La France, lanterne rouge de l'agriculture bio européenne

Les médias ne cessent d'en parler : tout le monde « se met au vert ». Alors que le Salon de l'agriculture s'ouvre ce samedi, Rue89 a cartographié les terres bio en Europe et s'est rendu compte que la France est en retard dans ce domaine.
Tous nos grands voisins sont devant nous en terme de taille des terres bio : l'Italie est championne d'Europe (elle totalise le cinquième des surfaces), suivie de l'Espagne, de l'Allemagne et du Royaume-Uni. La France est cinquième pays pour l'importance des terres, mais le 21e si l'on compte la part de la production biologique dans le total de l'agriculture (2%).
Ridicule si l'on nous compare par exemple à l'Autriche dont 13% des surfaces cultivées le sont en bio, l'Italie, la Lettonie et l'Estonie (9% pour les trois) ou encore la Grèce (8%). Et si l'on considère que la moyenne européenne est de 4 à 5% des terres cultivées en bio, on voit que la France, avec ses 2% est très loin du compte. (Voir la carte)
Agrandir le plan pour voir la légende détaillée et les sources utilisées.
En résumé : en vert les bons élèves, en bleu « peut mieux faire », en jaune les cancres
Certes, le dernier baromètre d'opinion sur le sujet dit que « malgré la crise 44% des Français ont consommé bio au moins une fois par mois en 2008 ». 22% déclarent qu'ils augmenteront leur consommation de produits bio dans les six prochains mois. Et, oh surprise, 76% de personnes interrogées déclarent que « l'agriculture bio est une solution d'avenir ».
La France importe, l'Espagne exporte
Si la consommation ne cesse de progresser, c'est la production qui est insuffisante. La France doit importer une grande partie des produits bio qu'elle consomme tandis que l'Espagne en exporte l'essentiel.
La directrice de l'Agence bio, Elisabeth Mercier veut relativiser le retard français :
»L'histoire du bio en France est ancienne à travers des initiatives privées comme la mise au point du pain au naturel par Raoul Lemaire 1929, la création du réseau de magasins La Vie claire 1946 et la première reconnaissance en 1980 de la bio avec l'intégration dans la loi d'une agriculture sans produits de synthèses. On a été en pointe en Europe, y compris avec la création du label AB en 1985. Ce label a a facilité la vie des consommateurs, les Allemands ont créé BIO au début des années 2000 et les Italiens sont toujours en train de courir après le leur. »
Œufs, huiles, vins, beaucoup de produits
|
Ce désordre européen doit cesser l'an prochain avec la naissance d'un logo européen qui deviendra obligatoire (et s'ajoutera en France à AB). En attendant, il rend difficile toute comparaison entre les niveaux de consommation bio des uns et des autres. Elisabeth Mercier dresse un tableau de la consommation de produits bio :
« On est en position médiane. L'Allemagne représente à elle seule 30% de l'ensemble de la consommation bio en Europe, devant le Royaume Uni, l'Italie et la France. Les Danois et Autrichiens consomment beaucoup bio mais ce sont de petits pays donc cela pèse peu. La France a une grande diversité de produits avec le pain, les huiles, les pâtes, les vins, fromages… nous avons des savoir-faire. La part de marché du bio est significative pour les œufs (11% du marché), le lait (8%), les huiles, les fruits et légumes (2 à 3%), les compléments alimentaires… et certains produits ne se trouvent qu'en bio comme le quinoa ! ».
Le défi principal, estime cette représentante du groupement d'intérêt public rassemblant producteurs, distributeurs, transformateurs et financée par les pouvoirs publics (4,8 millions d'euros de budgets en 2008) c« est “de développer la production dans tous les produits et toutes les régions”.
Pourquoi les agriculteurs français ont-ils tant de mal à se mettre au bio alors qu'ils savent qu'ils écouleront leur production sans problème ? Il n'y a qu'à voir ceux qui ont adhéré au réseau des Amap (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne) : ils vendent des paniers bio à des citadins et frustrent leurs clients faute de pouvoir satisfaire la demande.
