Le parti centriste Kadima, mais surtout le Parti travailliste, n'ont pas réussi à convaincre les électeurs lors d'une campagne axée sur la sécurité. La percée du bloc de droite (conservateurs, nationalistes, religieux) induit un modus vivendi politique nouveau pour l'Etat hébreu.
La sécurité a été au cœur de la campagne et s'est traduite mécaniquement dans les urnes par la résurgence de la droite. C'est pourtant bien un gouvernement de coalition de Kadima (centre) et du Parti travailliste qui a attaqué le Hezbollah en 2006 et le Hamas en 2009. Pourquoi donc la droite aurait été plus à même de mener ces guerres ? Ehud Barak, figure du parti travailliste et ministre de la Défense, n'a-t-il pas un bagage militaire comparable à celui de Benjamin Netanyahou, leader du Likud (droite) ? L'hypothèse de l'incompétence sécuritaire de la gauche est mise à mal.
Il en est de même pour une autre hypothèse, celle du changement sécuritaire régional. Hamas, Hezbollah et Iran sont désignés comme les principales menaces envers Israël. Mais il n'est pas certain que les menaces d'hier –attaques militaires conventionnelles multipartites, activités terroristes de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) ou du FPLP (Front populaire de libération de la Palestine), menaces chimiques, bactériologiques et atomiques irakiennes, intifadas- aient été moindres que celles auxquelles est confronté aujourd'hui l'Etat hébreu.
S'il ne s'agit donc ni de l'aboulie du centre et de la gauche en terrain sécuritaire, ni d'une croissance des risques géostratégiques régionaux, quelle est la source du changement politique que traduit le scrutin ?
Un changement de projet
Il s'agit en fait d'une révolution de projet. Le projet sioniste originel de Ben Gourion, socialiste, populaire et progressiste, est en passe de disparaître au profit d'un nouveau paradigme politique, sécuritaire, selon un triple argumentaire.
Le premier argument est identitaire, avec le succès de l'idée assimilationniste des Israéliens arabes du parti d'extrême droite Yisrael Beitenou. Les différentes vagues d'immigration dressent un tableau riche mais complexe, que la droite propose d'unir dans l'idée nationale, afin d'assurer la sérénité à l'intérieur du pays.
Le second argument est historiographique. Le Golan, la « Judée et Samarie » (Cisjordanie, selon l'appellation des colons), ainsi que Jérusalem est, sont des terres juives considérées comme légitimes puisqu'elles ont été conquises contre la coalition arabe en 1967. Il est donc justifié selon ce raisonnement d'y étendre et de sécuriser les colonies, leurs infrastructures et voies de communication, ainsi que d'ériger une barrière de sécurité.
Le troisième argument est théologico-téléologique : « Dieu » a offert la « Terre promise » au « peuple élu », ce dernier doit donc détenir cette terre pour réaliser les desseins divins.
De l'Etat des juifs à l'Etat juif
En un mot, par dynamique sécuritaire, l'« Etat des juifs » (der Judenstaat) de Theodore Herzl est en passe de devenir « l'Etat juif ».
Certes, depuis sa création en 1948, l'Etat hébreu a toujours acté dans le sens de la sécurité. Les conflits récurrents l'opposant à ses voisins arabes ont souvent aboutis au renforcement sécuritaire d'Israël, tout autant qu'une identité collective se faisait politique, que s'écrivait l'historiographie officielle et que se dessinait la légitimation mystique des faits séculiers. Un processus national, somme toute.
Mais nous assistons aujourd'hui à une inversion stricte du paradigme politique ontologique à l'existence de l'Etat hébreu : pour que le fait politique national des Juifs existe, il a fallu impérativement engendrer la sécurité du Foyer, puis de l'Etat. Ces élections consacrent précisément l'inverse : c'est désormais la sécurité qui engendre la politique israélienne.
