Cartographie

La France, lanterne rouge de l'agriculture bio européenne

Des cyclistes du Tour de France devant un tracteur vert près de compiègne (Stefano Rellandini/Reuters).

Les médias ne cessent d'en parler : tout le monde « se met au vert ». Alors que le Salon de l'agriculture s'ouvre ce samedi, Rue89 a cartographié les terres bio en Europe et s'est rendu compte que la France est en retard dans ce domaine.

Tous nos grands voisins sont devant nous en terme de taille des terres bio : l'Italie est championne d'Europe (elle totalise le cinquième des surfaces), suivie de l'Espagne, de l'Allemagne et du Royaume-Uni. La France est cinquième pays pour l'importance des terres, mais le 21e si l'on compte la part de la production biologique dans le total de l'agriculture (2%).

Ridicule si l'on nous compare par exemple à l'Autriche dont 13% des surfaces cultivées le sont en bio, l'Italie, la Lettonie et l'Estonie (9% pour les trois) ou encore la Grèce (8%). Et si l'on considère que la moyenne européenne est de 4 à 5% des terres cultivées en bio, on voit que la France, avec ses 2% est très loin du compte. (Voir la carte)



Agrandir le plan pour voir la légende détaillée et les sources utilisées.
En résumé : en vert les bons élèves, en bleu « peut mieux faire », en jaune les cancres

Certes, le dernier baromètre d'opinion sur le sujet dit que « malgré la crise 44% des Français ont consommé bio au moins une fois par mois en 2008 ». 22% déclarent qu'ils augmenteront leur consommation de produits bio dans les six prochains mois. Et, oh surprise, 76% de personnes interrogées déclarent que « l'agriculture bio est une solution d'avenir ».

La France importe, l'Espagne exporte

Si la consommation ne cesse de progresser, c'est la production qui est insuffisante. La France doit importer une grande partie des produits bio qu'elle consomme tandis que l'Espagne en exporte l'essentiel.

La directrice de l'Agence bio, Elisabeth Mercier veut relativiser le retard français :

 »L'histoire du bio en France est ancienne à travers des initiatives privées comme la mise au point du pain au naturel par Raoul Lemaire 1929, la création du réseau de magasins La Vie claire 1946 et la première reconnaissance en 1980 de la bio avec l'intégration dans la loi d'une agriculture sans produits de synthèses. On a été en pointe en Europe, y compris avec la création du label AB en 1985. Ce label a a facilité la vie des consommateurs, les Allemands ont créé BIO au début des années 2000 et les Italiens sont toujours en train de courir après le leur. »

Œufs, huiles, vins, beaucoup de produits

Dépenses et types de magasins


Un Danois dépense 85€ par an en produits bio, un Autrichien 63€.
30% du lait acheté au Danemark est bio et 17% des œufs le sont.
6% des pots pour bébé en Italie.
15% des pommes de terre en Autriche.
Les circuits de distribution varient beaucoup : supermarchés en Europe du Nord et en Autriche, discounters en Allemagne. Les magasins spécialisés dominent en Italie, France, Allemagne, Espagne. La vente directe est spécialement développée en Espagne, Italie, France, Pologne, Irlande et représente 10% des ventes totales de produits bio en Allemagne.

Ce désordre européen doit cesser l'an prochain avec la naissance d'un logo européen qui deviendra obligatoire (et s'ajoutera en France à AB). En attendant, il rend difficile toute comparaison entre les niveaux de consommation bio des uns et des autres. Elisabeth Mercier dresse un tableau de la consommation de produits bio :

« On est en position médiane. L'Allemagne représente à elle seule 30% de l'ensemble de la consommation bio en Europe, devant le Royaume Uni, l'Italie et la France. Les Danois et Autrichiens consomment beaucoup bio mais ce sont de petits pays donc cela pèse peu. La France a une grande diversité de produits avec le pain, les huiles, les pâtes, les vins, fromages… nous avons des savoir-faire. La part de marché du bio est significative pour les œufs (11% du marché), le lait (8%), les huiles, les fruits et légumes (2 à 3%), les compléments alimentaires… et certains produits ne se trouvent qu'en bio comme le quinoa ! ».

Le défi principal, estime cette représentante du groupement d'intérêt public rassemblant producteurs, distributeurs, transformateurs et financée par les pouvoirs publics (4,8 millions d'euros de budgets en 2008) c« est “de développer la production dans tous les produits et toutes les régions”.

