
Les médias ne cessent d'en parler : tout le monde « se met au vert ». Alors que le Salon de l'agriculture s'ouvre ce samedi, Rue89 a cartographié les terres bio en Europe et s'est rendu compte que la France est en retard dans ce domaine.
Tous nos grands voisins sont devant nous en terme de taille des terres bio : l'Italie est championne d'Europe (elle totalise le cinquième des surfaces), suivie de l'Espagne, de l'Allemagne et du Royaume-Uni. La France est cinquième pays pour l'importance des terres, mais le 21e si l'on compte la part de la production biologique dans le total de l'agriculture (2%).
Ridicule si l'on nous compare par exemple à l'Autriche dont 13% des surfaces cultivées le sont en bio, l'Italie, la Lettonie et l'Estonie (9% pour les trois) ou encore la Grèce (8%). Et si l'on considère que la moyenne européenne est de 4 à 5% des terres cultivées en bio, on voit que la France, avec ses 2% est très loin du compte. (Voir la carte)
Agrandir le plan pour voir la légende détaillée et les sources utilisées.
En résumé : en vert les bons élèves, en bleu « peut mieux faire », en jaune les cancres
Certes, le dernier baromètre d'opinion sur le sujet dit que « malgré la crise 44% des Français ont consommé bio au moins une fois par mois en 2008 ». 22% déclarent qu'ils augmenteront leur consommation de produits bio dans les six prochains mois. Et, oh surprise, 76% de personnes interrogées déclarent que « l'agriculture bio est une solution d'avenir ».
La France importe, l'Espagne exporte
Si la consommation ne cesse de progresser, c'est la production qui est insuffisante. La France doit importer une grande partie des produits bio qu'elle consomme tandis que l'Espagne en exporte l'essentiel.
La directrice de l'Agence bio, Elisabeth Mercier veut relativiser le retard français :
»L'histoire du bio en France est ancienne à travers des initiatives privées comme la mise au point du pain au naturel par Raoul Lemaire 1929, la création du réseau de magasins La Vie claire 1946 et la première reconnaissance en 1980 de la bio avec l'intégration dans la loi d'une agriculture sans produits de synthèses. On a été en pointe en Europe, y compris avec la création du label AB en 1985. Ce label a a facilité la vie des consommateurs, les Allemands ont créé BIO au début des années 2000 et les Italiens sont toujours en train de courir après le leur. »
Œufs, huiles, vins, beaucoup de produits
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Ce désordre européen doit cesser l'an prochain avec la naissance d'un logo européen qui deviendra obligatoire (et s'ajoutera en France à AB). En attendant, il rend difficile toute comparaison entre les niveaux de consommation bio des uns et des autres. Elisabeth Mercier dresse un tableau de la consommation de produits bio :
« On est en position médiane. L'Allemagne représente à elle seule 30% de l'ensemble de la consommation bio en Europe, devant le Royaume Uni, l'Italie et la France. Les Danois et Autrichiens consomment beaucoup bio mais ce sont de petits pays donc cela pèse peu. La France a une grande diversité de produits avec le pain, les huiles, les pâtes, les vins, fromages… nous avons des savoir-faire. La part de marché du bio est significative pour les œufs (11% du marché), le lait (8%), les huiles, les fruits et légumes (2 à 3%), les compléments alimentaires… et certains produits ne se trouvent qu'en bio comme le quinoa ! ».
Le défi principal, estime cette représentante du groupement d'intérêt public rassemblant producteurs, distributeurs, transformateurs et financée par les pouvoirs publics (4,8 millions d'euros de budgets en 2008) c« est “de développer la production dans tous les produits et toutes les régions”.
Pourquoi les agriculteurs français ont-ils tant de mal à se mettre au bio alors qu'ils savent qu'ils écouleront leur production sans problème ? Il n'y a qu'à voir ceux qui ont adhéré au réseau des Amap (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne) : ils vendent des paniers bio à des citadins et frustrent leurs clients faute de pouvoir satisfaire la demande.
