hommage 15/02/2009 à 11h38

Rwanda : décès d'Alison des Forges, chercheuse de vérité

David Servenay | Ex-Rue89

Alison Des Forges rentrait chez elle à Buffalo (Etat de New York), lorsqu’elle a péri dans le crash de l’avion transportant 50 personnes. Spécialiste du Rwanda et de la région des Grands Lacs, cette historienne restera comme l’une des rares universitaires à avoir su analyser les ressorts du dernier génocide du siècle. Militante de l’ONG Human Rights Watch, elle avait su mobiliser l’opinion autour de thèmes ignorés par les gouvernements. Portrait.

Une spécialiste des Grands Lacs, fortement impliquée dans le drame rwandais

Le 6 avril 1994, Alison Des Forges était chez elle à Buffalo. En début d’après-midi, vingt minutes après l’attentat contre le Falcon 50 du président rwandais Juvénal Habyarimana, elle recevait un coup de téléphone de son amie Monique Mujawamariya.

Bien que hutu, cette militante rwandaise des droits de l’homme est alors immédiatement menacée par les soldats des Forces Armées Rwandaises (FAR) et les milices génocidaires. Pour la sauver, Alison Des Forges lui propose de se faire passer pour une représentante de la Maison Blanche... « Inutile, lui répond son amie en entendant frapper les soldats à sa porte, occupe-toi juste de mes enfants », dit-elle avant de raccrocher. Finalement, elle aura la vie sauve.

L’anecdote indique combien l’historienne américaine fut personnellement impliquée dans le drame rwandais, comme la plupart des spécialistes de la région. Mais, contrairement, à beaucoup, elle savait garder ses distances.

Quatre ans d’enquête pour un pavé de 1000 pages

Formée à Harvard et à Yale, Alison Des Forges avait acquis une connaissance encyclopédique sur les processus du génocide. Quatre ans d’enquête avec Human Rights Watch aboutiront en 1999 à une somme de près de 1 000 pages. « Aucun témoin ne doit survivre » (éd. Kharthala) reste aujourd’hui une mine d’informations sur la mécanique du processus politico-militaire. Notamment pour son étude des massacres dans la région de Butare (sud du Rwanda).

Elle était donc régulièrement sollicitée par les commissions d’enquête (Belgique, Canada, France) et comme expert au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Voici l’une de ces interventions, pour la Commission d’enquête citoyenne, en 2004. (Voir la vidéo, entre la 3e et la 4e minute)



Dans cette enquête, HRW avait en particulier publié des extraits de l’agenda 1993 du colonel Théoneste Bagosora, considéré comme l’un des maîtres d’oeuvre du génocide. Un document qui accrédite précisément la préparation menée, dans l’appareil militaire, bien en amont des faits, de la destruction programmée d’un groupe ethnique dans le but de gagner une bien sale guerre.

Interdite de séjour à Kigali par le régime de Kagame

Ces dernières années, poursuivant son inlassable travail sur les crimes de guerre commis dans la région, l’équipe d’Alison Des Forges avait, à plusieurs reprises, lancé des mises en garde à l’encontre du régime de Paul Kagame.

En décembre 2008, elle avait, une fois de plus, été refoulée à son arrivée à Kigali. Human Rights Watch avait alors publié une lettre ouverte réclamant au procureur du TPIR l’ouverture d’une enquête sur les crimes de guerre commis par le Front patriotique rwandais.

Soulignant que les victimes de ces crimes ont aussi droit à la justice, l’organisation écrit :

« Ces crimes n’étaient pas de la même nature, ni de la même échelle que le génocide, mais ce sont des crimes graves qui rentrent dans le mandat du TPIR. »

A 66 ans, Alison Des Forges laisse derrière elle une oeuvre de réflexion sur le génocide rwandais et une action qui devrait inspirer plus d’un militant des droits de l’homme, à quelques semaines du quinzième anniversaire du génocide qui fit 800 000 morts en trois mois.

