
Les médias ne cessent d'en parler : tout le monde « se met au vert ». Alors que le Salon de l'agriculture s'ouvre ce samedi, Rue89 a cartographié les terres bio en Europe et s'est rendu compte que la France est en retard dans ce domaine.
Tous nos grands voisins sont devant nous en terme de taille des terres bio : l'Italie est championne d'Europe (elle totalise le cinquième des surfaces), suivie de l'Espagne, de l'Allemagne et du Royaume-Uni. La France est cinquième pays pour l'importance des terres, mais le 21e si l'on compte la part de la production biologique dans le total de l'agriculture (2%).
Ridicule si l'on nous compare par exemple à l'Autriche dont 13% des surfaces cultivées le sont en bio, l'Italie, la Lettonie et l'Estonie (9% pour les trois) ou encore la Grèce (8%). Et si l'on considère que la moyenne européenne est de 4 à 5% des terres cultivées en bio, on voit que la France, avec ses 2% est très loin du compte. (Voir la carte)
Agrandir le plan pour voir la légende détaillée et les sources utilisées.
En résumé : en vert les bons élèves, en bleu « peut mieux faire », en jaune les cancres
Certes, le dernier baromètre d'opinion sur le sujet dit que « malgré la crise 44% des Français ont consommé bio au moins une fois par mois en 2008 ». 22% déclarent qu'ils augmenteront leur consommation de produits bio dans les six prochains mois. Et, oh surprise, 76% de personnes interrogées déclarent que « l'agriculture bio est une solution d'avenir ».
La France importe, l'Espagne exporte
Si la consommation ne cesse de progresser, c'est la production qui est insuffisante. La France doit importer une grande partie des produits bio qu'elle consomme tandis que l'Espagne en exporte l'essentiel.
La directrice de l'Agence bio, Elisabeth Mercier veut relativiser le retard français :
»L'histoire du bio en France est ancienne à travers des initiatives privées comme la mise au point du pain au naturel par Raoul Lemaire 1929, la création du réseau de magasins La Vie claire 1946 et la première reconnaissance en 1980 de la bio avec l'intégration dans la loi d'une agriculture sans produits de synthèses. On a été en pointe en Europe, y compris avec la création du label AB en 1985. Ce label a a facilité la vie des consommateurs, les Allemands ont créé BIO au début des années 2000 et les Italiens sont toujours en train de courir après le leur. »
Œufs, huiles, vins, beaucoup de produits
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Ce désordre européen doit cesser l'an prochain avec la naissance d'un logo européen qui deviendra obligatoire (et s'ajoutera en France à AB). En attendant, il rend difficile toute comparaison entre les niveaux de consommation bio des uns et des autres. Elisabeth Mercier dresse un tableau de la consommation de produits bio :
« On est en position médiane. L'Allemagne représente à elle seule 30% de l'ensemble de la consommation bio en Europe, devant le Royaume Uni, l'Italie et la France. Les Danois et Autrichiens consomment beaucoup bio mais ce sont de petits pays donc cela pèse peu. La France a une grande diversité de produits avec le pain, les huiles, les pâtes, les vins, fromages… nous avons des savoir-faire. La part de marché du bio est significative pour les œufs (11% du marché), le lait (8%), les huiles, les fruits et légumes (2 à 3%), les compléments alimentaires… et certains produits ne se trouvent qu'en bio comme le quinoa ! ».
Le défi principal, estime cette représentante du groupement d'intérêt public rassemblant producteurs, distributeurs, transformateurs et financée par les pouvoirs publics (4,8 millions d'euros de budgets en 2008) c« est “de développer la production dans tous les produits et toutes les régions”.
Pourquoi les agriculteurs français ont-ils tant de mal à se mettre au bio alors qu'ils savent qu'ils écouleront leur production sans problème ? Il n'y a qu'à voir ceux qui ont adhéré au réseau des Amap (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne) : ils vendent des paniers bio à des citadins et frustrent leurs clients faute de pouvoir satisfaire la demande.
Quelques pistes de réflexion :
- les lobbies de la chimie sont bien plus présents et actifs en France qu'ailleurs, ils savent convaincre, via la FNSEA, les agriculteurs de la nécessité d'utiliser engrais et pesticides.
- la conversion vers l'agriculture biologique est lourde : elle nécessite un investissement en temps et argent, une prise de risque qui n'est pas assez soutenue estiment certains. Le “Plan agriculture biologique : horizon 2012” qui visait à tripler les surfaces en cinq ans a fait sauter le plafond de 7500 euros d'aide par exploitation depuis le 1er janvier dernier.