Pourquoi les agriculteurs français ont-ils tant de mal à se mettre au bio alors qu'ils savent qu'ils écouleront leur production sans problème ? Il n'y a qu'à voir ceux qui ont adhéré au réseau des Amap (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne) : ils vendent des paniers bio à des citadins et frustrent leurs clients faute de pouvoir satisfaire la demande.

Quelques pistes de réflexion :

  • les lobbies de la chimie sont bien plus présents et actifs en France qu'ailleurs, ils savent convaincre, via la FNSEA, les agriculteurs de la nécessité d'utiliser engrais et pesticides.
  • la conversion vers l'agriculture biologique est lourde : elle nécessite un investissement en temps et argent, une prise de risque qui n'est pas assez soutenue estiment certains. Le “Plan agriculture biologique : horizon 2012” qui visait à tripler les surfaces en cinq ans a fait sauter le plafond de 7500 euros d'aide par exploitation depuis le 1er janvier dernier.
  • un problème culturel : la France, vieille nation paysanne, aurait-elle du mal à s'adapter ? Qu'en pensez vous ?

► Un riverain géographe nous a envoyé cette jolie carte, réalisée à partir des infos recueillies par Rue89 et plus explicite que la Google map et ses “gouttes”. Merci à lui et dommage que nous ne l'ayons pas rencontré avant.

Carte du bio en Europe

Photo : des cyclistes du Tour de France devant un tracteur vert près de compiègne (Stefano Rellandini/Reuters).

A lire aussi sur Rue89
Intelligence agricole : une ferme bio fait école
Pendant tout le mois d'août, je vois la vie en bio
Selon la FAO, l'agriculture peut nourrir la planète

Ailleurs sur le Web
Le baromètre de la consommation de produits bio en france en 2008
le blog des paniers bio
Le site des Amap

9 commentaires sélectionnés

Portrait de seb2009

De seb2009

agriculteur | 14H32 | 21/02/2009 | Permalien

« je suis agriculteur et je préfère nourrir les pays du monde avec du blé non bio, que des bobos qui viennent acheter du pain bio en BMW X5 »
c'est caricatural, mais je vais développer pour apporter quelques pistes de réflexion à votre article.
- je suis jeune agriculteur, et me convertir maintenant en bio serait très très risqué techniquement et financièrement. pour m'installer agriculteur, j'ai dû reprendre - cher - une exploitation, qu'il faut maintenant que je paie. donc je ne fais pas le malin et me contente pour l'instant de choses qui marchent.
- le lobbying de l'industrie est fort, c'est vrai, mais il ne faut pas croire tout ce que l'on va raconter aux médias pendant le Salon de l'agriculture. la FNSEA est tout puissante dans les urnes, moins sur le terrain. donc le lobbying n'explique pas à lui seule le retard de la France en bio.
- certains, comme moi, on quelques positions « philosophiques » comme celle caricaturée en début de commentaire.
- la raison principale est liée au territoire, à mon avis. la France n'est pas l'Allemagne ni l'Italie. la densité de population est très faible. donc les consommateurs sont peu nombreux et loin des producteurs. d'ailleurs, en France, le bio marche bien à côté des grandes agglomérations, ou dans les régions denses… et riches.
- pour que ça marche en France, il faudrait organiser une filière plus ou moins complète pour distribuer les produits. et là, ça veut dire du transport, des emballages, etc. etc. ou il faut rapprocher les consommateurs des producteurs, mais c'est autre débat.

Portrait de paysan37

De paysan37

actif | 14H33 | 21/02/2009 | Permalien

Consommer Bio en France n'est pas facile : allez en super (hyper) marché, cherchez des produits bio : chez l'un ils sont groupés chez l'autre disséminés.
Par ailleurs les pratiques commerciales des grands distributeurs favorisent la mise en valeur des produits de l'enseigne ou des multinationales de l'agroalimentaire.

Certes, le lobby de la chimie est une cause majeure, du point de vue du producteur. Mais les distributeurs ne portent-ils pas également une responsabilité importante vis à vis des consommateurs ?

Les acteurs politiques - de droite notamment - en voulant conserver les faveurs des agriculteurs de l'agriculture intensive, ne sont guère actifs pour promouvoir une agriculture saine et respectueuse de l'environnement et des hommes.

