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Razzak, vendeur de roses dans la rue : « Ces fleurs, je les hais »

Venus du Bangladesh en espérant l'asile politique, ils gagnent quelques euros par jour dans les cafés et restaurants parisiens.

Razzak, vendeur de roses à Paris (Charlotte Bovy)

Ce samedi, c'est la Saint-Valentin. Le cadeau préféré des hommes pressés : un bouquet de roses rouges, en nombre impair. Dans l'urgence, quelques amoureux transis achèteront sûrement leur bouquet à des vendeurs à la sauvette.

Des fleuristes ambulants, qui, le reste de l'année, font partie du décor. N'intéressent personne et sont écartés avec une pointe de sarcasme : « Non merci, nous ne sommes pas ensemble ! »

Ils sont pourtant de plus en plus nombreux, des centaines à déambuler dans les rues de Paris. Ces marchands de fleurs, peau ambrée et traits tirés, ont entre 15 et 50 ans. Ils sont majoritairement originaires du Bangladesh. Rencontre avec Razzak, pour qui les roses n'ont plus rien de romantique.

Il a 42 ans, en fait dix de plus. Petit homme fatigué aux yeux humides. Il est arrivé en France, il y a quatre ans, quasiment jour pour jour. Pour Razzak, le rituel est toujours le même. La journée, comme il n'a pas de papiers, il dort. C'est quand les Parisiens sortent pour boire un apéro qu'il commence à travailler.

Razzak finit la soirée avec souvent moins de 10 euros en poche

Tous les soirs, il déambule dans Paris, les pieds gelés et les bras chargés de fleurs bas de gamme : « No work, no eat » (« pas de travail : rien à manger »). Il passe de terrasse en terrasse, se glisse discrètement dans les cafés et restaurants branchés de la capitale. Tend des roses en souriant. À une heure du matin, il reprend le RER E. Direction : Bondy, avec souvent moins de dix euros en poche.

En été, à Montmartre ou à Opéra, les restaurants sont bondés de touristes enchantés par les roses de Razzak, « so » parisien. Mais l'hiver, en période de crise, les clients ne sont pas d'humeur. En ce moment, Razzak vend très peu : « Mauvais business. » Deux ou trois roses par jour, à deux euros l'une.

Ce soir, il a arpenté les bars du Xe arrondissement, près de la gare de l'Est. A 22 heures, il fait ses comptes. Il sort 6,20 euros de sa poche : « Je travaille depuis cinq heures. »

A Dhâkâ, la capitale du Bangladesh, Razzak était quelqu'un, un type inséré et respecté : il tenait un magasin d'alimentation. Mais il raconte que la « “ mafia” a brûlé sa boutique, qu'il est également sous le coup de plusieurs condamnations dans son pays : “Si je rentre, problème, je vais en prison.”

Plus de 1 000 demandes d'asile de Bangladeshis en 2008

En cause : son activisme politique au sein d'un parti d'opposition, le JSD (Jatiya Samajtantrik Dal). “Un parti de gauche mal vu parce qu'il prône la laïcité et la bonne entente des musulmans avec les minorités religieuses”, explique Pascale Taelman, avocate spécialisée dans le droit d'asile.

Au Bangladesh, les partis politiques conservateurs et progressistes, les islamistes et les minorités religieuses s'affrontent. L'avocate s'indigne :

“Ce qui provoque le départ des Bangladeshis, c'est un trop plein : des actes violents, une absence de protection de la police, l'enclenchement de procédures bidons pour les acculer : une spécialité du Bangladesh. Ils risquent aussi des exécutions extrajudiciaires. Quand ils partent, c'est qu'ils n'ont plus d'autre échappatoire.”

En 2008, l'immigration en provenance du Bangladesh se classe parmi les dix plus gros flux migratoires en France. Plus de 1 000 premières demandes, en 2008, selon l'Office français de la protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra).

Les Bangladeshis voyagent de l'Inde à l'Italie en bateau. Une fois arrivés sur le sol français, la déception est immense : “Ce n'est pas l'eldorado qu'ils s'attendaient à trouver”, soupire Me Taelman. Les trois quarts d'entre eux n'arrivent pas à obtenir de papiers.

