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Le manifeste des neuf intellectuels antillais

« C'est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s'est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion. Aucune de nos revendications n'est illégitime. Aucune n'est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte. Aucune ne saurait donc être négligée dans ce qu'elle représente, ni dans ce qu'elle implique en relation avec l'ensemble des autres revendications. Car la force de ce mouvement est d'avoir su organiser sur une même base ce qui jusqu'alors s'était vu disjoint, voire isolé dans la cécité catégorielle –– à savoir les luttes jusqu'alors inaudibles dans les administrations, les hôpitaux, les établissements scolaires, les entreprises, les collectivités territoriales, tout le monde associatif, toutes les professions artisanales ou libérales…

Mais le plus important est que la dynamique du Lyannaj – qui est d'allier et de rallier, de lier relier et relayer tout ce qui se trouvait désolidarisé – est que la souffrance réelle du plus grand nombre (confrontée à un délire de concentrations économiques, d'ententes et de profits) rejoint des aspirations diffuses, encore inexprimables mais bien réelles, chez les jeunes, les grandes personnes, oubliés, invisibles et autres souffrants indéchiffrables de nos sociétés. La plupart de ceux qui y défilent en masse découvrent (ou recommencent à se souvenir) que l'on peut saisir l'impossible au collet, ou enlever le trône de notre renoncement à la fatalité.

GRÈVE LÉGITIME

Cette grève est donc plus que légitime, et plus que bienfaisante, et ceux qui défaillent, temporisent, tergiversent, faillissent à lui porter des réponses décentes, se rapetissent et se condamnent.

Dès lors, derrière le prosaïque du “pouvoir d'achat” ou du “panier de la ménagère”, se profile l'essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l'existence, à savoir : le poétique. Toute vie humaine un peu équilibrée s'articule entre, d'un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l'autre, l'aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d'honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d'amour, de temps libre affecté à l'accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique). Comme le propose Edgar Morin, le vivre-pour-vivre, tout comme le vivre-pour-soi n'ouvrent à aucune plénitude sans le donner-à-vivre à ce que nous aimons, à ceux que nous aimons, aux impossibles et aux dépassements auxquels nous aspirons.

La “hausse des prix” ou “la vie chère” ne sont pas de petits diables-ziguidi qui surgissent devant nous en cruauté spontanée, ou de la seule cuisse de quelques purs békés. Ce sont les résultantes d'une dentition de système où règne le dogme du libéralisme économique. Ce dernier s'est emparé de la planète, il pèse sur la totalité des peuples, et il préside dans tous les imaginaires – non à une épuration ethnique, mais bien à une sorte “d'épuration éthique 1” (entendre : désenchantement, désacralisation, désymbolisation, déconstruction même) de tout le fait humain. Ce système a confiné nos existences dans des individuations égoïstes qui vous suppriment tout horizon et vous condamnent à deux misères profondes : être “consommateur” ou bien être “producteur”. Le consommateur ne travaillant que pour consommer ce que produit sa force de travail devenue marchandise ; et le producteur réduisant sa production à l'unique perspective de profits sans limites pour des consommations fantasmées sans limites. L'ensemble ouvre à cette socialisation anti-sociale, dont parlait André Gorz, et où l'économique devient ainsi sa propre finalité et déserte tout le reste. Alors, quand le “prosaïque” n'ouvre pas aux élévations du “ poétique ‘, quand il devient sa propre finalité et se consume ainsi, nous avons tendance à croire que les aspirations de notre vie, et son besoin de sens, peuvent se loger dans ces codes-barres que sont le pouvoir d'achat’ ou ‘le panier de la ménagère’. Et pire : nous finissons par penser que la gestion vertueuse des misères les plus intolérables relève d'une politique humaine ou progressiste. Il est donc urgent d'escorter les ‘produits de premières nécessités’, d'une autre catégorie de denrées ou de facteurs qui relèveraient résolument d'une ‘haute nécessité’.
Par cette idée de ‘haute nécessité’, nous appelons à prendre conscience du poétique déjà en œuvre dans un mouvement qui, au-delà du pouvoir d'achat, relève d'une exigence existentielle réelle, d'un appel très profond au plus noble de la vie.

Alors que mettre dans ces ‘produits’ de haute nécessité ?

C'est tout ce qui constitue le cœur de notre souffrant désir de faire peuple et nation, d'entrer en dignité sur la grand-scène du monde, et qui ne se trouve pas aujourd'hui au centre des négociations en Martinique et en Guadeloupe, et bientôt sans doute en Guyane et à la Réunion.

D'abord, il ne saurait y avoir d'avancées sociales qui se contenteraient d'elles-mêmes. Toute avancée sociale ne se réalise vraiment que dans une expérience politique qui tirerait les leçons structurantes de ce qui s'est passé. Ce mouvement a mis en exergue le tragique émiettement institutionnel de nos pays, et l'absence de pouvoir qui lui sert d'ossature. Le ‘déterminant’ ou bien le ‘décisif’ s'obtient par des voyages ou par le téléphone. La compétence n'arrive que par des émissaires. La désinvolture et le mépris rôdent à tous les étages. L'éloignement, l'aveuglement et la déformation président aux analyses. L'imbroglio des pseudos pouvoirs Région-Département-Préfet, tout comme cette chose qu'est l'association des maires, ont montré leur impuissance, même leur effondrement, quand une revendication massive et sérieuse surgit dans une entité culturelle historique identitaire humaine, distincte de celle de la métropole administrante, mais qui ne s'est jamais vue traitée comme telle. Les slogans et les demandes ont tout de suite sauté par-dessus nos ‘présidents locaux’ pour s'en aller mander ailleurs. Hélas, tout victoire sociale qui s'obtiendrait ainsi (dans ce bond par-dessus nous-mêmes), et qui s'arrêterait là, renforcerait notre assimilation, donc conforterait notre inexistence au monde et nos pseudos pouvoirs.