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  • GWERN
    GWERN
    Ex militant du vaste mouvement (...)
    • Posté à 12h32 le 15/02/2009
    • Internaute 60684
      Ex militant du vaste mouvement (...)

    Le genre d’individu qui donne « envie de vivre » comme disait Moustaki !
    P.... in d’avion !

    • bloozmarch
      bloozmarch répond à GWERN
      indocile heureux
      • Posté à 13h39 le 15/02/2009
      • Internaute 15731
        indocile heureux

      Humaniste, intransigeante sur les vérités qui dérangent, encore hélas une espèce en voie de disparition au vu des choix de nos sociétés « civilisées » !

  • Un compte supprime
    • Posté à 13h49 le 15/02/2009
    • Internaute 21837
      nc

    Quelle etait son opinion sur les responsabilites de la france dans ce genocide ? Un lien svp.

    • David Servenay
      David Servenay répond à Un compte supprime
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 23h18 le 15/02/2009
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Cher Homere

      Pour comprendre la pensée d’Alison des Forges sur le génocide, il faut lire les 931 pages du rapport de HRW, Aucun témoin ne doit survivre.

      Sans de prononcer sur les notions de responsabilité et/ou de culpabilité de la France, elle a documenté de manière précise et fiable l’aide -notamment matérielle par les armes- fournie clandestinement par Paris.

      Une opinion qui est d’ailleurs partagée par de nombreux observateurs, dans le monde entier. Il n’y a qu’en France que certains pensent que la politique africaine de François Mitterrand fut un modèle de cohérence.

  • Victor NGIRABATWARE
    • Posté à 19h02 le 15/02/2009
    • Internaute 30037

    Une fois n’est pas coutume, je me dois de vous féliciter pour votre titre.

    Alison Des Forges était effectivement « chercheuse de vérité » !

    Et à ce titre elle avait considérablement évolué depuis 1993 sur le Rwanda.

    En 93, elle a co-signé un document intitulé « Rapport sur les violations des droits de l’homme au Rwanda depuis le 1° octobre 90 ».

    En dénonçant les crimes de la partie gouvernementale, et en feignant d’ignorer les massacres encore plus volumineux et l’épuration ethnique conduite systématiquement dès 1992 par le FPR en zone occupée dans le nord du Rwanda, ce rapport aussi partial que partisan, a durablement installé l’impunité du FPR dans la sous région.

    Par son injustice criante qui poussait la majorité des rwandais au désespoir, ce document a été un des facteurs importants qui ont conduit au désastre de 94 et des années suivantes.

    En ayant pris conscience - tardivement mais réellement - Alison DES FORGES a tenté, ces dernières années, de mettre fin à cette impunité criminogène.

    Gênant désormais Kagame, elle fut décrétée personna non grata au Rwanda. Elle est morte comme le précédent président : dans le crash de son avion, en approche de l’aéroport de sa résidence.

    Ell e restera un exemple pour tous ceux qui se sont trompés et se trompent encore sur le dossier rwandais : un chercheur intelligent et honnête doit être capable de reconnaître ses erreurs et de les corriger , autant que faire se peut !

  • vol19
    • Posté à 20h16 le 15/02/2009
    • Internaute 13492

    Document vidéo très intéressant, hélàs.

    Pour des informations plus spécifiques, histoire de vie résumé et le crash de buffalo voir :

    Lien

  • Isabelle2
    Isabelle2
    citoyenne
    • Posté à 21h30 le 15/02/2009
    • Internaute 70173
      citoyenne

    Merci pour l’information, pas vue ailleurs. Je suis très triste de cette disparition, connaissant Alison des Forges à travers les travaux de la commission d’enquête citoyenne sur les complicités françaises dans le génocide du Rwanda, et le documentaire « Tuez les tous ». On la voit sur la vidéo sur la commission d’enquête citoyenne avec François-Xavier Verschave, un autre Juste trop tôt disparu. C’est une grande perte pour les citoyens qui souhaitent la vérité sur ce génocide, dont l’horreur est indicible, et sur les implications de notre pays, qui ont malheureusement été nombreuses. Pourtant cette recherche de la vérité est loin d’être aboutie. Il suffit de voir les échos qui sont faits du livre de Pierre Péan, qui persiste et signe dans le négationnisme le plus glauque.