Quelques pistes de réflexion :
- les lobbies de la chimie sont bien plus présents et actifs en France qu'ailleurs, ils savent convaincre, via la FNSEA, les agriculteurs de la nécessité d'utiliser engrais et pesticides.
- la conversion vers l'agriculture biologique est lourde : elle nécessite un investissement en temps et argent, une prise de risque qui n'est pas assez soutenue estiment certains. Le “Plan agriculture biologique : horizon 2012” qui visait à tripler les surfaces en cinq ans a fait sauter le plafond de 7500 euros d'aide par exploitation depuis le 1er janvier dernier.
- un problème culturel : la France, vieille nation paysanne, aurait-elle du mal à s'adapter ? Qu'en pensez vous ?
► Un riverain géographe nous a envoyé cette jolie carte, réalisée à partir des infos recueillies par Rue89 et plus explicite que la Google map et ses “gouttes”. Merci à lui et dommage que nous ne l'ayons pas rencontré avant.

Photo : des cyclistes du Tour de France devant un tracteur vert près de compiègne (Stefano Rellandini/Reuters).
A lire aussi sur Rue89
► Intelligence agricole : une ferme bio fait école
► Pendant tout le mois d'août, je vois la vie en bio
► Selon la FAO, l'agriculture peut nourrir la planète
Ailleurs sur le Web
► Le baromètre de la consommation de produits bio en france en 2008
► le blog des paniers bio
► Le site des Amap





















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De Contestatairieux
(un de ces fameux travailleurs pauv... | 16H32 | 21/02/2009 |
C'est bon, c'est bio, c'est cher !
L'Europe, après avoir dit à nos paysans, « produisez, toujours plus vite, plus fort, plus polluant et vous aurez plein de sousous » et le discours, après plus de 40 ans de gavage politico-agricole, qu'on va leur pondre, c'est de demander aux agriculteurs de faire du quoi déjà ? Il faut réadapter les centres de formation à la base, redonner l'envie de « toucher » la terre, de prendre le temps et l'envie de faire de bonnes choses.
Le bio, ça ne se fait pas d'un claquement de doigt ! Et faut repenser les zones de chalandises, préempter des terres agricoles proches des bassins de population, faire du local (oooohh, le gros mot ! ).
De viva zebda
rameur | 16H31 | 21/02/2009 |
les agriculteurs savant très bien qu'ils produisent de la merde,d'ailleurs ils ne mangent pas ce qu'ils produisent
http://www.dailymotion.com/video/x67654_nos-enfants-nous-accuserons_shor…
à viva zebda
De vermisseau
étudiant en agriculture raisonnée | 00H43 | 22/02/2009 |
je n'ai pas encore vu le film
mais si les agriculteurs ne mangent pas ce qu'ils produisent, alors ils mangent quoi ? (cela nous amène à nous demander quel est le régime alimentaire du paysan français…^^)
à vermisseau
De DéCRoiSSaNTE de LuNe
AnTi BLinG BLinG | 15H43 | 22/02/2009 |
Vos visites de fermes, dans le cadre de votre enseignement ( endoctrinement de la FNSEA & consorts…) vous les faites en petit train touristique ? En car ? ? ? ?
Vivant en Aveyron profonde, cernées par les paysans, je peux vous assurer que la plupart ne sont pas abrutis au point de bouffer leurs veaux, cochons et autres volailles en batterie ! ! !
M'enfin ! Ils ont « de côté » des animaux nourris différemment POUR EUX !
C'est bien les diplômes…. mais connaitre la réalité du terrain c'est mieux !