A titre personnel j'achète bio sur le marché, directement aux producteurs le plus souvent possible.

Un pain bio se conserve la semaine, je n'en jette jamais. Une laitue est plus croquante, plus goûteuse. Et cela est vrai pour tous les produits. Il y a donc également une éducation et une responsabilisation des personnes à développer (et non des consommateurs, ce mot est horrible).
Et peut-être que l'école n'est pas assez mobilisée pour cela.

Enfin, manger bio est un état d'esprit ou le respect de l'autre est essentiel. Et ce n'est pas vraiment une valeur partagée par ceux qui nous dirigent…

Portrait de bonbon rose

De bonbon rose

à croquer | 14H49 | 21/02/2009 | Permalien

Le bio c'est des petites surfaces.
Or, depuis 1962, les subventions de la Politique Agricole Commune vont aux grandes exploitations agricoles qui permirent d'augmenter la production alimentaire dans une Europe dévastée par des années de guerre.
En France, près de 30 000 petites exploitations ferment chaque année. C'est la conséquence d'une politique privilégiant l'agriculture intensive, et donnant la priorité aux grandes exploitations.
Le bio c'est cher parce que ce n'est que rarement subventionné.

Portrait de ffred

De ffred

consommateur | 15H56 | 21/02/2009 | Permalien

La france est plus longue à la détente que ces voisins, mais ensuite, rattrape tout le monde. e qu'il se produit en France dépassera les mouvements des autres pays.

Maintenant, il faut avouer que faire du bio, c'est plus difficile. Il faut attendre 3 ans avant de pouvoir labéliser, et ca, c'est dur.

De plus, les lobbies de la chimie prèchent les agriculteurs de faire comme ci, et pas comme ca. Ce qui fait qu'il est encore de mauvais ton aujourd'hui, dans le monde agricole de faire la conversion de son exploitation au bio, qui est vu comme une philosophie intellectuelle (bobo…) que comme une avancée sociale et environnementale.

Ce qu'il faut se dire, c'est que les agriculteurs Francais se laisseront manger par leurs homologues europpéens, car ils n'auront pas le temps de réagir à l'engouement du bio. 3 ans, c'est long, et c'est déjà trop tard. Il n'y a pas que « les bobos en X5 » qui le consomment… ceux la, ca fait 20 ans qu'ils en mangent. C'est le consommateur Lambda, qui roule en Renault ou Peugeot, et qui n'a pas envie de finir sa vie par un cancer, ou voir polluer la planete de ses enfants qui prends conscience aujourd'hui de la nécessité de manger bio.

Les supermarchés l'ont bien compris, pas les agriculteurs Francais. C'est dommage, car le bio génère plus d'argent, vu la demande que le non bio, et cet argent partira de toute facon dans la poche de l'agriculteur qui le cultivera, fusse t-il étranger.

Voir l'exemple des cosmétiques bio :
87% des femmes se disent prêtent à changer leur cosmétiques habituels par un équivalent bio (etude sofres 2008)

on ne dit pas 10% ou 20% : 87% des femmes qui ne roulent certainement pas en X5 ! ! !

Et le premier commentaire est flagrant de cécité : les agriculteurs Francais n'ont pas pris conscience que les Francais et Francaises ont viré au vert, et pense qu'il y a des modes qui concernent quelques riches méprisant les agriculteurs qui passeront.

Tout est dans la tête !

Un exemple de parfumerie bio : http://www.aphibio.fr

Portrait de vermisseau

De vermisseau

étudiant en agriculture raisonnée | 16H16 | 21/02/2009 | Permalien

il faut savoir qu'à côté de l'agriculture bio existent aussi d'autres types d'agriculture. l'agriculture en TCS (Techniques Culturales Simplifiées) consiste à laisser tomber le travail du sol pour limiter la consommation de carburant (en bio le désherbage se fait de façon mécanique cad avec une herse tirée par un tracteur et nécessite deux voire trois passges, tandis qu'en agriculture TCS le désherbage se fait en un passage avec des phyto en faible dose ; donc le choix s'impose : bio avec pas de phyto mais du fioul, ou TCS avec peu de fioul et peu de phyto ? ), pratiquer le couvert végétal des champs en hiver pour limiter l'érosion et l'appauvrissement des sols et utilise des phyto au niveau le plus bas possible.
cela se pratique en concertation avec des GEDA (Groupement d'Etude et de Développement Agricole) qui font des analyses de sols et de cultures afin de déterminer les besoins de la plante.
on obtient ainsi une agriculture optimale : rendements très bons et faible emploi de pesticides et engrais.
il faut savoir que l'agriculture bio ne pourra nourrir le monde du fait des rendements trop faibles qu'elle engendre. par contre l'agriculture raisonnée permet d'assurer les rendements. et les doses de phyto épandues sont toutes absorbées par les plantes donc pas de rejet dans la nature.

