Afrique 11/03/2009 à 16h11

« Teza », primé au Fespaco, fait revivre l'Ethiopie de Mengistu



(De Ouagadougou) La 21e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a été celle de l'Ethiopie qui vient d'inscrire, pour la première fois, son nom en lettres d'or dans le palmarès officiel du festival. « Teza », du réalisateur Haïlé Guérima, a en effet reçu l'Etalon d'or de Yennenga, le premier prix décerné à l'unanimité par le jury présidé par le Burkinabè Gaston Kaboré. « Teza » remporte également plusieurs prix spéciaux, dont celui des critiques africains, preuve de la qualité du film.

Le film raconte l'histoire de l'Ethiopie des années 1970-80, sous la dictature de Haïlé Mariam Mengistu : viols, tortures, meurtres caractérisent la vie de ce pays qu'un jeune scientifique idéaliste a quitté pour aller poursuivre des études en Allemagne avant d'y revenir pour, dit-il, mourir. C'est une œuvre qui évoque des thèmes comme l'immigration, le racisme, la guerre, mais aussi la position difficile de la femme éthiopienne.

En rappel, au Festival de Venise en 2008, « Teza » avait obtenu le Prix spécial du jury et celui du meilleur scénario.

Que retenir de ce réalisateur éthiopien ? Né en 1946, Haïlé Guérima a émigré aux Etats-Unis en 1968 où il est devenu membre de l'école des cinéastes noirs de Los Angeles. Il est professeur de cinéma à l'université Howard de Washington depuis 1975. Ses films récents sont le « Voyage imparfait » (1994) et « Une victoire africaine » (1999).

Gaston Kaboré, président du jury, a ainsi résumé le « cru 2009 » :

« Il y avait une grande diversité de films à ce FESPACO ; une diversité assez impressionnante dans les histoires qui ont été abordées. C'était assez représentatif de l'état du cinéma africain où il y a des pays à plus forte cinématographie qui sont à même de produire des œuvres ambitieuses et au niveau du cinéma classique et des pays bien qu'ils aient des moyens modestes parviennent à raconter des histoires locales qui ont de la tenue, qui montrent assez de tendresse et de profondeur dans le récit.

C'était bien d'avoir cette diversité qui se côtoie, car de toute les manières, il y aura toujours des inégalités entre les capacités économiques et de financement des films.

Mais par contre, il y a une parfaite égalité dans le désir que les gens ont de quoi faire des films. Nous avons remarqué la passion, la volonté des jeunes et des moins jeunes qui veulent raconter les rêves qui peuplent leur tête et qui veulent témoigner à propos des gens ordinaires qui vivent dans des sociétés en pleine mutation et qui essayent de s'épanouir... Quand on regarde les 18 films en compétition, on est rempli d'énergie. C'est ce que j'ai retenu ».

Cyr Payim Ouédraogo et
Adama Ouédraogo Damiss

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  • jyr
    jyr
    ou jean-yves rousson..artiste ? (...)
    • Posté à 11h19 le 12/03/2009
    • Internaute
      ou jean-yves rousson..artiste ? (...)

    Elle lui avait envoyé une photo d'elle enfant,puis une photo d'elle adulte,entres ces murs,il n'y avait plus de conscience,juste des souvenirs,des regrets,elle s'était dédoublée,il s'était réunifié,elles le courtisaient,il s'etait réfugié,il avait réussi ses deux rêves à la fois,vivre un amour uniquement fait d'images et aimer une personne sous deux figures différentes,avec la peur que survienne la confusion des êtres et des sentiments.
    confusion entre lêtre et la representation..comme dans tte projection filmique
    Lien
    ou photographique

  • atelier39
    atelier39
    Photographe
    • Posté à 23h38 le 12/03/2009
    • Internaute
      Photographe

    Toujours sympa ce FESPACO, et beaucoup plus facile de visiter et se mélanger parmi les artistes que le festival de Cannes ! ...