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Razzak, vendeur de roses dans la rue : « Ces fleurs, je les hais »

Venus du Bangladesh en espérant l'asile politique, ils gagnent quelques euros par jour dans les cafés et restaurants parisiens.

Razzak, vendeur de roses à Paris (Charlotte Bovy)

Ce samedi, c'est la Saint-Valentin. Le cadeau préféré des hommes pressés : un bouquet de roses rouges, en nombre impair. Dans l'urgence, quelques amoureux transis achèteront sûrement leur bouquet à des vendeurs à la sauvette.

Des fleuristes ambulants, qui, le reste de l'année, font partie du décor. N'intéressent personne et sont écartés avec une pointe de sarcasme : « Non merci, nous ne sommes pas ensemble ! »

Ils sont pourtant de plus en plus nombreux, des centaines à déambuler dans les rues de Paris. Ces marchands de fleurs, peau ambrée et traits tirés, ont entre 15 et 50 ans. Ils sont majoritairement originaires du Bangladesh. Rencontre avec Razzak, pour qui les roses n'ont plus rien de romantique.

Il a 42 ans, en fait dix de plus. Petit homme fatigué aux yeux humides. Il est arrivé en France, il y a quatre ans, quasiment jour pour jour. Pour Razzak, le rituel est toujours le même. La journée, comme il n'a pas de papiers, il dort. C'est quand les Parisiens sortent pour boire un apéro qu'il commence à travailler.

Razzak finit la soirée avec souvent moins de 10 euros en poche

Tous les soirs, il déambule dans Paris, les pieds gelés et les bras chargés de fleurs bas de gamme : « No work, no eat » (« pas de travail : rien à manger »). Il passe de terrasse en terrasse, se glisse discrètement dans les cafés et restaurants branchés de la capitale. Tend des roses en souriant. À une heure du matin, il reprend le RER E. Direction : Bondy, avec souvent moins de dix euros en poche.

En été, à Montmartre ou à Opéra, les restaurants sont bondés de touristes enchantés par les roses de Razzak, « so » parisien. Mais l'hiver, en période de crise, les clients ne sont pas d'humeur. En ce moment, Razzak vend très peu : « Mauvais business. » Deux ou trois roses par jour, à deux euros l'une.

Ce soir, il a arpenté les bars du Xe arrondissement, près de la gare de l'Est. A 22 heures, il fait ses comptes. Il sort 6,20 euros de sa poche : « Je travaille depuis cinq heures. »

A Dhâkâ, la capitale du Bangladesh, Razzak était quelqu'un, un type inséré et respecté : il tenait un magasin d'alimentation. Mais il raconte que la « “ mafia” a brûlé sa boutique, qu'il est également sous le coup de plusieurs condamnations dans son pays : “Si je rentre, problème, je vais en prison.”

Plus de 1 000 demandes d'asile de Bangladeshis en 2008

En cause : son activisme politique au sein d'un parti d'opposition, le JSD (Jatiya Samajtantrik Dal). “Un parti de gauche mal vu parce qu'il prône la laïcité et la bonne entente des musulmans avec les minorités religieuses”, explique Pascale Taelman, avocate spécialisée dans le droit d'asile.

Au Bangladesh, les partis politiques conservateurs et progressistes, les islamistes et les minorités religieuses s'affrontent. L'avocate s'indigne :

“Ce qui provoque le départ des Bangladeshis, c'est un trop plein : des actes violents, une absence de protection de la police, l'enclenchement de procédures bidons pour les acculer : une spécialité du Bangladesh. Ils risquent aussi des exécutions extrajudiciaires. Quand ils partent, c'est qu'ils n'ont plus d'autre échappatoire.”

En 2008, l'immigration en provenance du Bangladesh se classe parmi les dix plus gros flux migratoires en France. Plus de 1 000 premières demandes, en 2008, selon l'Office français de la protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra).

Les Bangladeshis voyagent de l'Inde à l'Italie en bateau. Une fois arrivés sur le sol français, la déception est immense : “Ce n'est pas l'eldorado qu'ils s'attendaient à trouver”, soupire Me Taelman. Les trois quarts d'entre eux n'arrivent pas à obtenir de papiers.

