Tribune 19/02/2009 à 16h23

Obama sera-t-il un aussi bon « ami de la Chine » que Bush ?

Fabienne Clérot | Chercheuse associée à l'IRIS


Le directeur de DiD Corporation présente une poupée d’Obama le 26 janvier à Hongkong (Garrige Ho/Reuters)


Alors que la Chine et les Etats-Unis fêtent cette année les trente ans de l’établissement de leurs liens diplomatiques (01/01/1979), l’arrivée de la nouvelle administration Obama marquera-t-elle un tournant dans les relations bilatérales entre les deux puissances ?

En trente ans, les relations Etats-Unis/Chine sont en effet passées par des phases successives de crispation et d’apaisement. Les tensions étaient particulièrement fortes autour de l’an 2000. On se souvient des manifestations anti-américaines qui ont suivi le bombardement par l’Otan de l’ambassade chinoise de Belgrade en mai 1999 et de l’affaire de la collision entre un avion militaire chinois et un avion espion américain au large de Hainan, en Chine méridionale, en avril 2001.

Suite aux attentats du 11 septembre, Jiang Zemin a été l’un des premiers chefs d’Etat à adresser un message à George Bush et la détente s’est peu à peu installée. Les relations sino-américaines se sont développées autour de rencontres comme les discussions à six sur le nucléaire nord-coréen et l’instauration du dialogue économique stratégique (DES) fin 2006.

Regrets pour l’administration Bush

Hillary Clinton vendredi à Pékin


Hillary Clinton est attendue vendredi pour sa première visite en Chine comme secrétaire d’Etat avec l’ambition de se distinguer de l’administration Bush en élargissant le dialogue sino-américain au-delà des questions économiques. Même si l’économie reste un sujet central, Mme Clinton a appelé à un dialogue plus large avec Pékin, avant d’entamer sa tournée asiatique, qui l’a déjà conduite au Japon et en Indonésie avant la Corée du Sud et la Chine.

Pékin a vu partir avec regret l’administration Bush, avec laquelle les relations étaient globalement bonnes. La politique de l’administration Bush a consisté à éviter toute confrontation avec la Chine. Même si George W. Bush a reçu le dalaï lama, il était présent à la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin. A tel point que les journaux officiels chinois ont salué son départ de la Maison Blanche en le qualifiant d’« ami de la Chine ».

Les dirigeants chinois ne savaient pas à quoi s’attendre avec l’arrivée d’une nouvelle administration. Traditionnellement, ils se méfient des démocrates, généralement plus préoccupés par la question des droits de l’homme et, de par leurs liens avec les syndicats, plus sensibles à l’impact des pratiques commerciales chinoises sur le marché de l’emploi américain.

La Chine a été très peu présente dans la campagne électorale américaine. Les seules allusions des candidats ont porté sur l’interdiction des jouets « made in China » -proposition de McCain– et la critique de la sous-évaluation du yuan responsable, selon Obama, de l’énorme déficit commercial américain à l’égard de la Chine.

Le discours d’investiture du président Obama a marqué le premier « couac ». Deux passages ont été censurés en direct à la télévision chinoise :

  • Celui sur le communisme (« Souvenez-vous que les précédentes générations ont tenu tête au communisme et au fascisme pas seulement avec des missiles et des chars, mais avec des alliances solides et des convictions durables »)
  • Et celui sur la dissidence (« A ceux qui s’accrochent au pouvoir par la corruption et la fraude, et en bâillonnant la dissidence, sachez que vous êtes du mauvais côté de l’histoire mais que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à desserrer votre poing »).

Attaques contre les « manipulations » du Yuan

La Chine, devenue la troisième économie mondiale, sa devise et son énorme excédent commercial sont visés par la nouvelle administration américaine, dès son arrivée au pouvoir.

C’est le secrétaire au Trésor, Tim Geithner, deux jours après l’investiture, lors de son discours devant le Sénat, qui reprend le thème de la sous-évaluation du yuan, accusant Pékin de « manipuler » sa monnaie et de soutenir ainsi artificiellement ses exportations.

Les exportations chinoises aux Etats-Unis ont atteint un nouveau record, s’élevant à 338 milliards de dollars en 2008. La balance commerciale américaine a clôturé l’année en déficit de 677 milliards de dollars dont 40% imputables à la Chine (266 milliards).

