19/02/2009 à 17h13

Astuces pour cacher à ses collègues qu'on ne parle pas anglais


75% des cadres français affirment pratiquer une voire plusieurs langues étrangères. Quand on leur demande de se noter, ceux qui parlent anglais se donnent une note moyenne de 7,7 (oui, sur 10).

Et pourtant, plus d'un cadre sur deux (60%) se dit mal à l'aise lorsqu'il est confronté à une langue étrangère dans son activité professionnelle. Pas étonnant qu'il y ait un fossé entre ces chiffres.

La moitié des entreprises françaises attendent de leurs cadres qu'ils parlent anglais. Mais du déclaratif à la pratique, comment sauver les apparences quand on a promis le jour de l'entretien qu'on parlait anglais ?

Jean, promoteur dans un groupe d'immobilier international, ne voit qu'une solution :

« Tu fais gaffe à avoir des bilingues dans ton équipe : c'est eux qui parlent anglais pour toi. »

Seul souci, il ne peut pas parler à son big boss : il ne parle pas français.

Bruno, responsable d'une agence de communication s'est fixé quatre règles absolues pour éviter d'être démasqué :

  • Utilisation abusive de locutions qui ne veulent rien dire (« You know... », « I mean… »)
  • Faire parler son interlocuteur (au besoin prendre des notes dont on ne se servira pas)
  • Ne pas négliger la flatterie qui provoque bien-être chez l'interlocuteur, qui ne pense donc plus qu'à lui et n'écoute plus.
  • Passer le plus vite possible en mode écrit (« Could you send me an email ? ») afin de se faire aider par des tiers.

Attention à l'utilisation en douce de logiciels de traduction. Une prétendue traductrice d'anglais qui se servait d'un logiciel de traduction discrètement s'est faite confondre lorsque « box-office » est malencontreusement devenu... « boîte-bureau ».

Et vous ? Quels sont vos trucs pour cacher votre anglais ?

A lire aussi sur Eco89
Tous les vies de bureau

Ailleurs sur le Web
Ressources pour apprendre l'anglais
L'anglais au coeur des recrutements, sur IndiceRH.net

  • 23524 visites
  • 53 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Hatamoto
    Hatamoto
    Vendeur de temps de cerveau (...)
    • Posté à 11h41 le 20/02/2009
    • Internaute
      Vendeur de temps de cerveau (...)

    J'ai passé beaucoup d'entretiens, et chaque fois, la même question : « Je vois que sur votre CV il est écrit anglais billingue, ça ne vous dérange donc pas qu'on continues un peu en anglais ? »
    Et là je réponds, avec un parfait accent anglais « Of course, go ahead ».
    9 fois sur 10, ça s'arrête là.
    Sinon ils vont poser une question bidon avec un accent français à couper au couteau. (genre : « Where did you learned english ? » réponse « well, i lived for a couple years in london », ou « So you speak english ? » réponse « well, my accent is quite rusty now, but definately, yes i do ».
    Apprenez par coeur ce genre de répliques, demandez à un vrai anglophone de vous aider sur la prononciation, répètez ces phrase 50 fois, hop vous êtes billingue pour 99% de RH.

  • yalienx
    • Posté à 12h18 le 20/02/2009
    • Internaute

    Perso, mon truc pour cacher mon niveau d'anglais… c'est de parler correctement anglais ! lol

    Franchement, l'anglais, ce n'est pas très difficile et surtout ça se travaille ! En particulier dans un environnement professionnel, où l'expression en langue anglaise est probablement plus facile que dans une conversation privée (on parle de points techniques, qu'on finit forcément par maîtriser assez vite, alors que dans le privé les conversations sont plus variées, et donc plus difficiles à tenir… même si là aussi ça se travaille ! ).

  • kasar
    • Posté à 12h29 le 20/02/2009

    Do you make the bridge ?

  • zenon.com
    zenon.com
    sceptique foucaldien
    • Posté à 21h02 le 23/02/2009
    • Internaute
      sceptique foucaldien

    Il ne faut pas oublier qu'être « bilingue en anglais » nécessite d'avoir vécu un ou deux ans dans un pays anglosaxon. Sans immersion, l'anglais reste scolaires en fonction des talents de chacun.
    Cela signifie que vos parents avaient les moyens, et la présence d'esprit de vous payer un à deux ans d'étude dans une université anglo-saxonne. Pour les fils d'ouvriers et d'employés, cela cette immersion s'est souvent limitée à l'échange pendant une semaine avec le correspondant, organisé par l'éducation nationale
    « Etre bilingue en anglais » est donc aussi une distinction utilisé aujourd'hui par les classes supérieurs pour se distinguer de ceux qui bien qu'ayant des diplômes et de l'énergie n'ont pas bénéficié de cet environnement favorable.
    D'ailleurs ne nous trompons pas, aujourd'hui les enfants des classes dominantes apprennent le mandarin et font des séjours d'étude en Chine.
    Mes enfants seront bilingue en anglais mais cette compétence sera démonétisée dans 20 ans.
    Ainsi, tourne le monde...