“Il est souvent très difficile de prouver les faits dont ils ont été victimes dans leurs pays.” Selon l'Ofpra, le taux d'admission est bien en dessous de la moyenne (18%, contre 35% d'acceptation toutes nationalités confondues). Razzak a déjà essayé deux fois d'obtenir le statut de réfugié politique, sans succès. Une troisième demande est en cours.

“Je préfère jeter mes roses que de leur vendre”

“Quand ils sont déboutés, les Bangladeshis passent du côté obscur, ils s'organisent en communauté et commencent à acheter leurs roses à Rungis”, explique Marie-Hélène Senay, de l'association France Terre d'Asile.

Au Marché aux fleurs, on les connaît bien : “Nous les voyons depuis une dizaine d'années, ils ont pris le relais d'autres communautés, algériennes ou tunisiennes”, sourit un producteur. La nationalité des vendeurs change avec les régimes politiques.

Deux fois par semaine, à 6h30 du matin, une dizaine de Bangladeshis débarque par le premier bus venant de Paris et s'infiltre dans les allées. Un ou deux chefs de troupe mènent la danse. Ces derniers travaillent dans un restaurant ou sur le marché de Montreuil. Ils ont des papiers en règle et une carte d'acheteur, le sésame à Rungis. Ils achètent. Les autres portent. En un quart d'heure, c'est réglé.

Le groupe repart avec à peu près 250 bottes (20 par personne). Roses rouges, blanches et jaunes. Une rose leur coûte ici 50 centimes d'euros (Rose Passion 50cm), ils la revendront un ou deux euros, à Paris. Chacun aura trois jours pour vendre son bouquet, avant qu'il ne se fane.

Parmi les producteurs, le sujet est sensible. Quelques-uns y trouvent leur compte : “Ça nous permet d'écouler les invendus, quelque part cela nous arrange.” Mais d'autres enragent : “Je préfère jeter mes roses que de leur vendre. Ils vendent des fleurs sans payer d'impôt ! ”

“Ils ne parlent pas la langue, ne rencontrent personne. Ils sont terriblement seuls.”

D'ailleurs, à Rungis, on leur rend la vie de plus en plus dure. La Semmaris, société gestionnaire, s'intéresse de près à leur cas : “Ceux qui n'ont pas de cartes d'acheteur se font courser et verbaliser. On enquête sur ce réseau”, explique Philippe Stisi, directeur de la communication. Et d'ajouter : “En plus, il y aurait de la revente à Paris.”

C'est vrai. De retour en ville, les Bangladeshis se revendent les roses entre eux. “Il y a un très fort réseau de solidarité”, explique Marie-Hélène Senay, de France Terre d'Asile. “Si moi je mange, les autres mangent aussi”, confirme Razzak. Et puis, il sort fièrement son titre de transport, “trois zones”, obtenu à 20 euros grâce à un ami. Chez les vendeurs de roses, tout est mutualisé : passe Navigo, fleurs, nourriture et logement.

Les vendeurs de roses vivent, la plupart du temps, entassés dans un studio, à six ou sept. Razzak vit chez des “cousins” et change de maison, tous les deux trois mois : “Je ne paye pas de loyer mais je dois ramener à manger”, explique-t-il.

Certains, moins chanceux, payent un loyer minimum de 100 euros (l'équivalent de 50 roses). La vie en communauté permet de tenir, mais peut être pesante : “Finalement ils ne rencontrent personne d'autre, année après année, car ils ne parlent pas la langue”, explique Niaz, un restaurateur bangladeshi, ancien professeur de philosophie, qui les connaît bien. Et d'ajouter : “Ils sont terriblement seuls.”

“Je ne dors plus la nuit, je réfléchis trop, je suis malade”

La femme et les deux enfants (15 et 17 ans) de Razzak sont en sécurité, au Bangladesh, chez son beau-père. Il les appelle, mais pas assez. “Je ne dors plus la nuit, je réfléchis trop, je suis malade”, glisse-t-il, retenant ses larmes.

Ces roses standards (même pas belles) sont pour le moment sa seule chance de survivre. C'est plus discret et moins risqué que les stands de fruits : “Un travail mentalement accepté, politiquement correct”, analyse Niaz. “C'est un métier illégal mais digne”, renchérit Me Taelman. Mais Razzak lui avait d'autres espoirs. Ses yeux s'éclairent : “J'aurais voulu être mécanicien, travailler dans un garage.”

