Parlons Net

Taubira : « Pour Sarkozy, l'Outre-mer c'est terra incognita »

L'omniprésident semblait s'être mué en un Président transparent. Un mois après le début de la crise en Guadeloupe, Nicolas Sarkozy est enfin sorti de son mutisme et a proposé jeudi une série de mesures économiques pour les Antilles. Christiane Taubira, députée PRG de Guyane, a commenté ce plan de 580 millions d'euros, ce vendredi à « Parlons Net », le club de la presse Internet de France Info, dont Rue89 est partenaire. (Voir la vidéo)



Le retour sur le devant de la scène du chef de l'Etat s'est articulé en deux temps. Après une rencontre avec les élus d'Outre-mer jeudi après-midi, Nicolas Sarkozy est intervenu dans la soirée sur RFO, pour mettre fin au « profond malaise qui étreint un nombre croissant » d'Antillais et pour présenter ses trois mesures phares :

« Pour soutenir le pouvoir d'achat, nous avons décidé avec le Premier ministre, avec le gouvernement, que l'Etat exonèrera de toutes les cotisations sociales, à la fois patronales et salariales, les augmentations que les entreprises vont accorder à leurs salariés et c'est bien aux entreprises de payer les salaires.

“Les règles du RSA seront également adaptées pour les 110 000 foyers concernés dans les départements d'Outre-mer, afin de permettre au total une amélioration du pouvoir d'achat des travailleurs à bas salaires de l'ordre de 200 euros.

‘Pour réduire les écarts de prix inacceptables avec la métropole, j'ai demandé à la grande distribution de s'engager sur une liste de produits de référence qui seront désormais commercialisés à un prix plus proche de celui de la métropole.’

Monopole sur l'essence et ‘apartheid social’

Un ‘geste’ salué par Christiane Taubira, mais elle attend de ‘voir ce qui va en sortir’ :

‘On verra si le gouvernement est rentré de vacances, car pour l'instant, à part l'envoi de troupes supplémentaires de gendarmes mobiles, le gouvernement n'a accompli aucun acte.’

Et de dénoncer le ‘reniement’ d'Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, et surtout le non-rôle de sa ministre de tutelle, Michèle Alliot-Marie :

‘Elle a été ministre de l'Intérieur au bout d'un mois, et n'a pas été ministre des Collectivités locales et de l'Outre-mer.’

La députée de Guyane décortique les véritables problèmes qui saignent les Antilles. Des problèmes économiques, avec le monopole de la Société anonyme de la raffinerie des Antilles sur l'essence, alors même qu'ont été relevées ‘des pratiques au moins suspectes dans la formation des prix par la Sara’.

Des problèmes sociétaux aussi, avec le racisme, cette ‘ligne de couleur’ qui sépare les Antillais, matérialisée notamment par ‘des quartiers résidentiels où vous n'avez que des blancs avec des clôtures qui font deux fois [sa] taille’ et qui conduisent à ce qu'elle n'hésite pas à appeler un ‘apartheid social’.

L'absence de prise en compte de ces problèmes par le gouvernement ‘ressemble a du mépris’, poursuit-elle, ‘même si c'est plus profondément à [son] avis de la méconnaissance’. La palme en reviendrait au Président : ‘Pour Sarkozy, l'Outre-mer c'est terra incognita.’ Il faudra plus que des millions alignés sur la table pour y remédier.

A lire aussi sur Rue89
Un mort au milieu des violences : la Guadeloupe s'embrase
L'édito de Rue89 : Paris doit éviter tout recours à la force
Tous les articles de Rue89 sur l'Outre-mer

Ailleurs sur le Web
L'intervention de Nicolas Sarkozy sur l'Outre-mer, sur Elysée.fr
Toutes les émissions de ‘Parlons Net’, sur France-Info.com

118 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

  • Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
  • Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
  • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
Portrait de Talou

à Yvon le Zébulon Portrait de Yvon le Zébulon De Talou

15H52 | 22/02/2009 | Permalien

Ah-bon ? ? ? ? Ben ça alors… Quelle découverte ! ! ! ! ! !
(« fuyez la 1° chaine comme la peste ! …et en particulier les bulletins de monsieur Jean Pierre PERNAUD. L'homme est infiniment sympatique, mais la vérité n'y est pas. »
1 vote

Portrait de Yvon le Zébulon

à Talou Portrait de Talou De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 11H36 | 23/02/2009 | Permalien

Merci Talou pour votre vote au TOP

Portrait de adaunis

De adaunis

Nul part....si adelyne me plaque...... | 07H33 | 21/02/2009 | Permalien

L'état en participant à cette deuxième partie des « agapes » sensées régler les problèmes et apaiser l'atmosphère, atmosphère avec sa gueule lacrymogène pour l'instant, va peut être dire aux insulaires :
« T'obira » de grès ou de force, mais « t'obira » !

Avec sa mine patibulaire mais presque d'enfant de coeur, (pardon aux enfants de coeur), qui s'égosille pour rien sur les « plateaux tv », en avouant ne servir à rien, mais qui cumule les « miles » sur la compagnie nationale, est même resté à la maison, tant il est utile.