à DéCRoiSSaNTE de LuNe
De vermisseau
étudiant en agriculture raisonnée | 15H13 | 23/02/2009 |
sortir de l'aveyron vous permettrai ^peut être de voir autre chose que vos paysans pas assez cons pour manger leurs animaux mais assez cons pour les faire manger aux autres
pour ma part en Vendée les agriculteurs procèdent à une vraie prise de conscience
et effectivement nos visites se sont déroulées en car pour limiter la production de gaz à effet de serre car je suis dans une formation de génie de l'environnement
c'est bien la réalité du terrain (que j'ai) mais avec la théorie en plus c'est mieux ! (je l'ai aussi mais vous il vous manque la partie essentielle…)
De ZonZon la MouChe
ni dieu ni maître ! | 16H42 | 21/02/2009 |
Dinch'nord on dit « bio » pour beau et « beau » pour bois. Je vous explique à l'aide de l'histoire suivante :
C'est une institutrice qui est envoyée dans une école dans laquelle les enfants ont un langage ch'ti prononcé.
L'institutrice commence :
- Bon, les enfants, vous allez me dire ce que vous avez eu comme cadeau de Noël.
Un premier enfant lève la main et dit :
- Mi, à Noël, j'ai eu eune poupée qui piche et qui cante
- On ne dit pas cela comme ça, dit l'institutrice. On dit : « Moi , à Noël, j'ai eu une poupée qui fait pipi et qui chante ».
Un autre enfant lève la main et dit :
- Mi, à Noël, j'ai eu eune carette qua saque d'dins à toutes berzingues
- On ne dit pas cela comme ça, dit l'institutrice. On dit : « Moi , à Noël, j'ai eu une voiture qui roule à toute allure ».
Un troisième lève la main et dit :
- Mi, à Noël, j'ai eu in vélo
- C'est très bien, dit l'institutrice, un beau ?
- Bin nan, babache, in fer !
à ZonZon la MouChe
De Brédala
Entraveuse entravée | 20H53 | 21/02/2009 |
Excuse Zonzon !
J'ai capté queudchi à ta blagounette !
De pablico
16H46 | 21/02/2009 |
La France n'est pas en retard, elle est juste pas trop en avance ( plagiat de christine Lagarde)
De Goustetto
retraité | 17H18 | 21/02/2009 |
Ingénieur dans un chantier naval, j'ai créé ma sociètè de transformation de produits bio en 1985. La rédaction du cahier des charges au sein de l'assocition Nature et Progrés nous a demandé de longues réunoins de travail entre consommateurs, producteurs et transformateurs. Pour assurer la neutralité des contrôles nous avons dès le début opté pour la désignation d'un organisme de control neutre. C'est toute cette « philosophie » qui a été reprise par le ministère de l'agriculture pour avoir le logo AB. Il est vain de vouloir démontrer la rigueur de cette procédure à ceux qui ne veulent pas être objectifs. Alors qu'à l'époque la France était l'un des principaux producteurs en bio nous avons stagnés pendant que d'autres pays ont compris l'intéret de ce développement durable. Des structures commerciales existent sur tout le territoire pour trouver des produits bio garantis, ce sont les biocoop, entre autre. Le réseau des AMAP permet, en ce qui concerne les produits frais, de raccourcir les circuits de distribution et surtout de garantir aux producteurs une assurance de vente directe lui permettant d'être toujours au contacte du consommateur et donc de connaitre au mieux ses besoins. L'agriculture bio présente actuellement la meilleure garantie de non pollution. 70% du poids de notre corps est fait d'eau ! La production agricole biologique ne participe pas à la pollution de l'élément fondamental de notre corps. Bien entendu il n'est pas de l'intéret des groupes chimiques ( phitosanitaire et pharmacie) de mettre un terme à l'utilisation de leurs produits. Pourtant la sagesse voudrait que le préventif prime le curatif.
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
17H19 | 21/02/2009 |
La France, lanterne rouge en tout.
On s'en fout des labels !
La preuve en Italie ou selon l'article il n'y a pas de label et pourtant un des tout premiers pays Européens en bio.
Il y a des tas de petits producteurs qui ne sont pas labellisés et heureusement pour eux et pour nous car sinon leur produits seraient hors de prix !
Les labels seront la mort assurée de l'agriculture bio, car il impose des standards de plus en plus abérants (par exemple le label de l'union européenne autorise les OGM à 0,9%, pourquoi pas 0,8 ou 1 % ? ). Et je ne parle pas du puçage des animaux d'élevage (brebis obligatoire) et autres joyeusetés techno industrielle qui n'ont rien à voir avec la vie paysanne.