Si le yuan s’est apprécié de 20% en cinq ans, certains experts américains considèrent qu’il est encore largement sous-évalué face au dollar (jusqu’à 40% selon les plus « virulents »).

Au moment où l’administration Obama propose son plan de relance face à la crise, ces attaques contre la Chine sont de nature à flatter les citoyens inquiets pour leur emploi et les puissants syndicats, notamment ceux de l’acier et du textile.

Deux conseillers spécialistes de la Chine

La réplique chinoise n’a pas tardé. D’abord du côté du Premier ministre Wen Jiabao qui, à Davos, a accusé les Etats-Unis, sans les nommer, d’être les premiers responsables de la crise et qui leur a demandé de choisir la voie de la « coopération » plus que de la « confrontation ».

Puis du côté du Président Hu Jintao, qui, lors de sa conversation téléphonique avec Barack Obama, l’a exhorté à résister au « protectionnisme commercial ». Selon le China Daily,

« Le président américain considère peut-être la Chine comme une concurrente. »

Ce qui est certain, c’est qu’après plusieurs années, la Chine pourrait redevenir centrale dans les préoccupations de l’administration américaine. Deux des conseillers du président Obama sont particulièrement réputés pour leur connaissance des enjeux chinois.

  • Jeffrey Bader, conseiller pour l’Asie du Conseil de sécurité national, est un spécialiste de la Chine, qu’il voit comme une priorité.
  • Kurt Campbell, Secrétaire adjoint pour l’Asie de l’Est est lui un ardent défenseur de Taïwan et considère que la modernisation militaire chinoise est une réelle menace.

Avec Bush comme « repoussoir » pour de nombreux pays et sa politique centrée sur Al-Qaeda et sur l’Irak, les Chinois ont eu tout le loisir de développer leurs liens économiques et diplomatiques avec le reste du monde (en particulier l’Afrique et l’Amérique du Sud).

L’Amérique d’Obama semble vouloir reprendre son leadership mondial. La concurrence entre les deux nations ne fait donc que commencer.

Une relations « plus complète » ?

Les autres sujets de discussion avec la Chine ne manquent pas : la question du Darfour, la propriété intellectuelle, la sûreté des produits, l’énergie, l’environnement, le nucléaire nord-coréen et iranien, Taïwan, les droits de l’homme...

Hillary Clinton, qui prépare son prochain voyage en Chine, souhaite que la relation entre les deux pays soit « plus complète » (ie pas seulement économique) et veut « parler de tout ».

Si l’interdépendance entre les deux pays est facteur de tensions, elle rend pourtant nécessaire leur collaboration. La Chine dépend de la consommation américaine pour soutenir ses exportations et les Etats-Unis dépendent de Chine, leur premier créancier (La Chine est devenue la première détentrice de bons du Trésor américain en 2008 avec 585 milliards de dollars, devant le Japon). Leurs économies sont totalement imbriquées.

Les autorités de Pékin disent apprécier la volonté du nouveau président américain d’exercer une diplomatie souple et ouverte. Par ses premiers signaux contre les pratiques commerciales chinoises, Barack Obama tente manifestement de démarrer les négociations en position de force.

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  • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
    • Posté à 16h44 le 19/02/2009
    • Internaute 18202

    Tout est possible en politique.Enfin, je le pense.

    Toujours est-il que Barack Obama est un pacifiste, pas lez genre à mépriser les autres.

    Lien

    • sup. à la demande du riverain 29 juin
      • Posté à 18h22 le 19/02/2009
      • Internaute 58127
        bye bye ...

      un pacifiste ? ? ?

      c’est quoi pour vous la définition de ce mot ?

      c’est quelqu’un qui ordonne de continuer les frappes au Pakistan et qui envoit 30000 hommes de troupe en Afghanistan ?

      • Zeky
        Zeky répond à sup. à la demande du riverain 29 juin
        Curieux de tout
        • Posté à 11h32 le 20/02/2009
        • Internaute 64086
          Curieux de tout

        Vous confondez l’étiquette médiatique de « pacifiste » et le Pacifisme.
        Clinton aussi est considéré par l’opinion publique comme pacifiste alors qu’il bombardait l’Irak en douce, et comme « patriote US » alors qu’il cédait de la technologie américaine aux chinois (CHINAGATE) contre des accords commerciaux.