Enfant de la mer, j'ai parfois des « vapeurs », et pratiquant la voile, je me sens ultra marin.
Nos territoires d'outre-mer sont en Effervescence comprimés entre le doute, la colère, et l'amertume.
Il reste à démontrer, comme je viens de le lire avec un trait d'humour sur ce site, que l'homme qui se dit le plus « Fort de France », est sur ce « Point, un pitre “pitoyable”, et en comprendre ses errements !

Hélas, pendant que l'opposition ne fait que surfer sur des vaguelettes dans un lagon de torpeur émollient, quand on se pose la question de savoir si à Reims, Martine niquait Ségolène, perchée sur son désir d'avenir, nos concitoyens des Caraïbes, de Guyane en Réunion, de banlieues en dortoirs, se meurent dans l'indifférence des z'élites !
L'état Français risque de subir avec la Guadeloupe “l'effet papillon” et un désastre à venir !
Ils nous interpellent tous les jours, nous disent qu'ils ne veulent plus être “assistés” contrairement à la pensée mystificatrice des métropolitains.
Il ne veulent plus se nourrir de la “becquée”.
Ils aspirent à mériter et jouir de leur “soleil”, et leur histoire.
Tendons leurs nos grandes “oreilles”, sous peine de subir nous même d'autres désagréments.

Portrait de furgole

De furgole

artisan | 07H35 | 21/02/2009 | Permalien

Je ne résiste pas à la tentation de vous citer l'excellent article paru sur ce sujet sur le site www.polemia.com :
« Les mouvements de protestation aux Antilles ont des causes économiques et sociales mais aussi, et surtout, des causes raciales et idéologiques.

Le mouvement “ Liyanna Kont Pwofitasyon ” (LKP) est parti de Guadeloupe le 20 janvier 2009, jour de l'investiture d'Obama. La première rencontre des manifestants avec le secrétaire d'Etat à l'outre-mer, Yves Jégo, a été fixée au 4 février, jour où, en 1794, la Convention avait aboli l'esclavage ! Les agitateurs savent choisir leurs dates et utiliser les symboles.

Cent soixante ans après son abolition définitive en 1848, c'est encore la “ mémoire ” de l'esclavage qui sert de socle idéologique aux revendications antillaises. Le chef syndical guadeloupéen, Elie Dumata, surnommé Moïse, porte un tee shirt (1) ainsi libellé : “ Sé neg ki libéré neg ”.

Selon le discours dominant, la majorité noire serait exploitée par la minorité blanche des métropolitains et des békés qui contrôlent la grande distribution. Qu'il puisse y avoir dans une situation insulaire, donc de semi-monopole, des abus de position dominante de la part des pétroliers et des épiciers, c'est incontestable. Que cela rende pleinement compte de la situation économique et sociale des Antilles, assurément pas ! Et la mise en avant de “ l'esclavage ” comme facteur justificatif des revendications n'est pas intellectuellement recevable.

La “ mémoire ” de l'esclavage : une arnaque idéologique

Une première remarque chronologique s'impose. L'esclavage a été aboli aux Antilles françaises il y a 160 ans : six générations plus tard, l'idée qu'il puisse y avoir un peuple “ bourreau ” et un peuple “ martyr ” (2) n'est pas acceptable.

Elle n'est pas acceptable moralement puisqu'elle suppose une responsabilité collective, de surcroît transmissible de génération en génération.

Elle n'est pas acceptable historiquement, car si presque tous les peuples ont pratiqué l'esclavage (y compris les Africains qui en faisaient commerce), seuls les Européens l'ont aboli.

Elle n'est pas acceptable génétiquement : l'immense majorité des métropolitains, y compris ceux implantés aujourd'hui aux Antilles, n'ont jamais eu d'ancêtres maîtres ou négociants d'esclaves ; en revanche – et ce n'est pas le moindre des paradoxes – l'immense majorité des Antillais qui sont des métis ont souvent pour souche originelle l'union d'un maître blanc et d'une esclave noire. “ Le Monde ” (3) souligne à l'envi que le chef agitateur guadeloupéen Elie Damota est un “ chabin ” – affectueux terme créole pour désigner un Afro-Caribéen de carnation… claire. Elie Damota a donc, selon toutes probabilités, des ancêtres maîtres d'esclaves… ; ce qui n'est pas le cas de l'immense majorité des métropolitains qui subventionnent les Antilles avec leurs impôts.

Les Antilles : une économie de transferts en provenance de la métropole

L'Institution d'émission de l'outre-mer, l'IEDOM, équivalent local de la Banque de France, publie des bilans économiques pour chacun des DOM. Il apparaît clairement à travers leur analyse que ces départements vivent essentiellement des transferts financiers effectués depuis la métropole : traitement de fonctionnaires nationaux et locaux, retraites, allocations chômage, RMI.

L'exemple de la Guadeloupe (4) est à cet égard éclairant.

En 2007, sur une population de 450.622 habitants, il y avait 167.306 actifs dont 39.786 chômeurs ; il y avait aussi 32.052 allocataires du RMI.