Il faut soutenir les petits producteurs du marché non labellisés et des fois plus bio que les labellisés !
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De Goustetto
retraité | 17H29 | 21/02/2009 |
On ne peut ignorer le risque de voir dévoyer l'utilisation du mot BIO qui doit assurer une garantie minimum au consommateur. Mais entièrement d'accord pour signaler l'escroquerie de faire payer aux producteurs bio des frais qu'ils répercutent obligatoirement pour prouver que ses produits sont conformes alors que les pollueurs reçoivent aides et subvention. D » autre part l'esprit même du bio est la préférence aux circuits courts donc autant que faire se peut l'achat directe au producteur. Encore faut-il pouvoir le faire !
à Goustetto
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
17H45 | 21/02/2009 |
Dans n'importe quel marché ! Ou à la campagne si vous n'habitez pas en ville. Ou en AMAP.
à Goustetto
De Humain
17H51 | 21/02/2009 |
Hé bien…Elles sont dures dures les lois marketing du Bio ! !
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De Brédala
Entraveuse entravée | 19H09 | 21/02/2009 |
Salut !
Oui, 0,9 % d'OGM toléré dans le label Bio !
On rêve !
Au lieu de faire des efforts en adoptant une politique efficace pour promouvoir l'agriculture et l'élevage biologiques, ainsi que des techniques écologiques car on aurait parfaitement les moyens de s'en occuper que ce soit des panneaux solaires sur les nouvelles constructions, les récupérateurs d'eau de pluie…
encourager les agricu a faire du bio…en étudiant des techniques simple pour cultiver des plantes complémentaires côte à côte… en leur accordant des subventions pour la mise en place de leur entreprise…
Mais il faudrait déjà commencer par avoir des filière bio dans les lycées agricoles, c'qui n'est pas franchement le cas !
Tout est axé, dans « l'intensif », tu passes ton bac pro, ensuite du désapprends pour pouvoir faire du bon boulot !
Pour faire du bio et vivre écolo, t'as intérêt à te renseigner toi-même sur le web, dans la presse « alternative ».
Rien n'est mis à ta disposition…à toi de te démer…
apparemment l'éco-bio ça se mérite en France !
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De vermisseau
étudiant en agriculture raisonnée | 00H32 | 22/02/2009 |
mais le problème : sans label, QUI garantit le fait que le produit est bio ? le label protège le consommateur.
à vermisseau
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
11H45 | 22/02/2009 |
Tu vois bien que non, il ne protège rien. Il faut établir un rapport de confiance avec le petit producteur, aller au marché ou s'inscrire en AMAP. Il existe aussi l'agriculture biodynamique, qui est beaucoup plus proche d'une complétude au niveau des cultures. Le label est Demeter. Mais personne n'en parle.
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De vermisseau
étudiant en agriculture raisonnée | 13H47 | 22/02/2009 |
le biodyanmique se rapproche plus du druidisme que de la science ( à mon avis…)
je continue de maintenir qu'un producteur peut prendre n'importe qui pour un con si aucun lable ne sanctionne son travail
à sup. à la demande du riverain 24.09.09
De Brédala
Entraveuse entravée | 21H05 | 23/02/2009 |
Vermisseau et Homemade,
vous avez tous les 2 raisons…
En principe un label est crée pour protéger le cosommateur et le producteur. Il y a un cahier des charges à respecter, c'qui permet de savoir pour l'un et l'autre où ils mettent les pieds !
Ce n'est pas une mauvaise chose !
Sauf, que là…Au lieu d'adopter une politique intelligente, respectant la planète, les individus… pour faire face à une demande de plus en plus grande en produits bio !
L'entourloupe suprême c'est de « pilonner » le bio par le label !
De jeter le discrédit sur nos marques bio, pour nous en détourner, et nous faire tourner en bourrique !