- un problème culturel : la France, vieille nation paysanne, aurait-elle du mal à s'adapter ? Qu'en pensez vous ?
► Un riverain géographe nous a envoyé cette jolie carte, réalisée à partir des infos recueillies par Rue89 et plus explicite que la Google map et ses “gouttes”. Merci à lui et dommage que nous ne l'ayons pas rencontré avant.

Photo : des cyclistes du Tour de France devant un tracteur vert près de compiègne (Stefano Rellandini/Reuters).
A lire aussi sur Rue89
► Intelligence agricole : une ferme bio fait école
► Pendant tout le mois d'août, je vois la vie en bio
► Selon la FAO, l'agriculture peut nourrir la planète
Ailleurs sur le Web
► Le baromètre de la consommation de produits bio en france en 2008
► le blog des paniers bio
► Le site des Amap





















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De Sirdouille
Etudiant | 14H10 | 21/02/2009 |
Il serait intéressant d'avoir une idée du nombre de personnes qui ont leur petit potager, et qui cultivent bio pour leur consommation personnelle ou pour leur famille.
Ça aussi ce pourrait être une « solution d'avenir ».
à Sirdouille
De I.P
Flat4 | 14H35 | 21/02/2009 |
Quand on voit la consommation de pesticides et d'engrais par les particuliers j'ai tendance à me méfier de cette solution…
à I.P
De nono le simplet
illuminé basse tension | 17H09 | 21/02/2009 |
j'ai un jardin, du fumier de la ferme d'à coté, une binette et le seul produit qui sert au jardin c'est le sulfate de cuivre !
à nono le simplet
De I.P
Flat4 | 18H04 | 21/02/2009 |
Je ne doute pas un seul instant que vous, et d'autres, cultivez votre potager correctement. Il n'empêche que pris de manière globale les particuliers sont d'énormes consommateurs d'herbicides…
à I.P
De tlaloc
Retraité | 18H34 | 21/02/2009 |
je n'ai pas de jardin des amis en ont je peut vous dire qu'ils emploient moins de pesticides que les maraîchers du coin .
à Sirdouille
De les nouveaux sans culottes
sans illusions | 08H45 | 22/02/2009 |
certainement plus nombreux qu on ne le croit
parmi ceux là les profiteurs des 35 heures……
les fainéants les branleurs à 1000 euros qui devraient retrousser leurs manches et travailler plus alors que s ils comptent leurs heures de jardin en plus des temps de transport le bricolage à la maison etc….ils arrivent à plus de 70h de boulot par semaine.
ils n ont pas de jardinier pas de cuisinière pas de nounou pas de chauffeur.
alors la haut LA FERME ! ! ! ! ! !
De padiran
Chroniqueur mondain | 14H21 | 21/02/2009 |
La France, championne du monde du productivisme agricole et première puissance agro alimentaire (Danone et consort) est un dinosore. Pour se remettre en question et produire Bio, il faut d'abord s'attaquer aux molochs que sont
- La FNSEA
- L'industrie des produits phytosanitaires ( anti parasites et autre desherbants, pesticides,…)
- L'industrie agro alimentaire qui saigne les agriculteurs à l'insu de leur plen gré
- Les aides agricoles divers de la PAC qui favorisent plus l'agriculture industrielle que la diversité biologique
L'agriculture à travers les lobbies qui la soutienne est le parfait reflet de la difficulté de re former notre environnement et notre santé.
Il est plus facile, en France, de diminuer par deux le nombre d'instituteurs et de professeurs que de toucher au monde paysan, qui n'a plus de rural que l'image enfantine que nous proposent les spots télévisés et le salon de l'agriculture
à padiran
De padiran
Chroniqueur mondain | 14H24 | 21/02/2009 |
Dinosaure évidemment, c'est à force de consommer des produits phytomachins que je ne sais plus écrire
à padiran
De Un compte supprime
nc | 14H48 | 21/02/2009 |
30 ans plus tard je suis retourne voir mon village natal : plus une vache, plus un paysan. Ca m'a file un gros flip…
à padiran
De yoruk
au fil de l'eau | 21H02 | 22/02/2009 |
« Il est plus facile, en France, de diminuer par deux le nombre d'instituteurs et de professeurs que de toucher au monde paysan »
dis moi là…
tu parles de culture…
ou de … culture ? ? ?