En 2006, le PIB s'élevait à 7,750 milliards. La consommation finale (des ménages et des administrations), considérée comme “ moteur de la croissance ”, en représentait près de 100%. Signe du transfert massif de biens venus de l'extérieur, les exportations ne représentent que 3,2% du PIB contre 30,9% pour les importations. Le déficit commercial s'élève à 28% du PIB. Et même en tenant compte des dépenses des touristes (tourisme affinitaire ou tourisme de loisir), le déficit commercial reste à la hauteur de 25%.

Le compte de l'Etat en Guadeloupe affiche, lui aussi, un déficit massif. En 2007, les recettes fiscales de l'Etat s'y élevaient à 594 millions d'euros et ses dépenses à 1.400 milliards dont 854 millions pour les charges de personnel. L'Union européenne apporte aussi sa contribution aux investissements réalisés en Guadeloupe.

L'Etat fait bénéficier les Antilles de nombreux allégements, sociaux et fiscaux : cotisations sociales allégées, abattement sur les impôts sur les revenus et les bénéfices des sociétés, taux de TVA exceptionnellement bas. La “ vie chère ” évoquée par les Antillais n'est donc pas la conséquence des impôts d'Etat. Elle s'explique, en revanche, en partie par la fiscalité des collectivités territoriales : communes, groupements de communes, départements et régions prélèvent en effet une taxe spéciale sur les produits pétroliers ainsi que l'octroi de mer : ce droit de douane, issu du régime colonial, est peu protecteur d'une production locale souvent inexistante, mais c'est une vraie source d'augmentation des prix. Ce prélèvement sur le consommateur est versé aux collectivités territoriales ; celles-ci le redistribuent localement sous forme de salaires et de prestations sociales selon des logiques souvent “ clientélistes ”. A titre d'exemple, en Guadeloupe, les charges de personnels des communes se sont élevées, en 2006, à 265 millions d'euros et les dépenses d'intervention sanitaire et sociale du département à 393 millions d'euros (en 2007).

La “ mémoire ” de l'esclavage, alibi commode de l'exploitation de l'immigration caribéenne ?

Alors que la situation économique et sociale de la Guadeloupe se caractérise par un pourcentage exceptionnellement fort de chômeurs et d'assistés, ce département français est pourtant de plus en plus concerné par l'immigration étrangère.

Selon les statistiques officielles, la Guadeloupe comptait, en 2004, 27.800 immigrés : venus pour moitié de Haïti et pour le reste de Saint-Domingue et de la Dominique. A ce chiffre il convient d'ajouter 3.680 demandeurs d'asile. Et selon l'IEDOM : “ La population vivant en situation irrégulière était estimée entre 10.000 et 20.000 clandestins ”. Cette situation peut s'expliquer de différentes manières.

D'abord, par l'attrait d'un département français pour les habitants des îles voisines indépendantes.

A cet égard le cas de Haïti est exemplaire : cette île, entrée dans l'histoire avec la révolte de Toussaint Louverture, est indépendante depuis plus de deux siècles. Mais à Haïti (5) le revenu par tête en 2007 est de 1.900 dollars (contre 17.721 euros en 2006 en Guadeloupe, soit dix fois plus ! ) ; l'espérance de vie est de 57 ans à Haïti (79 ans en Guadeloupe). Il est facile dans ces conditions de comprendre pourquoi beaucoup de Haïtiens se tournent vers le paradis antillais : cet “ enfer colonial ” où il y a un distributeur automatique de billets de banque pour… 1.534 habitants. Pour les mêmes raisons les Haïtiens se tournent aussi vers la Martinique et la Guyane.

Toutefois, l'arrivée en Guadeloupe de nombreux immigrés des pays voisins n'est pas due seulement au système sanitaire et social français. Elle s'explique aussi par la répugnance de certains Guadeloupéens, protégés par le filet de l'Etat providence, à accomplir certaines tâches matérielles. Pourtant réputé “ progressiste ”, le voyagiste Jacques Maillot a déclaré de manière un peu abrupte : “ Il y a quelque chose qu'il faut faire remarquer : on ne trouve pas de barman guadeloupéen parce que cela leur rappelle l'esclavage. Je n'ai jamais trouvé un Guadeloupéen compétent pour être directeur d'hôtel et, quand je proposais à certains de le devenir, ils ne voulaient pas ” (6).

Il n'est d'ailleurs pas rare que certains Guyanais, Guadeloupéens ou Martiniquais que la “ mémoire ” de l'esclavage conduit à délaisser les métiers de service et les tâches manuelles, jugées dévalorisantes, recourent pour les effectuer, chez eux, dans leur jardin ou leur entreprise, à une main-d'œuvre étrangère souvent clandestine sinon… quasi servile !

De même, le contrôle par des familles blanches des grands réseaux de distribution n'explique pas la mise en place, d'abord en Guyane puis progressivement en Guadeloupe et en Martinique, de nombreux petits commerces de dépannage et de restaurants tenus par des… Chinois.

Vers un dénouement de la crise à un milliard d'euros ?