Quelques pistes de réflexion :
- les lobbies de la chimie sont bien plus présents et actifs en France qu'ailleurs, ils savent convaincre, via la FNSEA, les agriculteurs de la nécessité d'utiliser engrais et pesticides.
- la conversion vers l'agriculture biologique est lourde : elle nécessite un investissement en temps et argent, une prise de risque qui n'est pas assez soutenue estiment certains. Le “Plan agriculture biologique : horizon 2012” qui visait à tripler les surfaces en cinq ans a fait sauter le plafond de 7500 euros d'aide par exploitation depuis le 1er janvier dernier.
- un problème culturel : la France, vieille nation paysanne, aurait-elle du mal à s'adapter ? Qu'en pensez vous ?
► Un riverain géographe nous a envoyé cette jolie carte, réalisée à partir des infos recueillies par Rue89 et plus explicite que la Google map et ses “gouttes”. Merci à lui et dommage que nous ne l'ayons pas rencontré avant.

Photo : des cyclistes du Tour de France devant un tracteur vert près de compiègne (Stefano Rellandini/Reuters).
A lire aussi sur Rue89
► Intelligence agricole : une ferme bio fait école
► Pendant tout le mois d'août, je vois la vie en bio
► Selon la FAO, l'agriculture peut nourrir la planète
Ailleurs sur le Web
► Le baromètre de la consommation de produits bio en france en 2008
► le blog des paniers bio
► Le site des Amap
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à vermisseau
De Brédala
De retour de Guingamp... | 16H58 | 23/02/2009 |
Bah, pourquoi ne pas favoriser le bio ?
Vous êtes jeune, vous devriez en profiter pour vous/nous donner une perspective d'avenir réjouissante et non mortifère !
Il va être de plus en plus compliquer de mourir d'autres choses que d'un cancer dans les prochains temps !
Vous pouvez vous renseigner auprès du corps médical…et y'a pas que le tabac qui sera notre croix !
De el_Jess
21H03 | 21/02/2009 |
Loin de tout snobisme, nous sommes passés avec mon amie à une consommation « bio » il y a un peu plus d'un an, fort d'un constat simple : cela fait des années que je passe mes vacances en famille en Toscane (Italie), et la production locale, pourtant achetée en supermarché, se veut constante, et oserais-je dire, d'une qualité « normale » (des fruits et des légumes qui ont du goût, de la viande non-gorgée de flotte, normal).
En comparaison, la qualité à la maison (Nice, puis Grenoble, maintenant Paris), n'a fait que baisser, baisser, baisser (légumes sans goût aucun, fruits infects, et j'en passe) alors que les prix augmentaient toujours plus (à qualité supérieure, les produits maraîchers italien sont 50% moins chers, 25% pour la viande et le poisson). Seul choix, bien sûr, chercher des produits de qualité, qu'à Paname nous avons trouvé dans les boutiques bio (en attendant de trouver autre chose peut-être). Certes, c'est plus cher, mais impossible de revenir en arrière…
Ce qui m'inquiète, c'est que l'on s'oriente de plus en plus vers une consommation à deux vitesses : des produits meilleurs, plus sains pour bobos et compagnies, et légumes aux pesticides et autres viandes aux dioxines pour M. et Mme Toutlemonde, qui n'ont pas que ça à faire, et pas forcément les moyens. Une sorte de « justice potagère » à deux étages. C'est bien triste !
à el_Jess
De les nouveaux sans culottes
sans illusions | 22H23 | 21/02/2009 |
vous oubliez quelques centaines de milliers de français qui produisent leurs légumes et leurs fruits enfin certains légumes et fruits
De jamasvencido
equit;bio | 21H35 | 21/02/2009 |
La france a perçu pendant des decenies les plus grosses subventions agricoles ( agriculteurs beaucerons , riziculteurs camarguais pour les mieux lotis….) donc de surcroit des primes à la production et a la pollution …. Des milliers d'autres petits exploitants sont restés sur le carreau ou vivent avec des retraites de misere…
Pour ceux qui maintenant ont pris conscience( par conviction ) que la terre avait assez souffert , ces memes aides les aideraient a developper une agriculture bio ou raisonnée…. Quant à la FNSEA il est grandement temps qu'elle change son fusil d'epaule… ».l'agriculture a la papa » c'est totalement depassé ….