A lire aussi sur Rue89
► Elections en Israël : Tzipi Livni en tête, mais un pays ingouvernable
► Tzipi Livni, miroir d'Israël, par Julien Théron
► Tous les articles de Rue89 sur Israël
Ailleurs sur le Web
► Le résultat final des élections israéliennes, sur Haaretz.co.il
► In this election, Israel's left got what it deserved, par Israël Harel, sur Haaretz.co.il
► It's all Labor's fault, par Dror Nissan, sur www.ynetnews.com





















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De sylvain B
11H38 | 14/02/2009 |
je trouve l'article un peu rapide, et mélangeant un peu tout, le commentaire et le dire des partis de la droite et l'extrême droite
si la conclusion est vrai elle ne dit pas pour autant grand chose. On dirait un sollipscisme intellectuel. Le résultat de l'élection c'est d'abord la constatation de l'échec de la politique mené à bien et à tord si souvent par l'état hebreux dans ses tentatives de paix avec les palestiniens, depuis près sa creation et le constat que ce n'est plus la politique de Rabin voire même de Sharon qui porte un espoir de solution. Et encore moins la politique mené par les fondateurs de l'Etat Ben Gourion, Golda Meiir ancré plus dans une tradition de gauche. Et d'une certaine manière c'est aussi la démonstration qu'il sera même difficile de revenir à la politique de l'administration Clinton pour Obama. Que les ultranationalistes surfent sur cette vague ce n'est pas étonnant, ce qui est étonnant c'est que ce santification par les urnes est mis si longtemps à arriver , d'autant que d'une certaine manière cela sert aussi le hamas, l'iran et pas les peuples.
De Martin32
Entrepreneur. | 14H37 | 14/02/2009 |
Rappel citoyen….
Devoir citoyen oblige de rétablir la vérité…
Rappel des faits…
L'Etat juif existe depuis plus de 3000 ans …
La priorité : un gouvernement sioniste !
enfin, il était temps …
Comment on pouvait le craindre, notre détestable système électoral, doublé d'un régime des partis tout aussi détestable, va exiger nombre de tractations et, hélas, de magouilles.
Pour sortir de l'enlisement, il faudrait recomposer les partis de la coalition, non en droite et gauche, comme on le fait toujours, mais en sionistes et non-sionistes.
Mieux vaut en effet des sionistes de centre gauche, issus de Kadima, comme Shaoul Mofaz et Tzippi Livni, que le Shass résolument anti-sioniste.
Il faut en finir avec ce que nous avons nommé dans Le Lien « La démocratie de la calculette » où l'on cherche d'abord à obtenir le nombre d'élus, soit 61, quitte à bricoler un majorité hétéroclite. Il nous faut à tout prix une majorité d'idées capable de bâtir un programme à la fois fidèle à notre identité et réaliste.
En gardant de ces deux principes on peut établir déjà quelques-unes des lignes de forces :
_ Ecarter de la majorité gouvernementale les partis laïcs ou religieux non-sionistes et y inclure les sionistes.
-Refuser tout division de Jérusalem et garantir les droits relatifs à l'esplanade des moquées
- Refuser tout retour des réfugiés ce qui n'a plus aucun sens si l'on partage l'ancienne Palestine en deux Etats.
Si les réfugiés veulent revenir ce ne peut être que dans le futur Etat palestinien.
-Aucun Etat palestinien n'est possible avec le Hamas.
Un Etat palestinien ne peut exister que s'il adhère sans réserve à la division du pays et à la reconnaissance de droit et de fait de la légitimité historique et identitaire de l'Etat d'Israël.
- Il faut que cet Etat ait d'abord éradiqué le terrorisme et mis en oeuvre un régime démocratique.
- Il faut dessiner des frontières car « la ligne verte » n'est qu'une ligne de cessez le feu.
- On peut rendre des territoires israéliens complètement arabisés et inclure des territoires de Cisjordanie à majorité juive.
Ce sont déjà quelques pistes de réflexion pour bâtir une majorité stable et cohérente, en attendant que soient proclamés les résultats défitifs des élections.
(par Nessim Cohen Tanugi)
Après la dernière victoire contre la barbarie islamique, l'état d'Israël n'a jamais été aussi fort …
c'est normal il le vaut bien
Dieu soit loué …
Une année qui commence fort bien et pleines de bonnes perspectives ….
L'armée héroïque Tsahal sera certainement équipée de lasers sympas …
En Israël, ils ont le taux le plus élevé d'ingénieurs dans le monde, c'est fou comme ils sont intelligents…
étonnant non ? ? ? ! ! !
