Tribune 01/03/2009 à 20h00

La « ferme » de la Légion étrangère ? J'y ai vécu l'enfer

François Espinasse | ex-légionnaire

La publication des photos de l’entraînement très spécial de légionnaires en formation, publiées en début de semaine, a provoqué une intense polémique dans le milieu militaire.

Le ministre de la Défense a immédiatement demandé une enquête. Comme il l’a dit en tchat jeudi sur Rue89, Hervé Morin trouve ces pratiques « inacceptables ». Parmi les nombreux témoignages reçus, celui de François Espinasse a retenu notre attention, car il explique bien pourquoi de tels agissements sont monnaie courante au sein de la Légion étrangère.

François Espinasse (DR)

Je m’appelle François Espinasse et je suis, pour toujours, le matricule 182 575. Mon matricule de légionnaire. En juillet 1992, j’ai commencé l’instruction à Castelnaudary, base du 4e Régiment étranger, c’est l’école de la Légion étrangère. Je connais bien le lieu-dit la Ferme, dont vous avez montré des photos. En fait, il y a deux fermes : la Jase et Bel-Air. Je le sais, j’y ai vécu l’enfer. J’étais à Bel-Air.

Moi aussi, j’ai subi les mêmes exercices servant à vous endurcir. Si vous vous êtes engagé en étant un agneau, vous en sortirez en loup. Cela fait partie du programme de la « ferme » : durant un mois, ils font tout pour nous faire déserter : humiliation, coup, fatigue, sport intensif pour nous pousser au-delà de nos limites. Ces photos n’ont rien à voir avec un quelconque exercice d’aguerrissement au froid.

J’ai 19 ans, j’ai fait des conneries, je m’engage pour m’en sortir

A l’époque, j’ai 19 ans. Je suis un enfant de la Ddass, j’ai fait quelques conneries et je m’engage pour m’en sortir, pas du tout par militarisme. C’était un matin, le 17 juillet 1992. Au début, il y a des tests psycho-techniques et sportifs à Aubagne, au 1er Régiment étranger, la maison mère de la Légion.

Et puis le passage par la « gestapo », comme on l’appelle. On passe une dizaine de fois à l’interrogatoire. Ils sont deux, ils retracent toute votre vie dans les moindres détails. Vos notes de classe en sixième, le nom d’une petite amie oubliée. Tout.

C’est là que j’ai perdu ma nationalité française, au profit d’une nouvelle identité. Je suis devenu Canadien de Vancouver.

L’instruction au 4e Régiment étranger : quatre mois d’enfer

Si vous êtes pris lors des tests à Aubagne, vous partez à l’instruction pour quatre mois. Pendant cette période, interdiction de lire des quotidiens, d’écrire à toute personne extérieure, de regarder la télévision, de téléphoner. De parler aux civils croisés sur le chemin du parcours du combattant et pendant les footings à l’extérieur de la caserne. Vous êtes totalement coupés du monde extérieur

Mais surtout, vous êtes traité comme des animaux. Humilié, rabaissé constamment. Cela se passe de deux manières. D’abord par le physique. Les caporaux « foot-foot » (des soldats tout juste formés qui restent dans ce régiment d’instruction, ndlr) vous tabassent pour un oui ou pour un non. Parfois, vous léchez leur chaussure, vous faites leur lit. Ou alors on vous met la tête dans la merde aux toilettes.

Un soir, à l’appel -tous au garde à vous dans le couloir-, un caporal est passé avec une lame de cutter et il nous a entaillé les avant-bras au hasard. Sans aucun état d’âme. Il y avait aussi la « chaise vietnamienne » : assis perpendiculairement au mur, cuisse droite et bras tendu en avant. Un caporal donne des coups de manche à balai sur les abdos, les cuisses, les bras... Ne surtout pas tomber, sinon c’est pire.

Même pour aller aux toilettes, il faut demander la permission. Se mettre au garde-à-vous devant son supérieur et dire : « Engagé volontaire Espinasse, 2 mois, 3 jours de service. Permission d’aller aux toilettes ? » Engagé volontaire, c’est le grade pendant la période d’instruction.