J'ai du mal à suivre…
Yoruk
De Phil2922
Retraite invalidité | 14H30 | 21/02/2009 |
On aurait entendu un perroquet dire « Casse toi pauv'con » au salon. En fait, après enquête des RG, il s'avère qu'il était déjà là l'année dernière… ! !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De karlM
17H06 | 21/02/2009 |
je connais une dizaine de personnes intéressées par la création d'une ferme bio…Impossible tant que la prime à l'hectare et la FNSEA existeront
De seb2009
agriculteur | 14H32 | 21/02/2009 |
« je suis agriculteur et je préfère nourrir les pays du monde avec du blé non bio, que des bobos qui viennent acheter du pain bio en BMW X5 »
c'est caricatural, mais je vais développer pour apporter quelques pistes de réflexion à votre article.
- je suis jeune agriculteur, et me convertir maintenant en bio serait très très risqué techniquement et financièrement. pour m'installer agriculteur, j'ai dû reprendre - cher - une exploitation, qu'il faut maintenant que je paie. donc je ne fais pas le malin et me contente pour l'instant de choses qui marchent.
- le lobbying de l'industrie est fort, c'est vrai, mais il ne faut pas croire tout ce que l'on va raconter aux médias pendant le Salon de l'agriculture. la FNSEA est tout puissante dans les urnes, moins sur le terrain. donc le lobbying n'explique pas à lui seule le retard de la France en bio.
- certains, comme moi, on quelques positions « philosophiques » comme celle caricaturée en début de commentaire.
- la raison principale est liée au territoire, à mon avis. la France n'est pas l'Allemagne ni l'Italie. la densité de population est très faible. donc les consommateurs sont peu nombreux et loin des producteurs. d'ailleurs, en France, le bio marche bien à côté des grandes agglomérations, ou dans les régions denses… et riches.
- pour que ça marche en France, il faudrait organiser une filière plus ou moins complète pour distribuer les produits. et là, ça veut dire du transport, des emballages, etc. etc. ou il faut rapprocher les consommateurs des producteurs, mais c'est autre débat.
à seb2009
De I.P
Flat4 | 14H42 | 21/02/2009 |
Comme vous dites votre position est caricaturale. Et quitte à pousser la caricature sachez que votre blé ne nourrit pas le monde, il pousse à la misère les agriculteurs du tiers monde qui ne peuvent pas lutter contre les subventions de la PAC.
Notez d'ailleurs qu'on nous sert le même argument pour justifier les OGM -nourrir le monde- sauf qu'au final ils n'apportent rien à part des dollars à Monsanto & Co.
- pour que ça marche en France, il faudrait organiser une filière plus ou moins complète pour distribuer les produits. et là, ça veut dire du transport, des emballages, etc. etc. ou il faut rapprocher les consommateurs des producteurs, mais c'est autre débat.
Quelque chose comme les Biooops et les AMAPs par exemple ?
En tout cas l'agriculeur qui fournit mon AMAP locale vit bien et n'est sans doute pas beaucoup plus vieux que vous. Pourquoi est ce qu'il y arrive et pas vous ?
à I.P
De sup à la demande du riverain 28.09.09
15H52 | 21/02/2009 |
Pourquoi il n'y arrive pas ? Il l'a dit …il est enfoncé jusqu'au cou dans les crédits,les emprunts à rembourser …Beaucoup d'exploitants sont dans ce cas…Y qu'a voir le prix d'un tracteur aujourd'hui….C'est une spirale une fois dedans…
Mais parfois il vaut mieux manger du pain blanc
car le « pseudo-bio“qu'on nous vend dans certains commerces a recolté les pesticides des champs avoisinants…
à sup à la demande du riverain 28.09.09
De hedona
retraitée | 17H54 | 21/02/2009 |
Les paysans sont devenus très individualistes : ils se sont endettés pour s'acheter le tracteur dernier cri, pour des parcelles de quelques hectares, où l'ancien tracteur (celui de la photo existe toujours et fonctionne très bien) ; avec cabine par temps de pluie, c'est mieux quand même.
J'ai discuté avec des paysans quand moi-même j'ai repris une petite ferme, et leur ai demandé pourquoi, puisqu'ils se connaissaient tous depuis la maternelle, ils n'achetaient pas qu'un seul gros tracteur, une seule moissonneuse-batteuse, pour la commune ? Réponse : impossible : on en a tous besoins au même moment. Pourtant avant la guerre de 14/18, les paysans faisaient ensemble les moissons.