        Donc en gros : les républicains affichent leurs volontés guerrières (car c’est le fond de commerce) ce que les démocrates font sans publicité (mais affichent des « volontés sociales »).

        Les commentaires politiques sur tout ceci se rangent dans la case critique ciné plutôt que dans dans celle de la pertinence informative...

        Tant que Z.Brzezinski guidera votre messie Obama les cadavres continueront à joncher les rues des pays utiles au développement US. Mais vous penserez que ces morts seront justifiés et inévitables.

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 16h57 le 19/02/2009
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    il va y chercher des contrats et les ramener avec les dents ?

  • alstrom
    alstrom
    infographiste
    • Posté à 17h05 le 19/02/2009
    • Internaute 50931
      infographiste

    « ...entre les deux pays soit “plus complète” (ie pas seulement économique) »

    une petite faute : « ie »

    voil voilou :)
    article interessant sinon :)

    • Keldan
      Keldan répond à alstrom
      Now future & karpe diem
      • Posté à 17h43 le 19/02/2009
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      « ie », abréviation de « Id est », est un terme utilisé par les anglophones qui signifie « c’est à dire ».

  • GanLanShu
    GanLanShu
    http://shodavid.blog.lemonde.fr/
    • Posté à 17h25 le 19/02/2009
    • Internaute 10692
      http://shodavid.blog.lemonde.fr/

    Je vois mal comment l’Occident (tout spécialement l’Europe) va pouvoir tenir face à la Chine et l’Inde sans recours au protectionisme raisonné qu’Emmanuel Todd appelle de ses voeux dans « Après la démocratie »... Analyse sur Lien Il faudrait pour cela un nivèlement est-ouest du coût du travail qui, ainsi que le souligne Todd, ne sera pas au programme des trois prochaines générations tant la marge est grande aujourd’hui. La question n’étant d’ailleurs pas d’interdire le made in China mais de redonner un sens à la production européenne et américaine et donc, tout simplement, une pertinence à une notion aussi élémentaire que le travail...

    • Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
      • Posté à 18h45 le 19/02/2009
      • Internaute 51228
        wanderer

      Quand la « libre économie » n’est basée que sur la recherche unique que du prix le plus bas au mépris d’autres critères comme la qualité des produits, le niveau de vie des pays producteurs et de leurs système social, il est bien évident que cette mondialisation là conduit à tous les désordres socio-économiques.
      La crise du capitalisme « casino » ne fait que donner de l’intensité et donc de l’accélération à cette dégradation des équilibres socio-économiques.

      Alors la solution, le « protectionisme » ? .
      Quel vilain mot employé à dessein par ceux la même qui sont les responsables du désordre d’aujour’hui.
      Une des solutions, et là Emmanuel Todd a bougrement raison, c’est de planifier la relocalisation des entreprises en Europe. D’abord, pour l’emploi mais aussi afin de se rapproprier les savoir faire déjà bradés par les multinationales à des fins bassement mercantiles.
      L’Europe, alors, dans cette perpective retrouvera un sens politique en répondant à ce défi socio-économique.
      Sinon la catastrophe socio-économique pourrait se transformer rapidement en un brasier social.

      Il me semble qu’Obama a bien compris l’enjeu aussi bien pour les US voire même pour l’Occident.
      Il est sûr que, désormais, le gouvernement chinois a déjà fait son choix, comme il l’a déjà fait en Afrique. Rien de tel qu’un régime bien corrompu que l’on pourra aisément manoeuvré .
      Alors, il est bien évident qu’ils doivent déjà regretter Bush.
      Ainsi, les tensions devraient commencer à pointer leur nez à moins qu’Obama soit aussi une fausse barbe, ce qui ne semble pas son profil, mais tout est possible en ce bas monde ? !
      Alors, soyons attentifs !

