plus abyssal pour toujours moins d'efficacité…
➢ Les 6 peuples sont totalement avachis, transformés en assistés de la puissance publique… totalitaire.
Où sont les avantages d'une telle Communauté européenne ?
• Le marché commun, protégé et prospère ?
• La préférence communautaire ?
Évaporés !
o Un marché ouvert à tous vents.
o Des frontières abaissées.
o Une agriculture au bord de l'effondrement.
o Une industrie exsangue, à genoux.
o Des services en voie de rétrécissement.
o Une économie communautaire déboussolée et affaissée.
Mais aussi, et pour longtemps :
o des paysages ravagés,
o l'air, l'eau et la terre pollués,
o la mer aussi à l'agonie.
Et les peuples : allemand, belge, français, hollandais, italien et même luxembourgeois ?
o Avachis.
o Ruinés par l'euro.
o Écrasés par les impôts.
o Envahis par la misère du monde.
Non ! cette Union européenne ne leur a pas apporté ce que les politiciens, de la pseudo-gauche et de la fausse-droite unanimes, leur avaient promis.
Cette Union européenne les mènent « droit dans le mûr », à la misère.
Cette Union européenne nivelle au plus bas, détruit les pays, démolit les peuples.
• Les Français et les Hollandais, fondateurs épuisés, et les Irlandais, certes plus récemment venus mais déjà lassés, ont pourtant rejeté cette Union funeste, construite contre les peuples, sur le « modèle soviétique ».
➢ Mais les eurocrates, les « centres d'influence » du « fric apatride et mondialiste » qui les corrompent et leurs relais nationaux se moquent bien de ce refus des peuples.
➢ Ils continuent leur œuvre perverse de démolition jusqu'à l'épuisement, l'effondrement, l'implosion… sur ce même « modèle soviétique ».
Les germes de révolte populaire sont bien là !
Que donnera l'explosion quand elle se produira ? Les larmes et probablement le sang…
• Que chacun se ressaisisse vite, avant le drame !
• Que chacun des 6 peuples balaie d'urgence devant sa porte, fasse le ménage chez lui.
• Que les Françaises et Français chassent les socialo-gaullistes du pouvoir.
• Et une autre Europe pourra naître : une Europe des peuples relevés, revigorés, une Europe des patries unies, dynamiques et prospères !
Lueur d'espoir… depuis les NON de mai et juin 2005 et Juin 2008 !
De nono le simplet
dilétante adèle | 04H16 | 18/03/2009 |
Même si je suis loin d'être un fan du PS , merci à Bertrand de venir s'exprimer dans la rue .
L'Europe sera sociale ou ne sera pas et il ne faut pas compter sur la droite conservatrice pour la faire avancer .
C'est avec ces clés qui faudra voter le 7 juin .
Je voterai certainement socialiste ce jour là ou PG même si mon envie est de ne pas voter , mais ne pas voter serait un beau cadeau fait à la droite et je n'ai pas envie de leur en faire en ce moment !
à nono le simplet
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 04H25 | 18/03/2009 |
« mais ne pas voter serait un beau cadeau fait à la droite »
Je vous le confirme : moi, j'irai voter, comme toujours, et ce sera pour la liste UMP de mon coin. C'est de loin la meilleure solution pour faire progresser l'Europe dans le bon sens, celui de la défense des intérêts économiques et civilisationnels des européens.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De nono le simplet
dilétante adèle | 05H22 | 18/03/2009 |
chacun voit midi à sa porte .
la mienne est grande ouverte et n'a pas de serrure 3 points ni de grilles et la civilisation que je revendique est celle de l'homme sans distinction de couleur de peau !
De papy38
retraité | 08H03 | 18/03/2009 |
Est-ce grave docteur ?
Ne vas-tu pas au-delà de tes forces ?
C'est un truc à ne pas débander… et ça peut provoquer des maladies du cervelet, l'écervelé(e).