Celui qui s'en sort bien, c'est le type qui a les moyens d'investir dans des gros engins et qui les loue à ceux qui sont au bord de la faillite et n'ont plus de matériel fonctionnant.
Se méfier aussi du « bio » à tout va. Quand vous connaissez bien les personnes qui vendent sur le marché, elles vous avouent qu'elles emploient pesticides et engrais, que leurs poulets ou lapins fermiers sont nourris au « sanders » etc… Rendement avant tout.
J'ai vu quelques reportages où des agriculteurs s'étaient mis en coopérative (en Bourgogne je crois) et mettaient leurs engins en commun ; cela est une bonne initiative ; ainsi que celle du maraîcher qui ne cultive qu'en fonction du nombre de clients qu'il a et en fonction des saisons.
Ce qui marche bien aussi, c'est le « self-service » : on ramasse soi-même les légumes et certains fruits.
Les propriétaires de grands vergers le font : c'est valable, car on est au moins certains, que les pommes ou autres n'ont pas été conservés en chambre froide.
Mais les agriculteurs ne représentent plus que 2 % de la population non ?
Il ne faut pas rêver non plus, essayez de planter des salades sans mettre de l'anti-limaces, vous n'en aurez pas une seule intacte. J'ai essayé la cendre, les limaces venaient quand même.
C'est dommage que nos medias ne fassent aucun effort pour véhiculer les recettes qui marchent. Tous les reportages intéressants que j'ai vus c'était sur Arte.
Quant au pain bio : effectivement il se conserve très bien, ne moisit pas et je ne jette plus de baguettes dégueus. et qui sèchent au bout d'une journée. Et le goût est irremplaçable.
à hedona
De sup à la demande du riverain 28.09.09
19H43 | 21/02/2009 |
Je suis d'accord avec vous sur beaucoup de points ,
J'ai eté vegetarien pendant un certain nombres d'années je ne nie pas les bienfaits mais attention selon la nature du travail ou de l'emploi que vous occupez si c'est dans le btp vous ne tiendrez pas longtemps …Le pain complet ,le vrai ,le bio meme quand il est rassis est toujours excellent…..
Quant au pain soit disant complet de certains boulangers je me marre….
Mais il y aussi des pratiques douteuses du coté « bio ».
Quant a l'agriculteur pardonnez moi mais avec les anciens tracteurs il se dézingue les vertebres en passant des heures assis sur son siege en ferraille et je comprends qu'on ait envie d'un peu plus de confort …
Une derniere chose : vous aimez la camargue ?
he bien on y cultive du riz complet bio …ouais mais la camargue c'est aussi des marais donc des moustiques et un bon paquet ….
A votre avis les pesticides il y en a ou pas ?
En plus ce n'est pas loin de Port Saint Louis du Rhone
avec ses raffineries de petrole et stockage….pour votre essence
à hedona
De Coqueli-so
21H13 | 21/02/2009 |
Il y a un dicton qui dit « si tu as trop de limaces c'est que tu n'as pas assez de canards » ….
Cest ce que m'avaient dit les fermiers qui nous ont accueillis en gîte d'accueil paysan.
Ils avaient le label « N&P », dont les contraintes sont pires que celles du AB. Ils vendaient 2 fois par semaines au marché et le soir en direct chez eux.
Pourquoi étaient-ils passés en N&P ? Parce que trente ans plus tôt ils cultivaient en « conventionnel », comme on dit poliment, pour vendre.
Et puis, ils ont voulu se faire leur propre potager, et là, bizarrement, ils n'ont pas voulu manger les produits dont ils aspergeaient pourtant leur culture ….
Je les remercie de ne pas faire subir à leurs clients (fidèles d'ailleurs ! ) ce qu'ils ne voulaient pas subir eux-mêmes.
à sup à la demande du riverain 28.09.09
De I.P
Flat4 | 19H49 | 21/02/2009 |
Pourquoi il n'y arrive pas ? Il l'a dit …il est enfoncé jusqu'au cou dans les crédits,les emprunts à rembourser
Peut-être qu'une exploitation plus petite avec vente directe via une AMAP aurait été plus raisonnable pour lui alors.
Le coup des crédits à payer ça fera une belle jambe à nos petits enfants quand on aura stérilisé les terres à force de demander toujours plus de rendement.