Ce mouvement se doit donc de fleurir en vision politique, laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement et de projection apte à nous faire accéder à la responsabilité de nous-mêmes par nous-mêmes et au pouvoir de nous-mêmes sur nous-mêmes. Et même si un tel pouvoir ne résoudrait vraiment aucun de ces problèmes, il nous permettrait à tout le moins de les aborder désormais en saine responsabilité, et donc de les traiter enfin plutôt que d'acquiescer aux sous-traitances. La question békée et des ghettos qui germent ici où là, est une petite question qu'une responsabilité politique endogène peut régler. Celle de la répartition et de la protection de nos terres à tous points de vue aussi. Celle de l'accueil préférentiel de nos jeunes tout autant. Celle d'une autre Justice ou de la lutte contre les fléaux de la drogue en relève largement… Le déficit en responsabilité crée amertume, xénophobie, crainte de l'autre, confiance réduite en soi… La question de la responsabilité est donc de haute nécessité. C'est dans l'irresponsabilité collective que se nichent les blocages persistants dans les négociations actuelles. Et c'est dans la responsabilité que se trouve l'invention, la souplesse, la créativité, la nécessité de trouver des solutions endogènes praticables. C'est dans la responsabilité que l'échec ou l'impuissance devient un lieu d'expérience véritable et de maturation. C'est en responsabilité que l'on tend plus rapidement et plus positivement vers ce qui relève de l'essentiel, tant dans les luttes que dans les aspirations ou dans les analyses.

Ensuite, il y a la haute nécessité de comprendre que le labyrinthe obscur et indémêlable des prix (marges, sous-marges, commissions occultes et profits indécents) est inscrit dans une logique de système libéral marchand, lequel s'est étendu à l'ensemble de la planète avec la force aveugle d'une religion. Ils sont aussi enchâssés dans une absurdité coloniale qui nous a détournés de notre manger-pays, de notre environnement proche et de nos réalités culturelles, pour nous livrer sans pantalon et sans jardins-bokay aux modes alimentaires européens. C'est comme si la France avait été formatée pour importer toute son alimentation et ses produits de grande nécessité depuis des milliers et des milliers de kilomètres. Négocier dans ce cadre colonial absurde avec l'insondable chaîne des opérateurs et des intermédiaires peut certes améliorer quelque souffrance dans l'immédiat ; mais l'illusoire bienfaisance de ces accords sera vite balayée par le principe du ‘Marché’ et par tous ces mécanismes que créent un nuage de voracités, (donc de profitations nourries par ‘ l'esprit colonial et régulées par la distance) que les primes, gels, aménagements vertueux, réductions opportunistes, pianotements dérisoires de l'octroi de mer, ne sauraient endiguer.

VICTIMES D'UN SYSTÈME FLOU, GLOBALISÉ

Il y a donc une haute nécessité à nous vivre caribéens dans nos imports-exports vitaux, à nous penser américain pour la satisfaction de nos nécessités, de notre autosuffisance énergétique et alimentaire. L'autre très haute nécessité est ensuite de s'inscrire dans une contestation radicale du capitalisme contemporain qui n'est pas une perversion mais bien la plénitude hystérique d'un dogme. La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d'une société non économique, où l'idée de développement à croissance continuelle serait écartée au profit de celle d'épanouissement ; où emploi, salaire, consommation et production serait des lieux de création de soi et de parachèvement de l'humain. Si le capitalisme (dans son principe très pur qui est la forme contemporaine) a créé ce Frankenstein consommateur qui se réduit à son panier de nécessités, il engendre aussi de bien lamentables producteurs’ – chefs d'entreprises, entrepreneurs, et autres socioprofessionnels ineptes – incapables de tressaillements en face d'un sursaut de souffrance et de l'impérieuse nécessité d'un autre imaginaire politique, économique, social et culturel. Et là, il n'existe pas de camps différents. Nous sommes tous victimes d'un système flou, globalisé, qu'il nous faut affronter ensemble. Ouvriers et petits patrons, consommateurs et producteurs, portent quelque part en eux, silencieuse mais bien irréductible, cette haute nécessité qu'il nous faut réveiller, à savoir : vivre la vie, et sa propre vie, dans l'élévation constante vers le plus noble et le plus exigeant, et donc vers le plus épanouissant. Ce qui revient à vivre sa vie, et la vie, dans toute l'ampleur du poétique.

On peut mettre la grande distribution à genoux en mangeant sain et autrement.

On peut renvoyer la Sara et les compagnies pétrolières aux oubliettes, en rompant avec le tout automobile.

On peut endiguer les agences de l'eau, leurs prix exorbitants, en considérant la moindre goutte sans attendre comme une denrée précieuse, à protéger partout, à utiliser comme on le ferait des dernières chiquetailles d'un trésor qui appartient à tous.