      • GanLanShu
        GanLanShu répond à Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
        http://shodavid.blog.lemonde.fr/
        • Posté à 20h42 le 19/02/2009
        • Internaute 10692
          http://shodavid.blog.lemonde.fr/

        Effectivement, protectionisme, ça sent pas très bon... Tout néologisme bienvenu ! Quant à la qualité des productions, c’est encore plus délicat... Le consommateur « s’offre » ce que son porte-monnaie lui permet, ce qui a terme finit par lui coûter encore plus cher puisque ’ça casse’ ! D’où la nécessité hélas d’une logique imparable de limiter l’entrée de sous-produits fabriqués par des ouvriers sous-payés et de promouvoir une qualité abordable. Tout tourne autour du profit, c’est une évidence aussi peu contestable que parfaitement humaine - mais tant que nous renoncerons à politiser cette notion de profit, à ce que chacun prenne ses responsabilités, nous resterons sur cette terriblement dangereuse pente qui, avant le clash, nous conduit straight back to the jungle !

         
        • daniel
          daniel répond à GanLanShu
          daniel
          • Posté à 22h19 le 19/02/2009
          • Internaute 5273
            daniel

          Ouais, c’est un vilain mot « protectionisme », mais je ne vous cache pas que je l’assume totalement quand il s’agit d’importer des tomates chinoises alors qu’on en produit plein.
          La question n’est pas purement écologique. Elle est hautement stratégique.
          Oui aux échanges internationaux, mais non à la mondialisation basée seulement sur la logique comptable à court terme.

          • unpticon
            unpticon répond à daniel
            passant
            • Posté à 15h00 le 22/02/2009
            • Internaute 62028
              passant

            svp ! ! il faut 2n a protectioNNisme ! !

        • Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
          • Posté à 01h48 le 20/02/2009
          • Internaute 51228
            wanderer

          Les chantres de la dérègulation socio-économique sont à comparer à une armée d’invasion qui auraient détruits digues et écluses sur un fleuve naguère non naviguable sous prétexte qu’il faut laisser libre cours à la nature.
          On sait ce ça veut dire, c’est le retour à la jungle où les prédateurs de toute sorte imposent leur loi.

          Il va s’en dire qu’il y a hâte à les reconstruire, ces digues et écluses au moins au niveau de L’Europe pour sauvegarder nos modes de vie ou quantité ne va pas sans qualité dans notre type de civilisation. Tout l’inverse de la marche en avant des Chinois devant lesquels beaucoup d’Occidentaux sont ébahis, on se demande pourquoi ? Si encore les travailleurs chinois de base avaient vu leurs salaires et conditions de travail s’améliorer, on pourrait se consoler. Or il n’en est rien, leur salaire est pour ainsi dire bloqué autour 800 RMB soit environ 95€ par mois (logés et nourris faut voir comment) depuis 4 ans alors que les prix à la consommation se sont mis à galoper depuis 2 ans.
          Il ne faut pas oublier qu’il n’y pas plus capitaliste que les chinois à l’export, mais en import ils taxent les produits occidentaux à hauteur de 90%, si ce produit n’est pas fabriqué sur leur territoire. Deux objectifs dans cette mesure, un premier apparent qui est le protectionisme mais à y voir de plus près c’est pour que les Occidentaux délocalisent en Chine en faisant miroiter l’ouverture au marché intérieur.
          En fait, il n’en est rien, il s’agit simplement de « piquer » le savoir faire occidental au moindre frais, car on s’aperçoit vite que par le biais de la sous traitance la filière de production se met en place pour, à terme, « déloger » la firme étrangère. Voir ce qui s’est passé avec Danone ici.
          En Chine, quand on appelle à boycoter un produit à la TV comme dans l’affaire Danone. Ce ne sont pas les consommateurs qui boycottent. Du jour au lendemain les produits ne sont plus dans les rayons dans toute la Chine

          Alors il est temps d’arrêter de fantasmer sur la globalisation et rendons à nouveau « le fleuve navigable » dans l’intérêt de tous.