Pour cela, il faut obtenir des papiers ou attendre que la roue tourne au Bangladesh. Razzak a un objectif : tenir jusqu'en 2014. Cela fera dix ans loin de chez lui. D'ici là, il espère que la mafia l'aura oublié et qu'il pourra rentrer. En attendant, Razzak enchaîne les jours de travail, tous identiques.

La Saint-Valentin, il ne sait pas ce que c'est. Il fera probablement un bon jour, vendra beaucoup de ses roses sans odeur. “Ces fleurs, je les hais.” Razzak n'y voit que des épines.

Photos : Razzak, vendeur de roses à Paris (Charlotte Bovy)

Vendeur de roses à Paris (Charlotte Bovy)

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Ailleurs sur le Web
Le site de l'Ofpra, sur SOURCE1
La ballade d'une rose
, reportage photo de Julien Voisin

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Portrait de puresonic

à sup à la demande du riverain 28.09.09 Portrait de sup à la demande du riverain 28.09.09 De puresonic

Contempteur irascible | 16H38 | 15/02/2009 | Permalien

Et non… tout faux….
Je passe moi même l'aspiro et je fais ma vaisselle à la main
et pour le couscous : c'est en boîte (leader price excellent d'ailleurs) agrémenté de quelques pois chiches et sans viande
(je suis végé)
Enfin… je vois que les posteurs sont de doux rêveurs qui, en plus, ne prennent pas le temps de lire le post original qui a suscité ma réaction.

vetegarien ou vegetalien ? Putain quoi qu'y a dans vos legumes ? Qu'importe …apparement vous etes pour la selection…

Portrait de Yvon le Zébulon

à puresonic Portrait de puresonic De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 12H37 | 16/02/2009 | Permalien

…et il semble bien qu'AGAGUK se soit trompé de cible….mais à la réaction suscité par votre réponse, je vois qu'il est bien têtu !

Portrait de marie 75

à Monique 91 Portrait de Monique 91 De marie 75

10H50 | 15/02/2009 | Permalien

des news de calais, par zapjol :

Vendredi 13, les policiers de la compagnie 48, département 69, ont laissé libre cours à toute leur stupide violence fascisante.
Ainsi, attaquant les érythréens en centre-ville, ils ont également agressé les afghans à la jungle.

(pris sur le site de Salam) :

Ali raconte : « vendredi des CRS sont arrivés
dans la jungle. Ils nous ont gazé, nous ont frappé avec leurs matraques
et ont mis le feu à 3 cabanes. Nos vêtements sont partis en fumée, les
couvertures aussi.

Les pompiers ont d'ailleurs été appelés pour éteindre l'incendie.

Ils nous ont ensuite emmenés au commissariat de Coquelles en nous
disant que nous étions des passeurs et que nous allions être renvoyés
en Afghanistan. » Des précisions
s'imposent :
- tous les migrants ne sont pas des passeurs, les bénévoles non plus
d'ailleurs (cf l'arrestation d'une bénévole de Salam mercredi).
- l'Afghanistan n'est toujours pas un pays sûr

Comment qualifier cet acte gratuit qui prive en plein hiver nos amis
migrants d'un toit (fut-il très précaire), de vêtements et de leurs
affaires personnelles ?

Samedi après-midi la même scène s'est reproduite dans la jungle des
afghans.
Ali explique également que régulièrement les CRS interviennent dans
l'usine TIOXIDE et détruisent les portables qui sont en train d'être
rechargés.

Portrait de m a i a

De m a i a

aquoiboniste | 21H33 | 14/02/2009 | Permalien

Je rirai moins qu'avant en repensant à la réplique « non merci on a déjà baisé »…

maia, un peu amère…

Portrait de Camille

à m a i a Portrait de m a i a De Camille

Mauvais genre | 21H59 | 14/02/2009 | Permalien

comme toi…

Portrait de FabiendeMénilmontant

à Camille Portrait de Camille De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 22H42 | 14/02/2009 | Permalien

je m'attendais à avoir ce jour un sujet de Camille sur la distribution gratuite de 6 000 sex toys à Paris, et j'ai du plus profond…

Portrait de Yvon le Zébulon

à FabiendeMénilmontant Portrait de FabiendeMénilmontant De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 10H34 | 15/02/2009 | Permalien

…et au mois, cela va direct dans le vif du sujet !