Surtout que tu risques au détour de tes idées de te faire défoncer le fion… Virtuellement, je l'avoue, j'ai souvent eu l'impression de me le faire mettre, politiquement, socialement, j'entends.
Comme toi, moi aussi, je suis malade, mais je me soigne.
à nono le simplet
De dodu
Ménagère surdiplomée | 10H52 | 18/03/2009 |
Elégant revers dans les dents du gros …si vous n'existiez pas il faudrait vous inventer
à nono le simplet
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 17H34 | 18/03/2009 |
Quel rapport ?
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 18H00 | 18/03/2009 |
Y répondait au cinglé qui insulte Pierre Haski à longueur de post qui a été supprimé .
à nono le simplet
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 07H52 | 18/03/2009 |
Je mets quiconque au défi de trouver quelque chose de social (loi ou dispositions quelconque) qui aurait été le fruit de la droite…
RIEN…
Et si on n'y prend garde, même les congés annuels sont menacés !
à Yvon le Zébulon
De nono le simplet
dilétante adèle | 08H04 | 18/03/2009 |
ah bé si , les chomeurs sont en congés à durée indéterminée et non rémunérés , c'est pas du social ça ?
à Yvon le Zébulon
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nc | 17H33 | 18/03/2009 |
La pilule, l'avortement, les heures sup, le sauvetage des retraites, le RSA, le droit de vote à 18 ans, etc, etc…
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De 98euro
technicien | 16H04 | 20/03/2009 |
c'est pas faux, mr hulk.
Mais pourquoi ? parce que dans ce système ou une poignée d'acteurs joue cette farce démocatique devant un parterre médusé de spectateurs (les électeurs) il faut bien feindre l'affrontement.
L'affrontement réel amène à un statu quo dans lequel on ne peut plus rien décider.
La seule solution : que la droite fasse passer les lois progressistes et la gauche les lois réactionnaires.
Comme la gauche ose moins jouer ce jeux, elle est moins souvent au pouvoir.
Autre exemple : Beyrou et Royal évoquaient une diminution du pouvoir présidentiel, un développement des contre-pouvoir ou des contrôles du pouvoir.
Et bien c'est Sarko qui s'y est attelé ! à sa façon bien sûr. Après lui, le président n'aura plus jamais le prestige qu'il avait avant.
Moins de prestige doit conduire logiquement à moins de pouvoir.
On dira : « Président ? Sarko l'a été alors… »
De tipoux
écocitoyen | 04H45 | 18/03/2009 |
Mr delanoé doute de rien ,capitalisme spéculatif ? comité d'entreprise européen ? europe progressiste ?
et lui il se trouve ou ? votant un traité appelant à résister contre le capitalisme sauvage, on en rit plus dans les foyers de licenciés.
le peuple n'a pas le droit de débattre et de voter pour ou contre un traité européén (pas mure ? pas assez intelligent ? )
Non il l'a trés bien compris .
les socialistes majoritairement ont poussé au vote OUI et aprés avec sarkosy au vérouillage démocratique de l'europe merci .
merci aussi à Mr Jospin et CIE.
les socialistes actuels ce ne sont pas des lumières
et en c'est temps de climat social tendu
que l'élite socialiste se méfie ,la base des électeurs de Gauche filent doucement ,mais surement ailleurs , car trompé par elle.
à tipoux
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 04H51 | 18/03/2009 |
En effet, le référendum, c'est un déni de démocratie.
C'est long à expliquer, ça mériterait un fil dédié. Mais c'est vrai…
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De léo solo
16H37 | 18/03/2009 |
« C'est long à expliquer, ça mériterait un fil dédié. »
Problème est qu'une seule de vos phrases est déjà un sac de noeuds.
à léo solo
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 17H30 | 18/03/2009 |
Il vaut mieux un sac de noeuds qu'une tête de noeud !