Nul ne sait encore comment se dénouera la crise dans les Antilles françaises. Mais il est probable qu'elle se terminera par de nouveaux transferts de fonds de la part des contribuables métropolitains. Alors même que le calme était loin d'être en voie d'être rétabli, le gouvernement avait déjà accepté, au 12 février 2009, tout ou partie de 132 revendications : mise en place généreuse et accélérée (dès 2009) du revenu de solidarité active (RSA), amélioration de l'allocation logement, aide à la restauration scolaire ; au passage en caisse, le “ caddie ” du gouvernement valait déjà au bas mot 190 millions d'euros, soit 2.000 euros par ménage.

Etendu à l'ensemble de l'outre-mer (Guyane, Martinique, Réunion, en particulier) c'est 1 milliard d'euros supplémentaires (et plus peut-être) qui pourrait peser sur le budget de l'Etat et grever un peu plus le déficit public.

“ La Danseuse des Caraïbes ” abuse de la culpabilité métropolitaine

Bien entendu, cette manne supplémentaire ne contribuera pas plus que les aides précédentes au développement autocentré des départements concernés. C'est simplement la poursuite d'une politique finement analysée, en 1998, par un haut fonctionnaire d'inspiration démocrate chrétienne. Dans “ La Danseuse des Caraïbes aime trop son père ” (7) Nicolas Delahaye écrivait : “ Le conflit-séduction trouve son origine dans l'acte fondateur de la société antillaise : la colonisation. Elle a installé chacun des partenaires dans un rôle dont il ne parvient plus à sortir. L'un s'autoflagelle pour une défaite dont il n'est pas responsable mais qu'il revendique en victime. L'autre, par mauvaise conscience, cherche le pardon dans une attitude de laisser-faire qui irrite les frustrations (…) Les relations Antilles françaises/métropole sont typiques d'un rapport parent/enfant. Tous les aspects de la vie sociale et politique ramènent à cette analyse. ”

Rien n'a changé depuis, ou plutôt si : de nouveaux transferts ont aggravé les effets pervers de l'Etat providence. Et l'idéologie de la culpabilisation, véritable fonds de commerce de la classe politique et syndicale antillaise et des associations noires en France, s'est encore renforcée. L'agitation des années 1960 et des années 1980 se faisait sur fond d'indépendance. L'agitation d'aujourd'hui s'adosse à un fond de repentance et de demande de “ réparation ”. C'est moins… risqué et plus… rentable.

Car dans la France multiculturelle et multiraciale du début du XXIe siècle, les Français blancs de souche européenne sont déclarés toujours plus coupables : coupables de la défaite de 1940 comme de l'Occupation et de la Collaboration qui l'ont suivie, coupables de la colonisation, coupables de l'esclavage. Coupables, coupables, coupables !

Et pour cela les Français blancs doivent payer tribut. Tribut moral et tribut financier. Jusqu'où ? Jusqu'à quand ? Jusqu'à ce qu'à leur tour ils se révoltent et brisent les grands tabous de l'idéologie dominante que leur impose la cléricature médiatique !

Polémia
16/02/09

Notes :
(1) Selon Le Monde du 12 février
(2) Idée dérivée du chaudron idéologique de la fin de la seconde guerre mondiale, qui a fondé la culpabilité allemande, qui s'est étendue ensuite à l'ensemble de l'Europe.
(3) Op.cit.
(4) http://www.iedom.fr/doc/RA2007_Guadeloupe.pdf ; sauf mention contraire l'ensemble des chiffres cités dans cet article sont issus du rapport de l'IEDOM consacré à la Guadeloupe ; le même type d'analyse pourrait être valablement appliqué à la Martinique et à la Guyane.
(5) http://www.statistiques-mondiales.com/haiti.htm
(6) http://www.lepost.fr/article/2009/02/12/1421349_on-ne-trouve-pas-de-barm…
(7) Triades éditions. »

Portrait de Yvon le Zébulon

De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 08H16 | 21/02/2009 | Permalien

Votre texte prouve que lorsque les choses sont expliquées sans détour, et que l'auditoire est curieux de l'information, celle ci amène à une prise de conscience humaine des plus « coincés ».

* Vous avez raison de suggérer qu'un lopin cultivé serait une bonne chose, car aussi incroyable que cela paraisse, les légumes les plus basiques sont importés depuis la métropole - générant au passage des profits aux détenteurs du réseau import-consommation. (car « Import-export »… là bas,.. est exagéré)

¤ Le problème de la contamination quasi définitive des terres par la Chlordécone, avec autorisation ministérielle d'utilisation d'un produit interdit ailleurs, mais qui avait le mérite d'être vendu par les Békés….

- interdit désormais la culture vivrière sur nombre de parcelles
interdit l'élevage, car herbivores, cochons, volailles - seraient contaminés.
- interdit peut être dans une moindre mesure de consommer les fruits de la pêche côtière (proche) car les eaux pluviales emportent ces produits à la mer.

IL Y A DONC LA UN SERIEUX PROBLEME SANITAIRE A RESOUDRE

* qui devra amener à envisager des dédommagements sérieux !