La finalité des mauvais traitements ? Faire de la Légion un corps d’élite

Je suis pas un gros balèze. Je mesure 1,65 m pour 56 kilos. En fait, le physique ne change rien. A la Légion, on arrive toujours à vous briser moralement. J’ai vu des gros, genre racaille de banlieue qui a fait de la boxe, s’effondrer. Je me souviens d’un grand black, ancien de la Royal Navy, un monstre... je l’ai vu pleurer aux toilettes.

En général, ceux qui tapent sont les sous-officiers et brigadiers-chefs, car les officiers sont rarement issus de la Légion. Ils viennent d’autres armes. Ces sous-offs dépassent leur autorité. Tout le monde est au courant, tout le monde se tait. Jusqu’au général commandant.

Pourquoi faire tout ça ? A l’époque, on nous disait :

« La Légion est un corps d’élite qui n’appartient pas à la France, c’est une armée autonome. Et il faut des vrais Rambo pour intervenir à l’étranger. Si un jour vous êtes prisonnier, il faut tenir le coup. »

C’est inhumain. A la fin de l’instruction, on a fait la marche « Képi blanc » et la marche régimentaire, 350 kilomètres en une semaine, en tactique, cela veut dire en milieu hostile. Au retour de cette douloureuse marche, j’ai passé la nuit complète à nettoyer mon Famas et malheur à celui qui essaie de s’endormir, il prendra un coup de crosse d’un Mac 50 (un pistolet automatique de 9mm).

Le jour où l’on m’a remis ce képi, j’ai pleuré parce que pour la première fois de ma vie, j’en avais bavé pour l’obtenir. Nous étions environ 60 au départ, nous avons fini à 40.

En quatre mois, il y a un gars qui s’est pendu dans sa chambre. Un autre a sauté par la fenêtre du deuxième étage. Il s’en est sorti avec plein de fractures. C’est la peur qui nous motive. Et les rumeurs disant que si on ne finit pas l’instruction, il peut nous arriver quelque chose de grave.

Comme le bon père de famille estimé de tous qui bat ses enfants...

Après l’instruction, j’ai servi quatre ans et demi au 1er Régiment étranger de cavalerie (REC) à Orange. J’étais pilote de VBL et VAB et tireur de missile Milan. En donnant le maximum de moi-même, je subissais encore des brimades...

J’ai déserté, avant de risquer de finir par tuer mon maréchal des logis. De peur que la police militaire me retrouve, je me suis caché en montagne durant quelques mois. J’avais l’impression d’être un fugitif et je n’ai fat que servir mon pays avec honneur et fidélité. J’ai subi trop de choses, c’était l’enfer. J’ai 37 ans aujourd’hui et j’ai encore des séquelles.

Bien sûr, j’étais fier de porter un Képi blanc, surtout à la remise de ma première médaille. J’ai voyagé, je suis allé plusieurs fois en Afrique. En uniforme, à Paris, j’ai été salué par des policiers en faction devant l’ambassade américaine, place de la Concorde. La Légion, c’est un mythe. Il faut aussi savoir ce qu’il y a derrière. C’est comme le bon père de famille estimé de tous qui bat ses enfants...

Oui, aujourd’hui, je regrette mon engagement. Si j’avais eu le choix, j’aurais fait autre chose. Parce que même si vous avez fait des bêtises, des erreurs, il y a quand même une façon de traiter les humains. Les gens disent : « Pas grave, ce sont des repris de justice, des tueurs, ils le méritent bien. » Mais des tueurs, cela fait longtemps qu’il n’y en a plus à la Légion. Et puis, on a quand même servi la France, non ?

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  • jack33
    jack33
    sans
    • Posté à 20h39 le 01/03/2009
    • Internaute 54181
      sans

    Les danseuses qui rentrent au Bolchoï aussi elles en chient. Mais elles le savent quand elles signent.

    Il est évident que la légion, c’est pas fait pour tout le monde, comme tous les autres corps d’élites de l’armée, comme toute profession qui réclame des entrainements et qualités « hors-normes » (Etoiles à l’Opéra, sportifs de haut niveau...)