MDR
à Martin32
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 18H17 | 14/02/2009 |
Ben, puisque c'est la recession, les ingés israéliens trouveront peut-être une minute pour se pencher sur votre cas pour vous liberer de la manivelle qui reste coincé dans votre tête et qui vous fait déblatterer vos propos ridiculement militaro-phalangistes !
MDR, c'est fou comme vous n'êtes pas intelligent ! Étonnant, non ?
De Monique 91
( retraitée ) | 16H38 | 14/02/2009 |
Toute politique sécuritaire peut faire glisser les régimes politiques vers le totalitarisme, ou vers « le pire »…
Et l'Etat d'Israël ( je n'aime pas le nom d'Etat Hébreu, connotation religieuse de cet Etat, or cet Etat est formé de plusieurs nationalités, plusieurs religions ( dont les Arabes qui doivent se sentir très inquiets actuellement ) , toute légitime que soit son existence, mène une politique « impérialiste » ( je pense aux colonies, à la réponse disproportionnée aux mouvements terroristes du Hamas - on parle de « crimes de guerre », n'est ce pas ? ).
La politique Sioniste qui intègre les trois arguments de Julien THERON ( si un accord se fait entre la droite et l'exrème droite ), est dangereuse pour les Israëliens et les Palistiniens … et donc pour la PAIX
J'espère que la « raison » l'emportera et que le centre gauche et la droite réussiront à s'entendre, pour mener une politique qui conduise à la paix … paix pour les populations civiles Israëliennes et Palestiniennes….ce n'est peut-être qu'un voeux pieux, malheureusement…
De bloqué le 24.09.09
16H37 | 14/02/2009 |
Israël est bien aidé dans sa course au toujours pire. Et certains profitent bien du pire :
- aux Etats-Unis Israël est aidé par l'AIPAC, qui ne représente pas l'opinion des juifs américains, eux sont plutôt démocrates ; mais qui est probablement financé par des juifs aisés favorables à Israël,
et
- le lobby du complexe militaro-industriel américain, a souvent des actions de lobbying coordonnées avec l'AIPAC.
Les Etats-Unis financent l'armement ultrasophistiqué avec lequel les soldats israéliens déciment les familles palestiniennes. Mais le contrat prévoit que 75% de ces financements d'achats d'armes doivent être consacrés aux achats à des sociétés américaines.
Les 4 émissions de Daniel Mermet « Là-bas si j'y suis » sont extrêmement intéressantes sur le fonctionnement de tout ça.
Voici le lien vers la dernière :
http://www.la-bas.org/article.php3 ? id_article=1616
à bloqué le 24.09.09
De Monique 91
( retraitée ) | 16H47 | 14/02/2009 |
Attention quand je dis « le pire », il faut comprendre le pire pour le peuple Israëlien et pour le peuple Palestinien…
Je défends une PAIX juste pour ces deux peuples… je préfère préciser ce point, car vous prenez le mot qui vous arrange… Je ne crois pas que vous ayez bien lu tout mon texte …
Et vos propos « haineux » à l'égard du CRIF ( même si je n'adhère pas à toutes ses prises de position ), m'obligent à cette mise au point ! !
à Monique 91
De bloqué le 24.09.09
17H14 | 14/02/2009 |
Je défends la paix pour tous.
Je ne souhaite absolument pas faire partir les israéliens de Palestine. Par contre je ne trouve pas normal qu'on fasse venir en Israël des gens qui n'ont aucune attache locale, sous prétexte qu'ils ont une mère juive, pour occuper des terres volées aux palestiniens.
Il est important de comprendre que les « peuples » n'existent pas. Il existe des sociétés, des groupes ethniques (regroupements sur des proximités culturelles et religieuses) mais la notion de « peuple » est une invention des politiques (y compris les révolutionnaires), pour faire croire aux populations que leurs proximités culturelles ont des bases génétiques (c'est plus facile de les faire combattre avec ce type d'idéologie).
Je suis extrêmement choquée par le CRIF qui a trahi ses nobles origines, et qui est aujourd'hui un lobby pro-israélien aujourd'hui non représentatif des juifs français, comme l'est l'AIPAC aux Etats-Unis.