Portrait de article.onze

De article.onze

spectateur attentif | 09H20 | 21/02/2009 | Permalien

Chère Madame Taubira, vous n'imaginez pas une seconde j'espère que notre zébulon es le président de « tous » les français, même s'il a été élu par une majorité de ceux-ci.
Que constatons-nous, depuis le début, il a privilégié les sorties à l'étranger au détriment de « notre pays », il faut se souvenir de son séjour aux USA, visiter Bûche dans son ranch, avant de se déclarer « copain » avec Obama, alors que l'on attends toujours sa fameuse visite en banlieue et à plus forte raison sa pétoche d'aller dans les dom-tom. Vous vous rendez compte ? Recevoir le prince alors que les rues sont jonchées de débris ? Pouah, quelle horreur, venez voir à Neuilly comme c'est clean…
Ce petit homme est tout pour moi, sauf un homme politique, car j'usqu'ici aucun « homme d'état » n'a affiché autant de mépris pour les français d'outre-mer que celui-ci, s'il avait eu un tant soir peu de mémoire, il aurait du se souvenir du triste épisode de la Nouvelle Calédonie, mais non, ce monsieur a de la mémoire pour ce qui est de faire des cadeaux au « amis » ou régler leur compte à quelques opposants.
J'ajoute un dernier point qui permettrait de mettre un peu d'argent dans la cagnotte pour régler ce problème, puisque l'on a annoncé la tenue d'états-généraux avec la dispersion sur l'ensemble des dom-tom, de plusieurs ministres, pourquoi ne pas faire un voyage groupé itinérant de tous ceux-ci au lieu de faire partir 4 ou 5 avions sur chacune des destinations… Bien sur, on répondra que c'est pour limiter les risques en regroupant plusieurs ministres dans le même avion, mais aucun d'eux n'est irremplaçable, la preuve, il trouvera bien un Laporte quelconque pour remplacer les manquants.
Avec toute ma considération chère Madame, j'approuve votre combat d'élue de la Nation.

Portrait de juju2

De juju2

11H20 | 21/02/2009 | Permalien

Mne Taubira soyez patiente notre omniprésident ne peut pas être par tout .Pour mémoire quand la Georgie avait attaqué les Russes quelques heures après il était a Tiblissis pour apaiser le conflit,quand les antillais se seront fait avoir alors il viendra pour leur expliquer qu'il les comprend.

Portrait de Benway

De Benway

-iste | 11H47 | 21/02/2009 | Permalien

bravo Christiane. Si le tiers du quart de nos politiciens t'arrivaient à la cheville nous serions moins dans la m…. !

Portrait de caro

De caro

délinquante avérée | 12H38 | 21/02/2009 | Permalien

juste une question qui me vient à l'esprit après votre logorrhée raciste : combien Kourou ramène d'argent au gouvernement français et combien est réinjecté en Guyane ailleurs qu'à Kourou ?

Portrait de article.onze

à caro Portrait de caro De article.onze

spectateur attentif | 15H55 | 21/02/2009 | Permalien

Et vlan ! Excellente réponse que vous apportez à Eukini, j'avoue que ses arguments sont désolants de pauvreté, mais bon.
Par contre il a quand même oublié certains points sur nos DOM-TOM, puisque nous avons pourri certains coins du Pacifique, à combien estime-t-il le préjudice causé à nos concitoyens et ceci sans approfondir trop les préjudices causés par les maladies dues à la radioactivité… Curieux que ce monsieur ait la mémoire si sélective, mais bon, à bien le lire je ne puis que retenir un petit parfum de racisme.
Je terminerais en lui suggérant quand même d'observer une minute de silence pour nos concitoyens des DOM-TOM venus se faire trouer la peau pour la mère patrie afin que ce monsieur puisse écrire librement ce qu'il a écrit.

Portrait de article.onze

De article.onze

spectateur attentif | 16H05 | 21/02/2009 | Permalien

Peut être avez-vous une préférence pour Mme Michaud-Chevry et ses batteries de casseroles bien dans le style RPR-UMP, voilà un bel exemple de politicarde qui coûte bonbon à la France.
Mais pour vous en prendre ainsi à C. Taubira, que lui reprochez-vous donc, qu'elle s'exprime au nom des antillais ? Mais qui le ferais donc à sa place ? Pas un député de métropole je pense, rien qu'à voir dans quel pastis le président et sa clique se sont mis avant que d'agir (un peu), à croire qu'ils n'ont gardé aucune mémoire du précédent Calédonien.
Donc, je ne suis pas du tout d'accord avec vous, même si les chiffres que vous avancez peuvent être discutés. Et quand à payer, vus avez oublié un petit truc, combien vont coûter aux français les dédommagements que nous devrons aux Polynésiens pour avoir pourri leur environnement avec nos bombinettes ?

Portrait de Suzanne Citron

De Suzanne Citron

Historienne et auteure | 12H46 | 21/02/2009 | Permalien

Remarquable et passionnante interview.
Merveilleuse Christiane Taubira : un savoir rigoureux et précis, une générosité sans restriction, la rigueur et la richesse d'une parole parfaitement maîtrisée, la fermeté sans sectarisme….
Merci pour cette assez formidable séquence et merci à Christiane Taubira d'être êlle-même.