“Il est souvent très difficile de prouver les faits dont ils ont été victimes dans leurs pays.” Selon l'Ofpra, le taux d'admission est bien en dessous de la moyenne (18%, contre 35% d'acceptation toutes nationalités confondues). Razzak a déjà essayé deux fois d'obtenir le statut de réfugié politique, sans succès. Une troisième demande est en cours.

“Je préfère jeter mes roses que de leur vendre”

“Quand ils sont déboutés, les Bangladeshis passent du côté obscur, ils s'organisent en communauté et commencent à acheter leurs roses à Rungis”, explique Marie-Hélène Senay, de l'association France Terre d'Asile.

Au Marché aux fleurs, on les connaît bien : “Nous les voyons depuis une dizaine d'années, ils ont pris le relais d'autres communautés, algériennes ou tunisiennes”, sourit un producteur. La nationalité des vendeurs change avec les régimes politiques.

Deux fois par semaine, à 6h30 du matin, une dizaine de Bangladeshis débarque par le premier bus venant de Paris et s'infiltre dans les allées. Un ou deux chefs de troupe mènent la danse. Ces derniers travaillent dans un restaurant ou sur le marché de Montreuil. Ils ont des papiers en règle et une carte d'acheteur, le sésame à Rungis. Ils achètent. Les autres portent. En un quart d'heure, c'est réglé.

Le groupe repart avec à peu près 250 bottes (20 par personne). Roses rouges, blanches et jaunes. Une rose leur coûte ici 50 centimes d'euros (Rose Passion 50cm), ils la revendront un ou deux euros, à Paris. Chacun aura trois jours pour vendre son bouquet, avant qu'il ne se fane.

Parmi les producteurs, le sujet est sensible. Quelques-uns y trouvent leur compte : “Ça nous permet d'écouler les invendus, quelque part cela nous arrange.” Mais d'autres enragent : “Je préfère jeter mes roses que de leur vendre. Ils vendent des fleurs sans payer d'impôt ! ”

“Ils ne parlent pas la langue, ne rencontrent personne. Ils sont terriblement seuls.”

D'ailleurs, à Rungis, on leur rend la vie de plus en plus dure. La Semmaris, société gestionnaire, s'intéresse de près à leur cas : “Ceux qui n'ont pas de cartes d'acheteur se font courser et verbaliser. On enquête sur ce réseau”, explique Philippe Stisi, directeur de la communication. Et d'ajouter : “En plus, il y aurait de la revente à Paris.”

C'est vrai. De retour en ville, les Bangladeshis se revendent les roses entre eux. “Il y a un très fort réseau de solidarité”, explique Marie-Hélène Senay, de France Terre d'Asile. “Si moi je mange, les autres mangent aussi”, confirme Razzak. Et puis, il sort fièrement son titre de transport, “trois zones”, obtenu à 20 euros grâce à un ami. Chez les vendeurs de roses, tout est mutualisé : passe Navigo, fleurs, nourriture et logement.

Les vendeurs de roses vivent, la plupart du temps, entassés dans un studio, à six ou sept. Razzak vit chez des “cousins” et change de maison, tous les deux trois mois : “Je ne paye pas de loyer mais je dois ramener à manger”, explique-t-il.

Certains, moins chanceux, payent un loyer minimum de 100 euros (l'équivalent de 50 roses). La vie en communauté permet de tenir, mais peut être pesante : “Finalement ils ne rencontrent personne d'autre, année après année, car ils ne parlent pas la langue”, explique Niaz, un restaurateur bangladeshi, ancien professeur de philosophie, qui les connaît bien. Et d'ajouter : “Ils sont terriblement seuls.”

“Je ne dors plus la nuit, je réfléchis trop, je suis malade”

La femme et les deux enfants (15 et 17 ans) de Razzak sont en sécurité, au Bangladesh, chez son beau-père. Il les appelle, mais pas assez. “Je ne dors plus la nuit, je réfléchis trop, je suis malade”, glisse-t-il, retenant ses larmes.

Ces roses standards (même pas belles) sont pour le moment sa seule chance de survivre. C'est plus discret et moins risqué que les stands de fruits : “Un travail mentalement accepté, politiquement correct”, analyse Niaz. “C'est un métier illégal mais digne”, renchérit Me Taelman. Mais Razzak lui avait d'autres espoirs. Ses yeux s'éclairent : “J'aurais voulu être mécanicien, travailler dans un garage.”

