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Les Sarkozy, seul recours selon les proches de Florence Cassez

(De Lille) 70 ans de prison au Mexique pour des faits qu'elle nie : la Française s'en remet au président de la République.

Felipe Calderon et Margarita Zavala, Nicolas et Cécilia Sarkozy, à l'Elysée en juin 2007 (Michel Euler/Reuters).

Le procès en appel de la Française de 34 ans, originaire de Béthune, a douché les espoirs de sa famille et de son avocat, Me Franck Berton : sa peine de 90 ans de prison pour quatre séquestrations et détention d'armes a été réduite à 70 ans. « Soixante ans si on verse 300 000 dollars, et on ne les a pas », explique l'avocat lillois, qui avait obtenu l'acquittement de deux accusés d'Outreau.

Le seul recours juridique possible pour Florence Cassez serait l'« amparo », sorte de procès en cassation, qui ne pourrait pas avoir lieu avant deux ans. Pour Me Berton, il ne reste qu'une solution : faire appel à Nicolas Sarkozy, qui doit se rendre au Mexique dans quelques jours. Pour faire pression sur le couple présidentiel (les parents de Florence Cassez ont envoyé une lettre à Carla Bruni-Sarkozy pour qu'elle rende visite à leur fille), les proches de la détenue font appel aux médias.

Lionel Gougelot, correspondant d'Europe 1 à Lille, a mené une interview téléphonique de Florence Cassez depuis les bureaux de son avocat français, en présence d'une vingtaine de journalistes et de Bernard Cassez, le père de Florence. (Voir la vidéo)

S'ils refusent de penser à l'« amparo », les proches de Florence Cassez mettent tous leurs espoirs sur Nicolas Sarkozy et espèrent qu'il reviendra de son voyage au Mexique avec la jeune femme. Autre hypothèse : que Felipe Calderon, le président mexicain, utilise son droit de grâce, comme le souhaite Me Berton :

« Le président Calderon a le pouvoir et le droit de grâce. Il doit prononcer cette grâce, on ne doit même pas envisager l'“amparo”, parce que Florence Cassez doit être graciée. »

Pour l'avocat, l'affaire est forcément politique : l'arrestation de Florence Cassez dans la maison de son ex-fiancé Israel Vallarta, menottée à côté d'autres personnes séquestrées, a été reconstituée pour les caméras de télévision, deux jours après l'arrestation réelle. Bernard Cassez espère simplement que le président de la République lui ramènera sa fille, après l'immense déception du procès en appel. (Voir la vidéo)

Relative indifférence de la presse mexicaine

Lien La condamnation en appel apparaît sous forme de dépêches sur la majorité des sites d'information mexicains. A l'origine, ce n'était qu'une affaire de kidnappers de plus, une affaire médiatisée puisque Genaro García Luna, chef de l'Agence fédérale d'investigation (le FBI mexicain) sous le mandat de Vicente Fox, avait décidé de rejouer l'arrestation le lendemain, pour faire la une des JT du matin, comme le rappelle La Jornada. Le bidonnage s'est su et a mis en lumière le cas Cassez.

Ce qui frappe le plus les Mexicains dans cette affaire, c'est le bruit qu'elle fait en France : El Diario consacre un long papier d'analyse au « scandale français », et évoque la quarantaine de journalistes français venus à Mexico pour parler de Florence Cassez ou la centaine de députés mobilisés à l'Assemblée nationale. Mais c'est surtout la mobilisation de l'Elysée qui étonne :

« Le gouvernement de Nicolas Sarkozy a pris le procès de Florence Cassez comme un symbole supplémentaire de la manière dont le président français cherche à libérer ses concitoyens qui, pour une raison légale ou non, se trouvent privés de liberté dans une région du monde. »

Florence Cassez, nouvelle Ingrid Betancourt pour Nicolas Sarkozy ? Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a annoncé sur RFI que l'objectif du voyage présidentiel serait d'obtenir le transfert de la Lilloise vers la France.

Photo : le couple présidentiel mexicain, Felipe Calderon et Margarita Zavala, et son pendant français de l'époque, Nicolas et Cécilia Sarkozy, à l'Elysée en juin 2007 (Michel Euler/Reuters).

Florence Cassez attend Sarkozy à Mexico (Na)

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5 commentaires sélectionnés

Portrait de Cratère

De Cratère

13H10 | 05/03/2009 | Permalien

Entrons nous de plein pied dans un monde où l'intérêt de la presse pour une personnalité détermine son innocence ou sa culpabilité ? Sa captivité ou sa libération par des politiciens soucieux de leur cote médiatique ?

Devons nous considérer comme bananière toute république (aussi pérfectible et corrumpue que peut l'etre celle du Mexique)osant enfermer, à tord ou à raison, un citoyen français dont l'entourage est capable de mobiliser la presse en période creuse ?

Cette affaire m'intrigue et force est de constater que la presse française ne m'informe pas beaucoup sur les tenants et les aboutissements de cette histoire de kidnapping, elle se contente de crier au complot, éveille finalement médiocrement mon interêt pour le cas Cassez.