à bloqué le 24.09.09
De Monique 91
( retraitée ) | 17H35 | 14/02/2009 |
je suis contre la politique de colonisation d'Israël : les colons installés sur les terres palestinienne doivent les quitter.. c'est ce qui a été fait pour certaines colonies et c'est, d'ailleurs, l'armée Israëlienne qui a fait évacuer certains de ces territoires.
La phrase qui me gène dans votre commentaire, c'est
« qu'on fasse venir des gens sous prétexte qu'ils ont une mère juive, pour occuper des terres volées aux Palestiniens »….
Vous laissez entendre que c'est un comportement naturel de la majorité de la population alors qu'il s'agit d'une minorité d'intégristes Juifs .. et je ne pense pas que la majorité de la population d'Israël se reconnaisse dans cette attitude extrémiste…
à Monique 91
De bloqué le 24.09.09
17H55 | 14/02/2009 |
Je ne crois de toute manière pas qu'il y ait de « comportement naturel » dans une population humaine, toute société évolue et change.
Mais je pense qu'il faut de fortes pressions pour faire évoluer des sociétés qui sont intoxiquées par des idéologies racistes.
Et il me semble que c'est le cas, en tout cas d'une partie significative de la société israélienne.
Je ne pense pas que les problèmes viennent seulementd'une minorité « d'intégristes », je pense que le problème vient du projet sioniste (un état pour les seuls juifs) qu'il faudrait repenser. Mais ça prend le chemin opposé actuellement.
Quand on regarde la carte on se dit qu'il va falloir une sacrée pression sur les Etats-Unis et Israël pour revenir aux frontières de 1967.
http://www.lepost.fr/article/2009/01/06/1376559_palestine-la-carte-de-60…
http://www.espacestemps.net/document4543.html
Amicalement
à bloqué le 24.09.09
De Monique 91
( retraitée ) | 18H10 | 14/02/2009 |
J'aurai dû mettre comportement « naturel ».. je voulais dire par là que ce n'est pas la majorité qui va s'installer dans les colonies : ce sont des gens minoritaires intégristes ou fondamentalistes ou extrémistes.
On peut lutter contre « le projet sioniste“sans faire de l'antisémitisme, non ?
à Monique 91
De bloqué le 24.09.09
18H48 | 14/02/2009 |
Il y a même un grand nombre de sionistes qui sont anti-judaïsme : les évangélistes chrétiens par exemple, un lobby très puissant aux Etat-Unis, sont des extrémistes du sionisme mais leur objectif est qu'à la fin, Jésus convertisse les juifs à la chrétienté ! ; -))
Et beaucoup de gens, dont pas mal de juifs, qui ne sont pas anti-israéliens, pensent que le projet sioniste devrait être reformulé pour aller vers un état mixte culturellement et religieusement, même s'il gardera toujours une forte composante juive.
à bloqué le 24.09.09
De andriouchka
00H33 | 15/02/2009 |
qu'en pensent les Israéliens ? car je crois que ce sont les premiers intéressés ? et les Palestiniens ?
vous parlez de « juifs qui ne sont pas anti-israéliens » et en dessous « d'un état mixte ». Il faudrait savoir, vous êtes pour 1 seul état (ce que ne veulent ni les israéliens, ni les palestiniens) ou de 2 états ?
De bloqué le 24.09.09
17H24 | 14/02/2009 |
MOUSTAFA BARGHOUTI sur les résultats des élections israéliennes :
C'est un changement très grave, mais pas seulement vers la droite, c'est un changement vers le racisme.
À mon avis, dans ces élections, Israël a achevé sa transformation en un État d'apartheid avec un système politique raciste d'apartheid.
Et cela est le résultat de deux processus :
La première est l'implantation de la peur et de la haine dans la société israélienne par l'establishment israélien. L'armée est une grande partie de cet establishment, et le complexe militaro-industriel est une deuxième grande partie.
Et le deuxième facteur a été la complicité de la communauté internationale.
L'administration des États-Unis, l'administration précédente, les gouvernements européens, l'ensemble de la communauté internationale officielle, ont été complices des crimes israéliens, des crimes de guerre dans la bande de Gaza et dans d'autres lieux, et sont restés silencieux sur quarante et un ans d'occupation.