  • Yanick Toutain
    Yanick Toutain
    Humain sur Terre
    • Posté à 22h10 le 15/02/2009
    • Internaute 30475
      Humain sur Terre

    Il m’a suffit de remonter en arrière pour découvrir que ce Victor NGIRABATWARE à qui vous offrez une tribune
    Lien

    est de la pire espèce de négationnistes !

    Il est de la sorte de nazis qui, en 1957 serait à courir féliciter tous les auteurs de textes critiquant le sionisme.
    Il est là à accuser les (prétendus) Tutsis d’être les victimes du FPR.
    Ce révisionnsite accuse le FPR d’être responsable du génocide parce que la France était partie.
    Mais le responsable du génocide .... c’est François Mitterand.

    Les contorsions du complice de génocide qu’est devenu le « juge » Bruguière en matière de droit international n’y changeront rien : la façon dont ce personnage tente de redonner une crébilité aux tueurs en accusant les victimes lui vaudront d’avoir à répondre à la justice révolutionnaire que la chute du capitalisme mettra en place.

    L’origine des missiles tueurs sera enfin éclairci et tous les faux témoins seront incarcérés !

    Laisser parler (sans commentaire) un ami des génocidaire est un symptôme inquiétant sur rue89.

    Quant à Allison des Forges : critiquer le FPR tant que les nazis du Hutu Power n’auront pas été mis hors d’état de nuire était une attitude irresponsable.
    C’est bien moins grave que des actes comme celui d’un Jack Lang qui a saboté la possibilité d’une ENQUETE parlementaire, mais cela fait partie des munitions que l’on fourni au camps des néo-nazis.

    • David Servenay
      David Servenay répond à Yanick Toutain
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 23h32 le 15/02/2009
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Cher Yanick Toutain

      Autant je ne partage pas les opinions de Victor N., à qui nous n’offrons pas une tribune, mais la possibilité d’exprimer son point de vue, dans le respect des règles de notre charte des commentaires.

      Autant, je ne peux pas, non plus, vous laisser faire des parallèles qui -en dehors de l’anathème- ne font pas avancer la réflexion et la compréhension.

      Le syllogisme hutu = nazis renvoie à des réalités fort différentes. De contexte, de forces en présence, d’époque...

      De même que le faux syllogisme de l’attentat -identifier ses auteurs et vous trouverez les responsables du génocide- renvoie à une ineptie. Comme si le processus du génocide pouvait reposer sur cet événement et lui seul.

      Enfin, s’agissant des positions défendues ces dernières années par Des Forges et HRW, elles sont claires : dénoncer les crimes de guerre, tous les crimes y compris ceux commis par les troupes du régime actuel, sans les confondre avec le génocide.

      Lisez leur communiqué, c’est limpide.

      • Azza
        Azza répond à David Servenay
        Ingénieur en informatique (...)
        • Posté à 12h44 le 16/02/2009
        • Internaute 25467
          Ingénieur en informatique (...)

        Encore une belle marque d’honnetete David. J’en suis d’autant plus desole quand je lis les reaction a votre article sur Pean.....

      • Svoboda-Ili-Smiert
        Svoboda-Ili-Smiert répond à David Servenay
        Maknoviste
        • Posté à 13h13 le 16/02/2009
        • Internaute 58917
          Maknoviste

        On ne peut pas non plus vous laisser dire aussi n’importe quoi M. Servenay :
        Le syllogisme Hutu = nazis est de vous et pas de Yannick Toutain... qui dit que « ll est de la sorte de nazis qui, en 1957 serait à courir féliciter tous les auteurs de textes critiquant le sionisme. »
        Donc il ne designe donc pas les « Hutu » mais ce monsieur et lui seul...NUANCE.