    Les légionnaires (habitant une ville de casernement j’en ai connu quelques uns), pour la plupart, sont fiers d’être ou d’avoir été à la légion, ils ne prétendent pas que ce fût une partie de plaisir, mais ce n’était pas la raison pour laquelle ils se sont engagés non plus.

    Autant il est tout a fait légitime qu’on s’élève contre des brimades raciales, sexistes, des formes de bizutages existantes dans certaines écoles etc... autant j’ai du mal à comprendre cette série d’articles et les haut-cris poussés depuis quelques semaines contre la Légion.

    Vous reprochez quoi exactement à la légion ? De ne pas vous expliquer avec suffisamment de précisions au moment de l’engagement que ça va être dur ? Ou de vous avoir accepté alors qu’ils auraient du (et vous aussi peut-être) se rendre compte que vous n’étiez pas fait pour ça ?

  • Renard15
    Renard15
    Militaire
    • Posté à 20h45 le 01/03/2009
    • Internaute 71790
      Militaire

    Bonsoir.
    Je viens ici apporter ma modeste expérience... Depuis qu’il y a des articles sur les militaires je lis un peu tout et j’y vois surtout des clichés. Déjà des cons il y en a partout et maintenant que j’ai passé plus de la moitié de ma vie dans l’Armée, je pense pouvoir dire qu’il n’y en a pas plus qu’ailleurs. J’ai d’excellents amis militaires, je le suis moi-même. Je lis le « Canard », je vote à gauche (quoique déçu...), avoir des parents gauchistes ça marque et j’en suis encore à la lutte des classes. Un de mes amis adjudant de gendarmerie est abonné à « Marianne »...
    J’ai lu avec beaucoup d’interêt l’article de François Espinasse. J’ai fréquenté le 4ème RE à l’improviste car je suis gendarme et j’ai du te croiser à Castelnaudary François. Je suis étonné par ton récit mais tu y étais, pas moi, alors je te crois. Moi je me suis juste engagé au 8ème RPIMa en 1987 et je ne suis pas devenu un assassin pour autant.
    Pour en revenir à ces photos, que je n’ai pas vu d’ailleurs, ça fait partie de la formation morale du soldat. Ca apprend le dépassement de soi. Je l’ai fais tout ça, ramper dans la boue, nettoyer les chiottes à la main et je n’en suis pas mort. Et me faire traiter de « couille de loup », de « bite de porc » et que sais-je encore ? Ca évite d’avoir des gens qui pètent les plombs en plein accrochage... Mettez vous à la place du chef de groupe si un soldat se met à pleurer ou se retrouve paralysé par la peur ?
    Malheureusement ça ne correspond pas avec nos valeurs actuelles d’oisiveté et de facilité, alors ça crache son venin car il faut cracher et vomir sur tout ce qui porte un uniforme dans notre beau pays de France.
    Il y a 3 ans j’étais instructeur à l’école de gendarmerie de TULLE. J’ai eu des élèves de toutes les couleurs, je n’ai jamais fait aucune différence entre eux. Les engueulades et les remontées de moral ont été les mêmes pour tout le monde. Ici pas de blancs, de noirs, de jaunes, de verts, ni gosse de riche ou de pauvre, que des jeunes à former et la sauce a pris. J’ai menacé de les faire ramper dans la boue mais moi j’y serai allé le premier pour montrer l’exemple. La place du chef est en avant. Pas à l’arrière. Ah cette place en premier, qui montre l’exemple de nos jours ?
    M. MORIN n’a pas compris, on forme des soldats dans notre Armée, pas des fiottes... Si nous voulons des gens qui partent au combat et qui en reviennent victorieux, c’est à ce prix là.
    La guerre n’est pas une partie de repos ni du plaisir.
    L’Etat ne forme pas des assassins. Même si des fois certains le sont au fond d’eux même, tout comme n’importe quel quidam que je croise tous les jours peut-être. Tout comme toi qui me lira peut-être...
    Goupil