« Ils » ont préféré cette solution…
Aaaaaah, ils ont de l'imagination les bougres, dès qu'ça arrange leur business, et là précisément c'est la consommation des sacro-saints OGM…dont personne ne veut !
De chando
. | 17H24 | 21/02/2009 |
Je vous donne quelques réflexions personnelles sur ce sujet ( je suis épicier bio).
- Les personnes qui nous font l'honneur de fréquenter nos magasins sont mues autant par intérêt pour le produit (qualité, goût), que par l'intérêt d'un service, d'une relation personnalisée, d'un conseil. Certains ne supportent plus du tout l'ambiance des grandes surfaces ( bruit, volume des marchandises exposées, conditions de travail des salariés, agressivité des techniques mercatiques pour « vendre plus »).
- Il est malheureusement exact que de nombreux produits bio viennent de l'étranger, même si à titre personnel, je préfère sélectionner un produit français, voire local, qui sera plus cher, en expliquant pourquoi, plutôt qu'un produit étranger.
- Je suis souvent visité par des agriculteurs du coin qui hésitent à passer en bio, qui viennent « tâter le terrain » (en bon français, s'assurer des ventes futures s'ils passent en bio). A ceux-là, je leur conseille de passer en bio uniquement s'ils ont la vocation, et non par des « conseils » de chambre d'agriculture ou autres. Le bio doit être une affaire de coeur, entre gens de coeur.
- Consommer du bio en provenance de grande distribution est une aberration : le bio n'est pas qu'un produit mais un art de vivre. Des banlieues enlaidies, des quartiers défigurés, des fournisseurs étranglés, des salariés exploités et sous-payés, du temps partiel subi en masse : voilà la grande distribution. Et c'est aussi contre cela que des personnes ont choisi de consommer différemment, et mieux.
- Le bio est cher : prenez une liste de courses de grande surface et venez chez nous faire la même liste : c'est le coup de fusil assuré. Mais nous, épiciers bios, vous apprendront à consommer différemment : moins de produits transformés, de viande, de fromage, de plats cuisinés : Plus de légumes simples, de légumes secs, un petit effort en cuisine, moins de superflu, et votre note sera tout à fait convenable voire inférieure, puisque vous n'aurez pas, en outre, les « tentations » dans lesquelles les cerveaux mercatiques de la grande distribution ont prévu de fous faire tomber, sitôt leur porte franchie.
- Les clients bio sont bobos et roulent en X5 : dans ma petite préfecture de province (30.000 habitants), il n'y en a quasiment pas ! mais des chômeurs, des petits artisans et commerçants, des retraités, les mamies qui passent en voisine pour une bricole, des professeurs, des ouvriers, des salariés, alors là oui ! Je ne pense sincèrement pas que le bio soit réservé à un catégorie plus favorisée pécuniairement qu'à une autre.
Je crois sincèrement aux vertus du bio, qu'elles soient sociales, gourmandes ou thérapeutiques, et je suis persuadé que nombre de nos clients (je n'aime guère ce mot) aussi.
Cordialement,
à chando
De Goustetto
retraité | 17H42 | 21/02/2009 |
300% d'accord avec vous ! Le bio c'est avant tout une qualité de la vie. Qualité des raports de l'homme avec son environnement, de la terre à l'autre ! Cela n'implique pas privation ou sacrifice mais redonner aux choses une vraie valeur.
à chando
De Humain
17H48 | 21/02/2009 |
Entre une salade chère et une salade pas chère…
Je n'hésite pas !
Mais, je n'ai pas les moyens d'acheter cher… Même si c'est local ! !
à Humain
De ZonZon la MouChe
ni dieu ni maître ! | 17H53 | 21/02/2009 |
Ha bin c'est tout comme moi : entre un con riche et un con pauvre je n'hésite pas (je ne prends ni l'un ni l'autre)
à Humain
De Brédala
Entraveuse entravée | 20H27 | 21/02/2009 |
Salut !
Soyons honnêtes, ici et maintenant, si nous pouvons choisir entre une salade verte chère ou pas chère !
