Pourquoi l'Europe a besoin d'une gauche forte

La crise économique est au cœur de l'Europe. Brutalement, c'est tout un système qui a implosé, ce capitalisme financier livré à lui-même et fondé sur la recherche massive et immédiate du profit. Pour des millions d'Européens, confrontés au chômage et à la précarité, l'impact social est terrible. Dans ce contexte si tourmenté, disons-le nettement : l'Europe n'a pas été à la hauteur. Ni sur le plan social et économique, ni dans l'affirmation de ses propres valeurs.

Au cours des cinq années précédentes, c'est un fait, aucun acte significatif n'a été posé, qui aurait armé l'Europe face à la récession actuelle. Historiquement, pourtant, sous l'impulsion de Jacques Delors, s'étaient concrétisées des synergies aussi considérables que la solidarité entre régions européennes, les programmes Erasmus ou la mise en place des comités d'entreprises européens. Mais là, rien, panne absolue du modèle social européen !

Résultat : nul plan de relance concerté, nul dispositif pour soutenir, par exemple, le secteur automobile européen et le réorienter vers la voiture de demain. Et les pays de l'Est ? Certains, au bord de la faillite, se tournent aujourd'hui vers le FMI, car l'Union européenne n'a jamais porté cette volonté politique de tisser avec eux les liens stratégiques pourtant indispensables. Toujours en manque d'un ministre des Affaires étrangères, l'Europe peine d'ailleurs à faire entendre sa voix sur la scène mondiale.

Faire face à la résurgence des réflexes nationalistes

Dans ces conditions, comment prétendre peser sur les futures réformes à l'échelle planétaire ? De cette crise profonde peuvent d'ailleurs jaillir les dérives et les conflits les plus redoutables. Gramsci a décrit les dangers de toute transition historique : « Le vieux monde se meurt, le monde nouveau tarde à paraître et dans ce clair-obscur, les monstres surgissent. »

Oui, l'époque est menaçante. Face à la tentation du repli, à la résurgence des réflexes nationalistes, il faut donc que l'Europe retrouve les voies d'une ambition collective qui a nourri sa dynamique. Le monde a besoin d'une Europe influente, inventive et audacieuse, donc d'une Europe unie.

Dans cette perspective, à qui faire confiance ? A la droite européenne ? Celle-ci dirige la plupart des Etats membres, préside la Commission européenne et détient la majorité au Parlement. Pourtant, tout au long de cette législature, elle s'est contentée de défendre une conception étriquée de l'Europe : une zone de libre échange, un point c'est tout.

Dès lors, au moment où le capitalisme spéculatif vole en éclats, nul ne doit s'étonner de voir notre continent manquer à la fois de cohérence et d'arguments, d'autant que par dogmatisme, les conservateurs européens n'ont pas poussé l'audace jusqu'à faire bouger le carcan d'un budget limité à 1% du PIB de l'Union.

Tels sont les faits, et la sémantique n'y peut rien : ceux qui, aujourd'hui, prétendent « refonder le capitalisme » se sont toujours inscrits dans la logique mécanique d'un système qui a failli. Y compris sur le plan philosophique. Car les mêmes qui évoquent en France une hypothétique « politique de civilisation » cautionnent les tests ADN pour les étrangers. Et au Parlement européen, ils soutiennent une directive autorisant le maintien des immigrés pendant dix-huit mois, dans les centres de rétention. Ce n'est pas cela l'Europe.

Le sentiment pesant d'une grosse machine bureaucratique

L'Europe procède des Lumières, elle est de toutes les couleurs et de toutes les religions. Elle ne se réduit à aucun culte, à aucune langue. Elle est, par nature, universalisme. Quand le désespoir des ouvriers anglais de Lindsey les rassemble autour d'un mot d'ordre aux relents xénophobes (« des emplois britanniques pour les travailleurs britanniques »), c'est bien l'identité même de l'Europe qui est abîmée.

L'enjeu du 7 juin, date du prochain scrutin européen, est donc immense. Renouer avec les fils si féconds d'une construction singulière. Le vœu des Pères fondateurs s'est réalisé et notre continent a connu un demi-siècle de paix. L'Union européenne est un espace démocratique qui n'a pas d'équivalent dans le monde.