De Emgann
présent | 21H44 | 21/02/2009 |
Je suis dans le sud bretagne, plus précisément dans un secteur où le bio progresse régulièrement et sûrement. Il y a une volonté de la part d'agriculteurs de plus en plus nombreux et une demande qui provien de la ville comme de la campagne où je réside.
Les produits que j'achète sont bio très souvent, de très bonne qualité et font vivre des gens qui y croient. Des paniers variés de légumes, des caissettes de viande, des merguez et autres saucisses…. un goût extra et un autre contact avec mes voisins agriculteurs.
La volonté qui manque provient des politiques en cheville avec un syndicat qui laisse faire n'importe quoi pour le fric !
De Rvicier
Con-Trôleur | 22H04 | 21/02/2009 |
Comment éviter un cancer ?
http://www.youtube.com/watch ? v=i3ESIYNy81U&feature=related
Consom'acteur :
http://www.youtube.com/watch ? v=KcPWITRmWTc
De les nouveaux sans culottes
sans illusions | 22H51 | 21/02/2009 |
LE FOIN QUI PRESSE
Ah ! Pour eun'bell » noc », c'était eun » bell » noce ! …
Y avait - oui, d'abord ! - eun » joli » mariée,
Y avait d » la famill » des quat » coins d » la Bieauce,
Offrant des coch'lins à plein's corbeillées !
Y avait d'la mangeaille à s'en fout » ras là :
Des tourt's à la sauce et des oies routies,
Avec un bringand d » petit vin d » Saint-Y
Qui r'montait d'avant le phylloxéra !
Y avait ! » vieux Pitance, un colleux d » bêtises,
Et l » cousin Totor qu'est au. « Bon Marché »…
Ah ! ces Parisiens ! … i's sont enragés :
Des chansons à fer » pisser dans sa ch'mise ! …
Y avait des volé's d » jeuness's raquillantes
Qui dansint en t'nant les gâs par el » cou ;
Y avait d'l'amus'ment et d'la bounne entente,
Des gens ben gaîtieaux, d'aucuns mêm » ben saouls !
Ah ! pour eun'bell'… Mais c'est fini, la noce ! …
Au r'vouer à tertous ! I » fait presque jour…
Pitanc » s'est r'levé su » ! » fumier d » la cour,
Et les parents d » Bieauc » mont'nt dans leu's carrosses,
Si ben qu'i's rest'nt pus qu » tous les deux, à c'tte heure,
Ell », l'enfant gâtée élevée en ville,
Et li l » grous farmier ! … Dans la cour tranquille,
Les coqs matineux saluent leu » bounheur…
Et v'là la joli » marié » qui s'appresse
En faisant ronron comme eun » tit » chatt » blanche
Qui veut des lichad's et pis des caresses.
Mais quoué don' ? … Soun houmme est là… coumme eun » planche
Piqué vis-à-vis le peignon d » sa grange,
Il a r'luqué l'ciel d'eun air si étrange !
C'est-y qu'i sarch'rait à lir » dans les nuages
La bounne aventur » de leu » jeun » ménage ? …
» Hé ! Pierr », - qu'a soupir » - c'est tout c » que tu contes ? «
Mais li, s'emportant coumme eun » soupe au lait :
» Non mais, r'garde don » un peu l » temps qu'i » fait,
Couillett » ! Tu vois pas la hargne qui monte ?
Ca va mouiller dur, et ça s'ra pas long !
Mon foin, nom de guieu ! qu'est pas en mulons !
La mangeaille aux bêt's qui va êt » foutue ! …
En rout » ! Mulonnons avant qu » l'ieau sey » chue !
Et la v'là parti », la marié » tout » blanche,
Piétant dans son vouéle et ses falbalas,
Portant su'l'épaule eun » fourche à deux branches,
L'âm » tout » retourné » de se r'trouver là…
Quand qu'il était v'nu, pour li fér » sa d'mande,
Dans la p'tit » boutique où qu » mourait son coeur,
Alle avait dit « oui », tout d » suite, sans attend'e,
Se jitan vars li coumm » vars un sauveur.