Pour cela, il faut obtenir des papiers ou attendre que la roue tourne au Bangladesh. Razzak a un objectif : tenir jusqu'en 2014. Cela fera dix ans loin de chez lui. D'ici là, il espère que la mafia l'aura oublié et qu'il pourra rentrer. En attendant, Razzak enchaîne les jours de travail, tous identiques.

La Saint-Valentin, il ne sait pas ce que c'est. Il fera probablement un bon jour, vendra beaucoup de ses roses sans odeur. “Ces fleurs, je les hais.” Razzak n'y voit que des épines.

Photos : Razzak, vendeur de roses à Paris (Charlotte Bovy)

Vendeur de roses à Paris (Charlotte Bovy)

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Ailleurs sur le Web
Le site de l'Ofpra, sur SOURCE1
La ballade d'une rose
, reportage photo de Julien Voisin

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Portrait de jabier

De jabier 31087

consultant dans les Landes | 23H39 | 14/02/2009 | Permalien

Pas fétée pas les moyens c'est la crise

Portrait de AlexG2008

De AlexG2008

temporaire | 23H40 | 14/02/2009 | Permalien

Vendre des fleurs mortes pour survivre.

Vendre des fleurs mortes pour survivre.

Portrait de Le_Baron_Samedi

De Le_Baron_Samedi

23H56 | 14/02/2009 | Permalien

Pimp my bloody valentine

La répétition sans répercutions des évènements arrive à la fois à amnésier les mémoires, tout en les conformant au modèle économique dominant.

La nature mouvante du fait sociétal permet toutes les transgressions commercialisables car les extrêmes sont devenus la valeur normative.
Ainsi la pornographie acceptable et votre conseiller conjugal le plus proche ont été unis sous l'égide de la St-Valentin.
Comme pour toute entreprise consumériste post-industrielle, il faut une bonne histoire, un concept universel, un logo explicite et une mascotte infantilisante.

Quels aigris déçus, intellectuels de forum ou solitaires anonymes seraient contre l'Amour, le seul, le vrai, l'unique, celui qui fait venir le printemps et ses adultères en tout genre, celui qui banalise le couple et les appels à SOS femmes battues.
Dites moi, selon vous quel est le prix de votre misère affective ?

la suite ici :

http://souklaye.wordpress.com/2009/02/13/pimp-my-bloody-valentine/

Portrait de mec   de banlieue

De mec de banlieue

un martien sur cette planete | 00H28 | 15/02/2009 | Permalien

vendre des fleurs fanées comme son cœur , désespoir , ça me rappel des chansons de slimane azem .

Slimane Azem
envoyé par nissay57

Portrait de Yvon le Zébulon

à mec de banlieue Portrait de mec   de banlieue De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 10H54 | 15/02/2009 | Permalien

Les acteurs ont d'énormes progrès à faire, surtout la Dame !

Portrait de mioumiou

à Yvon le Zébulon Portrait de Yvon le Zébulon De mioumiou

17H32 | 15/02/2009 | Permalien

Comment voulez vous faire un clip haut de gamme avec de vrais acteurs quand on est émigrés Algérien, sans grand chose dans la poche, qu'on travaille à l'usine ou dans le bâtiment pour survire et qu'on pousse la chansonnette le soir pour ne pas oublier son pays et pour que les copains se sentent un peu moins seul ?
Ce n'est pas la bande à Johnny Haliday non plus !

Portrait de Yvon le Zébulon

à mioumiou Portrait de mioumiou De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 12H41 | 16/02/2009 | Permalien

Je n'ai pas fait allusion au cours simon,

* Juste un peu de répète tout de même, surtout qu'avec les caméscope, y'a pas de celluloïd de perdu comme avant.

On pourrait comparer Slimane a Bourvil a l'epoque
Le bourvil algerien pour le trait comique
Mais il etait aussi un tres bon chanteur et ecrit de tres belles chansons

je suis allé voir hier soir « un si beau voyage “de Khaled Ghorbel
avec un Farid Chopel surprenant et convaincant ….

Dommage qu'il n'y ait pas de sous titres pour Slimane Azem
peu de gens comprendront meme s'ils devinent….

Portrait de Irfan

De Irfan

00H32 | 15/02/2009 | Permalien

Bravo pour cet article !
Je n'ai pas grand-chose d'autre à rajouter à cette heure-ci, mais ne voulais pas me contenter d'accoller une pastille.