Pourtant, on le voit, l'aventure s'est grippée. Plus d'horizon, plus de souffle. Juste le sentiment pesant d'une grosse machine bureaucratique, produisant des textes modérément utiles, voire franchement contre-productifs. Dessein enthousiasmant à l'origine, l'Europe serait-elle condamnée à devenir le symbole d'une technocratie froide et déconnectée du peuple ?

C'est la gauche qui, depuis l'origine, affirme les principes de régulation et de contrat social, défend les services publics et souligne la modernité du rôle de l'Etat. La réalité donne aujourd'hui crédit aux valeurs fondatrices de la social-démocratie. Mais la suite est plus exigeante. Les progressistes européens abordent cette campagne autour d'un projet commun, le « Manifesto ». Belle avancée, même si elle appelle d'autres étapes. Car leur unité doit être à la mesure des attentes de nos concitoyens.

Construire la première puissance social-écologique dans la mondialisation

Oui, nous devons donner à l'Europe des outils qui demeurent inopérants à l'échelle de chaque Etat, à commencer par une gouvernance économique centrée en particulier sur l'emploi. Il faudra aussi muscler la législation européenne sur les droits et la représentation des salariés, notamment face aux effets du dumping social. Un grand emprunt de 100 milliards d'euros permettrait de financer les investissements stratégiques, dans les secteurs de la protection sociale, des transports, du bâtiment et de l'énergie.

L'Europe peut être également une force d'impulsion pour l'éducation, la formation des salariés, ainsi que la recherche et développement : plus que jamais, il faut soutenir le savoir faire et la capacité d'innovation de nos entreprises. En cohérence avec cet impératif, la gauche européenne doit affirmer sa volonté de construire la première puissance social-écologique dans la mondialisation.

La croissance de demain ne sera pas fondée sur la consommation aveugle d'énergies en voie d'épuisement ni sur la spéculation, mais sur la production réelle de richesses durables, à forte valeur ajoutée et partagées. Quand, en 2004, au Parlement européen, la droite (dont des élus UDF qui siègent aujourd'hui au MoDem) refuse de confier à la Banque centrale l'objectif stratégique d'une croissance durable, c'est bien l'illustration d'une lecture erronée du temps présent.

Le 7 juin, il faudra donc choisir. Entre les deux seules familles politiques porteuses, au niveau de chaque pays membre, d'un projet à vocation majoritaire pour l'Europe. D'un côté, les conservateurs, de l'autre les sociaux-démocrates, qui représentent l'unique force d'alternance de ce scrutin, à distinguer d'autres partis, impuissants politiquement hors d'un processus de coalition à l'échelle de toute l'Europe.

Trente ans après les premières élections européennes au suffrage universel, ce futur scrutin revêt une dimension fondatrice. Seule une dynamique progressiste pourra doter l'Assemblée européenne d'un mandat de gauche, ancré dans son époque. Ce message, qui est aussi une promesse ambitieuse, nous devons le porter avec force, le dédiant à l'avenir de 482 millions d'Européens.

351 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

  • Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
  • Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
  • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 00H51 | 18/03/2009 | Permalien

legende

Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2

à Numerosix Portrait de Numerosix De Utilisateur désinscrit à sa demande 2

nc | 00H58 | 18/03/2009 | Permalien

Celle là, je la garde, elle va me servir au bureau !

Portrait de Al-Ice

à Numerosix Portrait de Numerosix De Al-Ice

-_-' | 01H02 | 18/03/2009 | Permalien

Ah les process… c'est la partie comico-ironique du boulot en entreprise.

Portrait de kdb

De kdb

00H52 | 18/03/2009 | Permalien

cool d'apprendre que je fais parti de » ce clair-obscur, des monstres surgissant » : )

Portrait de SuperAlAmAs

De SuperAlAmAs

homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 01H15 | 18/03/2009 | Permalien

« le dédiant à l'avenir de 482 millions d'Européens »
aux dépends de qui ?