Portrait de fatalyst

De fatalyst

23H30 | 04/03/2009 | Permalien

Bon, voilà un texte de Cristina Ríos Valladares traduis depuis la page :
http://www.jornada.unam.mx/2008/06/13/index.php ? section=sociedad&article…

Pour moi, cette fille est coupable…. Lisez ce qui suit (lettre d » avant la délibération de l'appel ) :

-« Florence Cassez est une kidnappeuse, pas victime »
Maintenant elle crie justice, mais elle doit encore entendre nos cris dans ma captivité, a déclaré Cristina Rios Valladares
A l'opinion publique :
Mon nom est Cristina Ríos Valladares et j'ai été victime d'une séquestration, avec mon mari, Raul (libéré quelques heures avant le sauvetage) et mon fils de 11 ans. Depuis ce jour, notre vie a complètement changé. Aujourd'hui, nous subissons un exil forcé par la peur et l'insécurité. Ma famille est brisée. C'est indescriptible ce que mon fils et moi avons vécu à partir du 19 Octobre 2005 au 9 Décembre de cette même année. Soit, 52 jours de captivité dans laquelle j'ai été victime d'abus sexuels et de la torture psychologique. Le 9 Décembre nous avons été libérés lors d'une opération par l'Agence fédérale d'investigation (AFI). Accusé de l'enlèvement, ont été arrêtés Israël Vallarta et Florence Cassez, cette dernier d'origine française, ce présente maintenant comme une victime de mon affaire et non pas en tant que complice de celui-ci (Israël Vallarta).

Depuis notre libération, ma famille et moi, avons vécu à l'étranger. Nous ne pouvons pas retourner chez-nous par peur, parce que le reste de la bande de ravisseurs n'a pas été arrêté. Notre refuge est notre salut, parce que nous ne pouvons pas revenir à la maison et une régions avec le souvenir de la séquestration. Nous avons entendu la nouvelle de la condamnation à 96 ans de Florence Cassez, la femme dont j'ai entendu de nombreuses fois la voix au cours de ma captivité … Cette voix d'origine française que mon oreille est habitué aujourd'hui à entendre, la même voix que je reconnus comme étant la voix annonçant sur un enregistrement envoyer à mon mari, une oreille qui pouvait faire croire qu'elle appartenait à mon enfant.

Maintenant, je n'entends que des cris « Florence justice » et crie son innocence (…) Florence raconte le « supplice » de la prison, mais de la juridiction pénale voit sa famille, fait des appels téléphoniques, donne des interviews à la presse et ne craint pas pour sa vie à chaque seconde. Rien à voir avec ce qu'est le véritable enfer, c'est-à-dire, l'enlèvement.
Ni ma famille ni moi n'avons la force d'esprit de faire une campagne médiatique, diplomatique et politique (comme elle et sa famille le font) de veiller à ce que le gouvernement français et la presse nationale et internationale, entende l'autre version, c'est-à-dire celles des victimes de la bande à laquelle Mme Cassez a appartenu. Mais nous voulons ébranlé l'idée que Florence,n'est pas un kidnappeur. Elle n'est pas seulement un kidnappeur mais aussi petite copine de Israël Vallarta (avec qui elle a vécu dans la même ferme et durant le même temps que mon fils et moi pendant notre captivité), elle apparait maintenant comme une victime et lutte au changement de sa peine. Si elle y parvient ou non, ce n'est plus à nous d'en juger, mais nous serons toujours blessé.

Cette lettre est un soulagement. L'affaire est entre les mains de la justice mexicaine. Nous ne voulons faire quoi que ce soit en public ou donner des interviews à la presse ou tout autre (notre indignation a conduit à faire cette dernière lettre), parce que notre énergie est, et sera placé sous la garde et l'intégrité de la famille à nous remettre des nos dommages. Nous n'avons plus de nouvelle force après l'interpellation médiatique de Florence Cassez et la peine et le bruit médiatique autour d'elle ne nous engages pas à revenir pour risquer quoi que ce soit.

Merci de votre attention.

Cristina Rios Valladares
(traduction francaise fatalyst)

Ps : Mon espagnol est un peu rouillé merci de votre compréhension. Je pense que cela peut équilibrer le débat.

Portrait de infiltré_

De infiltré_

ex étudiant...... | 00H38 | 05/03/2009 | Permalien

Le truc classique de la presse française :

« il faut qu'elle revienne ! ! ! ! ! »
« les mexicains sont tous corrompus, elle est innocente, faut pas la laisser dans ce pays de sauvage blablabla etc ».

Ne me dites pas qu'elle n'avait pas vu que le coin ou elle se trouvait était pas clean….
Maintenant que la police fédérale embarque tout le monde elle joue à la vierge marie.

Et ba oui, il faut être intelligent : Quand le coin ne sent pas bon et qu'on ne maitrise rien, il ne faut pas rester là…

A 30 ans, si elle n'a pas eu la clairvoyance nécessaire pour savoir qu'elle risquait une merde dans cette zone…

Quand on est civile et qu'on se retrouve au milieu d'un champ de bataille, on risque de se prendre une balle. La, elle voulait jouer à la grande avec ses copains caïds elle ne pouvait pas ne pas savoir. Le monde n'est pas un bac à sable, il faut grandir…

Portrait de skalpa

De skalpa

actif et militant ? | 00H26 | 05/03/2009 | Permalien

Après Ingrid,

Florence !

Il est fort le petit,
il ira loin…

http://kprodukt.blogspot.com

Portrait de Un compte supprime

De Homere

nc | 08H50 | 05/03/2009 | Permalien

La justice francaise a-t-elle des lecons a donner a la justice mexicaine ? Sommes-nous presumes innocents en France ? Y a-t-il a redire ou pas (c'est ce que j'aimerais lire dans cet article) sur les conditions du proces et la condamnation par un tribunal Mexicain ?

Pardon Nicolas ? ah d'accord, ce sont des meteques, c'est ca que tu dis ?

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