à I.P
De sup à la demande du riverain 28.09.09
19H58 | 21/02/2009 |
Parce que ça s'appelle « l'information »…Quand vous n'avez pas conscience de certains problèmes ,une ethique,un idéal de vie,
que vous vous prenez le truc dans la gueule : ça nous arrive a tous ,a vous à moi aux autres….
De vermisseau
étudiant en agriculture raisonnée | 16H16 | 21/02/2009 |
il faut savoir qu'à côté de l'agriculture bio existent aussi d'autres types d'agriculture. l'agriculture en TCS (Techniques Culturales Simplifiées) consiste à laisser tomber le travail du sol pour limiter la consommation de carburant (en bio le désherbage se fait de façon mécanique cad avec une herse tirée par un tracteur et nécessite deux voire trois passges, tandis qu'en agriculture TCS le désherbage se fait en un passage avec des phyto en faible dose ; donc le choix s'impose : bio avec pas de phyto mais du fioul, ou TCS avec peu de fioul et peu de phyto ? ), pratiquer le couvert végétal des champs en hiver pour limiter l'érosion et l'appauvrissement des sols et utilise des phyto au niveau le plus bas possible.
cela se pratique en concertation avec des GEDA (Groupement d'Etude et de Développement Agricole) qui font des analyses de sols et de cultures afin de déterminer les besoins de la plante.
on obtient ainsi une agriculture optimale : rendements très bons et faible emploi de pesticides et engrais.
il faut savoir que l'agriculture bio ne pourra nourrir le monde du fait des rendements trop faibles qu'elle engendre. par contre l'agriculture raisonnée permet d'assurer les rendements. et les doses de phyto épandues sont toutes absorbées par les plantes donc pas de rejet dans la nature.
il faut prendre en compte tout cela pour se faire son opinion. pour ma part c'est fait : le bio n'est pas un mode d'agriculture durable ( ne répond pas aux trois piliers du développement durable : économie, social et écologie)
à vermisseau
De olibibi
instit | 20H52 | 21/02/2009 |
« l faut savoir que l'agriculture bio ne pourra nourrir le monde du fait des rendements trop faibles qu'elle engendre. par contre l'agriculture raisonnée permet d'assurer les rendements. et les doses de phyto épandues sont toutes absorbées par les plantes donc pas de rejet dans la nature. »
La FAO pense le contraire…
à olibibi
De vermisseau
étudiant en agriculture raisonnée | 21H28 | 21/02/2009 |
ça mériterait un article. faut voir, mon avis je l'ai fait à partir de mes cours de pédologie et d'agriculture, peut être que la vérité est ailleurs.
à vermisseau
De adrieng
Informaticien libre | 22H00 | 21/02/2009 |
l'article de wikipedia mentionne ce problème de rendement : http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_biologique#Rendements_de_l.27ag…
Perso je suis persuadé qu'une bonne utilisation des produits chimiques peut faciliter le travail des agriculteurs sans nuire ni à la santé,ni à l'environnement.
Seulement quand j'achète des produits bio je suis (normalement) sûr de c'est sain, que l'environnement est propre. Si j'achète des produits conventionnels je ne sais jamais si l'agriculteur est propre, ou si au contraire il abuse…
à adrieng
De vermisseau
étudiant en agriculture raisonnée | 00H18 | 22/02/2009 |
je suis d'accord sur ce point, nous en avons longuement discuté en cours, le consommateur aujourd'hui n'a d'autre choix que l'alternative entre bio et pas bio, ce qui est extrêmement réducteur.
après des discussions avec des membres de GEDA et des agriculteurs il est ressorti que la création d'un label « agriculture raisonnée » serait le bienvenu.
à vermisseau
De DéCRoiSSaNTE de LuNe
AnTi BLinG BLinG | 15H13 | 22/02/2009 |
En caricaturant à peine, le choix :
Bio = pas cancer
Raisonné = petit cancer ^ ^
Chimique = gros cancer : p
* Agriculture raisonnée : engagement à ne pas dépasser les doses de phyto recommandées !
Quand on sait que nous sommes les 1ers consommateurs en France de produits phyto et que tous les paysans (sauf les bio bien sûr ! ) se revendiquent de « l'agriculture raisonnée “… on a vite compris le truc ou plutôt la supercherie : -)
Quant à ceux qui n'ont à la bouche que ‘Le bio c'est cher’…faudrait arrêter un peu !