  • C-dâv
    C-dâv répond à Renard15
    • Posté à 21h13 le 01/03/2009
    • Internaute 23444

    si si malheureusement, j’ai appris à tuer en 1990 à Neustadt, Allemagne,mais c’était pour servir le pays............
    J’ai cotoyé des gradés qui en guise de chevalière, portaient des têtes de mort en or...au salut ils marquaient 1 tps d’arrêt avec la paume de la ain (genre salut nazi).
    Les propos étaient franchement racistesparmis les engagé, certaint nous demandaient d’être prêt à caaser du bougnoule en Irak...........
    Les engagés noirs ou d’Afrique du nord ne dépassaient jamis le grade de sergent-chef...
    moi bien blond, étais exempt de brimade et l’adjudant et le sergent ont essayé de me faire adhérer au fnj....
    l’armée c’est la normalisation de la médiocrité et la banalisation des mavais traitements.
    le reste n’est que littérature et la légion est la quintescence de cet état de non-droit.

  • M. de Wolmar
    M. de Wolmar répond à jack33
    explorateur
    • Posté à 21h14 le 01/03/2009
    • Internaute 59614
      explorateur

    Il y a deux manières d’aller se faire tuer volontairement :

    Soit en suivant un idéal. Plus l’idéal nous apparaît comme clair, intense, plus notre volonté sera ferme et plus nous serons prompts à nous sacrifier. Ainsi, les terroristes islamistes ont pour eux le paradis d’Allah (tout comme les assassins du Vieux de la Montagne, de plus pour eux, le haschich exaltait encore cet idéal), les anciens sans culottes la soif de justice et de liberté (et peut être aussi la haine de l’inégalité), le citoyen lambda devrait avoir l’état, la cité (mais à notre époque moderne ces valeurs semblent bien dérisoires et l’envie de se faire tuer pour elles s’éteint lentement. Je ne le regrette pas, c’est simplement un constat).

    Soit en étant mentalement déjà mort. Ne valant plus rien, étant moins qu’un être humain et à peine mieux qu’un robot, quelle différence ça fait si je suis mort ou vivant.

    La légion semble avoir choisi la deuxième manière. Pas sûr que ce soit la plus enrichissante ni la plus légitime pour une société.

  • Mozo
    Mozo
    Retraité
    • Posté à 21h15 le 01/03/2009
    • Internaute 71792
      Retraité

    J’ai lu attentivement les comentaires sur la Légion Etrangère de François Espinasse.
    Je ne dis pas qu’il n’a pas vécu cela, c’est vrai ce qu’il dit.
    Mais il faut relativiser. Moi aussi j’ai été engage à la Légion Etrangere en 1960 pendant la guerre d’Agérie, j’avais 20 ans, je n’avais fait aucune betise dans ma vie mais j’étais étranger, espagnol, et le moyen le plus rapide pour obtenir la nationalité française était de s’engager à la Légion, je peux temoigner de la dureté du traitement pendant l’instruction, de mon temps, elle durait 6 mois et cela se passait en Algerie au centre d’instruction de la Légion à Mascara, pendant une guerre.
    Mais je suis tres fier d’avoir surmonté toutes les épreuves et d’être sorti de cette période avec un corps fort en un mental à toute épreuve ce qui tout le long de ma vie m’a servi. De plus j’ai été retenu pour l’ecole d’eleves gradés, 4 mois d’instruction encore plus durs physiquement, à la fin nous faisions une marche 120 kilometres en 48 heures chargés de 25 kilos d’équipement (j’ai fait cette marche 2 fois).

    Ensuite j’ai servi pendant deux ans en Algérie et trois ans à Djibouti. Ce qui m’à fait passer cinq ans et demi en Afrique sans retourner en France et donc sans voir ma famille.
    Je ne regrette rien et suis tres fier d’avoir fait cela.
    Je ne jette pas la pierre à ceux qui ont choisi de deserter, j’en ai vu aussi en Algerie, mais la bas ils avaient parfois moins de chance car ils se faisaient assassiner par les fellagahs.

    Aujourd’hui je suis français ayant eu le privilege de choisir la nationalité française. Et je ne renie ni regrette rien.