Donc, fondamentalement, les gens en Israël pensent qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent. S'ils peuvent violer les droits de l'homme d'une façon aussi horrible, et que personne n'y trouve à redire, je crois qu'ils pensent alors qu'ils peuvent impunément aller de l'avant vers le racisme et un système d'apartheid, et c'est malheureusement le cas aujourd'hui.
http://www.democracynow.org/2009/2/11/palestinian_lawmaker_mustafa_bargh…
à bloqué le 24.09.09
De Monique 91
( retraitée ) | 17H51 | 14/02/2009 |
Je suis allée lire le commentaire des élections par MOUSTAFA BARGHOUTI…
il dit bien qu « ISRAEL connaît une grave crise politique dont il peut sortir “le pire” ( xénophobie, néofascisme voire comme vous le dites “système d'apartheid” )… mais aussi “le meilleur”, c'est la paix.. avec moins de corruption, plus de justice..
Apparemment, vous ne retenez que “le pire”, ce n'est pas très honnète !
à Monique 91
De bloqué le 24.09.09
17H57 | 14/02/2009 |
Il est plus optimiste que moi ! C'est tout. ; -)
à bloqué le 24.09.09
De colyz
psy | 08H48 | 15/02/2009 |
Qu'est devenu le palestinien de l'AP à Gaza qui s'appelle je crois Dayan ? Pourquoi son nom n'apparaît plus ? Merci de me dire.
De bloqué le 24.09.09
19H34 | 14/02/2009 |
Notre président (putain que c'est dur ! ) et grand ami d'Israël :
http://www.courrierinternational.com/article.asp ? obj_id=94628
Tous les contrats de ventes d'armes s'accompagnent de versement de discrètes commissions (leurs montants sont très officiellements inclus dans les contrats des assurances à l'exportation accordés par la Coface, organisme on ne peut plus officiel).
Et qui dit commissions versées aux représentants de la partie acheteuse, peut très bien générer des commissions en retour aux représentants de la partie vendeuse (tout cela majore le prix global payé par les impôts des habitants du pays acheteur).
à bloqué le 24.09.09
De kasherhallal
pour le métissage | 00H10 | 15/02/2009 |
peut être pourriez-vous nous dire, puisque les ventes d'armes vous intéressent, qui vend les armes au Hamas ? car il en a, pas autant que l'armée israélienne, certes, mais il serait bon que vous fassiez un petit post sur la source de l'argent et des armes. Merci d'avance
à kasherhallal
De bloqué le 24.09.09
13H28 | 15/02/2009 |
Votre post ci-dessus est consternant.
Vous n'avez pas une once de valeur morale pour poster cela avec ce qui se passe actuellement au Moyen-Orient.
Les soldats israéliens sont une abjection sur la terre. Il n'y a pas actuellement sur la planète plus minable et plus lâche.
à bloqué le 24.09.09
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 16H35 | 15/02/2009 |
Tsssssssss, une « abjection sur terre », voilà un langage qui trahit le dégrée de humanisme de l'auteur : Zero.
De bloqué le 24.09.09
11H07 | 15/02/2009 |
Le sionisme rend-il légitimes tous les actes de violence et d'injustice ?
Par Gideon Levy Haaretz, 12 février 2009
article original : « Gideon Levy / Does Zionism legitimize every act of violence and injustice ? »
________________________________________
La gauche israélienne est morte en 2000. Depuis lors, son cadavre a traîné là sans être enterré, jusqu'à ce que son certificat de décès ait finalement été émis, signé, scellé et livré ce mardi.
Le bourreau de 2000 est aussi le fossoyeur de 2009 : le ministre de la défense Ehoud Barak. L'homme qui a réussi à répandre le mensonge selon lequel il n'y avait aucun partenaire [pour la paix] a récolté le fruit de ses actes dans cette élection. Les funérailles ont eu lieu il y a deux jours.
La gauche israélienne est morte. Pendant les neuf dernières années, elle a pris en vain le nom de camp de la paix.
Le Parti travailliste, Meretz et Kadima prétendaient parler en son nom, mais c'était trompeur et mensonger. Les Travaillistes et Kadima ont mené deux guerres et poursuivit la constructions des colonies juives en Cisjordanie ; Meretz a soutenu ces deux guerres. La paix est devenue orpheline.