Portrait de skapin

De skapin

Entrepreneur | 00H48 | 15/02/2009 | Permalien

Cracher sur les « rejets » de notre société comme s'il s'agissait de matière putride infectieuse…

Vendeurs de rue au noir, chanteurs de métro, mendiants simples tous plus ou moins au même niveau de l'échelle de médiocrité sociétale…

Il y en a parmi ces « excréments sociaux » qui bossent, et dur !

Il faut les voir ces vendeurs de fleurs arpenter la ville pour quelques euros chèrement payés. Du lundi au lundi, le soir jusqu'à 23h dans les restos.

Le travailler plus pour picorer quelques miettes, ils connaissent ! Quelle vie mènent ces gens ? Toi lecteur, comment le vivrais-tu ?

Alors chapeau bas messieurs, mesdames… Je ne suis pas toujours agréable et souriant lorsque je vous croise, je dois le reconnaître et cela me chagrine.

Je vous présente mes excuse pour les fois où je me laisse porter par le ronron du métro quotidien sans même prendre le temps de considérer votre personne. Sachez que quand j'y pense j'admire votre courage et votre détermination face à l'adversité…

Et maintenant ? Qu'est-ce qu'on fait pour améliorer le sort de ces personnes ? Je m'en remets à votre intuition :

Qu'est-ce que chacun d'entre vous peut proposer comme action, si infime soit-elle pour contribuer à l'amélioration concrète du sort de ces personnes ? (acheter une rose la prochaine fois, discuter 2 minutes avec un vendeur, acheter un pain au chocolat au prochain vendeur que je croise…).

Alors ?

Portrait de Yvon le Zébulon

à skapin Portrait de skapin De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 10H48 | 15/02/2009 | Permalien

Ces vendeurs auraient du commencer à l'époque de Jacques Chirac…

* Mangez des pommes (et vendre donc des pommes) - ça aurait marché bien mieux…

Mais blague à part :
Certaines gens sont aujourd'hui si stupides (ou si racistes) que tout ce qui vient de la main d'un étranger est supposé être souillé !
…………………………………………………………….
* Des commentaires à la con saisis au vol !

- T'as vu comment il est habillé ? …Elle vient d'où…sa fleur ?
- Ces mecs là ont tous le Sida…et les épines…ça pique !
- Quand je veux des fleurs, j'vais chez le fleuriste ! (agressif)
- Pas fichus d'aller bosser….Europe de merde… ! (racistes)
- Toujours les mêmes….peuvent pas rester chez eux ? (méprisants)
…j'en passe et des meilleures (ou plutôt des plus laides).

Je cite :
…j'en passe et des meilleures (ou plutôt des plus laides).

Heeeuuu ! … celle la aussi vous l'avez entendu ? ; )

Portrait de emma_88

à Yvon le Zébulon Portrait de Yvon le Zébulon De emma_88

metallurgie | 20H15 | 15/02/2009 | Permalien

en france fini la belle vie pour nous et pour ceux la aussi les etrangers ferait mieux de rester chez eux et regler leurs miseres avec leur gouvernement

Portrait de Yvon le Zébulon

à emma_88 Portrait de emma_88 De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 12H45 | 16/02/2009 | Permalien

Je pense que la belle vie est terminée pour tout ceux qui ne sont pas patrons (du cac 40 et autres systèmes).

@vec l'€uro, tout a été quasiment multiplié par 6…sauf les salaires.
* et cette crise (pas pour tous) dont nous devront assurer les dégats ne fera pas dans la dentelle….

Portrait de Lavelle

De Lavelle

technicien | 01H44 | 15/02/2009 | Permalien

un article touchant. de loin celui qui m'a le plus touche depuis que je lis rue89.

Portrait de emma_88

à Lavelle Portrait de Lavelle De emma_88

metallurgie | 20H16 | 15/02/2009 | Permalien

pff marre de ces gens qui vienne pleurer dans nos chaumiere

Portrait de General Subverciòn

De General Subverciòn

viva Makhnovchtchina | 01H51 | 15/02/2009 | Permalien

A force de semer la misère,elle vient jusqu'à chez nous…ça nous apprendra à être moins indifférents pensez-vous ?