  • Maximillien Robespierre
    Maximillien Robespierre
    Chomeur Fatigué
    • Posté à 21h43 le 01/03/2009
    • Internaute 49657
      Chomeur Fatigué

    pour comprendre pourquoi « tout sort maintenant » alors qu’on connait depuis longtemps ces comportements dont on peut vraiment discuter (je pense que la « formation » à la Légion n’est plus adaptée), bref pour comprendre cette offensive médiatique (justifiée certes) contre la Légion et bien c’est très simple : il y a un projet de suppression qui doit faire face à un lobbying d’anciens qui s’y refuse. Les raisons en sont complexe mais s’inscrive dans un cadre beaucoup plus globale (réorg Morin, OTAN, budget, etc, etc).
    Une connerie de plus à venir, on pourrait moderniser la Légion sans forcémment tout casser....

  • Narbonne
    • Posté à 22h32 le 01/03/2009
    • Internaute 35421

    fils de militaire ,militaire un temps moi meme ,puis medecin ,j’ai eu a subir a moindre degre des « epreuves » qui ’endurcissent’ des brimades stupides etc..de ces moyens qui sont censes forges un groupe ,pour tout dire vous formater a la facon militaire .Avec le recul j’ai constate ceci : il n’y a pas que l’armee qui formate mais au nom de sa specificite ,la brutalite ,les methodes viriles ,une psychologie simple et des arguments repetes a l’envie dans une ambiance ou l’autre est affaibli ,rabaisse,ou joue a fond la hierarchie ,le reglement ; ces aspects restent manifestement la base de l’instruction . Je trouve interessant que le monde civil ,merci internet ,s’interesse a ce qui se passe dans ce corps qui se veut la patrie de ses hommes « legio patria nostra “comme ils disent .La guerre c’est pas un camp scout c’est vrai ,j’avais oublie quel sot ! ! Mais peut etre aussi qu’on persiste a avoir peur dans la hierarchie des hommes qui pensent trop.

  • pablico
    pablico répond à BertrandBertranD
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 00h47 le 02/03/2009
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    la légion étrangère est faite normalement d’étrangers, le récit dit même qu’il perd sa nationalité française..
    Ces soldats sont des mercenaires (il faut appeler un chat un chat).

    Si l’on forme ces gens, on veut choisir les meilleurs, tant qu’à faire.

    dans les commentaires on confond tout. ce ne sont pas des appelés.
    quand on forme une troupe de choc (c’est le nom) on doit faire une équipe de choc. Donc un mental d’abord, et un physique après, et pas n’importe quel mental et physique, il faut qu’il soit adapté à ce qu’on va leur demander : des trucs de fous, des missions hyper dangereuses et meurtrières...

    Mal adapté : missions ratées et morts assurés.

    avez vous vus à la télé la formation des GI américains ? c’est la même.
    la formation de la légion espagnole idem

  • Leclere gérald
    Leclere gérald
    paysagiste
    • Posté à 08h46 le 02/03/2009
    • Internaute 9130
      paysagiste

    Mon Matricule 168567.
    Toi t’as vraiment morflé car tu est tombé sur des cons. Déserter au bout de 4 ans et demi, il ne faut être pas net dans sa tète. Ton récit est plein d’inepties, tu devrais faire un travail psychologique pour remettre tes idées en place.
    Ton film ne tient pas debout même si ce n’est pas facile, ce n’est pas le bagne.
    J’ai fait de la taule à la 13, au 6 ème et à Aubagne, je n’est jamais subi de sévices.
    Ils ont du te donner comme Nom canadien « CALIMÉRO “. Bien sur les français ne sont pas bien vus au début, mais ils voient tout de suite si tu donne le maximun de toi-même. Aprés cet période, ils ne sont plus sur ton dos à moins que tu ai fait semblant et ça ils n’aiment pas du tout. Faut pas les prendre pour des cons bètes et bornés.
    Hélas pour toi, il n’y as pas de bureau des pleurs à la légion, mais comme on nous le rappelle souvent, ‘ on n’ as pas été vous chercher .

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