C'est plutôt une histoire de priorité !
A moins bien-sûr d'être SDF, là evidemment pas question de choix ni de priorité…
Mais pour TOUS les zôtres…c'est une question de priorité !
Super-fringues, clopes, voitures, coiffeur, portable, bistrots…etc.
Commençons par comprendre ce que nous voulons, ce que nous achetons.
Le bio, c'est pas forcément plus cher !
Une laitue produite sous serre en hiver = 1 L de fioul
Préférons,
une salade d'hiver type chicorée qui pousse dehors et qui n'est pas forcément plus chère…
Et si elle est plus chère, achetons la plus chère ! C'est que les personnes qui interviennent lors de sa culture et de son acheminement son mieux rémunérées. Faisons honneur à cet état d'esprit !
Au passage, j'ai entendu hier aux infos que les Chinois commençaient à cultiver les tomates…Vous verrez qu'on va bientôt pleurer les tomates andalouses… !
à Brédala
De vermisseau
étudiant en agriculture raisonnée | 00H34 | 22/02/2009 |
le rapport 1 laitue sous serre = 1L de fioul m'a ramené à cet autre rapport hallucinant :
aujourd'hui pour produire un litre de lait de vache il faut 4 mètres cubes d'eau (donc 4000L ! ). bio ou non d'ailleurs.
à vermisseau
De Brédala
Entraveuse entravée | 21H00 | 22/02/2009 |
C'est dingue !
En plus en ce moment le lait n'a plus le vent en poupe !
Mais que faire de toutes ces pauvres Holstein, mises sur pattes uniquement pour produire des m3 de lait UHT pour in fine nous décalcifier avant l'heure (à c'qui paraît ! ) ?
Affaire de mode sur fond scientifique haro sur le lait, bienvenu au lait de soja…qui commence déjà à battre de l'aile, trop riche en oestrogène, parait-il… !
Enfin, tout dépend de c'qu'on lit et quand on le lit !
à Humain
De chapolin
scoresdownload.com | 01H59 | 22/02/2009 |
Tout dépend de quoi on parle et ce qui est vraiment chère : si l'on considère que la vie n'a pas de prix on n'hesitera pas à metre un peu plus chère dans une salade pour encourager le bio et statistiquement vivre mieux et plus longtemps.
Et si l'on en fait une vérité politique, alors le bio finira par être moins cher que le non-bio.
à chapolin
De DéCRoiSSaNTE de LuNe
AnTi BLinG BLinG | 15H46 | 22/02/2009 |
Si ne non bio n'était pas outrageusement subventionné alors tout le monde se rendrait compte qu'il serait bien plus cher que le bio !
à DéCRoiSSaNTE de LuNe
De vermisseau
étudiant en agriculture raisonnée | 15H16 | 23/02/2009 |
vous êtes sûre de votre info là ? .. (pas moi)
à Humain
De sup à la demande du riverain 28.09.09
18H27 | 22/02/2009 |
Ma femme est revenue des courses ce matin d'un commerce proche (no pub)
Quoi qu'elle m'a dit ? Elle n'a pas voulu prendre une salade parce qu'elle avait une sale tronche : prix de la salade =1.30€
Elle s'est rabattue sur une salade …en sachet toute prete
Prix de cette salade=0,90€
? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
à sup à la demande du riverain 28.09.09
De Brédala
Entraveuse entravée | 20H38 | 22/02/2009 |
Ouais…J'ai remarqué ça aussi, ça craint…
Bon, je pense que ramené au Kg, c'est plus cher qu'une salade verte non transformée, mais on n'achète pas les salades au Kg !
Je me demande aussi c'qu'ils peuvent ajouter comme truc, pour avoir une salade sous-vide toute belle et toute croquante…pendant un certain temps du moins !
Inutile de vouloir la manger en 2 fois, le lendemain elle est archi-cuite !
C'est toujours avec des arguments pécuniaires qu'« ils » nous font acheter leur dernières inventions…après « ils » nous disent : « c'est la demande ! »