Portrait de FabiendeMénilmontant

à Yvon le Zébulon Portrait de Yvon le Zébulon De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 11H58 | 15/02/2009 | Permalien

les sex toys, je les avais mis dans les insolites de mon blogue, davantage orienté Paris, pour une fois que je glissais un truc léger…

Portrait de Yvon le Zébulon

à FabiendeMénilmontant Portrait de FabiendeMénilmontant De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 13H17 | 15/02/2009 | Permalien

T'as raison d'axer « Paris »…parce qu'en ce moment,

= c'est risqué de vendre des Sex-Toys dans les rues de Pointe à Pitre !

Portrait de Chele

De Chele

21H36 | 14/02/2009 | Permalien

La solidarité entre ces mecs, le choix du partage plutôt que de l'exploitation des plus faibles imposent le respect.

Portrait de DBL8

à Chele Portrait de Chele De DBL8

Retraité | 07H28 | 15/02/2009 | Permalien

Il y a surtout qu'ils n'ont pas le choix s'ils veulent s'en sortir ! !
Seul … comment pensez-vous qu'ils pourraient « survivre » seul ? !
L'instinct grégaire reprend le dessus.

Nous faisons de même lorsque cela ne va pas !

Portrait de falstaff

De falstaff

Petit joueur de ukulélé. | 21H44 | 14/02/2009 | Permalien

Les chroniques de la misère ordinaire, celle qui nous fait baisser les yeux parce qu'on ne sait pas quoi faire. La rage parfois d'avoir laissé faire un monde comme celui-là et en même temps le désarroi devant notre impuissance. La haine des cyniques et le dérisoire de nos pauvres actions. Ce soir c'est tout cela qui me remonte avec un goût de cendre.

Portrait de Chev

De Chev

traduttore onde traditore | 22H00 | 14/02/2009 | Permalien

Encore une fois, c'est ceux qui ont le moins qui se montrent les plus généreux.

Encore une fois, grande claque dans l'égo. Merci Nolwenn et Ivan.

Portrait de gafet

De gafet

citoyen vigilant | 22H22 | 14/02/2009 | Permalien

effectivement un article assez fort sur la dure condition humaine de ces gens venus d'ailleurs (vendeurs de roses dans les restaurants, vendeurs de fruits dans/ou à la sortie (du) le métro, roumains quêteurs « pro » dans le rer…) et qu'on voit sans regarder…

seul (léger) bémol : peut être auraient pu être un peu creusées les causes de leur départ de leur pays. Ca reste un peu vague : mafia ; raisons politiques…

Portrait de caro

De caro

délinquante avérée | 22H25 | 14/02/2009 | Permalien

mais bon sang ! est-ce qu'un jour on arrivera à permettre à tous ces immigrés « malgré eux », car s'ils avaient pu ils seraient restés dans leur pays, de vivre dignement parmi nous, sans crainte de se faire attraper et renvoyer ?

Portrait de Adelyne sur le sable

à caro Portrait de caro De Adelyne sur le sable

Si je savais | 07H42 | 15/02/2009 | Permalien

Faudrait demander au petit monsieur m'ame Caro…..

Portrait de aymthe

De aymthe

22H39 | 14/02/2009 | Permalien

C'est ce genre d'article originaux que je préfère sur Rue89.

Portrait de Yvon le Zébulon

à aymthe Portrait de aymthe De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 12H02 | 15/02/2009 | Permalien

@ que pourquoi…le Grain de Sable ?

* Il vait quoi l'oeil d'avant .
- Un grain de sable ?

Portrait de Le Grain de Sable

De Le Grain de Sable

22H40 | 14/02/2009 | Permalien

Maintenant, je regarderai ces personnes qui vendent des roses dans les restaurants d'un autre oeil, avec un peu plus d'humanité… Merci pour cet article.

Portrait de mimigen

à Le Grain de Sable Portrait de Le Grain de Sable De mimigen

dégoutée | 09H30 | 15/02/2009 | Permalien

oui mais attention,ne prenez pas la rose donnez lui l'argent,parce qu'en prenant la rose vous enrichissez un gros porc qui se sert de ces gens là ! ! ! et au noir en plus ! ! !

Portrait de Yvon le Zébulon

à mimigen Portrait de mimigen De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 12H05 | 15/02/2009 | Permalien

Je suis ceratin que vous avez raison…

* Laissez le donc ramener la rose fanée à son salaud d'exploiteur avec la mention : invendu !