Portrait de ni soumise ni rebelle

De ni soumise ni rebelle

sans profession | 01H32 | 18/03/2009 | Permalien

la gauche,la droite,le centre,le front populaire,il faut arreter avec tout ca et reflechir sur chaque probleme nouveau ou ancien avec un esprit libre de prejuges et d'appartenance a tel ou tel parti politique ! ! etre de gauche ou de droite c'est devenu une identite,c'est absurde et ce sont ces divisions qu'utilisent les pouvoirs en place pour mieux s » imposer et continuer dans une direction qui nous mene tous droit au mur ! ! ! le vrai changement serait une democratie qui encourage sincerement une participation des citoyens,et des citoyens qui ne serait pas que reactifs…

Portrait de Numerosix

à ni soumise ni rebelle Portrait de ni soumise ni rebelle De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 08H03 | 18/03/2009 | Permalien

Oui , je crois que l'avenir appartient à ceux qui arreteront de nous prendre pour des débiles . Comme eux, peut etre :

http://www.europe2020.org/

« Pour conclure cette réflexion sur l'archaïsme politique aujourd'hui en Europe et en France, voici deux remarques en guise d'avertissement pour tous les Européens qui vont avoir à voter dans les années à venir :

. selon la conviction profonde des “ archaïques ” politiques, les principes sont uniquement fait pour les imbéciles ; par conséquent, plus les principes sont affichés dans le discours plus ils seront ignorés dans la pratique.

. comme Humpty-Dumpty dans Alice au Pays des Merveilles, l'archaïque politique fait dire aux mots ce qu'il veut : la victime c'est le chef ; le danger c'est le faible ; la simplification c'est la complexité ; l'homogénéité c'est la diversité ; la vérité c'est le mensonge ; l'avenir c'est le passé . Mais il n'est pas de l'autre côté du miroir. Il est bien en Europe hier, aujourd'hui et demain. »

Portrait de Un compte supprime

à Numerosix Portrait de Numerosix De Un compte supprime

nc | 11H05 | 18/03/2009 | Permalien

ouf,avant de clicker sur ton lien, j'ai vraiment eu peur que tu aies succombe a a propagande anarchoevangelique de l'autre prophete. La ca a l'air interessant en effet…

Portrait de 98euro

à Numerosix Portrait de Numerosix De 98euro

technicien | 09H48 | 18/03/2009 | Permalien

Pour votre solution on peut se reporter à votre production.
Elle est abondante et édifiante.

Surtout si on lui adjoint celle de vos amis virtuels. C'est une véritable école de pensée.

Je la conseille à tous.
Enfin une solution !
Si je vous ai bien compris votre oeuvre il faut arrêter de croire que nous sommes dans une impasse et réaliser que nous sommes dans une arène.

Portrait de 98euro

à ni soumise ni rebelle Portrait de ni soumise ni rebelle De 98euro

technicien | 23H57 | 18/03/2009 | Permalien

« le vrai changement serait une démocratie qui encourage sincerement une participation des citoyens,et des citoyens qui ne serait pas que reactifs… »

Je crois que de vrais citoyens sont fondamentalement acteurs.
Donc nous n'en sommes pas encore des vrais

Vous donnez un bon exemple de vrai changement. J'espère que oeillet rouge vous aura lu. Il (ou elle) en est encore aux solutions de 1917.

La démocratie directe en complément de la représentative, j'y crois pas. L'application des utopies ça fout les jetons et à juste titre. Les utopies sont les réalités de demain mais pas d'aujourd'hui.

La démocratie participative est la solution. Biensûr il va se pointer rapidement quelqu'un pour nous dire que ça c'est le truc à Ségolène Royal.

Elle a eu la bonne idée de le mettre en avant. Ca a donné indéniablement une nouveauté à la campagne électorale.

Mais la démocratie participative ne lui appartient pas. Elle nous appartient. A tous ceux qui veulent s'en servir, pour commencer.

Et je crois que les pontes du partis sont bien plus opposés à cette évolution démocratique qu'à Ségolène.

Ils disent le contraire ? chiche ! ils se débarrassent de Ségo et ils nous instaurent la démocratie participative.