On ne peut vaincre ni dépasser le prosaïque en demeurant dans la caverne du prosaïque, il faut ouvrir en poétique, en décroissance et en sobriété. Rien de ces institutions si arrogantes et puissantes aujourd'hui (banques, firmes transnationales, grandes surfaces, entrepreneurs de santé, téléphonie mobile…) ne sauraient ni ne pourraient y résister.

Enfin, sur la question des salaires et de l'emploi. Là aussi il nous faut déterminer la haute nécessité. Le capitalisme contemporain réduit la part salariale à mesure qu'il augmente sa production et ses profits. Le chômage est une conséquence directe de la diminution de son besoin de main d'œuvre. Quand il délocalise, ce n'est pas dans la recherche d'une main d'œuvre abondante, mais dans le souci d'un effondrement plus accéléré de la part salariale. Toute déflation salariale dégage des profits qui vont de suite au grand jeu welto de la finance. Réclamer une augmentation de salaire conséquente n'est donc en rien illégitime : c'est le début d'une équité qui doit se faire mondiale.

Quant à l'idée du ‘plein emploi’, elle nous a été clouée dans l'imaginaire par les nécessités du développement industriel et les épurations éthiques qui l'ont accompagnée. Le travail à l'origine était inscrit dans un système symbolique et sacré (d'ordre politique, culturel, personnel) qui en déterminait les ampleurs et le sens. Sous la régie capitaliste, il a perdu son sens créateur et sa vertu épanouissante à mesure qu'il devenait, au détriment de tout le reste, tout à la fois un simple ‘emploi’, et l'unique colonne vertébrale de nos semaines et de nos jours. Le travail a achevé de perdre toute signifiance quand, devenu lui-même une simple marchandise, il s'est mis à n'ouvrir qu'à la consommation. Nous sommes maintenant au fond du gouffre. Il nous faut donc réinstaller le travail au sein du poétique. Même acharné, même pénible, qu'il redevienne un lieu d'accomplissement, d'invention sociale et de construction de soi, ou alors qu'il en soit un outil secondaire parmi d'autres. Il y a des myriades de compétences, de talents, de créativités, de folies bienfaisantes, qui se trouvent en ce moment stérilisés dans les couloirs ANPE et les camps sans barbelés du chômage structurel né du capitalisme. Même quand nous nous serons débarrassés du dogme marchand, les avancées technologiques (vouées à la sobriété et à la décroissance sélective) nous aiderons à transformer la valeur-travail en une sorte d'arc-en-ciel, allant du simple outil accessoire jusqu'à l'équation d'une activité à haute incandescence créatrice. Le plein emploi ne sera pas du prosaïque productiviste, mais il s'envisagera dans ce qu'il peut créer en socialisation, en autoproduction, en temps libre, en temps mort, en ce qu'il pourra permettre de solidarités, de partages, de soutiens aux plus démantelés, de revitalisations écologiques de notre environnement… Il s'envisagera en ‘tout ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue’. Il y aura du travail et des revenus de citoyenneté dans ce qui stimule, qui aide à rêver, qui mène à méditer ou qui ouvre aux délices de l'ennui, qui installe en musique, qui oriente en randonnée dans le pays des livres, des arts, du chant, de la philosophie, de l'étude ou de la consommation de haute nécessité qui ouvre à création – créaconsommation. En valeur poétique, il n'existe ni chômage ni plein emploi ni assistanat, mais autorégénération et autoréorganisation, mais du possible à l'infini pour tous les talents, toutes les aspirations. En valeur poétique, le PIB des sociétés économiques révèle sa brutalité.

Voici ce premier panier que nous apportons à toutes les tables de négociations et à leurs prolongements : que le principe de gratuité soit posé pour tout ce qui permet un dégagement des chaînes, une amplification de l'imaginaire, une stimulation des facultés cognitives, une mise en créativité de tous, un déboulé sans manman de l'esprit. Que ce principe balise les chemins vers le livre, les contes, le théâtre, la musique, la danse, les arts visuels, l'artisanat, la culture et l'agriculture… Qu'il soit inscrit au porche des maternelles, des écoles, des lycées et collèges, des universités et de tous les lieux connaissance et de formation… Qu'il ouvre à des usages créateurs des technologies neuves et du cyberespace. Qu'il favorise tout ce qui permet d'entrer en Relation (rencontres, contacts, coopérations, interactions, errances qui orientent) avec les virtualités imprévisibles du Tout-Monde… C'est le gratuit en son principe qui permettra aux politiques sociales et culturelles publiques de déterminer l'ampleur des exceptions. C'est à partir de ce principe que nous devrons imaginer des échelles non marchandes allant du totalement gratuit à la participation réduite ou symbolique, du financement public au financement individuel et volontaire… C'est le gratuit en son principe qui devrait s'installer aux fondements de nos sociétés neuves et de nos solidarités imaginantes…

NOUS APPELONS À UNE HAUTE POLITIQUE, À UN ART POLITIQUE

Projetons nos imaginaires dans ces hautes nécessités jusqu'à ce que la force du Lyannaj ou bien du vivre-ensemble, ne soit plus un ‘panier de ménagère’, mais le souci démultiplié d'une plénitude de l'idée de l'humain.