il faut prendre en compte tout cela pour se faire son opinion. pour ma part c'est fait : le bio n'est pas un mode d'agriculture durable ( ne répond pas aux trois piliers du développement durable : économie, social et écologie)

Portrait de chando

De chando

. | 17H24 | 21/02/2009 | Permalien

Je vous donne quelques réflexions personnelles sur ce sujet ( je suis épicier bio).

- Les personnes qui nous font l'honneur de fréquenter nos magasins sont mues autant par intérêt pour le produit (qualité, goût), que par l'intérêt d'un service, d'une relation personnalisée, d'un conseil. Certains ne supportent plus du tout l'ambiance des grandes surfaces ( bruit, volume des marchandises exposées, conditions de travail des salariés, agressivité des techniques mercatiques pour « vendre plus »).

- Il est malheureusement exact que de nombreux produits bio viennent de l'étranger, même si à titre personnel, je préfère sélectionner un produit français, voire local, qui sera plus cher, en expliquant pourquoi, plutôt qu'un produit étranger.

- Je suis souvent visité par des agriculteurs du coin qui hésitent à passer en bio, qui viennent « tâter le terrain » (en bon français, s'assurer des ventes futures s'ils passent en bio). A ceux-là, je leur conseille de passer en bio uniquement s'ils ont la vocation, et non par des « conseils » de chambre d'agriculture ou autres. Le bio doit être une affaire de coeur, entre gens de coeur.

- Consommer du bio en provenance de grande distribution est une aberration : le bio n'est pas qu'un produit mais un art de vivre. Des banlieues enlaidies, des quartiers défigurés, des fournisseurs étranglés, des salariés exploités et sous-payés, du temps partiel subi en masse : voilà la grande distribution. Et c'est aussi contre cela que des personnes ont choisi de consommer différemment, et mieux.

- Le bio est cher : prenez une liste de courses de grande surface et venez chez nous faire la même liste : c'est le coup de fusil assuré. Mais nous, épiciers bios, vous apprendront à consommer différemment : moins de produits transformés, de viande, de fromage, de plats cuisinés : Plus de légumes simples, de légumes secs, un petit effort en cuisine, moins de superflu, et votre note sera tout à fait convenable voire inférieure, puisque vous n'aurez pas, en outre, les « tentations » dans lesquelles les cerveaux mercatiques de la grande distribution ont prévu de fous faire tomber, sitôt leur porte franchie.

- Les clients bio sont bobos et roulent en X5 : dans ma petite préfecture de province (30.000 habitants), il n'y en a quasiment pas ! mais des chômeurs, des petits artisans et commerçants, des retraités, les mamies qui passent en voisine pour une bricole, des professeurs, des ouvriers, des salariés, alors là oui ! Je ne pense sincèrement pas que le bio soit réservé à un catégorie plus favorisée pécuniairement qu'à une autre.

Je crois sincèrement aux vertus du bio, qu'elles soient sociales, gourmandes ou thérapeutiques, et je suis persuadé que nombre de nos clients (je n'aime guère ce mot) aussi.

Cordialement,

Portrait de Melinster

De Melinster

Pédant galvanisé | 20H38 | 21/02/2009 | Permalien

« les lobbies de la chimie sont bien plus présents et actifs en France qu'ailleurs, ils savent convaincre, via la FNSEA, les agriculteurs de la nécessité d'utiliser engrais et pesticides. »

Je ne suis pas du tout d'accord. L'impact de la FNSEA sur les pratiques agricoles est systématiquement surévalué par les médias, tous plus friands de politique que de réalisme. Quant aux « lobbies » (mot à la mode) que l'on retrouvent dans toutes les discutions et à toutes les sauces, là aussi faut arrêter. Certe, la « pression publicitaire » des grands groupes phyto-pharmaceutiques est très forte, et donc influente, mais ca s'arrête là (pour les agriculteurs). Vous pensez vraiment que la pression des « lobbies » est moins forte en Allemagne qu'en France ? Allemagne qui possède tout de même des groupes leaders … au hasard BASF.
Il ne faut pas prendre les agriculteurs pour des imbéciles, j'en ai connus pas mal qui se sont convertis au bio, leurs PB n'avaient rien à voir avec cette filière (que ce soit directement ou indirectement).