Alle avait dit « oui », songeant, sans malice,
- Ell » dont l » corps brûlait à l'air des bieaux jours
Qu » c'en était, des foués, coumme un vrai supplice - :
« Quand on a eun houmme, on a de l'amour ! “
Et la v'là fourchant le treufe incarnat,
Sous l” désir féroce et l'aube mauvaise,
- A'nhui, dret l » moment qu'a » d'vrait êt » ben aise,
Coumme au Paradis, dans l » fin fond des draps -
Pasque, auparavant que d'et » dev'nu » femme,
All » est devenue eun » femm » de pésan
Dont la vie est pris », coumm » dans un courant,
Ent » le foin qui mouille et les vach's qui breument…
Les tâch's, l'agrippant au creux de sa couette,
Mang'ront les baisers su » l » bord de ses lév'es
Et séch'ront son corps, tout chaud de jeun » sève,
Qui tomb'ra pus fréd qu'eun arpent d » « guérouette ».
Les gésin's bomb'ront son doux ventrezieau,
Les couch's râchiront sa pieau fine et pâle ;
Et, vieille à trente ans, traînant ses sabiots,
Abêti » d » travail, écoeurdée du mâle,
All » aura pus d'yeux qu » pour vouér, à son tour,
L » ciel nouér su » les prés couleur d'espérance,
Esclav » de la Terr » jalous », qui coummence
Par y voler sa premier » nuit d'amour…
De antonh
curieux | 23H58 | 21/02/2009 |
non, y'a plus de nation paysanne.
la fedsea explique gentiment à nos vieux paysans que le modernisme est en marche et que leurs protestaions, de vieux, les font chier.
aujourd'hui, le paysan moyen est exploitant agricole, il se fout de vous faire bouffer de la merde si c'est autorisé ! ! !
dernier exemple en date : les navets. un pesticide contre la mouche a été interdit l'an dernier. les mauvais élèves en ont, bien sur, répandu dans les cultures.
total : les produits sont refusés et les navets (le prix au kg) augmentent.
sans compter les coopérative moins regardantes qui prennent quand meme…
le bio dites vous ? ? ?
commencons déjà par le résonné, et le vrai, pour tout le monde…
à antonh
De vermisseau
étudiant en agriculture raisonnée | 00H39 | 22/02/2009 |
je suis d'accord, l'agriculture raisonnée est à mes yeux le seul avenir valable aujourd'hui.
mais ne stigmatisons pas trop les agriculteurs ; ils ne cherchent pas à « enculer » le consommateur mais à vivre de leur travail, ils pratiquent un métier difficile et leur mérite est peu souvent reconnu, ce qui les choque profondément.
à vermisseau
De antonh
curieux | 07H29 | 22/02/2009 |
tout à fait vrai pour partie d'entre, mais peut etre pas tant que ça.
si le métier est difficile, il est surtout très inégalitaire à travil égal.
entre producteurs de lait, céreales, viande ou encore légumes, y'a bien des mondes qui se cotoient et qui ne se connaissent pas eux meme.
je stigmatise sans trop de remords ceux qui se servent du système pour nous faire bouffer de la merde.
dernière remarque concernant l'exemple que je donnais plus haut : les cultures maraichères sont moins controlées et utilisent en moyenne 6 fois plus de pesticides et autres phytocides que les cultures conventionnelles comme le blé…
ou pourrait aller loin et parler de la distribution et de ses marges abyssales ou encore du calibre de fruits et légumes qui fait de tonnes sont jetées à la poubelle chaque semaine plutot qu'etre revendues moins chères.
si 3 carottes doivents faire 205 grammes et un navet ne doit pas avoir de mouche, y'a plus qu'à épandre des saloperies et gaspiller.
ça commence aussi par un comportement des consommateurs… ?
à antonh
De vermisseau
étudiant en agriculture raisonnée | 11H09 | 22/02/2009 |
c'est sûr le consommateur a un rôle à jouer mais sur un terrain qu'il ne conit pas
il faudrait que les agriculteurs communiquent plus sur leur métier et ses difficultés
je suis aussi d'accord sur les cultures maraîchères
à vermisseau
De DéCRoiSSaNTE de LuNe
AnTi BLinG BLinG | 16H10 | 22/02/2009 |
En filant des scaphandres étanches aux visiteur lors d'une démonstration d'épandage de produits phytosanitaires ?