Biensûr ils ne le feront pas parce qu'ils croient tous aux mêmes valeurs dépassées. Et c'est mieux ainsi. Parce que s'ils nous installaient ce dispositif ils trouveraient le moyen de lui faire dire ce qu'ils veulent.

Cette évolution démocratique doit se faire en dehors des partis si on veut qu'elle garde un intérêt.

Portrait de Sacha25

De Sacha25

01H32 | 18/03/2009 | Permalien

Le gros problème est qu'il n'y a pas de gauche en France. Les formations politiques qui se disent de gauche sont des groupuscules poujadistes qui défendent le droit au rackett d'organisations quasi-mafieuses qui font tout pour éviter que les représentants du peuple de mettre le nez dans leurs petites affaires. Sans parler du comportement inqualifiable des Fabius, Emmanuelli, Hollande, Mélenchon, … il faut bien reconnaître que la culture de haine (la dictature du prolétariat) qui ensuite s'étonne du comportement non collaboratif du patronat) et d'asservissement (le centralisme démocratique) que prône la gauche n'augure rien de bon (à part nous faire connaitre le sort glorieux de l'Union Soviétique)

Dans Libé (« les maos pour le dire »), le philosophe Milner nous a montré dans qulle fange plongeaient les racines de la gauche (prolétarienne) française

Portrait de SuperAlAmAs

De SuperAlAmAs

homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 01H41 | 18/03/2009 | Permalien

On dit souvent : « c'est l'intention qui compte… »
L'intention ! Dans quel intention, vraie intention, intention première a été créé l'europe ?
La deuxième guerre mondial, si pas fomentée ( ce qui me semblerait « excentrique » ), n'est elle pas d'un laisser faire, une bonne occasion, pour dans un même temps que « jouer » avec son armée, unir les peuples disposés au capitalisme libéral ?
Je n'ai que des questions, mais je me dis que la solution est de trouver l'intention de tout cela, pour peut être essayer de tenter d'espèrer d'aborder « démocratiquement » un débat de fond pas une multitudes de débats « détails » qui de toutes façons n'ont aucuns avenir si les bases même de notre système ne sont pas librement remise en question : par le peuple !
Les gouvernements qui désirent réellement la démocratie ont touts avantages de nous rendre impliqués et responsables : éduquation civique, etc etc… A montrer l'exemple !
On peut être libre et responsable, on peut être femme de ménage et voukoir s'impliquer, on peut être en révolution en étant en paix, on peut être en débat avec les autres tout en étant en combat avec sois même, on peut être athé et puiser dans la religion, on peut être croyant et défendre la laïcité…
Renforcement : du communotarisme, du secret, de la surveillance à outrance, du replis sur sois, de la peur, du fossée entre classe ouvrière future pauvre et nantis, des conflits dans les régions possèdant des énergies fossiles ou d'autres richesses, etc etc…
Et le PS…
Les syndicats ?
Nous ?
Où sommes nous ?

Portrait de 98euro

à SuperAlAmAs Portrait de SuperAlAmAs De 98euro

technicien | 11H13 | 18/03/2009 | Permalien

Excellent.

Quelqu'un à voté pour vous. Il a choisi « naze ». Sachez que ce vote vous honore. C'est une pratique très répendue sur ce site et utilisée par un petit groupe de nazillons (naze=nazillon).

Ce type de vote pourrait avoir un intérêt si la personne expliquait pourquoi elle vote ainsi. Ca ferait progesser la réflexion.

Au contraire ces votes s'accompagnent toujours d'une absence de réponse. Ils ne sont qu'une tentative pour discréditer le texte auquel ils se rapportent.

Il y a deux forces qui s'opposent dans l'esprit humain. L'obscurantisme et l'humanisme. L'humanisme c'est la foi en chaque individu. L'action de discréditer autrui est fondamentalement obscurantiste.

SVP ! continuez dans votre voie. Développez davantage votre vision des choses.

« de toutes façons n'ont aucuns avenir si les bases même de notre système ne sont pas librement remise en question : par le peuple ! »

Absolument d'accord.
Mon avis : les bases du système sont les relations humaines. Il ne faut surtout pas toucher aux structures.
Ca c'est la révolution qui consiste à détruire les structures. C'est l'illusion du changement. On reconstruit de nouvelles structures qui ont toutes les chances d'être aussi mauvaises. Et en plus on stimule les réactionnaires.