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De léo solo
21H10 | 18/03/2009 |
surtout quand elle porte chapeau
chapeau chapeau
pas de chapeau
jamais de repos
après la fête à Neuneu
la tête à neuneu
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De 98euro
technicien | 16H24 | 20/03/2009 |
ça vous dérange pas si je tente un truc ?
Dans notre système représentatif le peuple des électeurs est sensé être éclairé.
Car la démocratie repose sur l'idée qu'il y a plus de sagesse dans le plus grand nombre que dans une poignée d'individus.
La démocratie représentative est une application pragmatique. A condition qu'elle soit un moyen et pas un but. Pour être un simple moyen, il faut qu'il y ait la participation des électeurs à la réflexion afin qu'ils deviennent éclairés.
Notre système a dérivé car il s'est passé de la participation. Ainsi plus de deux cents ans plus tard, la conscience politique des individus n'a pas dutout progressé.
Le vote représentatif signifie aujourd'hui l'incapacité de l'électeur à réfléchir. Nous élisons des spécialistes pour s'occuper d'une chose à laquelle nous ne comprenons rien : la vie en société.
Nous sommes en fait devenus de simples clients.
Le référendum, c'est se passer de ces spécialistes comme si nous en étions capables. Comme si ces deux siècles d'infantilisation n'avaient pas existé.
Notre démocratie est infantilisante. Vouloir le référendum c'est nier la nature de notre démocratie. C'est un dénie.
Qu'est-ce qu'il pense Mr Hulk ?
De peut-être
06H26 | 18/03/2009 |
De l'UMP au PS, de l'UDF aux Verts, tous ensemble, tous ensemble contre le dumping social ! Llibre concurrence, les « oui-ouistes » se mobilisent fiévreusement pour réparer la boulette Bolkestein. La directive de l'ex-commissaire européen au marché intérieur prévoyait d'« harmoniser » au ras du sol les pratiques des industriels du service en prônant le principe dit du « pays d'origine » : un patron tchèque ou chypriote pourrait croître et prospérer dans le pays de son choix selon les normes sociales en vigueur dans son pays d'origine. Adoptée à l'unanimité des États membres, cette prime au massacre salarial n'avait qu'un seul défaut : elle tombait pile au moment où il s'agissait de convaincre l'opinion que « l'Europe sociale » (rires) sortirait gonflée à bloc du traité constitutionnel de Giscard. Devant la désastreuse contre-publicité de la directive Bolkestein, on se hâta de remiser la copie en jurant que tout ça, pouf-pouf, n'était qu'un malheureux malentendu.
2009 le maire de paris et le sens du vent
bonne journée
De CALIGULA
travailleur non gréviste | 06H33 | 18/03/2009 |
A la lecture de ce texte , on voit que Delanoé a une vision européenne. Mais gogolène et les milliards de Bergé le détruisent ; dommage !
De liberationdelevangilepopulaire
sans mandat du ciel ni de quiconque | 06H41 | 18/03/2009 |
L'Europe a juste simplement besoin de peuples comme celui de Grèce :
« où est l'amour ?
Où est la vérité ?
Nulle part ! »
Ramenons-les en plein Jour (de grève ? )…
http://anarchieevangelique.wordpress.com/
De bricedewemmel
chomeur | 07H10 | 18/03/2009 |
Oui il y a des alternatives à notre système économique libéral sans pour autant tomber dans le communisme ou le social democratique.
voyez le lien qui suit, il propose une 15 aines de système différents. A lire et a méditer :
http://fr.ekopedia.org/%C3%89conomie_alternative
De 98euro
technicien | 07H23 | 18/03/2009 |
L'europe comme le monde entier a besoin d'une majorité silencieuse qui ne soit plus silencieuse.
Ainsi le problème de la gauche se règlera de lui-même.