Portrait de Talou

De Talou

14H22 | 21/02/2009 | Permalien

Pour Sarkozy, la vie, le quotidien, le « normal », les « gens comme vous et moi » , c'est l'inconnu !
Il est à la tête d'un pays dont il n'a jamais vécu la vraie vie…

Portrait de Yvon le Zébulon

De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 14H37 | 21/02/2009 | Permalien

LES CHIFFRES CLES DE LA GUADELOUPE
_________
.
¤ 447000 habitants
(117000 résident en Métropole)

¤ PIB - 17221 € par habitant
(27765 € en Métropole)

¤ 1 foyer sur quatre est redevable de l'impôt sur le revenu
(2 foyers sur quatre en Métropole)

¤ 27,3 % de chômeurs
(contre 8,1 % en métropole - dont la moitié en longue durée)

¤ 7,5 % de Rmistes
(contre 1,5 % en Métropole)

¤ 28 % d'emplois publics
(contre 23 % en Métropole)

¤ 12,6 milliards d » € d'aides publiques en provenance de l'Etat
(+ 3,3 milliards en provenance de l'U.E)

¤ 1 milliards d » € d'exonérations de cotisations sociales
(Guadeloupe - spécifiques aux DOM TOM dans le budget 2009)

¤ 1,5 milliards d » € : Montant des primes aux fonctionnaires
(en compensation de la différence des prix - chèreté de la vie)

¤ 164 millions d » € de déficit commercial de la Guadeloupe
Les exportations ne couvrent que 7,1 % des importations.
(2,3 milliards d » € dont la moitié provient de Métropole)
………………………………………………….

source : Revue Marianne N° 618 du 21.02.09

 : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : :

Portrait de Spaghetti

De Spaghetti

*** | 14H41 | 21/02/2009 | Permalien

Taubira présidente !

Portrait de nemo3637

De nemo3637

Déchoukeur | 14H53 | 21/02/2009 | Permalien

Martinique, le 21 février
Le député-maire de Fort-de-France Serge LETCHIMY est revenu de Paris où il avait rencontré comme les autres représentants de l'Outre-mer, le Président SARKOZY. Et comme on pouvait s'y attendre il est revenu sur sa décision d'organiser le Carnaval de Fort-de-France. Malgré les avancées dans les négociations, les déclarations du Président Sarkozy, toute la population reste ici mobilisée, et solidaire de la Guadeloupe, depuis la grand-maman, en passant par les cadres, et les lolos (petits vendeurs de rue).
Le son de corne austère des lambis, le rythme des tambours bélés, les nouvelles chansons créées à la faveur de ces évènements, nous laissent dans une atmosphère étrange faite d'euphorie et de retenue.
La solidarité avec la Guadeloupe est sans cesse réaffirmée avec force.
Les rotations des tâches au sein de l'intersyndicale, et du Collectif, l'esprit de cohésion et dégalité, le besoin de démocratie directe, démontrent bien que l'on n'a pas de chef. Michel MONROSE n'est qu'un porte-parole se référant sans cesse aux décisions du Collectif.
Dans l'action, dans la gestion réelle, directe, le ou la Présidente de la République, on s'en fout. Parce que c'est nous qui reprenons directement les choses en main.

Le problème de la pollution
Pendant des années, les propriétaires terriens, la plupart békés, ont déversé sur les Antilles du chlordécone alors que celui-ci était depuis longtemps interdit en métropole. Ce scandale, que beaucoup connaissaient mais que personne n'entendait, a été remis sur la place publique voici peu par le professeur BELPOMME venant de métropole. 20% des terres agricoles sont ainsi polluées de façon quasi irrémédiable. Les cancers sont statistiquement plus importants dans les Antilles qu'en métropole ou en Europe. Et les explications d'ordre génétique ne tiennent pas. Il avère que c'est bien le chlordécone qui est à l'origine de cette augmentation. Un des fabricants de ce produit était Yves HAYOT, propriétaire d'une usine Monsanto au Brésil, qui en importait en masse en Martinique.
Aujourd'hui ce sont encore des produits contenant des pesticides mortifères qui sont déversés par avion, notamment par Monsieur DE RAYNAL, président du syndicat des producteurs de bananes. Ces pesticides polluent les eaux, notamment la zone côtière où le poisson est pêché en vue de la consommation. L'IFREMER effectue depuis très longtemps une enquête mais refuse de rendre public l'état de ses recherches prétextant qu'il lui faut parfaire ses études. Et on aura donc ces résultats…dans plusieurs années.
Ces trafics de produits chimiques ayant été couvert par l'Etat, inutile de dire que les populations lui demandent à présent des comptes, mettent en question la gestion de l'eau elle-même, sa qualité, et son prix. Car ce sont les mêmes grandes compagnies que celles de métropole qui nous vendent ici cette eau à un prix prohibitif.
Ces pratiques prouvent bien que les départements d'Outre-mer ne sont pas traités comme ceux de la métropole, mais qu'on en a toujours une vision colonialiste.