Des masques à gaz pour le passage dans un hangar où sont confinés des veaux ou cochons en batterie ?
Des mouchoirs pour pleurer en faisant « coucou » à des poules moribondes sur étagères ?
Super idée ! ! ! ! Je suis pour à 100 %
Sans oublier une distribution de Prozac à la fin pour oublier… ^ ^
à DéCRoiSSaNTE de LuNe
De vermisseau
étudiant en agriculture raisonnée | 15H25 | 23/02/2009 |
gné ?
vous avez déjà vu une ferme ?
De yoruk
au fil de l'eau | 07H56 | 22/02/2009 |
La qualité n'a cessée de baisser, de baisser, de baisser….
Les prix aussi…
Vous en avez eu pour votre argent… Point barre…
Maintenant, si vous vous voulez manger « bio », manger de la qualité, il va falloir faire des arbitrages budgétaires…
Et vous remettre en question…
Et admettre que si produire des cochons en pleine nature, semble plus séduisant que de les élever sur caillebotis, c'est aussi autrement plus pénible à réaliser. Les pieds dans la boue, hein… Et il faudra bien rémunérer la pénibilité du travail, sinon il n'y aura personne pour le faire, et il faudra bien que les bonnes âmes s'y mettent… C'est pas difficile, c'est juste de l'huile de coude…
Yoruk
De InitiativeDharman
Merde in France. | 09H30 | 22/02/2009 |
Je ne voudrais pas vous désespérer mais l'agriculture intensive est omniprésente partout dans les pays riches et très bientôt,elle le sera aussi pour les pays pauvres.
Que je sache, La France vient de décider que les OGM étaient bons pour la santé et cela fait 35 ans que l'on utilise Round Up sachant pertinemment que c'est un poison.
On peut toujours se rassurer en produisant bio ( même pas 10% de la production).
On peut toujours croire au commerce équitable (0,01% de la production mondiale).
Encore une fois, des mesurettes sans intérêt viennent nous prouver l'absence totale de visée écologique à long terme.
Comme chacun sait, nous n'avons plus le temps de perdre notre temps à s'illusionner.
Il ne nous reste que 50 années avant l'irréparable.
à InitiativeDharman
De zénon denon 84
Bonne | 10H07 | 22/02/2009 |
Et la parabole du colibri ?
Vous connaissez______
En attendant rassurez-vous.
« Sarkosy nous endette
pour épargner les riches “
Bien vu et réel ,
et en parlant de réel ,citoyen ,que penser du
Bel appel des 9 intellectuels antillais …
ça n'a pas l'air de se bousculler dans la RUE .
De Bernard_du_Nord
10H19 | 22/02/2009 |
Une pionnière (la ferme de sainte marthe) de l'agriculture bio est en train d'être saisie.
Voir ce blog :
http://saintemarthefermebio.unblog.fr/
à Bernard_du_Nord
De Melinster
Pédant galvanisé | 01H08 | 23/02/2009 |
J'ai eu vendu des graines bio « ferme de Sainte Marthe » en magasin, et testé certaines aussi. Vraiment d'excellentes graines, avec tout un tas de variétés rares et anciennes succulentes pour celui qui se donne la peine de les cultiver ! Leur taux de germination laissait un peu à désirer, mais c'est du bio, et les graines devaient rester longtemps en stock avant d'êtres vendues vu la spécificité des variétés.
à Bernard_du_Nord
De zénon denon 84
Bonne | 09H39 | 23/02/2009 |
OUI,
Je ne savais pas que cette ferme
avait des problèmes .Merci d'alerter ! ! !