Les électeurs israéliens, auxquels on a fait croire à tort qu'il n'y avait personne à qui parler et que la seule réponse à cela était la force – guerres, assassinats ciblés et implantations – ont clairement eu leur mot à dire dans cette élection : une fin de non recevoir pour les Travaillistes et pour Meretz. Ce n'est que la force de l'inertie qui a permis à ces deux partis de récolter quelques voix.
Il n'y avait aucune raison pour qu'il en soit autrement. Après de longues années, nombreuses, où pratiquement aucune protestation n'est venue de la gauche et où la rue, cette même rue qui a exprimé sa colère après Sabra et Chatila, est restée silencieuse. Cette absence de protestation s'est reflétée également dans les urnes.
Le Liban, Gaza, les enfants tués, les bombes à fragmentation, le phosphore blanc et toutes les atrocités de l'occupation – rien de cela n'a fait descendre dans la rue cette gauche indifférente et lâche.
Bien que les idées de la gauche aient pénétré le centre et parfois la droite, tout le monde, de l'ancien Premier ministre Ariel Sharon au Premier ministre [actuel] Ehoud Olmert, s'est exprimé dans un langage autrefois considéré comme radical. Mais la voix était celle de la gauche, tandis que les bras étaient ceux de la droite.
En marge de ce bal masqué, il existait une autre gauche, la gauche marginale – déterminée et courageuse, mais minuscule et illégitime. Le fossé entre celle-ci et la gauche [de gouvernement] était soi-disant le sionisme. Hadash, Gush Shalom et les autres sont hors jeu. Pourquoi ? Parce qu'ils ne sont « pas sionistes ».
Et qu'est-ce le sioniste de nos jours ? Un concept archaïque et dépassé né dans une réalité différente, un concept vague et trompeur faisant la différence entre ce qui est permis et ce qui est proscrit.
Le sionisme signifie-t-il la colonisation des territoires ? L'occupation ? La légitimation de tous les actes de violence et d'injustice ?
La gauche a bégayé. Toute déclaration critiquant le sionisme, même le sionisme d'occupation, était considérée comme un tabou que la gauche n'osait pas rompre. La droite a pris le monopole du sionisme, laissant la gauche avec son autosatisfaction.
Un Etat juif et démocratique ? La gauche sioniste a automatiquement dit oui, esquivant la différence entre les deux et n'osant pas donner la priorité à l'un ou l'autre.
La légitimation de toutes les guerres ? La gauche sioniste a de nouveau bégayé : oui à leur démarrage et non à leur continuation – ou quelque chose de ce genre. Résoudre le problème des réfugiés et le droit au retour ?
Reconnaître les mauvaises actions de 1948 ? Tabou. Cette gauche, à juste titre, est désormais arrivée à la fin de sa route.
Quiconque veut une gauche qui a du sens doit d'abord remiser le sionisme au grenier.
Tant qu'un mouvement n'émergera pas du courant dominant pour redéfinir courageusement le sionisme, il n'y aura pas de gauche forte en Israël. Il n'est pas possible d'être à la fois de gauche et sioniste selon la définition de la droite.
Qui a décidé que les implantations étaient sionistes et légitimes et que lutter contre elles était anti-sioniste et illégitime ?
Ce tabou doit être levé. Il est admissible de ne pas être sioniste, selon la définition courante d'aujourd'hui. Il est admissible de croire dans le droit des Juifs à avoir un Etat tout en s'opposant au sionisme qui se livre à l'occupation.
Il est admissible de penser que ce qui s'est passé en 1948 devrait être mis à l'ordre du jour, afin de demander pardon pour cette injustice et agir en vue de réhabiliter les victimes.
Il est admissible de s'opposer depuis le tout premier jour à une guerre inutile.
Il est admissible de penser que les Arabes israéliens méritent les même droits – au plan culturel, social et national – que les Juifs.
Il est admissible de soulever des questions dérangeantes à propos de l'image des Forces de Défense d'Israël en tant qu'armée d'occupation, et il est même admissible de vouloir parler au Hamas.
Si vous préférez, ceci est le sionisme ; et si vous préférez, ceci est l'anti-sionisme.
En tout cas, c'est légitime et essentiel pour ceux qui ne veulent pas voir Israël être victime pendant encore de nombreuses années des folies de la droite.