        Et Jean Pierre Chretien parle bien au sujet de l’idéologie des extrémistes Hutu Power de « Nazisme tropical » et vous le savez.

        D’autre part : Identifier les auteurs de l’attentat permettrait d’identifier les auteurs du coup d’état dont l’attentat est la premiére phase.
        Comme le Gvt (le GIR) qui est issu de ce coup d’etat, devient la façade « legale » de cette « hierarchie paralélle“qui va diriger la phase ultime d’une guerre totale faite à un” enemi interieur » c’est à dire les Tutsi, tous les Tutsi), comme à l’enemi « exterieur » (le FPR, présenté comme exclusivement « Tutsi ») , il y a de bonnes raisons de penser que les auteurs de l’attentat sont de ceux qui voulaient voir la guerre totale entrer dans cette phase definitive et la mener jusqu’au bout, jusqu’à ce qui est de fait un genocide. Non ?

        Ou alors je n’ai pas bien lu votre bouquin « une Guerre noire » et les autres ecrits de Gabriel Peries...

        A part ça merci pour ce rappel de la Commission d’Enquete Citoyenne.

         
        • Victor NGIRABATWARE
          • Posté à 14h29 le 16/02/2009
          • Internaute 30037

          Ces deux échanges , et en particulier celui de TOUTAIN, donnent raison à Pierre Péan qui, tout au long de son deniere livre , dénonce l’intrumentalisation du mot « Génocide » et de ses dérivés,génocidaires, négationsites, etc...

          Quand on a aucun argument, on injurie, on lance des anathèmes et des imprécations pour tenter de fraire taire ceux qui sont d’un avis contraire....

          Tout l’opposé d’Alison Des Forges...d’ailleurs !

          • SuperAlAmAs-
            SuperAlAmAs- répond à Victor NGIRABATWARE
            Don Quichotte
            • Posté à 16h14 le 16/02/2009
            • Internaute 65608
              Don Quichotte

            en dehors du thème même... L’argument peut être d’un ressentit et d’une évidence, comment peut on délors exprimer aussi clairement qu’une « preuve, un sentiment ou une logique ?
            Et oui le poid des mots : question : Donc penseriez vous que le mot génocide n’est pas adapté au drame rwandais ?

        2 autres commentaires
      • le soudanais
        le soudanais répond à David Servenay
        ici et là
        • Posté à 15h51 le 16/02/2009
        • Internaute 16438
          ici et là

        Que Monsieur Viktor soit un négationniste, je vous laisse juger de par ses écrits sur rue89 ou ailleurs sur la toile.

        De même je ne pense pas avoir jamais lu que Kagame était un modèle de démocrate. Sa reprise en main du Rwanda après lé génocide laisse peu de place aux opposants et aux dissidents. Que des massacres aient eu lieu dans les camps de réfugiés - qui abritaient des génocidaires et des troupes des FAR en débandade - personne ne le nie. Je ne pense pas. Oui Kagame est un autocrate, ça n’en fait pas un génocidaire pour autant.

        En revanche j’estime que les principaux responsables du génocide sont l’akazu et les tenants du Hutu Power. La France a eu la faiblesse criminelle de penser maitriser une situation qu’elle ne comprenait pas, les autres puissances pendant ce temps là posaient tout aussi allègrement leurs pions, qui pour la francophonie qui pour l’avènement d’un régime anglophone. Au final, les seuls et véritables auteurs du génocides sont des fanatiques Rwandais qui haïssaient les Tutsis et les Hutus considérés comme trop mous.

         
        • Victor NGIRABATWARE
          • Posté à 17h22 le 16/02/2009
          • Internaute 30037

          Je vous mets au défi de montrer un seul de mes écrits où je nie le génocide des tutsi !