Portrait de SuperAlAmAs

à 98euro Portrait de 98euro De SuperAlAmAs

homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 12H34 | 18/03/2009 | Permalien

Oui, il ne faut pas détruire ce qui existe, quel intèrêt, il faut le faire fonctionner, on a une machine administrative qui pourrait sur le terrain : faire les choses, c'est plus des acteurs citoyens et responsables que le matériel qu'il manque…
La volonté…
Par exemple le social, les services sociaux, ils disent qu'ils font tout pour « intègrer » ceux qui ne le seraient pas, mais sur le terrain, c'est faux faux et archi faux, les trois quart du temps, c'est du contrôle, tout simplement, il n'ya pas de réelle volonté de « responsabiliser » les Hommes ! Et puis, certains, appellerons ceux ci : des assistés ! ?
On ne nous fait pas participer à la vie de notre pays : on nous la montre, on nous observe et nous osculte pour mieux « communiquer » ( mentir ) avec nous, on nous fait bêtement voter, mais jamais jamais, si on est pas dans un conseil communal et encore ou dans l'administration et cela dépend laquelle, on ne participe à la démocratie, hors, la démocratie ne sera validé le jour où chaque citoyen se sentira acteur de sa cité !

En ce qui concerne les « naze », ca me fait plutot rire, dans un article, je me suis fait nazer une 40taine de fois pour avoir posé une question, un xième article sur Sarko, de la Sarko publicité, et je n'ai jamais compris pourquoi et personne n'a argumenté ou même, ne m'a aider à comprendre, moi, ce que je sais, c'est que parler tout le temps de lui par exemple c'est lui rendre service parce que la plupart des personnes un minimum au fait des techniques de com savent que l'on parle en bien ou en mal, l'important c'est qu'on parle de lui, pendant que l'on parle, on agit pas, de plus, la personalisation du « mal », nous empêche de réellement le combattre, ce que Monsieur Sarkozy applique c'est une suite logique au capitalisme, à cette ambiance là, ce monde là, cette humanité là, ca n'a rien avoir avec ce petit monsieur lui même…
Le problème c'est que, on sait que pour être à la hauteur de nos revendiquations et nos ras le bol, la première personne qui doit changer, c'est nous, notre façon de consommer, donc on reccul ce moment fatidique en ésperant le laisser à la génération prochaine, et ce depuis combien de génération ?
Et cela, ce n'est pas de la faute de Sarko…
Beaucoup de gens parlent bien, oui, le problème c'est qu'ils ne font que parler justement, et ils ne sont pas dans un débat mais dans un conflit, ils ne veulent pas trouver des solutions mais se faire mousser et avoir raison, ils affirment donc forcément, ils pensent que tout le monde est dans l'affirmation, plutot que dans le questionement…
Qu'ils nazent c'est nazes…
Ca ne sert à rien ici de dire moi j'ai fait ca et ca, on ne sait pas le prouver, ca n'a pas de sens, mais je suis tout sauf un warrior du net comme le trois quart des pseudo révolutionaire s'abritant sur des sites où ils ont l'impression d'existé, et leur communotarisme, leur élitisme, dans un endroit démocratique comme rue89, montre leurs limites, et montre qu'ils ne sont que le triste reflet que ce qu'ils disent combattre !

Portrait de SuperAlAmAs

à SuperAlAmAs Portrait de SuperAlAmAs De SuperAlAmAs

homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 12H35 | 18/03/2009 | Permalien

désolé « all » pour les longs post, c'est désagréable… : )

Portrait de 98euro

à SuperAlAmAs Portrait de SuperAlAmAs De 98euro

technicien | 14H00 | 18/03/2009 | Permalien

SuperAlAmAs et jexiste,

SuperAlAmAs , cette vision des choses est exactement la mienne et je crois que vous l'exprimez mieux que moi.

Je crois même que c'est la vision de l'immense majorité parce que moi-même je la puise dans mon esprit allergique au conditionnement. Et pas dans un endoctrinement. Donc je me dis que si c'est mon esprit qui peut produire ça, n'importe quel autre peut le faire aussi.