De Le Yéti
yetiblog.org | 07H52 | 18/03/2009 |
REMEMBER VERSAILLES
Allons, allons, M. Delanoé, rappelez-vous, Versailles le 4 février 2008, la lâche et minable trahison de votre Parti socialiste sur le référendum rejeté, à votre grand dam, par une majorité de la population française.
C'est fini cela, M. Delanoé. Votre « famille porteuse » sociale-démocrate et sa bande de has-been hypocrites, vos grands mots lénifiants, votre Europe vendue aux lobbies, dont la seule préoccupation est de forcer l'acceptation des OGM et de dénaturer les labels bio, vous pouvez vous les garder !
Nous, nous allons essayer de nous émanciper. Sans vous. Et même, s'il le faut, contre vous.
De papy38
retraité | 07H52 | 18/03/2009 |
Le parti socialiste incarné par Mr DELANOE est un parti social démocrate, et l'on pourrait lui attribuer le sobriquet de « gauche molle », coupé de ses racines historiques : le peuple. Et le PS est devenu une assez bonne machine électorale, malgré les tensions qui le traversent. Un parti dominé par ses élus et leurs ambitions.
Je ne méprise pas les femmes et les hommes qui le composent. Certain(e)s sont des politiques sincères. Je peux en parler puisque je l'ai quitté en novembre, pour vivre une autre aventure.
Mauvais sujet, j'avais voté non au traité constitutionnel européen, estimant qu'il fallait mettre en avant une « Europe sociale » (ce que M. Delanoé n'avait pas compris à l'époque).
Oui, il faut une gauche forte, mais pas forcément celle que le maire de Paris imagine, dominée par le Parti Socialiste, mais allant puiser sa force dans la sève de ce peuple jusqu'à présent soumis à l'injustice et aux licenciements et désireux de changer la donne. Pourquoi pas « Un Front de gauche » ? Moteur d'un renouvellement des idées et porteur de projets novateurs ? (modestement j'utilise le point d'interrogation).
à papy38
De nono le simplet
dilétante adèle | 08H20 | 18/03/2009 |
comme disait l'autre qui n'était pas socialiste mais ça pourrait coller à quelques uns de ses leaders :
je suis prêt à mourir pour le peuple mais je ne suis pas prêt à vivre avec .
( le mot « » mourir « » devient bien-sûr une image poétique )
De Simonette
Enseignant dans l'Hérault | 08H13 | 18/03/2009 |
Geneviève Confort-Sabathé
Les élections
européennes, prévues le 7 juin prochain, à moins que la révolution
internationaliste ne vienne interrompre le processus, devraient
faire la preuve par huit (grandes régions), que la démocratie ne sort
guère fortifiée du scrutin proportionnel surtout quand les
listes sont bloquées.
Nous aurons l'occasion de revenir, ultérieurement, sur la
nécessité du boycott des élections européennes. Nous nous
référerons aux propos tenus par certains candidats « case de tête
», ou si vous préférez « tête de liste » qui ont vilipendé, avec
force arguments, et pendant des années, le rôle fantomatique du
Parlement européen et le système opaque et totalitaire organisé
autour de la régalienne Commission européenne.
Ces candidats, ardents défenseurs du NON au Traité
constitutionnel européen, sont aujourd'hui, les chantres durs des
idéologies les plus archaïques de la gauche radicale. Ils courent
à la soupe européenne aussi vite que le leur permet la décence.
Avant de faire justice à leurs nouveaux penchants, j'aimerais, chers
lecteurs, vous intéresser à la forme électorale choisie pour les
élections européennes : le scrutin proportionnel à un tour,
listes bloquées et seuil de représentativité fixé à 5%.
La forme électorale n'est jamais innocente, jamais choisie au
hasard. Elle légitime les moyens techniques mis en action pour
introduire les idées dominantes. Voter c'est se soumettre à une
règle du jeu imposée.