          En revanche , je vous laisse réflêchir à vos propres écrits selon lesquels, quand les tenants du hutu Power massacrent des tutsi, il s’agit d’un génocide et quand Kagame fait massacrer dans les camps de réfugiès hutu, cela doit porter un autre nom.....

          Moi, j’ai un peu de mal à comprendre vos contorsions car, pour moi, un massacre de civils , qu’ils soient hutu et tuitsi, c’est absolument la même chose. Au demeurant, je ne suis pas capable de distinguer entre deux cadavres d’enfant celui qui était tutsi donc, selon vous, génocidé et celui qui était hutu et donc , toujours selon vous, tout juste un peu masssacré.

          Expliquez moi, s.v.p.

          • le soudanais
            le soudanais répond à Victor NGIRABATWARE
            ici et là
            • Posté à 15h36 le 17/02/2009
            • Internaute 16438
              ici et là

            « quand les tenants du hutu Power massacrent des tutsi, il s’agit d’un génocide et quand Kagame fait massacrer dans les camps de réfugiès hutu, cela doit porter un autre nom….. » oui, exactement, c’est la différence entre un crime de guerre et un génocide.

            un massacre est un massacre, une victime est une victime et un bourreau reste un bourreau, encore une fois, jamais je n’ai affirmé que Kagame était un démocrate, loin de la, pourtant il existe des degrés dans l’horreur, et le génocide reste le crime ultime, n’en déplaise aux malades mentaux du hutu power. ils ont commis le crime ultime, et rien de ce qu’ont fait les troupes de Kagame ne pourra l’égaler. les crimes commis par les rwandais génocidaires dépassent tout simplement l’entendement.

            des que l’avion eu été abattu, la traque commençait à kigali et ailleurs, listes et adresses en poche les génocidaires faisaient leur travail. la RDMC lançait depuis des mois et des mois des appels au meurtre. 800,000 morts en moins de 3 mois. les gens bien encadrés par les chefs de colline, de zone, les maires, etc... allaient couper du tutsi tous les jours, partaient dans les collines le matin avec comme seul but de couper, couper et encore couper. le soir, en buvant une primus, et en dégustant une brochette, ils racontaient leur journée de chasse et se partageait les tôles, vaches ou butin amassé.

        2 autres commentaires
      • LienRag
        LienRag répond à David Servenay
        • Posté à 18h56 le 16/02/2009
        • Internaute 34767

        Dire Hutu=Nazi serait effectivement plus qu’un syllogisme, mais une attitude purement raciste, équivalent à la nauséeuse « culture du mensonge » des Tutsis selon Péan.
        Mais par contre tenter d’analyser le Hutu Power selon une grille de lecture politique est ce qui permet de faire avancer les choses. Et chercher au Hutu Power des affinités idéologiques ou faire des parallèles historiques n’est pas forcément inintéressant en soi, même si la qualité de ces parallèles historiques doit comme vous le faites (mais peut-être avec un peu plus d’arguments) être soumise à la critique.
        Yves Courrière ne parlait-il pas de « nationaux-communistes » pour qualifier l’idéologie des jeunes capitaines imprégnés de« Guerre révolutionnaire » qui ont tenté en 1958 de créer un pouvoir militaire indépendant à Alger ?

  • Camille
    Camille
    Mauvais genre
    • Posté à 22h21 le 15/02/2009
    • Internaute 48427
      Mauvais genre

    Merci de cet article clair et informatif

  • Anita1945
    Anita1945
    retraitée
    • Posté à 04h41 le 16/02/2009
    • Internaute 62171
      retraitée

    Rubrique - « JUSTICE INTERNATIONALE » :
    bien qu’il n’y ait pas de Justice sur la TERRE.

    « L’axe du Bien »
    L’armée israélienne a utilisé des fléchettes contre des civils de la bande de Gaza.

    jeudi 5 février 2009 par Zone-7

    (Source : Mondialisation.ca)

    Outre le phosphore blanc, l’armée israélienne a utilisé diverses autres armes dans des zones civiles très peuplées de la bande de Gaza au cours du conflit de trois semaines ayant débuté le 27 décembre 2008.