Imaginons ensemble un cadre politique de responsabilité pleine, dans des sociétés martiniquaise guadeloupéenne guyanaise réunionnaise nouvelles, prenant leur part souveraine aux luttes planétaires contre le capitalisme et pour un monde écologiquement nouveau.

Profitons de cette conscience ouverte, à vif, pour que les négociations se nourrissent, prolongent et s'ouvrent comme une floraison dans une audience totale, sur ces nations qui sont les nôtres.

An gwan lodyans qui ne craint ni ne déserte les grands frissons de l'utopie.

Nous appelons donc à ces utopies où le Politique ne serait pas réduit à la gestion des misères inadmissibles ni à la régulation des sauvageries du ‘Marché’, mais où il retrouverait son essence au service de tout ce qui confère une âme au prosaïque en le dépassant ou en l'instrumentalisant de la manière la plus étroite.

Nous appelons à une haute politique, à un art politique, qui installe l'individu, sa relation à l'Autre, au centre d'un projet commun où règne ce que la vie a de plus exigeant, de plus intense et de plus éclatant, et donc de plus sensible à la beauté.

Ainsi, chers compatriotes, en nous débarrassant des archaïsmes coloniaux, de la dépendance et de l'assistanat, en nous inscrivant résolument dans l'épanouissement écologique de nos pays et du monde à venir, en contestant la violence économique et le système marchand, nous naîtrons au monde avec une visibilité levée du post-capitalisme et d'un rapport écologique global aux équilibres de la planète…

Alors voici notre vision : Petits pays, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immenses d'être les premiers exemples de sociétés post-capitalistes, capables de mettre en œuvre un épanouissement humain qui s'inscrit dans l'horizontale plénitude du vivant…”

Ernest Breleur, Patrick Chamoiseau, Serge Domi, Gérard Delver, Edouard Glissant, Guillaume Pigeard de Gurbert, Olivier Portecop, Olivier Pulvar, Jean-Claude William

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Portrait de zénon denon 84

De zénon denon 84

Bonne | 18H41 | 16/02/2009 | Permalien

Oh que oui …
Que voilà « du lourd » !

« Une haute Politique ,
Un art politique . »
Du moins essayons d'aller vers cela __POINT __

Portrait de PauLo anarcho-patriote

à zénon denon 84 Portrait de zénon denon 84 De PauLo anarcho-patriote

21H22 | 16/02/2009 | Permalien

Les socialogaullistes et leurs sympathisants qu'ils se disent… de gauche (Ps et consorts) ou… de droite (Ump et consorts) sont… complices pour MÉPRISER nos COMPATRIOTES d'OUTRE-MER…

Depuis 50 ans leur politique « conjointe et complice » (avec le soutien de l'union européenne et des syndicats agricoles métropolitains) a DÉTRUIT L'ÉCONOMIE LOCALE… a PLONGÉ nos COMPATRIOTES ULTRAMARINS dans la MISÈRE…

ne leur laissant d'autre choix que :

> soit demeurer sur place… délabrés comme des « Français de seconde zone »… assistés… et se le voir reprocher !

> soit se déraciner en métropole… pour les basses besognes des hôpitaux notamment… et se voir reprocher d'être fonctionnaires… pas « hauts » mais « tout petits » et mal payés…

Cette politique socialogaulliste de la diarchie Ps Ump est… clairement par ses actes… non seulement ruineuse… mais « colonialiste » et « raciste » !

Portrait de Tinhinane

De Tinhinane

Médiatrice scientifique | 19H10 | 16/02/2009 | Permalien

Eh oui, là, il y a de quoi se nourrir intellectuellement, politiquement.

Les signataires ont certes de très belles plumes, ils ne sont pas de simples lecteurs de « La Princesse de Clèves », ils sont surtout producteur d'une pensée libre, complexe mais limpide.

Portrait de zénon denon 84

à Tinhinane Portrait de Tinhinane De zénon denon 84

Bonne | 19H19 | 16/02/2009 | Permalien

C'est sûr ,
Comme le disait quelqu'un de connu
 » on ne se nourrit pas que de pain « 
voire de gadgets pourris venus de lointains pays …
Même si ceux qui les confectionnent ont aussi
le droit de vivre …heureux !

Portrait de comptesupprimé19.03.09

De comptesupprimé19.03.09

Essayiste | 19H36 | 16/02/2009 | Permalien

Une grève plus qu'illégitime….
Une grève scandaleuse avec des gens qui devraient faire profil bas vu leurs situations de privilégiés…

Elie Domota, petit fonctionnaire de l'ANPE, qui aurait besoin de prendre des cours de français, il faut tendre l'oreille pour le comprendre, qui arbore souvent un tee-shirt rouge frappé de l'inscription : « Sé neg ki libéré neg », ironise : « ici, on est la majorité visible ».

La majorité risible plutôt , et engraissée à grands frais par le contribuable de métropole et le vilain béké …

Combien coûte cette danseuse de la République à la métropole ? ? ? ? ? ! ! ! !

Cet individu ridicule a par ailleurs nié l'existence de commandos de grévistes empêchant par l'intimidation voire par la violence les commerces d'ouvrir…

Un menteur dangereux à surveiller …

Peut être que ce petit fonctionnaire rêve de devenir roi de Guadeloupe en suivant l'exemple du dictateur sanguinaire du Zimbawé ou du voisin d'Haïti….