Dans notre société de travestissement, les idées sont empaquetées
dans des emballages luxueux et attirants. On ne les reconnaît qu'une
fois déshabillées. Il est rare de rencontrer une idée débraillée se
promenant, sans son code-barre, tant la pensée unique,
pro-capitaliste, a pénétré les esprits même les plus éclairés. En
économie, l'allégeance des universitaires à l'autorité de la
chose chiffrée en ait un exemple frappant. Dès que le chiffre
paraît, il a force de loi, même s'il ne décrit rien que lui-même.
A priori, le scrutin proportionnel offre des garanties de meilleure
représentativité des opinions. Même si l'idéal serait une
proportionnelle intégrale, la forme choisie pour ces élections
européennes, peut séduire le démocrate pointilleux d'autant plus que
le seuil de représentativité, fixé à 5%, autorise les petites
formations politiques à un certain optimisme.
Malheureusement, il faut tempérer cet enthousiasme citoyen car le
scrutin choisi, ici, se fera sur listes bloquées avec une case de
tête (une tête de liste), désignée par les partis politiques. Ce
système implique que les candidats sont élus dans l'ordre
d'apparition dans la liste. On comprend mieux l'importance des choix
stratégiques effectués par les grandes formations politiques.
En définitive, le scrutin à la proportionnelle n'est,
réellement, efficace que dans le cas des votes préférentiels sinon
il organise et légitime le totalitarisme des partis politiques.
Le vote préférentiel permet aux électeurs de donner leur avis sur
les candidats de la liste, choisir leur ordre de préférence,
panacher etc. Les électeurs ne votent pas que pour une liste mais pour
des personnes, une ou plusieurs. La représentation, issue du vote
des citoyens, est souvent plus audacieuse que celle des partis. En
Belgique où la proportionnelle à vote préférentiel est la norme
pour les élections municipales, les élus appartenant à la «
minorité visible » sont bien plus nombreux qu'en France où les
partis peinent à renouveler leur personnel politique.
Donner aux électeurs le droit de remplir les cases de têtes et de
remettre de l'ordre dans les listes empêcherait les potentats
locaux de cumuler les mandats. L'aventure vécue par Martine Aubry,
dans la région Centre, en est un exemple fameux. Le président de
conseil régional voulait être tête de liste de la région
Massif-central-Centre, mais la direction du PS a désigné un proche
de Fabius, le parachuté est en position délicate. Il bénéficiera,
sans doute, d'une prime de non-cumulard, mais il part avec un
handicap certain dans trois départements au moins.
De surcroît, le principe de la liste bloquée confère à la case de
tête un prestige et une prédominance qui ne cadre guère avec les
exigences de la démocratie. Il ne sert à rien de se plaindre de
l'omniprésence de quelques têtes d'affiche si le scrutin accentue
cette dérive. Le NPA a introduit, dans ses nouveaux statuts, le
principe d'une plate-forme de porte-parole interchangeables pour
éviter la professionnalisation de l'engagement politique mais
le principe de la case de tête, lui, n'est pas résolu.
On assiste même à des contorsions antidémocratiques dans
certains partis (le PG par exemple) pour désigner des candidats
chargés de faire de la figuration. Dans ces cas, le parti choisit,
bien sûr, les personnalités les plus fades et surtout les plus
obéissantes.
Si, après ça, vous avez encore envie de voter, pour ces élections, je
vous donne rendez-vous, la semaine prochaine, pour étudier, les
conséquences d'une participation active à cette mascarade
tristement risible.
à Simonette
De bricedewemmel
chomeur | 08H38 | 18/03/2009 |
je confirme en Belgique on peux voter en bas de liste,
cela permet de contrer un petit peu les beau parleurs en tête de liste tout en vote pour le partis qu'on veut.
Mais nous avons actuellement un premiers ministre commis d'office pour lequel personne n'a voté suite aux problèmes survenus.
La démocratie n'est jamais sauve ! Et si on ne se présente pas aux urnes on risque une amende, en Belgique le vote n'est pas un droit mais une obligation (vive la liber*@« # lol )