    Ces fléchettes sont des projectiles métalliques de 4 cm de long, dotés d’une pointe acérée à l’avant et de quatre ailettes à l’arrière. Entre 5 000 et 8 000 fléchettes sont agencées dans des obus de 120 mm, généralement tirés depuis des tanks. Les obus explosent en l’air, et la dispersion – de forme conique – des fléchettes se fait sur une surface d’environ 300 mètres de large et 100 mètres de long.

    Armes anti-personnel conçues pour pénétrer une végétation dense, ces fléchettes ne devraient jamais être utilisées dans des zones civiles construites.
    Depuis plusieurs années, l’armée israélienne y a régulièrement recours dans la bande de Gaza.
    Dans la plupart des cas, leur utilisation se solde par des morts ou des mutilations.

    L’équipe d’Amnesty International effectuant une mission d’établissement des faits dans la bande de Gaza a entendu parler pour la première fois, il y a une douzaine de jours, de l’utilisation de ces fléchettes dans le cadre de ce récent conflit.
    Le père de l’une des victimes a montré à l’équipe une fléchette retirée du corps de son fils.

    Dans l’un de ses derniers billets publiés sur Livewire blog, le blog d’Amnesty International, l’équipe a expliqué s’être rendue lundi 26 janvier 2009 dans des villes et villages de la bande de Gaza et avoir relevé de nouvelles preuves concrètes attestant l’utilisation de fléchettes.

    À Izbat Beit Hanoun, au sud-ouest de la ville de Beit Hanoun, plusieurs obus contenant des fléchettes ont été tirés sur la route principale, tuant deux personnes et en blessant plusieurs autres dans la matinée du 5 janvier 2009.

    Wafa Nabil Abu Jarad, une jeune femme de vingt-et-un ans, enceinte et mère de deux enfants, était au nombre des tués.
    Son époux et sa belle-mère ont expliqué à l’équipe qu’ils venaient de prendre le petit-déjeuner et buvaient le thé au soleil à l’extérieur de leur maison.

    Wafa Nabil Abu Jarad et son mari étaient debout près d’un des coins de la maison lorsqu’ils ont entendu un bruit, suivi de cris.
    Au moment même où ils se sont retournés pour rentrer chez eux, Wafa et plusieurs autres membres de la famille ont été atteints par des fléchettes.
    Wafa a été tuée sur le coup.

    Le même jour, à l’autre bout de la rue, Islam Jaber Abd al Dayem, seize ans, a reçu une fléchette dans le cou.
    Il a été transporté à l’unité de soins intensifs de l’hôpital mais est mort trois jours plus tard.
    Mizar, son frère, a été blessé lors de la même attaque et a encore une fléchette enfoncée dans le dos.

    Dans le village d’al Mughraqa, le matin du 7 janvier 2009, un obus s’est abattu sur la pièce où Atta Hassan Aref Azzam était assis avec deux de ses enfants, Mohammed, treize ans, et Hassan, deux ans et demi.
    Tous trois ont été tués.
    Les six autres membres de la famille se trouvant alors dans la maison ont fui afin de se réfugier dans l’école la plus proche. L’équipe a examiné le mur taché de sang à côté duquel les deux enfants et leur père ont été tués. Il était criblé de fléchettes.

    Zone-7
    Articles de cet auteur :
    * Bush donnera une conférence au Canada.
    * Les migrations des crapauds cartographiées sur Google Earth pour limiter les pertes sur les routes.
    * Google PowerMeter, pour mesurer en direct sa consommation électrique.
    * Maurice, Al & le Chicago Climate Exchange.
    * Les scientifiques Britanniques développent un robot capable d’évoluer.