Leur naturel revient toujours au galop…

Les organisateurs ont défilé dans cette commune en chantant : la Guadeloupe c'est à nous, la Guadeloupe, c'est pas à eux !

Bravo !

Cibles visées : les békés , minorité blanche et métis descendant des colons, et les propriétaires et entrepreneurs.

Si en métropole, des manifestants de la majorité visible ( le petit blanc de souche ..) avaient scandé la France, c'est à nous, la France, c'est pas à eux en parlant des beurs » et des noirs, les choses auraient été quelque peu différentes…

Les Julien Martin et consorts et autres démagos se mettraient à gueuler au racisme …

Bien entendu cela ne choque pas les journalistes ici …

Arrêtons de dire à ces gens qu'ils sont citoyens français car ils ne le méritent pas …

Pour eux le travail c'est l'exploitation…

Avec leurs feintes susceptibilités : ces gens quand on leur dit « service », ils entendent « servitude », ils ne connaissent que le mot droit, la notion de devoir ce n'est pas pour eux…

Comment développer le tourisme avec de telles mentalités de fainéants…

Ils oseront vous dire que ce sont leux les pauvres qui enrichissent les békés…

Le taux de renouvellement du parc automobile est plus élevé en Guadeloupe qu'en métropole …avec trois fois plus de chomeurs qu'en métropole …Etonnant non ? ? ? ! ! ! !
Le pays importe du poisson alors qu'il se trouve au milieu de la mer…
Comment se sentir français lorsqu'on a plutôt l'habitude de parler créole ou autre dialecte de sauvage qu'un bon français ..

Ceci est révélateur …

Ils peuvent s'estimer heureux car sans la France ils seraient dans la situation d'Haïti…

Bref ;
Une grève scandaleuse et qui n'est qu'un essai pour avoir des d'autres avantages financiers non justifiés..

L'article d'ernest Breleur et autres fumistes, n'est que du roman ridicule qui ne prête à sourire…

je me marre .. vive les fumistes et le réchauffement climatique…

Portrait de PauLo anarcho-patriote

à comptesupprimé19.03.09 Portrait de comptesupprimé19.03.09 De PauLo anarcho-patriote

21H25 | 16/02/2009 | Permalien

Nos compatriotes d'Outre Mer ((Françaises et Français bien avant la 1ère Révolution française… les Savoyards… les Niçois… et les récemment naturalisés…)) sont LES VICTIMES de la politique ultramarine clientéliste de la DIARCHIE SOCIALOGAULLISTE… PS & UMP complices…

Nos compatriotes ultramarins ont été ruinés… et surtout rabaissés à l'état de Français de seconde zone… depuis 50 ans par le socialogaullisme !

Le socialogaullisme a détruit leur économie… avec le soutien actif et complice des eurocrates et des syndicats agricoles…

Le socialogaullisme en a fait des fonctionnaires… oh pas des hauts… des petits pour les besognes difficiles… et les exploiter en les déracinant en métropole…

Rien que pour sa politique calamiteuse et MÉPRISANTE Outre-mer, le socialogaullisme devrait avoir été chassé… de longue date… du pouvoir !

Portrait de Kéké du 13

à comptesupprimé19.03.09 Portrait de comptesupprimé19.03.09 De Kéké du 13

Exilé à Marseille | 09H14 | 17/02/2009 | Permalien

C'est bien ce que je pensais. C'est un troll réincarné. mais lequel ? Oukou ou VNP ?

Portrait de serbo

à comptesupprimé19.03.09 Portrait de comptesupprimé19.03.09 De serbo

photographe | 12H41 | 17/02/2009 | Permalien

Si j'étais vous, je ferai attention à ce que je dis ; l'opinion publique est très volatile, il suffit d'un rien pour qu'elle brûle demain ce qu'elle a adoré hier…

Portrait de PauLo anarcho-patriote

à serbo Portrait de serbo De PauLo anarcho-patriote

15H03 | 17/02/2009 | Permalien

Seuls… LES IMPÔTS FLAMBENT… en métropole !

Les « avachi(e)s » et « délabré(e)s » d'ici ne peuvent pas se révolter…

Outre-mer… c'est bien différent, n'est-ce pas ?

Portrait de globaland

à comptesupprimé19.03.09 Portrait de comptesupprimé19.03.09 De globaland

assistante sociale en crise | 17H52 | 17/02/2009 | Permalien

T'as raison marre toi. C'est quoi la différence entre un français et un « blanc de souche » ? Polonais, suédois, roumains,anglais, russes… peuvent se prétendre « blancs de souche », ont-ils pour autant légitimité à venir scander « la France est à nous » ? Comment ces noirs osent-ils nous demander de foutre le camps après tout ce que nous avons fait pour eux, depuis le marquage au fer. C'est ça la trame de ton discours ? Pourtant, compte tenu que tes impôts financent leur situation privilégiée, tu devrais te réjouir que certains réclament leur indépendance. Cela représenterait pour toi de substantielles économies. Et bonne chance pour ta rencontre avec la poésie.

Portrait de Jean Auguste

à comptesupprimé19.03.09 Portrait de comptesupprimé19.03.09 De Jean Auguste

voyageur imaginaire | 21H33 | 17/02/2009 | Permalien

Je suis de tout coeur avec les grévistes, dans la mesure ou leurs motivations resteront plus révolutionnaire que corporatistes !