Il n'est jamais trop tard _____résistons _______
Il faut sauver le travail exceptionnel de Philippe Desbrosses
La mobilisation de bonnes volontés ont sauvé :
A ---Politis
B-----Kokopelli
C-----Le don ,l'échange de purrin d'ortie fraiche…
etc…etc …etc . Citoyen ,remues-toi le cul (pour parler net )
___________________________________
De aïtos
11H27 | 22/02/2009 |
Parler de quinoa bio est une hérésie, faire parcourir à un aliment des milliers de kilomètres devrait lui interdire cette appellation. C'est comme le sarrazin bio vendu en Bretagne et importé du Canada (cf Biocoop). Bio = local.
à aïtos
De antonh
curieux | 13H09 | 22/02/2009 |
et oui, consommer bio n'est pas forcemment consommer éthique ! !
pas mal de gens plus aisés pensent surtout à leur santé, pas à celle de notre planète.
c'est pour ça que meme si je mange du bio, j'essaie de produire au max par moi meme et je consomme au max local.
il y a pleins de producteurs qui seraient ravis de faire de la vente en direct, ça se fait d'ailleurs. ça peut aussi permettre de faire évoluer pas mal de mentalités et c'est surement le plus important…
De hassan
etudiant | 11H59 | 22/02/2009 |
Entre 23et 45euros le casse toi pov con !
rue89 vous savez qu'on et con
De Anne_Marie
Vigilance | 16H14 | 22/02/2009 |
Cherchez sur France Inter dans les archives « CO2 Mon amour » les dossiers sur l'agriculture : très intéressant. J'ai écouté avant l'aurore ce matin un projet réaliste qui consiste à repenser l'agriculture en terme de terroir en y cultivant des plantes adaptées au sol et non l'inverse comme cela se pratique actuellement. Les monocultures mondialisées disparaîtront, les sols revivront, grâce aussi au savoir et aux techniques actuelles et la « nouvelle » agriculture pourra nourrir 9 milliards d'habitants sans avoir recours aux phytosanitaires, ni engrais chimiques. La plante entière sera utilisée : alimentation humaine et animale, biomasse, engrais naturel… Pleins de perspectives rejouissantes, envisagées sérieusement en Europe et par le Ministère de l'agriculture français.
à Anne_Marie
De antonh
curieux | 19H37 | 22/02/2009 |
seul problème : les exploitants agricoles devront partager un gros gateau car s'adapter au terroir et non adapter le terroir à l'outil de production voulu.
ce système, que je soutiens bien evidemment à 100% sous entend une agriculture vivrière, avec de la main d'oeuvre et pas des superficies de plusieurs dizaines, voir centaines d'hectares pour un seul agriculteur.
quand on exploite de grandes surfaces, les produits et la mécaniques deviennent essentielles, du coup, l'agriculteur, celui qui connait son terroir, sa terre, les signes qui annonces les saisons et j'en passe, devient un conducteur d'engins plus ferru du dernier tracteur de 200 chevaux sorti qu'autre chose.
vu et vécu…
pour moi, un exploitant, en fonction des régions, bien sur, devrait avoir, en france, 20 à 60 hectares de terres. il aurait le temps de les soigner, entretenir ses haies, faire des produits de qualités et meme avoir du temps pour lui et sa famille.
la triste réalité est malheuireusement à la concentration des terres et des gens irrascibles et fatigués…pour meme pas plus d'argent en fin de mois car tout passe dans l'investissement et la trésorerie.
De insoucience
antipolution | 22H06 | 22/02/2009 |
produire bio, manger bio, c'est plus cher , certes,le produit traditionnel conventionnel , est subventionné par l'état , par l'Europe, en accord avec la FNSEA a quoi bon produire si c'est pour détruire la terre
( voir la qualité des sols en Beauce ! ! ! ! ! )
tout doit être remis en cause, le travail de l'agriculteur ,
la suppression des intermédiaires , de manger des produits de saison…..