Pour ma famille, depuis que nous boycottons la grande distribution et consommons bio et LOCAL à 95% , notre pouvoir d'achat a considérablement augmenté !
Un pur bonheur, le gout et le plaisir de cuisiner / manger retrouvé ; nous ne voyons plus de médecin, rhumes et petits soucis de santé ont disparu !
Il est très simple de monter un groupement d'achat. On peut commencer avec des amis, des voisins. Il suffit de chercher des producteurs locaux : il y en a partout - Se renseigner par le bouche à oreilles, sur les marchés etc…
Lancez-vous ! C'est facile, ludique, bénéfique, éthique et équitable !
Quant aux produits d'entretien, fini la chimie mortifère et les dizaines de bouteilles, flacons et lingettes en tous genres et surtout bien toxiques ! Avec 3 francs 6 sous on fait : ménage, lessive et vaisselle :
http://raffa.grandmenage.info/post/2006/01/12/Livret_____Le_Grand_M%C3%A…
Bonne santé à tous ; -)
à DéCRoiSSaNTE de LuNe
De vermisseau
étudiant en agriculture raisonnée | 15H03 | 23/02/2009 |
»… on a vite compris le truc ou plutôt la supercherie : -) »
apparemment vous avez trop vite compris
je ne vais pas réexposer ce que j'ai dit précédemment, juste vous demander les sources de vos informations qui me semblent bien douteuses (non pas sur votre pouvoir d'achat mauis sur les risques cancérigènes et l'arnaque général des agriculteurs…)
à vermisseau
De adrieng
Informaticien libre | 22H15 | 21/02/2009 |
« le bio n'est pas un mode d'agriculture durable »
Économie :
Il me semble que le bio a permis de faire accepter un prix plus élevé pour la nourriture. Le bio est très souvent plus cher que le non-bio…
Aprè il faudait voir les dépenses supplémentaires pour l'agriculteur.
Social :
L'agriculture biologique est basée il me semble sur un rapport plus direct entre le producteur et le consommateur, une « localisation » de la production (on achète aux agriculteurs du coin). C'est également basé sur une confiance réciproque (cf les AMAP et autres, même si ça sort un peu du contexte bio) Ça évite que les intermédiaires dicte les prix, ainsi qu'une concurrence déloyale de certains pays. De plus l'agriculture biologique semble mieux convenir pour de petites exploitations que l'agriculture conventionnelle.
Écologie :
L'agriculture biologique _impose_ la protection de l'environnement, contrairement aux cultures conventionelles.
L'agriculture bio _impose_ des règles contre des produits potentiellement dangereux (OGM, farines animales…) ; C'est à la discrétion de l'agriculteur dans la filière conventionnelle.
L'agriculture biologique est aussi un mouvement pour le respect de l'environnement et du paysan, pour des campagnes entretenue, pour une harmonie entre l'homme et la nature.
Et pour la remarques sur les rendement, ne serait-on pas en surproduction en France dans certaines filières : ) ?
De plus tout le monde sait que le problème de la faim dans le monde est un problème politique et économique et non un problème agricole.
Mais bon je ne suis pas agriculteur… peut-être dans une autre vie ? : )
à adrieng
De vermisseau
étudiant en agriculture raisonnée | 00H23 | 22/02/2009 |
je me permet de reprendre l'analyse que vous avez fait :
économie :
des subventions écrasantes et des prix trop élevés avec des quantités aléatoires entraînant une trop grande dépendance des rendements vis à vis de facteurs extérieurs : pas rentable économiquement
social :
certes rapprochement du producteur et du consommateur mais surcoût énorme au niveau temps horaire à l'hectare et donc anihilation de la vie sociale de l'exploitant ( du dire même d'ex agriculteurs bio)
écologique :
plus de pesticides ni de phyto et encore moins d'OGM. mais du coup le travail chimique est remplacé par le travail mécanique. or tout le monde sait qu'aujourd'hui la force mécanique se nomme John DEERE et carbure au diesel… de plus la viande bio a exactement les mêmes antibiotiques que la viande non bio : en gros une vache bio mange bio c'est tout…
à vermisseau
De I.P
Flat4 | 02H46 | 22/02/2009 |
de plus la viande bio a exactement les mêmes antibiotiques que la viande non bio : en gros une vache bio mange bio c'est tout…
Et c'est déjà pas mal quand on pense à l'origine de la vache folle !