Les Antilles, c'est digne de l'ancien régime !

La domination des bekes aux antilles (bien illustré dans le reportage de canal + : à savoir lobby dans le domaine agricoles avec leurs relais bruxellois et leurs monopoles odieux sur la grande distribution) devrait cependant poser 2 questions :
- celle de la complicité des élites politiques créoles, qui font leur fond de commerce du principe idéologique anti-blanc, pour mieux masquer leur connivence avec les grandes familles possédantes (ça rapelle étrangement la francafrique…)
- celle de la complicité des élites parisiennes (certains connaissent cette histoire d'un ancien directeur du travail démis de ses fonctions, sous un gouvernement socialiste pour s'être oppose aux békés…) qui à leur décharge peuvent avoir du mal a s'opposer aux békés si même les socialistes antillais ne le font pas…

Cependant même s'il y a plein de provocation dans ce post, mais 2 vérités :
« 1. Avec leurs feintes susceptibilités : ces gens quand on leur dit “service”, ils entendent “servitude”, ils ne connaissent que le mot droit, la notion de devoir ce n'est pas pour eux… »

La victimisation est hélas bien souvent la meilleure façon de se dédouaner de ses responsabilités…. Les antillais devraient peut être mieux saisir a quel point maitre et esclaves sont des rôles interchangeables en apprenant, apr exemple, l'histoire des Congos du Liberia ou celle des créoles de Guyane, qui grâce au principe de la doublette, ont pu gouter aussi aux privilèges des « maitres » en exploitant les ex-prisonniers métropolitain (rappelons que les esclaves, à l'instar des bagnard, sont aussi, somme toute des ex-prisonnier expulsés ! )

« 2.Le taux de renouvellement du parc automobile est plus élevé en Guadeloupe qu'en métropole …avec trois fois plus de chomeurs qu'en métropole …Etonnant non ? ? ? ! ! ! ! »

Il sera difficile d'inventer un vivre autrement tant que le seul modèle de valorisation sociale sera celui du consumérisme, tel qu'il est célébré dans les clips de rap américains…

Peut être faudrait il plutôt aux antilles un nouveau « Victor Hugues » qu'un « Yves Jégo » ? (peut etre nous faudrait-il aussi un obama en métropole….)

Portrait de ...Gill...

à comptesupprimé19.03.09 Portrait de comptesupprimé19.03.09 De ...Gill...

Gill | 00H17 | 19/02/2009 | Permalien

CASIMIR31 Vous êtes un ignare et vous propos ne sont qu'un

ramassis de mépris et de racisme. Informez-vous ou taisez-vous.

Vous devriez vous sentir humilié d'afficher de tels propos qui

devraient d'ailleur être lourdement condamnés ! ! !

Portrait de SuperAlAmAs

à comptesupprimé19.03.09 Portrait de comptesupprimé19.03.09 De SuperAlAmAs

homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 03H46 | 19/02/2009 | Permalien

« Le taux de renouvellement du parc automobile est plus élevé en Guadeloupe qu'en métropole …avec trois fois plus de chomeurs qu'en métropole …Etonnant non ? ? ? ! ! ! ! »

Y'a peu de transports en commun ! , « ceci est révèlateur » de votre ignorance sur le sujet, alors le raciste, on veut bien, on peut pas se passer de 25% des post, mais pas du gratuit svp…

Portrait de les nouveaux sans culottes

De les nouveaux sans culottes

sans illusions | 22H51 | 16/02/2009 | Permalien

PLUTOT LE CHAOS QUE L INJUSTICE

Portrait de les nouveaux sans culottes

De les nouveaux sans culottes

sans illusions | 23H01 | 16/02/2009 | Permalien

CASIMIR31 A OSÉ ECRIRE : Comment se sentir français lorsqu'on a plutôt l'habitude de parler créole ou autre dialecte de sauvage qu'un bon français ..

LES BRETONS PICARDS CORSES et autres apprécieront….
tiuj kiuj parolas esperantan lingvon ankau…

Portrait de les nouveaux sans culottes

à les nouveaux sans culottes Portrait de les nouveaux sans culottes De les nouveaux sans culottes

sans illusions | 23H04 | 16/02/2009 | Permalien

ce pauvre type a aussi écrit :
Leur naturel revient toujours au galop…

je le cafte je le dénonce
vive la délation

Portrait de bidonleon

De bidonleon

baltringue | 23H35 | 16/02/2009 | Permalien

Merci mille fois.
Le renouveau de la littérature francophone vous doit déjà beaucoup. ça fait grand plaisir de constater que le niveau de la pensée politique est à la hauteur.
Je crois que ce qui se passe aux antilles actuellement est une chance pour la France dans toutes ses composantes. Vous en avez tiré une pensée forte et prometteuse, différente de ces bréviaires nostalgiques qu'on nous brandit faute de mieux et qui nous font tourner en rond.
Faites la grandir s'il vous plait, développez la, partagez la, et tâchons de la réaliser.
Elle ne peut nous faire que du bien.

Portrait de PauLo anarcho-patriote

à bidonleon Portrait de bidonleon De PauLo anarcho-patriote

15H07 | 17/02/2009 | Permalien

30 millions de citoyens français et 300 millions de partenaires francophones !