Solidarités
Les produits en passe d'être périmés, qui sont stockés dans les supermarchés (fermés) ou dans des entrepôts vont enfin être distribués aux plus nécessiteux. Ce sont d'abord les étudiants qui vont en bénéficier. Une association de bénévoles s'est rapidement constitué pour collecter tout d'abord lesdits produits. Un petit patron, avec son camion réfrigéré, participe à ce ramassage.
Les étudiants, comme ailleurs et peut-être plus qu'ailleurs, sont ici très démunis, notamment les étrangers qui n'ont pas de famille sur place. J'en ai connu beaucoup qui n'avait pratiquement rien à manger.
Je suis heureux que certains aient eu cette idée que j'exprimais de façon véhémente depuis plusieurs jours.
La laiterie du François a du jeter 6000 litres de lait du fait des premiers jours de grève. Quel gachis ! Et on est bien obligé de traire les vaches régulièrement. Les responsables et les syndicalistes sur place ont donc lancé un appel pour que l'on vienne acheter le lait directement au François. Le prix a été baissé. Il est vendu 1 euro 50 le litre. Tout le stock a été ainsi vendu en quelques heures. L'appel a été renouvelé car la production est en continu.
Devant la Maison des syndicats les camions des petits producteurs permettent aux passants de se servir gratuitement en ti-nain, en mandarines, en prunes de cythère. J'en ai pris tout mon bakwa.

Sur les médias (suite)
La présentation de la venue de BESANCENOT, par les médias métropolitains comme agitateur cherchant à mettre de l'huile sur le feu, pour vouloir ensuite revenir « semer le désordre en métropole » est significative de leur grossière manipulation, héritière des vieilles pratiques coloniales.
J'avais déjà fait part de mon hostilité, née de l'expérience, à l'égard des médias de métropole, notamment de TF1. Et ce rejet je l'avais manifesté en personne à Jean PATRICE, l'animateur d'ATV, la succursale de TF1, ici en Martinique.
Le Collectif , après une manip grossière d'ATV,comme on pouvait s'y attendre, a décidé, dès les premiers jours de ne plus communiquer à l'ensemble de la presse que par voie de « point presse » - qui n'est en rien une conférence de presse. Ses membres ne communiquent pas avec la presse, ou tout du moins ils ne le font qu'à titre personnel, de façon très restreinte.
Dans les premiers jours on a vu débouler plein de types venant de métropole, filmant et interviewant à tour de bras. Que deviennent ces images ? Quelle montage en fait-on ? Quand on les interrogeait pour savoir pour qui ils travaillaient, ils répondaient tranquillement avec un brave sourire que c'était pour des productions indépendantes, « destiné à être revendu ». J'ai vu quelque un - un manifestant - demander des comptes à un de ces souriants mais arrogants cinéastes « indépendants ». Et un responsable syndical lui a demandé gentiment de déguerpir.
Il y a un comité « communication » au sein du Collectif et il vaut mieux passer par lui.
Sur le terrain, la Télévision Otonom Mawo filme, elle en toute liberté car on a confiance. Le soir elle anime des débats d'enfer sur le le petit kanal KMT, qui n'a jamais eu tant de téléspectateurs. Hommage à ces pionniers que sont LAOUCHEZ et à MARAJO, notamment.

Portrait de Nadine GEVRET

De Nadine GEVRET

germaniste | 14H47 | 21/02/2009 | Permalien

Exceptionnel !

Portrait de ganima

De ganima

chomeur de longue durée furtur trav... | 17H01 | 21/02/2009 | Permalien

bonjour

ça ressemblerais presque à cuba mise en commun des terres, des moyens de travails, protectionnisme pour les produits du terroir, ce que dit taubira, sauf que les fonds viennent bien de la métropole ! et qu'en contre parti sur les propositions de sarko tout ce qu'on voit cest des exonérations de charges patronales !

Portrait de nemo3637

à ganima Portrait de ganima De nemo3637

Déchoukeur | 19H23 | 21/02/2009 | Permalien

Tout d'abord si des fonds sont versés à qui le sont-ils ? Qui en bénéficie vraiment ? D'autre part il y a actuellement ici un mouvement naturel qui n'a rien à voir avec Cuba où c'est l'Etat qui contrôle tout. en ce moment on cherche à réinventer les échanges - nécessité fait loi -, en allant chercher directement les produits chez les petits producteurs. Naturellement on ne peut pas faire cela pour tout ce que l'on consomme. Et le papier de toilettes vient toujours de métropole. Mais on cherche à modérer la consommation de produits polluants ou créant trop de déchets. Il y a à présent un élan pour s'en sortir nous-mêmes , même si la majorité de la population se considère comme française. Beaucoup savent en effet que la crise qui s'avance va nous mettre tous sur le c… Deux points en ce moment traduisent cet élan de volonté populaire : la réorganisation des transports et une nouvelle réforme agraire (celle de 1961 n'a pas été vraiment appliquée).

Portrait de Yvon le Zébulon

De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 17H54 | 21/02/2009 | Permalien

Moi j'ai trouvé depuis longtemps la combine pour aller direct sur le débat dans lequel je veux laisser un commentaire :

Outre le fait de le « glisser » dans mes favoris, je mets un raccourci sur mon bureau.