http://www.fne.asso.fr/fr/ogm--le-juge-europeen-fait-toute-la-lumiere-.h…
De lilialbazar
travailleure sociale à Toulouse | 22H34 | 22/02/2009 |
bonjour,
sur quelle planète vivez vious ? Tous mes amis consomment bio et moi je consomme bio à cent pour cent. l'avenir de l'humanité ça vous dit quoi ? l'avenir des enfants ? je n'ai pas de mercédès, j'ai une vieille ford et elle a 19 ans. je suis employée et je vois trop de jeunes malades touchés par des maladies inconnues pour rire de la situation et penser bisness. vous avez des crédits ? moi aussi, pourtant je ne mangerais pas de pesticides, ni d'hormones, ni d'antibiotiques sans parler du reste. vous voyez il faut sortir de votre tanière. Je suis fille de paysan et fière de l'être ; lili
De pjego
enseignant | 22H41 | 22/02/2009 |
Tout cela est parfaitement exact. Il faut rajouter que les multinationales de l'agroalimentaire ne veulent pas le développement du Bio….Et elles sont puissantes en France ! les Chambres d'Agriculture n'ont pas joué leur rôle d'encouragement au BIo, comme un certain…. Crédit Agricole ! cherchez l'erreur ! ! !
enfin les soutiens les plus fervents du bio ont toujours été considérés de « gauche » dans le monde paysan ; or, celui-ci est depuis toujours classé « à droite » ! ! !
De jacques lorry6
ing agricole | 23H57 | 22/02/2009 |
j exporte de la banane bio des Caraibes vers l Europe
savez vous qu i y a une difference de prix de 40% de plus que pour la banane conventionnelle ?
etant ingeniieur agricole j ai principalement travaille sous le tropiques dans la protection des vegetaux, la situation a largement change depuis 20 ans , l appararion de produits peu dangereux pour l homme ( comme le pryrethrinoides de sysntehes)et l elimination des chlores et autres a provoque une reaction salutaire et la voie , est pour l utilisation limiteee et raisonnee , ce qui protegera la sante des consommateurs ..et des applicateurs de ses produits
Bien sur l ideal serait produite plus que du temps de nos grands parents et totalement bio, et de facon economique..mais pour l instant ce n est pas possible car rendement inferieur avec le bio, danges de perdre les fruits et legumes produits( champignos etc..) donc prix plus eleve
pour l instant je pense qu il faut continuer les deux voies
1) ameliorer la production bio pour quelle soit plus sure et plus economique
2) ameliorer la production conventionnelle en utilisant le moins possible de produits chimiques, en combinant aussi les traitements avec des predateurs naturels etc…
De Le_Baron_Samedi
08H31 | 23/02/2009 |
À vrai dire, je confonds le salon international de l'agriculture et le musée Grévin car dans les deux cas, seul le public crée le mouvement.
Si ce salon est censé être une vitrine légale et le pouls du monde agricole, on peut se dire que celui-ci est malade de son caractère unique qui l'isole plus qu'il ne l'immunise.
Derrière une corporation, il y a des hommes et leurs revendications – que l'on rend pittoresques pour satisfaire le folklore et le rôle de chacun – qui sont si proches des maux de l'Homo urbain que l'on peut s'interroger sur la définition contemporaine des Hommes de la terre.
La suite :
http://souklaye.wordpress.com/2009/02/21/adieu-veaux-vaches-cochons-et-a…
De ma cantine bio
parent d'élève | 09H14 | 23/02/2009 |
Bonjour,
Je voudrais revenir sur 2 points soulevés par de nombreux internautes : les problèmes d'approvisionnement et le sourcoût lié au bio.
La mise en place de filières bio est un problème crucial en France. Nous pensons que les cantines scolaires peuvent permettre la mise en place de telles filières, notamment en région Île de France. Tout d'abord les cantines scolaires peuvent générer des volumes importants (à Rueil Malmaison par ex ce sont 1000 repas/jour qui sont servis) et les contrats d'approvisionnement sont signés sur plusieurs années. Ces 2 caractéristiques permettraient donc de mettre en place sur la durée des filières d'approvisionnement en garantissant des marchés importants, réguliers et sur le long terme.
Quant au surcoût réel du bio il peut largement être compensé en restauration scolaire par une redéfinition des menus et une diminution de la consommation de viande. De nombreuses cantines bio l'ont déjà expérimenté.
Nous avons créé un blog pour rassembler des informations sur ces sujets (et d'autres). N'hésitez pas à venir vous renseigner et agir dans votre commune pour y promouvoir le bio à la cantine.
http://macantinebio.wordpress.com/