La révision et la mise à jour de la nationalité française par l'instauration de « citoyens français » et de « partenaires francophones », distincts et solidaires, assurera la renaissance tant de la République que de la Francophonie et sera pour le monde un gage de développement dans la paix et la stabilité.

Un Premier ministre socialogaulliste avait dit que le territoire de la République ne pouvait accueillir « toute la misère du monde » : il ne visait évidemment pas le régime « fabricant de misère » dans lequel il était très impliqué ! Avec un grand mépris, comme nombre d'autres hommes politiques socialogaullistes avant et après lui, il tançait les peuples pauvres et leurs dirigeants, en ne voyant d'autres solutions à leur apporter que le statu quo ou l'immigration, la misère et la charité.

30 millions de citoyens français et 300 millions de partenaires francophones, rétablis « là où ils sont » dans leur fierté et leur dignité, vont changer la donne.

Ils vont ensemble construire un « autre modèle », gagnant cette fois car fondé sur la localisation du développement, l'équité des échanges et la solidarité avec les personnes sur leurs projets.

Où le socialogaullisme et les autres idéologies et structures totalitaires transnationales, communistes ou capitalistes, n'avaient en tête que l'exploitation, le déracinement, la délocalisation et la misère des peuples, la francophonie en action, conduite par « l'Assemblée des Francophones », implantera l'optimisme, l'initiative, le travail et la solidarité de citoyens et de partenaires centrés sur des projets qui feront naître « localement », sur place et non pas dans les banlieues misérables des villes européennes, le dynamisme, la prospérité et le bien-être.

Parmi les initiatives en rupture avec la pratique actuelle qui seront encouragées, l'Assemblée des Francophones pourra :

> recommander au gouvernement français des initiatives concrètes et fortes dans chaque institution internationale pour l'éradication de l'hypocrisie des pays riches et industrialisés et de la fuite et la traite des cerveaux et des travailleurs des pays pauvres et pour un changement déterminé de l'appréhension et la mise en œuvre des actions à destination des pays pauvres ou en développement ;

> préconiser à chaque assemblée départementale (conseil général), sur l'exemple vendéen, son jumelage avec l'Assemblée nationale de tel ou tel pays francophone, avec jumelages corrélatifs des établissements d'instruction publique, de santé, etc, mais aussi et surtout des entreprises desdits départements avec celles et ceux du pays jumelé ;

> orienter le « service républicain de coopération francophone » des citoyens français et des partenaires francophones vers des actions ciblées de formation et/ou des actions coordonnées de relance du développement d'une activité essentielle au tissu économique local ou régional des pays pauvres ;

> organiser la réinstallation progressive des immigrés artisans, entrepreneurs, professions libérales ou employés et ouvriers qualifiés dans leur pays d'origine pour en accélérer le développement.

Ainsi la République française aura retrouvé sa vocation, son dynamisme et son influence et le peuple français sa dignité, son engagement et sa fierté, à travailler et à agir pour le développement, le bien-être et le rayonnement de la francophonie et la stabilité et la paix dans le monde.

Portrait de onrigoleplus

De onrigoleplus

artisan | 01H01 | 17/02/2009 | Permalien

Très beau texte, profond, qui va au fond du problème. Je suis étonnée du peu de réactions. Le Vénézuéla intéresse davantage…

Portrait de zénon denon 84

à onrigoleplus Portrait de onrigoleplus De zénon denon 84

Bonne | 09H09 | 17/02/2009 | Permalien

Vous savez quoi
voisin de rue
j'ai comme l'impression que d'aucuns
ont hésité à lire une aussi belle
et longue lettre .Quel dommage ! ! !
Tant pis pour eux .
Un jour sans doute ,ils sauront qu'ils sont passés
à côté de qq chose de vital /d'essentiel .

C'est sûr ,aussi ,que quand « ils » voient le mot
_culture_,ils ont tendance à se barrer. Triste ,lourd constat .

Courage ,il y a toujours des veilleurs .Eveillés .

Amis,respirez un peu ___prenez votre temps __
avant qu'on ne vous le vole …Retrouver aussi le gôut
de la lecture .N'ayez pas peur ,car c'est une VRAIE richesse .

Portrait de PierPaolo_California

De PierPaolo_California

09H44 | 17/02/2009 | Permalien

Merci pour ce texte. Si cette « haute » politique pouvait recommencer à inspirer ceux qui ont décidé qu'ils en étaient les professionnels.
Le peu de commentaires vient peut être du fait que le texte est sans appel. En effet, que dire de mieux, de plus ?
Les réactions haineuses, racistes, sont les grognements féroces de chiens de ferme attachés au pied, devant des comparses qui passent au loin, libres.
La suite des évènements tend à disparaitre de l'actualité et ce n'est pas anodin car ce qu'il se passe outre mer peut servir d'exemple ici en France, où il serait bon de se souvenir « que l'on peut saisir l'impossible au collet, ou enlever le trône de notre renoncement à la fatalité. »

Après avoir tardé de parler des « évènements » guadeloupéens, si Rue 89 pouvait laisser ce texte en « une » plus longtemps que le reste ce serait une bonne chose. J'espère qu'il a été publié dans beaucoup d'endroits et de journaux ce texte
Si dense.. je vais le garder et relire.
Sé Neg Ki libéré… La France ?
Merci bien et chapeaux bas, Messieurs

Portrait de Le_Baron_Samedi

De Le_Baron_Samedi

10H13 | 17/02/2009 | Permalien

Pour mieux comprendre la nature ambiguë du conflit qui se joue en Guadeloupe et donc par extension aux Antilles, pour l'instant, il faut envisager une réalité historique en roue libre et une politique économique digne d'une usine à gaz ainsi que les spécificités psychologiques sous-tendues dans les revendications, sans omettre l'appointance culturelle pour le barouf organisé, j'ai bien dit barouf, pas carnaval. Il n'y aura pas de promotion de proximité dans cet article.