Portrait de DBL8

à General Subverciòn Portrait de General Subverciòn De DBL8

Retraité | 07H38 | 15/02/2009 | Permalien

Peut-être à « certains » d'entre-nous, OUI !
Mais les personnes à « l'aise » ? Pensez-vous que cet artilce va les toucher ? !
Je doute fort. Pour eux ce ne sont que des va-nus-pieds.
D'ailleurs, leur achètent-ils des roses ?
Ses vendeurs ne doivent même pas avoir le droit d'entrée dans les lieux ou ils vont.
Vu les dirigeants de ses pays, leurs migration n'est pas prêt de diminuer !
Qui soutient ses dirigeants ?

Portrait de General Subverciòn

à DBL8 Portrait de DBL8 De General Subverciòn

viva Makhnovchtchina | 20H17 | 15/02/2009 | Permalien

ceux qui leur renvoient leurs opposants politiques dans des charters….sans avoir à rentrer dans les détails pour comprendre…

Portrait de puresonic

De puresonic

Contempteur irascible | 02H16 | 15/02/2009 | Permalien

A l'auteur :
Pas facile de comprendre cet article.
Razzak est le sujet de plusieurs condamnations dans son pays
(lesquelles)
Son avocat évoque des raisons politiques
(là, je pense avoir compris mais la suite me trouble un peu)

Je cite :
« tenir jusqu'en 2014. Cela fera dix ans loin de chez lui. D'ici là, il espère que la mafia l'aura oublié et qu'il pourra rentrer “

Les condamnations proviennent-elles de la mafia ? , du pouvoir politique ? ces deux entités sont elles confondues ?

Merci de préciser, cela m'éclairera sur la situation

Portrait de Yann Guégan

De Yann Guégan

Rue89 | 11H09 | 15/02/2009 | Permalien

Je pense que les auteurs n'y sont pour rien : il est parfois difficile de connaître précisément la situation des réfugiés qui viennent demander le droit d'asile. Aux pressions du pouvoir peuvent se mêler les pressions de groupes locaux plus ou moins mafieux.

Portrait de emma_88

à puresonic Portrait de puresonic De emma_88

metallurgie | 20H18 | 15/02/2009 | Permalien

mafia et politique souvent marche ensemble

Portrait de iepsilon

à puresonic Portrait de puresonic De iepsilon

Etudiante en goguette | 02H04 | 16/02/2009 | Permalien

J'ai travaillé pendant quelques années à la traduction des documents juridiques et des demandes d'asile des bangladeshis, et sauf erreur de ma part, la « mafia » désignée sont les chefs politiques locaux islamistes, qui persécuteraient les minorités bouddhistes et hindoues ainsi que les militants des partis favorables à ces minorités. L'histoire récurrente est celle des procès fallacieux intentés par les dirigeants islamistes envers ces populations.

Portrait de LARIFLETTE

De LARIFLETTE

06H12 | 15/02/2009 | Permalien

Excellent article, bien documenté, et qui, au regard des drames sociaux que vivent, anormalement ,les immigrés et les réfugiés politiques, ne peut, qu'une fois de plus alerter et troubler
nos consciences humanitaires.
Toutefois, ne tombons pas dans le panneau de l'obligation pour le pays d'accueil d'accepter aveuglément le phénomène
migratoire ancestral qui dépasse le potentiel d'accueuil des Nations et qui ne peut être régulé qu'à l'échelle mondiale avec des normes spécifiques régulant la liberté de circulation du citoyen planétaire et respectant la dignité humaine et le droit à la
survie par le travail apporté à toute communauté.
« Thorns live but roses die » ( les rose meurent, les épines survivent). Prenons garde dans les migrations clandestines de ne
pas recueillir la lie délictuelle et criminelle des nations d'origine
des migrants qui n'assument pas leurs devoirs d'encadrement
et d'éducation de leurs populations défavorisées et à forte criminologie.
ROCARD que l'on ne peut taxer d'égoisme et de philosophie politique ne respectant pas les Droits de l'Homme et du Citoyen
était parfaitement raisonnable quand, désabusé, il déclarait que
 » La France ne peur accueillir toute la misére du monde ».
Une idée saugrenue : si l'on faisait plancher les nantis de DAVOS qui tombent dit-on dans une morosité malsaine à la suite
de leurs déconvenues financières, sur « la migration des êtres
humains dans le monde », avec l'obligation d'établir une charte internationale dans les meilleurs délais.
Chiche !