Portrait de Yvon le Zébulon

De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 18H19 | 21/02/2009 | Permalien

¤ Ne pas sélectionner, car emprunté à un Hebdomadaire connu.

 : : : : : : : : > rien ne vous empêche de voter pour « Marianne » ! ! !
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _

« Pwofitasyon »,…L'expression est venue des Antilles, mais elle résonne jusqu'en métropole. Tous les français, noirs ou blancs de peau, en ont tout de suite saisi le sens, la portée, la force.

Traduisons pour les malentendants du Medef, de l'Elysée, et du CAC 40 réunis :

¤ La crise oblige tout le monde à se serrer la ceinture, à s'adapter, à faire des efforts, des sacrifices, des renoncements.
Tout le monde, sauf les profiteurs !

En créole comme en français, ce sont ceux qui, ayant provoqué la crise - ou, tout au moins, l'ayant accentuée, précipitée ou aggravée - persistent aujourd'hui à tout faire pour préserver leurs privilèges comme si de rien n'était. Tout le monde déguste, mais eux ne pensent qu'à tirer les marrons du feu…

- Ici, dans l'Hexagone, à jouir encore et toujours de leurs dividendes et de leurs bonus…en se partageant d'énormes profits.
- Là bas, en Guadeloupe, en Martinique, en Guyanne ou à la Réunion, à spéculer sur le prix de l'essence ou à profiter de leurs monopoles pour faire grimper les prix (de l'essence, des biens de consommation courante…), tout en bloquant les salaires.

¤ Voilà ce qu'est un profiteur !

Portrait de kawaayi

à Yvon le Zébulon Portrait de Yvon le Zébulon De kawaayi

2012??? | 13H24 | 24/02/2009 | Permalien

LA solution…une brise, une flamme, un bras…fort…

la purification arrive…

Portrait de Fozzie

De Fozzie

19H43 | 21/02/2009 | Permalien

Je suis souvent d'accord avec Mme Taubira, mais pas là ! Pour Naboléon, c'est toute la France et son histoire qui sont Terra Incognita… Il n'aime pas la campagne française, les banlieues françaises, tout ce qui n'est pas Neuilly en fait. Il faut dire qu'il ne voit le plus souvent au cours de ses déplacements qu'une double haie de CRS ! Et qu'ils sont trop grands !

Portrait de Mansan

De Mansan

15H31 | 22/02/2009 | Permalien

A propos du meurtre de Jacques Bino en Guadeloupe.
Des camarades revenant de Guadeloupe ont été interpellés par ce qu'ils ont entendu de la part du directeur de la sécurité en Guadeloupe.
Le jeune qui a été arrêté puis soupçonné de cet assassinat a déclaré avoir été devant son ordinateur lors de cet évènement. Et le directeur aurait affirmé dans un premier temps à maître DEMOCRITE, son avocat qui fait partie d'un collectif, qu'il allait être relâché sous peu. Il a ensuite été décidé de le garder et de l'incarcérer.
D'autre part les impacts de balles sur le véhicule où se trouvait Jacques Bino, se trouvent sur la portière à la juste hauteur pour atteindre le passager, preuve que l'on aurait visé et qu'il ne s'agirait pas de balles perdues.
Jacques BINO était contrôleur des impôts et effectivement sa disparition, à travers des émeutes, pouvait arranger certaines personnes.
Dans les Antilles - et ailleurs - c'est comme cela que les gens de pouvoir font disparaître des gens gênant, des militants. On pense à André ALIKER entre autres personnes étrangement assassinées. Ici, la vie de militant, de syndicaliste, peut être dangereuse.

Portrait de nemo3637

De nemo3637

Déchoukeur | 05H34 | 23/02/2009 | Permalien

L'essentiel, actuellement est-il de se choisir un(e) bon(nne) chef ?
N'est-ce pas plutôt de prendre chacun ses responsabilités et d'agir collectivement ? Ainsi il n'y a pas de chef actuellement, ni en Guadeloupe, ni en Martinique (quoiqu'on en dise)

Portrait de fée clochette

De fée clochette

babyboomer | 11H56 | 23/02/2009 | Permalien

le discours véhément et sans retenue de madame Taubira décrédibilise la cause des français d'outre mer

Portrait de kawaayi

à fée clochette Portrait de fée clochette De kawaayi

2012??? | 13H30 | 24/02/2009 | Permalien

t'es bien LA seule (la fée..la quoi déja ? ? ) a croire ce que tu ecris ici…a moins que tes oreilles de fée ont été aggraffé dans le mauvais sens…

Portrait de nikitacarter

De nikitacarter

etudiante | 04H08 | 24/02/2009 | Permalien

Bonjour , j'aimerais savoir qu'en est il du BAC 2009 ? Puisque je suis etudiante et on me FORCE à ne pas aller en cours , donc je ne peux pas terminer le programme de terminale.
Je suis daccord que l'on puisse faire greve et avoir, défendre ses opinions, mais qu'on ne l'inflige pas à d'autres !
C'est exactement ce qui est entrain de se passer ici , rassurez vous je suis loin d'etre la seule à avoir cet avis .
MErci

Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code