Ce déballage public des disfonctionnements structurels et des iniquités mémorielles qui subsistent entre les Dom-Tom et la métropole pose la question de ces deux entités bien distinctes qui sont vendues à l'Union Européenne et aux agences de voyage comme communes, car la base des réflexions à avoir se porte sur la légitimité, l'identité et l'intégrité territoriale.

la suite ici :

http://souklaye.wordpress.com/2009/02/09/pour-une-poignee-de-bananes…/

Portrait de tugdual

De tugdual

13H05 | 17/02/2009 | Permalien

cette grève m'insupporte car le colonialisme a bon dos pour expliquer les dégradations et autres vols des militants du lkp qui oublient trop facilement que leur oisiveté et payée par les métropolitains pour une grande part. Alors qu'ils arretent de détruire l'image de leur beau pays au prétexte qu'ils jalousent ceux qui bossent

Portrait de bidonleon

à tugdual Portrait de tugdual De bidonleon

baltringue | 15H00 | 17/02/2009 | Permalien

Dommage de porter un alias aussi rigolo et d'avoir la pensée aussi courte !

Portrait de Tiphainemmanuelle

à bidonleon Portrait de bidonleon De Tiphainemmanuelle

optimisteparcequellelevautbien | 14H26 | 18/02/2009 | Permalien

tugdual est un authentique prénom breton
malheureusement associé ici à un adepte du borgne de la trinité sur mer…
vous savez , la honte de la bretagne.

Portrait de ydaho

De ydaho

ouvrier | 14H10 | 17/02/2009 | Permalien

Soyez au « coeur » des manifs en Guadeloupe ! ! !

J'ai passé la nuit sur canal 10 a regarder les reportages et j'y ai entendu un « discours » de C. Taubira qui m'a profondément ému… Elle s'exprimait en Créole, et malgré que je sois « censé » ne rien comprendre, j'ai « saisi » l'essentiel de ses propos, et en particulier une phrase qui disait a peu prés cela :
 » Notre droit a la liberté nous devons l'arracher, Notre droit a l'égalité nous devons l'arracher et la fraternité nous savons très bien ce que cela est ! !
J'espére que vous pourrez un jour entendre ce discours ! !

Je vous donne les liens de canal 10 : regardez et essayer de comprendre ce qui se passe la bas .. des gens se battent pour leur dignité, et pas seulement pour une « aumône » de l'état … J'espère qu'ils vaincront ! ! !

http://actu.orangecaraibe.com/journal/direct.asp

http://www.canal10-tv.com/emissions.php3

Jugez par vous même …

Portrait de zénon denon 84

à ydaho Portrait de ydaho De zénon denon 84

Bonne | 18H34 | 17/02/2009 | Permalien

Merci à toi : ouvrier ,citoyen .___voisin aussi ___
oui ,l'heure est grave ,mais l'heure est belle !

Je vous signale que chaque fois que Mme C Taubira ouvre
la bouche ? J'ai toujours apprécié son bon sens ,sa chaleur
et par dela une grande bonté .C'est mon avis !

Portrait de thouse

De thouse

Jeune diplômé | 16H48 | 17/02/2009 | Permalien

L'Utopie de sociétés antillaises responsables ne me semble être ni illégitime, ni incongrue et encore moins irréalisable. Néanmoins ce projet ne sera viable, si et seulement si, nous passons d'une société post-colonialiste à une société hypermoderne qui fabrique des produits à valeur ajoutée sur la scène internationale. Forcé de constater que la banane, la canne ni même le tourisme ne sauraient catalyser l'économie de nos îles. Prenons l'exemple du Japon, c'est un pays composés d'îles qui importent énormément de matières premières mais qui a su se spécialiser dans certains secteurs de pointe pour pouvoir se faire une place dans l'économie mondiale.
Je ne souhaite pas un destin japonais pour les Antilles mais bien un projet économique en adéquation avec notre culture et le monde dans lequel on vit.
Conscient de l'importance de remettre de l'éthique et du poétique dans nos sociétés antillaises, pensons aussi et avant tout au projet économique avant un quelconque dessein politique. Tchimbé raid pa moli.

Portrait de globaland

De globaland

assistante sociale en crise | 17H16 | 17/02/2009 | Permalien

Quelle belle lecture ! Se détacher du prosaïque afin de se rapprocher du poétique. Depuis que « le temps c'est de l'argent », plus personne ne songe à lui demander de « suspendre son vol ». Les sociétés de consommations massives encouragent la conformité et l'uniformité, pas la créativité. Il faut croire que cela facilité la tâche aux grands producteurs et bien plus encore aux grands distributeurs. Merci à ces 9 Messieurs de partager leur rêve de poésie.

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