Portrait de DBL8

à LARIFLETTE Portrait de LARIFLETTE De DBL8

Retraité | 07H46 | 15/02/2009 | Permalien

Le potentiel d'accueil … voyons comment s'en sort les UK !
Ils ont acceuillit presque tous les habitants du Commonwealth et ils s'en mordent les doigts, car le communautarisme n'est pas LA solution.
Regardez les émissions là-dessus, à force de leurs donner des avantages pour qu'ils (les émigrants) puissent vive correctement, le rejet est flagrant ! !

La phrase de « Rocard » toute la misère du monde… est sortie de son contexte & incomplète.

Portrait de PIT LE CHIEN

à LARIFLETTE Portrait de LARIFLETTE De PIT LE CHIEN

12H03 | 15/02/2009 | Permalien

Il faudrait que les approximatifs, les ignorants et les xénophobes cessent d'utiliser sans cesse pour leurs tristes démonstrations cette déclaration tronquée de Michel Rocard qui a dit , en 1990, :
`
La France ne peut accueillir toute la misère du monde MAIS ELLE DOIT EN PRENDRE FIDELEMENT SA PART.

Portrait de Agnès Lenoire

De Agnès Lenoire

Enseignante blogueuse | 07H49 | 15/02/2009 | Permalien

Très bel article ! la saint valentin devient humaine et moins hypocrite.
Amitiés
agnès
http://doutagogo.com

Portrait de héliotrope

De héliotrope

10H13 | 15/02/2009 | Permalien

C'est vraiment très manichéen comme situation.
Tu leur achètes les roses, tu participes à l'enrichissement de multinationales (françaises aussi) qui cultive des roses au Kénia employant des femmes dans les roseraies, arrosées de défoliants et de pesticides dangereux, où ces femmes (sans protections aucunes) développent 20 fois plus de cancers qu'ailleurs.
Tu leur achètes les roses et tu contribues à ce que les pays d'origine de ces clandestins se frottent les mains de l'aubaine de ta générosité pour se débarrasser des opposants (aussi) et des miséreux qui croient à un eldorado à la française.
Tu leur achètes les roses et tu donnes de l'argent de poche au grossiste de Rungis qui encaisse en liquide (les clandés ont rarement une GoldMasterCard…) et qui déclarera cette vente en produits périmés… Ils les aiment bien, lui, ces clandés qui contribuent à son argent de poche.
Tu ne leur achètes pas les roses, tu réduis ces hommes à peu de chose, à plus (du tout) de dignité, à cultiver la haine à l'autre, à ta complicité avec le Ministère de l'identité Nationale, à les retrouver morts dans la rue, de froid et de faim, à participer activement aux objectifs nationaux de reconduite dans leur misère lointaine, aux sons des dictatures amies (celles que nos Président reçoivent en grandes pompes - à coup de pied dans le cul de la Liberté, de l'Égalité et de la Fraternité - dans les palais de la République).
Dans les deux cas, tu as un problème.
Je te rassure, le problème, c'est dans leur patrie d'origine qu'ils l'ont.

Portrait de Yvon le Zébulon

De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 10H28 | 15/02/2009 | Permalien

Je suppose que Razzak et ses copains, vendeurs de Roses, sont probablement plus harcelé par les fleuristes ayant pignon sur rue que par les quidams de passage avec leur fiancée.

* Moi perso, j'avoue qu'un vendeur de roses qui me solliciterait en présence d'une amie avec laquelle je me balade, m'importunerait.

Non pas parce que je n'ai pas de coeur et que je sois insensible à ses efforts pour survivre, mais parce qu'il me ferait passer pour un gros radin auprès de ma belle…
Il m'arrive d'avoir juste quelques sous en poche moi aussi, et je ne saurais quelle attitude adopter en présence de cette fille vis à vis de laquelle je ne devrais avoir aucune hésitation,…

- et lui en acheter une, voir plusieurs…

* Un tel vendeur à la sauvette me mettrais dans l'obligation de dire à mon amie (marchant à mes cotés) que je suis moi aussi sans le moindre sou en poche…et cela m'humilierait.

RIEN A VOIR DONC AVEC LE MANQUE D'HUMANITE….

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