« la conversion vers l'agriculture biologique est lourde : elle nécessite un investissement en temps et argent, une prise de risque qui n'est pas assez soutenue estiment certains. »

Exactement. Pas facile. L'investissement d'argent est une chose, l'investissement de temps … est considérable.
En outre, les cahiers des charges Francais concernant l'agriculture biologique sont plus strictes que le cahier des charges Européen pour pas mal de domaines. Ainsi, un poulet bio Français sera plus facilement bio qu'un poulet bio Espagnol ou Tchèque. Ceci explique, à mon avis, une petite partie de l'écart.
Autre explication peut etre : le nombre de labels et normes en France (AB, AOC, label rouge etc …). Ils peuvent protéger un terroir, un savoir faire, ou répondre à certaines normes de qualité dans la production ou la transformation. Tous ces labels marchent en France depuis pas mal d'année et ont bonne réputation dans l'esprit des consommateurs. Il est parfois plus rentable pour l'agriculteur de se plier aux contraintes de quelques labels plutôt que de celui « AB », pour un résultat parfois très proche (en effet, beaucoup de produits ne possèdent pas le label « AB » mais sont pourtant parfaitement bio ou presque, mais il serrait trop couteux de se plier aux normes éxactes, ou trop long de s'engager dans une vraie exploitation biologique). Donc beaucoup de produits « presques bio » en France, et encore une fois, les normes restent des normes.
Enfin, la France est un Pays très rural. Le label « AB » marche bien dans les villes pour nos citadins ignares (pardonnez l'expression mais c'est pourtant vrai). A la campagne on sait plus ou moins à qui l'on achète, et on sait qu'il n'y a pas besoin d'acheter un produit AB pour avoir un produit sain. La demande pour ces produits en particulier est donc moins forte. Evidemment, on se fait aussi parfois avoir sur certains marchés… tout n'est pas rose.

« un problème culturel : la France, vieille nation paysanne, aurait-elle du mal à s'adapter ? Qu'en pensez vous ? »

Oui, probablement. Tout comme nos politiciens ont bien du mal à s'adapter à la culture paysanne et rurale, et imposent donc tout, et surtout n'importe quoi … à méditer ; )

Portrait de Hebka

De Hebka

saisonnier/spectacles | 18H44 | 21/02/2009 | Permalien

je vis depuis 2ans a la campagne avec ma compagne et mon chat. Nous vivions avec moins de 1500€ par mois et pourtant nous mangeons a 90% bio. (surtout les fruits et légumes)

un petit jardin dehors pour l'été, une petite boutique bio uniquement pour les légumes (les autres produits effectivement sont vraiment cher).
le supermarché en appoint.

quelques fermes aux alentours pour le fromage et les œufs, et voila.

pourtant nous n'avons pas exploser notre budget, loin de la.
Prendre conscience de l'importance de notre alimentation nous à amener a mieux réfléchir sur notre façon de consommer (même si je n'aime pas se mot). On achete moins (jamais de plat cuisiné), on cuisine beaucoup, on ne laisse plus pourrir les légumes.
résultat je dirais même qu'on y gagne financièrement.

effectivement cela prend plus de temps. Mais je préfère passer du temps a cuisiner et a jardiner plutôt qu'a travailler plus pour gagner un peu plus d'argent pour m'acheter des plat tout près…faute de temps !

je rajouterai pour ceux qui disent qu'une courgette ou une salade coute moins cher en grande surface de comparer la masse sèche de ce legume avec une version bio.
au final le prix est quasiment le même car les belles grosses courgette pleine de pesticide sont en fait gorgée de flotte (et n'ont pas beaucoup de gout)

Hebka.

Portrait de Bernard_du_Nord

De Bernard_du_Nord

10H19 | 22/02/2009 | Permalien

Une pionnière (la ferme de sainte marthe) de l'agriculture bio est en train d'être saisie.

Voir ce blog :
http://saintemarthefermebio.unblog.fr/

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