Contrairement au commentaire plus haut qui mesure au moins 1 mètre 50 et qui est un modèle de propagande.

Je crois que s'il y a dans notre pays 95 % de non syndiqués et encore plus de gens n'appartenant à aucun parti politique (pourtant nombreux) c'est un signe très encourageant.

J'attribue aux autres la même allergie au conditionnement et au parti pris. Reste à organiser l'expression de cette immense majorité si prompte dans un premier temps (comme par réflexe) à réagir comme la minorité d'arrivistes égocentriques manipulateurs accapareurs de l'intérêt collectif.

Vous dîtes que la première chose à changer, c'est nous. Je pense que c'est un raccourci qui peut induire en erreur. Ce n'est pas vraiment nous mais nos relations auxquelles on finit par s'identifier. Non ?

Jexiste, vous dîtes qu'on ne changera pas l'humain. Vous avez raison. C'est pour ça que j'ai tant d'espoir. Les totalitarismes ont essayé et n'y sont heureusement pas arrivés. Ce ne sont que les relations qui doivent changer. Donc notre éducation.

Portrait de bricedewemmel

à 98euro Portrait de 98euro De bricedewemmel

chomeur | 14H31 | 18/03/2009 | Permalien

Dans ce cas on est déjà 4 avec moi : )

Portrait de déluge

à 98euro Portrait de 98euro De déluge

menuisier | 20H35 | 18/03/2009 | Permalien

« J'attribue aux autres la même allergie au conditionnement et au parti pris.

Reste à organiser l'expression de cette immense majorité “ :

En fondant un parti ?

Je demande, parceque organiser un courant de pensée, cela porte un nom.

Ou alors il s'agit d'une religion.

Si vous avez une troisième option..

Portrait de bricedewemmel

à déluge Portrait de déluge De bricedewemmel

chomeur | 21H05 | 18/03/2009 | Permalien

Il faut être tout à la fois libre penseur, idéologiste (philosophe) et acteur
Soyons humain avant de vouloir nous qualifier nous même.
Il faut penser l'usage avant d'y trouver un nom.
Ce n'est qu'a postériori que le capitalisme a été nommé comme tel, laissons cela à l'histoire.
Mais je veux bien t'aider, pour un courant de pensé je dirais
ou citoyanisme, ou le 89isme : p
Pour un parti politique il faudrait dépasser cet idée classique de politique de gauche ou droite ou écolo qui ne devrais plus avoir de raison d'être dans notre quête d'un idéal, car le capital puisque inadapté à notre vision du monde à terme disparaitra et ces classifications seront désuette. ( soyons globalocentriste ou tout simplement progressistes, voir puriste : p)

Portrait de déluge

à bricedewemmel Portrait de bricedewemmel De déluge

menuisier | 22H15 | 18/03/2009 | Permalien

Fais tourner, mais tu m'oublies au passage.

Portrait de 98euro

à déluge Portrait de déluge De 98euro

technicien | 00H00 | 19/03/2009 | Permalien

« En fondant un parti ? »
surtout pas

Portrait de jexiste

à 98euro Portrait de 98euro De jexiste

si, si | 12H44 | 18/03/2009 | Permalien

« Mon avis : les bases du système sont les relations humaines. Il ne faut surtout pas toucher aux structures. »

Je ne suis pas d'accord avec vous. On ne changera jamais l'humain. Quand on constate que les structures ne donnent plus (ou pas) ce qu'on en attend, il faut bien les corriger en conséquence.

P.S. : Je vous bats, j'ai beaucoup plus de nazes que vous !

