« Parlons Net » au Salon du Livre (avec Eric Naulleau)

  • Publié le :
    15/03/2009 à 20h29

Les relations entre la littérature, Internet et le livre, en compagnie d'Eric Naulleau, éditeur et chroniqueur, Gilles Cohen-Solal, éditeur et bloggueur, Laurence Bavia, de Buzz littéraire, Michel Eltchianinoff, de Philosophie Magazine, et Michael Nahan, de Bookeen, fabriquant de livres électroniques. Une émission animée par David Abiker et le critique littéraire de Rue89, Hubert Artus.

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  • unouveaucompte
    • Posté à 23h56 le 16/03/2009
    • Internaute

    le critique littéraire de Rue89, Hubert Artus.
    (ah ah la question qui tue : ) « pouvez-vous nous en dire plus sur ce scoop ? ça commence quand ? »
    ah ah la réponse qui tue de Nalleau : « c'est déjà commencé depuis mardi... »

    artus : dailymotion, c'est aussi « grand public ! ! ! »
    nalleau : est repris essentiellement sur dailymotion les « clashs »
    ahahaha

    la parité encore superbement ignorée...

    beaucoup de stress de certains participants exceptés nalleau et cohen-solal...
    étonnant !

  • Orageon
    Orageon
    Rejeton cyclonique
    • Posté à 11h04 le 16/03/2009
    • Internaute
      Rejeton cyclonique

    Sympatique émission mais quand même pas mal dominée par Naulleau et Cohen-Solal qui se la jouent vieux de la vieille, « à mon époque c'était mieux », et qui snobbent certaines pistes de réflexions présentées par d'autres invités.

    J'ai les ai même trouvé dégradants parfois.

    Quand au débat sur le support, même histoire. Ils jugent en se basant sur leur passé, leur relation avec les livres durant leurs études et leur carrière... mais on a l'impression qu'ils ne peuvent pas imaginer que leurs enfants ou plutôt petit-enfants aient des sensations différentes avec des supports différents, sans que ces sensations soient inférieures ou plus méprisables.
    C'est le cas typique du, pardon du langage, « vieux con » qui a vécu la meilleure jeunesse possible, et que les autres générations ne peuvent et ne pourront jamais comprendre.

    Alors certes le livre électronique ne vaut pas le livre papier pour certaines activités. Pas encore. Mais aborder d'emblée tout nouveau format avec négativité en évoquant ses souvenirs de tournage de pages en avant, en arrière, avec prise de note etc (genre c'est impossible sur un livre électronique... )

    ps : je n'aime guère le livre électronique, mais pour le principe, la réaction épidermique des deux « vieux » m'énerve.

    J'ai apprécié les pistes lancées par Eltchianinoff. Et surtout son détachement par rapport au support. Il tente d'expliquer la différence entre l'écrit et le livre, il aurait pu parler de papyrus, de gravures dans la roche... ça aurait peut être plus été parlant pour ceux d'en face.

    Bah ouais imaginons le type qui invente la feuille de papier qui la présente aux sages de la ville... « Ridicule, la gravure sur tablette d'argile est tellement plus solide, solennelle... la papier c'est pour faire les brouillons avant les gravures, à la limite... »

    J'ai trouvé Mr Artus très bien, même si parfois lorsqu'il pose ses questions, on a l'impression qu'il lutte pour ne pas trop s'étaler ou pour éviter les digressions : -)

  • amilcar
    • Posté à 11h12 le 16/03/2009

    impressions : autant sur la forme c'est complètement insupportable, surtout le numéro de cabotinage de cohen solal, on sent qu'il est frustré de télé, pas tellement pour y apporter un contenu révolutionnaire mais pour y montrer sa gueule, l'autre petit gros a davantage de mâle assurance, je suppose que chez les éditeurs comme chez les gorilles, passée la quarantaine des poils blancs leur poussent sur le haut des fesses d'où leur appellation de dos argentés, emblème de leur domination

    quant à artus il franchit le mur de la raison sur un rail aérien et il nous laissent, pauvres mortels, pantelants sur le bord de la route avec la seule femme qui sent instinctivement son infériorité participative, elle est un lambda, pas eux, eux c'est les mâles alpha de l'édition, ils vont écouter ta question sans se marrer, bon ne leur dis pas tout de suite que tu viens de province

    là vient un paragraphe où je prends vaillamment la défense de pierre assouline et de son blog qui a à mon sens toutes les qualités et donc les plus importantes, il n'est pas arrogant, il est subtil et nuancé, et il est très libre

    donc sous une forme quand même assez puante le contenu y est, le ebook sera tout sauf un book, mais de plus en plus de gens vont avoir besoin de lire et le nombre de lecteurs mondiaux va augmenter encore beaucoup, pour mettre tous ces gens d'accord je ramènerais le débat sur la propriété intellectuelle, pour les entendre crier famine, et surtout prendre les créateurs en otage pour sauver la crèmerie, crèmerie fermentée, usine à gaz de luxe, la vraie question comme on dit à la télé est avons-nous encore besoin des éditeurs, de ce type d'éditeur, et accessoirement est-ce que ces éditeurs n'ont pas trop regardé jean gabin à la télé ?

    l'imprimerie est un art né majeur, la critique a ses défauts mais comporte aussi de bonnes surprises, les livres auront toujours besoin de vendeurs spécialisés, le seul truc en trop, le seul truc qui sert à rien c'est tous les petits fauchons de la littérature, les fines gueules, l'épicerie fine, la vie de château, ça ça gangrène la littérature, on va voir de l'editing on line, n'importe qui peut corriger un texte, et peut le lire 3 fois

    le pouvoir, les média, les banquiers sont la zone la plus régentée, policée de la société, la création se passe à l'opposé, au plus loin de cette zone hypocrite et juteuse, mais ce qui est étonnant c'est que quelles que soient les élucubrations de nos petits marquis du moment, elle se passe, la création, et elle se passe d'eux, quoi que dise ce noyau mort d'une société qui ne pense pas, les marges bougent, ce qui gêne, là où sa fait mal c'est les droits, la gratuité, la marchandisation, la productivité, le profit, de ça je déduis que la profession inutile dans le circuit c'est l'éditeur, le parasite qui a trop grossi, la tique qu'il faut arracher au pied de la création, surtout que le parasite voudrait servir de filtre totalement inutile entre le créateur et le consommateur, le consommateur n'étant pas capable de faire le tri, la preuve c'est lui qui envoie les manuscrits, dans nos instances supérieures de gens hautement éclairés, les initiés de l'édition, monde opaque, non démocratique, patriarcal, dépassé, alors rassurez-vous le livre continuera sa route, mais l'édition de papa, il n'en restera rien. (lol, je plaisante, je rigole pour faire un numéro, mais en me moquant plus de moi que nos deux dos argentés, je doute de ma propre clairvoyance, de ma propre intelligence, j'ai de gros doute et probablement des périodes de pénombre totale, mais bon moi aussi, je me marre - n. du commentateur).