  • démocrate35
    • Posté à 10h35 le 16/02/2009
    • Internaute 39704

    Où peut-on voir la vidéo dans son intégralité ?
    Merci

  • deflag
    • Posté à 22h27 le 16/02/2009
    • Internaute 38778

    Une autre grande dame en quête de vérités se trouvait également dans cet avion. Mme Beverly Eckert enquêtait sur les disfonctionnement de l’administration des USA lors des attentats du 11/09/2001. Elle avait rencontré le nouveau président M OBAMA il y quelques jours seulement.
    Rechercher la vérité ne porte décidement pas chance.

  • Shaka Zulu
    Shaka Zulu
    Libre Penseur
    • Posté à 12h51 le 17/02/2009
    • Internaute 70343
      Libre Penseur

    Kagamé est un génocidaire, je ne vois pas pourquoi vous perdez votre temps sur discussions qui indiquent surtout que la majorité de ceux qui parlent ne connaissent manifestement pas le sujet.

    La justice espagnole ( voir Lien) à mis en accusation Kagamé et le haut commandement de son armée pour GÉNOCIDE, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et terrorisme ayant couté la vie à près de 4 millions d’hommes, femmes et enfants. Quand bien même on peut avoir des doutes sur l’enquête française (à tort vu les états de services du juge Brugière) cela est différent pour l’Espagne qui n’avait même pas une ambassade au Rwanda et qui s’est illustré dans la lutte contre la dictature (Pinochet).

    Le génocide rwandais de 1994 est en grande partie de la responsabilité de Kagamé qui en attaquant le Rwanda de manière injustifiée (le régime de Habyarimana était peut peu souple mais les cas de massacres étaient inexistant sous son régime) à créer les conditions nécessaires au génocide. De plus, en tirant sur la gâchette pour assassiner Habyarimana (avec qui il était en pourparlers de paix) Kagamé à déclencher lui même une catastrophe dont il ne pouvait pas ignorer le résultat.

    Tout cela, n’exonère en rien ceux qui ont massacrer mais il faut savoir de quoi on parle. Le TPIR après 13 ans d’enquête et X milliards de dollars dépensés n’a pas réussi à prouver la planification du génocide par les hutus (et ce n’est pas la volonté qui manquait) simplement parce qu’il regardent du mauvais coté en ignorant la responsabilité du FPR (même carla del ponte l’a dit voir ici Lien).

    Ceux qui doutent de la cruaté de Kagamé que l’on surnomait Kagamo (le mechant) lorsqu’il dirigait les renseignement Ougandais n’ont qu’à voir les massacres de Kibeho (voir ici : Lien ) ou encore ceux de Kiwanja.

    Alison des Forges comme beaucoup a été trompé par Kagamé qui leur a vendu son histoire de Héros libérateur mais avec le temps le masque commence à tomber et attendez ce n’est que le début.

    Les officiels français qui cherchent à tout prix se rapprocher de dictateur sanguinaire ferait mieux d’arrêter d’entraver la justice et plutôt travailler pour le peuple Rwandais et l’aider vers une véritable réconciliation nationale...

  • ChristopheBaroni
    ChristopheBaroni
    chercheur-écrivain
    • Posté à 18h00 le 17/02/2009
    • Expert 70387
      chercheur-écrivain

    L’un des correspondants demande ce que pensait Alison Des Forges de l’implication des autorités françaises de l’époque (Mitterrand, Juppé et consorts) dans le génocide perpétré contre les Tutsi du Rwanda. J’ai résumé cette position dans la partie consacrée à « l’opération Insecticide », opération menée dans le plus grand secret et mentionnée seulement par Alison Des Forges dans « Aucun témoin ne doit survivre » (Karthala, Paris, 1999) et par le journaliste Patrick de Saint-Exupéry dans « L’inavouable : la France au Rwanda » (Les Arènes, Paris, 2004) : mon site Lien donne les références utiles à quiconque désire approfondir sa connaissance du sujet. Cette « opération Insecticide » est ignorée même de bons connaisseurs du dossier Rwanda. CB, Suisse