Il pourra alors vraiment garder pour lui les quelques sous récoltés !

Portrait de barbouille

à mimigen Portrait de mimigen De barbouille

surfeuse | 18H37 | 16/02/2009 | Permalien

tout à fait. c'est ce que nous faisions avec notre conjoint.

Portrait de PIT LE CHIEN

De PIT LE CHIEN

23H10 | 14/02/2009 | Permalien

La question qui se pose pour les vendeurs de fleurs (ou de toute autre marchandise) dans les restaurants ou la rue, ou encore pour les roumains qui mendient :
Combien leur revient-il sur une vente ? ou sur ce qu'on leur donne ?
Nous savons tous qu'à la tête d'un réseau, il y a un chef… Et qu'il faut rendre des comptes au chef…
Dans les restaurants, on peut assister certains soirs au défilé de trois ou quatre marchands ambulants et à des rivalités de territoires (pas le même chef ? ).
Ils sont exploités de tous côtés. Ils ne parlent pas français et viennent rarement dans les associations de sans-papiers comme le font les africains et les maghrébins.
Leur situation, comme celle de beaucoup d'asiatiques (sri-lankais, tamouls…) est intenable. Ils sont piégés. S'ils restent, ils crèvent, s'ils rentrent, c'est pareil.

Besson :
Asile. Régularisation. Alphabétisation. Embauche légale.

Portrait de DBL8

à PIT LE CHIEN Portrait de PIT LE CHIEN De DBL8

Retraité | 07H31 | 15/02/2009 | Permalien

Combien ils leurs revient ? C'est dit dans l'article.
Achat env. 50 cts, revente : 1 ou 2 €, faites la soustraction.

Et ce en 3 jours maxi, sans ça les fleurs fanées … vous en achetez ?

Portrait de Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

à DBL8 Portrait de DBL8 De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09

07H41 | 15/02/2009 | Permalien

Tout le monde leur en achète, des roses, du mimosa quand ils en ont. A Paris tout le monde achète les roses de cette façon un jour ou l'autre. J'ai toujours acheté mes fleurs de cette façon en un point précis de la capitale, avant c'était les tunisiens comme il est expliqué dans cet article.
Ce n'est pas utile de jouer à plus charitable que soi tu meurs. Le problème est plus profond que les roses.

Portrait de PIT LE CHIEN

à DBL8 Portrait de DBL8 De PIT LE CHIEN

08H32 | 15/02/2009 | Permalien

Je crains de m'être mal exprimé…Pensez-vous vraiment que chaque vendeur touche ça ? Je connais un peu le sujet… Ils ne sont pas « à leur compte » mais sous la coupe du réseau. Et toute personne isolée qui débarquerait avec ses roses ou son jasmin ne ferait pas long feu.

Et pour répondre à votre question subsidiaire : oui, il m'arrive néanmoins , sachant ce qu'il en est, d'acheter une ou plusieurs fleurs lorsque le vendeur s'adresse à moi en premier, parce que je sais D'EXPERIENCE qu'un premier refus entraine celui de toute la salle et vice-versa…

Faites le job, vous verrez.

Portrait de didja

De didja

out of nowhere | 23H21 | 14/02/2009 | Permalien

Oui, très bon article, merci.

Portrait de domino78

De domino78

23H31 | 14/02/2009 | Permalien

Un très bon article qui « sent » le vrai journalisme.
En plus de très bons commentaires de riverains et .. quelle joie .. aucun troll de droite pour le polluer, mais pour combien de temps encore ?

Portrait de Vuedechezmoi

De Vuedechezmoi

utopiste | 23H37 | 14/02/2009 | Permalien

D'accord globalement avec tous les commentaires mais on fait quoi dans un pays assez petit où les chômeurs de tous bords se bousculent aux « Pôles ANPE » (belle trouvaille ça encore ! ) ? ? ? Au moins ici, Razzak ne risque pas d'être trucidé par la mafia de son pays, c'est peu mais c'est mieux. Il n'y a aucun pays qui peut récupérer sur le long terme les milliers de perdants de cette p….. de mondialisation et de l'intolérance. Ecouter, recueillir, soulager, aider, oui. Qui serait contre ? Mais attention, les amis, quand la masse populaire de notre pays sera ramenée au niveau de celle des exclus US (on est bien parti pour), va y avoir de la violence nationaliste en recrudescence ! !

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