          • GanLanShu
            GanLanShu répond à Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
            http://shodavid.blog.lemonde.fr/
            • Posté à 05h44 le 20/02/2009
            • Internaute 10692
              http://shodavid.blog.lemonde.fr/

            Excellente analyse mais un bémol cependant, disons une évidence qui mérite d’être constamment rappelée : ce sont les entreprises européennes, occidentales, qui délocalisent en Chine et/ou importent la production chinoise, pas les Chinois qui larguent de nuit des containers pour la libération des consommateurs ! Et les employeurs délocalisant et/ou important se réfugieront toujours derrière la nécessaire compétitivité commerciale et le coût de la protection sociale, donc du travail. Looping the loop, les dirigeants chinois justifient ainsi leur système féodal et la misère de leurs travailleurs par la nécessaire invasion commerciale de l’Europe. Encore une fois, ce ne sont ni des raffarinades poitevines ni des élucubrations sarkozystes ni le brouillard ségoléniste qui vont changer quoi que ce soit, puisqu’en matière d’économie ils n’ont pas pris la mesure du monde, pas même celle de l’Europe où l’on persiste à se préoccuper de leadership plutôt que d’union, et qu’ils ont renoncé par un pragmatisme très chinois à politiser l’économie. C’est tant que la classe moyenne française pourra faire les frais de ce renoncement que la Chine poursuivra sur cette voie qui sert sa trésorerie mais pas sa population... Étrange sentiment/impression que de penser que la solution ne peut venir que de la société civile chinoise qui, de plus en plus, manifeste contre ce système. Il semblerait hélas que le timing ne soit pas le bon dans la mesure où l’urgence occidentale n’est pas en phase avec le nationalisme chinois - voir la toute récente annulation du sommet Euro-Chine au Havre...

            • Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
              • Posté à 09h19 le 20/02/2009
              • Internaute 51228
                wanderer

              Oui, bien sûr, ce sont les multinationales et les grands distributeurs occidentaux qui ont amorcé la pompe pour une recherche de profit maximum dans l’intérêt des actionnaires gros et petits (heureux de jouer au capitalisme « casino » de l’argent facile) sans oublier la grande complicité des consommateurs occidentaux . La Chine, en particulier, n’a eu qu’à surfer sur cette magnifique vague que lui offrait l’occident pour un tsunami qui ne fait que commencer.
              En fait, tout l’occident est responsable, à des degrés divers, de ce suicide collectif.

              Quant à la sociéte civile chinoise, bien difficile qui peut dire où elle en est et si les espoirs que les Occidentaux fondent en elle ne sont pas vains tant leur référentiel de valeurs me semble aux antipodes des nôtres.
              Je pourrais donner plein d’exemples mais ça va me foutre le bourdon.
              Alors je n’en citerai qu’un, j’interroge tous les étudiants et les jeunes cadres que je rencontre pour savoir s’ils ont eu l’occasion d’étudier la philosophie, la sociologie ...bref les sciences humaines.
              Question qui devient bien ridicule, ils n’étudient, bien sûr, que pour le business pur et dur.

              Alors, nous n’avons plus qu’à compter sur nous mêmes pour stopper tous les fossoyeurs de nos sociétés et nations européennes.

              • SuperAlAmAs-
                • Posté à 13h06 le 23/02/2009
                • Internaute 65608
                  Don Quichotte

                LEs milliards de chinois ne vont servir que de mains d’oeuvres pas chères pour toujours et encore et retoujours les mêmes raisons, augmenter les profits des « patrons » et autres barons voleurs, chouette idée de la démocratie, une immense usine d’esclaves consentents, cool !

        6 autres commentaires
  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 17h36 le 19/02/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Tant qu’Hillary Clinton ne dénonce pas les conditions dramatiques dans lesquelles travaillent les « Mingkongs », il n’y aura pas de clash de la part du pouvoir chinois... ! !

    Lien

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h41 le 19/02/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Hilary ayant dit « Les États-Unis ne sont pas seulement une puissance transatlantique, nous sommes aussi une puissance transpacifique », on peut y voir une volonté de porter plus d’attention vers l’extrême orient que ne l’avait la précédente administration.

    Et cela inclus non seulement les relations avec la Chine, mais aussi d’améliorer les relations avec le Japon qui eurent un petit flottement avec la politique belliciste de Bush et la fermeture de la base d’Okinawa.

    On entend aussi beaucoup parler du lien qu’à Obama avec l’Indonésie où il a vécu, et on peut imaginer qu’il porte l’attention de la lutte contre l’Oussamania désormais sur ce pays ainsi que la Malaisie et le sud de la Thaïlande, tandis qu’il lâche la pression sur le Moyen Orient (ou file de plus en plus de responsabilité à l’Europe sur ce point).