Portrait de bricedewemmel

à jexiste Portrait de jexiste De bricedewemmel

chomeur | 13H24 | 18/03/2009 | Permalien

XPLDR le concours du plus nazé sans commentaire est enclenché

Portrait de SuperAlAmAs

à jexiste Portrait de jexiste De SuperAlAmAs

homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 13H26 | 18/03/2009 | Permalien

Mais l'« humain » à déjà changé au cours des siècles, donc « on » non, « on » ne le change pas nous, l'« Homme » évolue de lui même, on ne maitrise pas l'évolution cela ne veut poas dire qu'il n'y a pas d'évolution…
C'est pas les structures qui posent problème : c'est les capitaines de bord…
C'est pas les doctrines qui sont mauvaises : c'est leurs interpretations et leurs réccupérations pour des gloires égocentrés !
La chose à corriger, c'est le taux d'humanité dans le monde, savoir à quel niveau le système doit être à notre service et pas l'inverse…
Ils sont grands parce que nous sommes à genoux !
A qui profite notre malaise ?
A qui profite les guerres ?
A qui profite la mise à mort du projet démocratique défendu par tant d'hommes qui rêvaient d'impossible ( et pourquoi pas ? ) ?
A qui profite le crime ?

Portrait de jexiste

à SuperAlAmAs Portrait de SuperAlAmAs De jexiste

si, si | 13H40 | 18/03/2009 | Permalien

Certes, l'Homme évolue, mais seulement en fonction des contraintes auxquelles il est soumis, celles sur lesquelles il n'a aucune emprise, et celles qu'ils s'impose lui-même, mais qui découlent toujours plus ou moins des précédentes.

Par ailleurs, quand tout dysfonctionne parce que les capitaines de bord posent problème et qu'il n'est pas possible d'en changer, c'est bien que le système lui-même est défaillant et doit être modifié.

Portrait de 98euro

à jexiste Portrait de jexiste De 98euro

technicien | 14H09 | 18/03/2009 | Permalien

L'homme n'évolue pas grâce aux contraintes. Ce ne sont pas elles qui lui sont bénéfiques et qu'il faudrait remercier.

L'homme évolue pour se libérer des contraintes. Parce que cet animal humain (plus intelligent que les autres animaux) en a la conscience et les capacités.

S'il n'avait pas de contraintes il évoluerait encore plus. Mais il ne serait plus un simple animal plus intelligent que les autres. Il serait vraiment un humain.

Portrait de jexiste

à 98euro Portrait de 98euro De jexiste

si, si | 14H33 | 18/03/2009 | Permalien

« L'homme évolue pour se libérer des contraintes. »

Oui, autrement dit, sans contraintes, pas d'évolution.

Portrait de SuperAlAmAs

à jexiste Portrait de jexiste De SuperAlAmAs

homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 16H19 | 18/03/2009 | Permalien

La démocratie c'est choissir ses contraintes et ses devoirs pour espèrer avoir un peu de droit : libre arbitre faisant choix : à nous de jouer ! et il n'est pas impossible de changer de capitaine de bord, c'est que là, il y a encore une majorités de matelos qui désirent se laisser gouverner par ce capitaine là, reflet de l'équipage, la mutinerie n'est pas si loin, beaucoup on déserté dans des no man's land et batisse leur propre navire pour reprendre la mer, l'océan, nous ne sommes pas seuls sur ses eaux là, hissons la grand voile le 19 et que vogue la galère, c'est juste une question de volonté, le peuple a toujours eut le pied marin, à lui de décider si il est prêt à larguer les amarres, le Roi ne pourra pas arrêter une telle flote !

Portrait de 98euro

à jexiste Portrait de jexiste De 98euro

technicien | 17H27 | 18/03/2009 | Permalien

il faut que la logique comme les idées soit au service de l'humain et non le contraire.

si je suis (suivre) la logique dans le même sens que vous, j'en conclus que s'il n'y avait pas de contraintes il faudrait en inventer !

Les contraintes qui pèsent sur les animaux sont supérieures aux nôtres et pourtant ils n'évoluent pas. Sur la durée d'une vie, je veux dire.

Les contraintes nous obligent à évoluer. Oui mais nous évoluons parce que nous en avions déjà la capacité. Et que c'est moins dur d'utiliser cette capacité que de subir la contrainte.

Si cette capacité existe elle peut être utilisée en l'absence de contrainte.

Je pense même que c'est un défaut d'optique qui nous fait percevoir la contrainte comme la raison de l'évolution. Si on voyait l'évolution sans contrainte je pense qu'on réaliserait non seulement que la contrainte n'est pas la raison mais qu'en plus elle handicape l'évolution.

Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code