    Étant originaire d’Hawaï, il serait légitime de penser qu’il se sent préoccuper par le sort de Pacifique et de sa multitude d’îles et d’archipels, qui deviennent non seulement des zones préoccupantes en raison de l’évolution du climat (typhons, submersion, disparition du corail, etc.) mais aussi en raison des zones de pêches et des ressources sous-marines.

    Ensuite, il a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de nouer des relations amicales et prospères avec la Russie, et bien que Moscou en soit loin, celle-ci possède une grande façade pacifique, riche de nombreuses ressources.

    Et bien sur, on se doute sans problème qu’il cherchera lui aussi à régler une bonne fois pour toute le soucis de la Corée du Nord.
    Et pourquoi pas tenter de renouer avec le Vietnam et de s’occuper du Myanmar.

    Alors forcément, si son désir est de jeter des ponts par dessus le Pacifique, il devra obligatoirement caresser la Chine dans le sens du poil, ne serait-ce que pour rassurer le reste de l’Asie orientale.
    Après, les moyens d’y arriver sont variés, mais je me dis qu’il est probable qu’il laisse la Chine à étendre son influence sur toute la planète tout en réclamant des contre-parties d’ordre économique. Surtout que les Américains vont avoir besoin d’un contre-poids à l’influence russe grandissante sur l’Asie centrale.

    Enfin, ce ne sont que des suppositions lancées au hasard, un jeu de l’esprit qui occupe quelques instants, et bien souvent la réalité déjoue toutes les prévisions. Qui vivra verra.
    Une seule chose est sûre, c’est que durant son mandat il ne pourra pas agir sans tenir compte du géant rouge qui s’est largement réveillé durant le règne précédent.

    • SuperAlAmAs-
      SuperAlAmAs- répond à Keldan
      Don Quichotte
      • Posté à 13h04 le 23/02/2009
      • Internaute 65608
        Don Quichotte

      le géant rouge ? La Russie n’est plus communiste ? Si ?

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 18h14 le 19/02/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    cela fait comme même rêver.

    des anti-communistes primaires, ont délocalisé, voir abandonné des pans entier de leur économie à la Chine..

    c’est fort comme prise de risques. C’est un peu jouer à la roulette ’russe’.

    qui dépend de qui ?

    une sorte ce complicité malsaine...

    à croire qu’ils n’étaient pas anti communistes mais juste anti Russe.

    • Nicognito
      Nicognito répond à pablico
      ingénieur
      • Posté à 20h19 le 19/02/2009
      • Internaute 50874
        ingénieur

      Bonjour,

      il n’y a pas de contradiction : le parti au pouvoir en « République Populaire de Chine » est le « Parti Communiste Chinois », mais il n’a de communiste plus que le nom.
      Il pourrait très bien se renommer en « Parti de la prospérité » (ou même Parti nationaliste... si ce n’était pas déjà « pris » par le KMT/GMD).

      Politiquement, c’est une dictature à parti unique.
      Economiquement, c’est du capitalisme débridé (à côté de la Chine, les démocraties sociales-démocrates européennes sont économiquement socialistes)

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 18h15 le 19/02/2009
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Nous , nous sommes plus « fins » avec notre arme secrète... Raffarin !
    Lien

  • micke
    micke
    utopiste
    • Posté à 08h05 le 20/02/2009
    • Internaute 13094
      utopiste

    pour l’allégeance à la mafia des banksters, aucun doute, ce sera dans la continuité.

    En parlant d’allégeance aux banksters, voici la trouvaille du jour et préparez-vous à écarquiller les yeux.

    Bon,

    vous savez tous dorénavant que la fédéral reserve bank of america est une institution privée et surlaquelle le gouvernement fédéral n’a aucun pouvoir ni control ?
    (sinon informez-vous un peu s’il vous plait)

    alors voilà :

    Lien

    je traduis un peu pour les non-anglophones, c’est trop énorme :

    On June 4, 1963, a little known attempt was made to strip the Federal Reserve Bank of its power to loan money to the government at interest. On that day President John F. Kennedy signed Executive Order No. 11110 that returned to the U.S. government the power to issue currency, without going through the Federal Reserve. Mr. Kennedy’s order gave the Treasury the power « to issue silver certificates against any silver bullion, silver, or standard silver dollars in the Treasury. » This meant that for every ounce of silver in the U.S. Treasury’s vault, the government could introduce new money into circulation. In all, Kennedy brought nearly $4.3 billion in U.S. notes into circulation. The ramifications of this bill are enormous.

    En Juin 1963, il y eut une tentative très peu connue de destituer la FED de son pouvoir de prêter avec intérêt de l’argent au gouvernment . Le jour ou JFK signa l’ordre executif 11110 qui redonnait le pouvoir trésorier au gouvernement d’émettre des certificats en argent contre toute remise d’argent (le métal). ceci signifiait que pour toute once d’argent dans les coffres du trésor US, le gouvernement pouvait introduire une nouvelle monnaie en circulation. En tout, JFK apporta 4,3 milliards de billets en circulation. Les ramifications de cette bill sont énormes. »

    La question : pourquoi cette bill n’a jamais été mise en application ? (elle n’a jamais été annulée, tous les présidents américains qui ont suivit auraient pu achever sa mise en application, y compris ce jour)

    conclusion : inutile de chercher plus en avant le mobile... clair comme de l’eau de roche.

    • micke
      micke répond à micke
      utopiste
      • Posté à 08h07 le 20/02/2009
      • Internaute 13094
        utopiste

      une discussion (en anglais) blindée de sources sur le sujet

      Lien

      (bon réveil)

    • SuperAlAmAs-
      SuperAlAmAs- répond à micke
      Don Quichotte
      • Posté à 13h01 le 23/02/2009
      • Internaute 65608
        Don Quichotte

      L’assassinat de JFK qui est évidement le fait de cette réforme et de son discour contre les sociétés « discrètes » Lien
      et l’assassinat de Patrice Lumumba, qui allait, et bcp le pense pas que moi, donner un exemple à La grande Afrique et sans doute être la première pierre posée de L’Union Afriquaine aux Afriquains est le Début du capitalisme sauvage (et du nouvel ordre mondial) qui serait mort le 11 septembre si nous n’étions pas un peuples incultes de moutons, mais nous le laissons survivre, pour la démocratie ? Achevons le capitalisme mourant et rampant !

  • Corsaire du Peuple et de la Raison
    Corsaire du Peuple et de la Raison
    il parait qu'il faut penser (...)
    • Posté à 10h21 le 20/02/2009
    • Internaute 46482
      il parait qu'il faut penser (...)

    Même si les sujets de tension économique sont nombreux, cette fameuse imbrication évoquée dans l’article écarte tout risque de conflit mondial et c’est déjà une grande avancée dans l’histoire de l’humanité !

    • SuperAlAmAs-
      • Posté à 12h54 le 23/02/2009
      • Internaute 65608
        Don Quichotte

      Le conflit se passe ailleurs, dans les bourses et les réunions secrètes de nos élites, sur le terrain : on risuqerait de ne plus voir grand chose, à part des manifs , grèves, etc etc

  • Utilisateur désinscrit à sa demande le 2 janvier
    • Posté à 13h37 le 20/02/2009
    • Internaute 42903
      nc

    obama n’est qu’un pion c’est les pdg des entreprises américaines qui ont besoin de la chine (les bras du monde )
    après l’amitié c’est qu’un mot qui ne veut rien dire dans l’économie .

  • SuperAlAmAs-
    SuperAlAmAs-
    Don Quichotte
    • Posté à 12h52 le 23/02/2009
    • Internaute 65608
      Don Quichotte

    Chinois, Amériquains, Français... On va trop vite, trop vite depuis 1900, trop vite dans « solutions » pour sortir de la crise, trop vite en hypothèse sur LA Chine, la chine n’a pas changée et ne changera pas pour nous faire plaisir, elle reste un état totalitaire, c’est nos dirigeants qui arrondissent touts seuls les angles parce qu’ils ont peurs de LA Chine, donc elle devient fréquentable... Ils ne suivent pas un proccesus de logique social, mais de logique empirique et commerciale qui nous mettra tous à terre !
    A quand une dictature Ecolo-scientifique mondiale ?