Quiconque veut une gauche israélienne doit dire au sionisme : « ça suffit ! ». Ce sionisme dont la droite à pris le contrôle total.
Traduit de l'anglais par [JFG-QuestionsCritiques]
à bloqué le 24.09.09
De kasherhallal
pour le métissage | 12H25 | 15/02/2009 |
bonjour soh,
pourquoi, vous qui êtes antisioniste, publiez-vous un texte de Gidéon Lévy, de Gush Shalom, qui, lui est pour 2 états ?
Ce qui vous intéresse, c'est seulement ce qu'il dit sur le « sionisme » à l'ancienne mode ? Il est ce qu'on appelle aussi un « post sioniste » pour une nouvelle gouvernance laïque et démocratique en Israël, pas du tout pour la disparition de l'état israélien. Etonnant, non ?
Seriez-vous aussi pour 2 états, ou êtes-vous seulement opportuniste ?
à kasherhallal
De bloqué le 24.09.09
13H24 | 15/02/2009 |
Ce genre d'arguties pendant que Gaza est toujours assiégée, qu'il y a toujours des attaques d'un état surarmé sur une population sans protection, pendant que les politiques de mon pays sont complices de ce siège … à quoi ça rime ?
Passez son temps, depuis des années à faire de la théorie sur un ou deux états, pendant qu'Israël tue, s'étend, massacre et s'étend encore, sans jamais aller vers la Paix, c'est jeter un brouillard pour masquer les crimes.
Je suis contre les racistes, qu'ils soient non juifs ou juifs. Je suis contre les racistes pro-israéliens au PS, à l'UMP et dans la plupart des médias français.
Et je déteste aussi les communautaristes quand ils ont l'éducation et les revenus pour ne pas s'enfermer dans leur communauté culturelle et/ou religieuse.
à bloqué le 24.09.09
De kasherhallal
pour le métissage | 17H03 | 15/02/2009 |
comme d'habitude, vous ne répondez pas. Je vous ai juste demandé pourquoi vous avez publié le texte de Gidéon Lévy.
Dans votre soi-disant réponse, on relève quelques incongruités :
- être pro-israélien (pour un état israélien) est forcément « raciste » d'après vous ?
- quand on est riche (et bien portant aussi sans doute), il ne faut surtout pas faire partie d'une communauté culturelle et/ou religieuse ? c'est réservé aux pauvres ? vous visez sans doute la communauté juive (CRIF pour ne pas le commer) qui, comme chacun sait, est riche ? MDR que faites-vous des autres communautés, certainement très pauvres, catholiques sous différentes formes, athées sous différentes formes aussi, musulmanes comme l'UOIF, boudhistes, j'en passe et des meilleures !
vous ne valez décidément pas tripette : -)))))
à kasherhallal
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 16H04 | 15/02/2009 |
En fait, Gidéon Levy ne se prononce même pas contre « le » sionisme, mais contre le fait que la gauche israélienne ait laissé à la droite la définition de ce qui est sensé être « sioniste » et ce qui ne le serait pas. Il demande un renouveau d'un sionisme de gauche qui sera obligatoirement laïque, démocratique et égalitaire.
Je me demande pourquoi Soh publie cet article, alors qu'elle prétend que « le » sionisme serait automatiquement « raciste » etc.
Eh, bien, non, historiquement il y a toujours eu differents courants, allant de l'extrême droite à l'extrême gauche et ce n'est que très tardivement que le premier est devenu majoritaire et que la gauche se soit plus ou moins pliée à l'idéologie sioniste de droite.
C'est ce fait là que Gidéon Levy déplore, à juste titre d'ailleurs.
Il serait d'ailleurs interessant d'explorer les causes de cette évolution.
J'en vois plusieures, une plus générale, les autres plus particulière à Israël :
1° Le recul des forces de gauche pratiquement dans le monde entier depuis la chute du « socialisme existant » et la victoire du libéralisme économique / néo-conservatisme politique.
2° L'influence néfaste de l'administration Bush, de sa « guerre au terrorisme » autant que la montée de l'Islamisme djihadiste.
3° Les resultats peu gratifiants que les propositions de paix et de partage israéliens ont rencontrés de la part des leaders Palestiniens, trop indécis.
4° Des modifications démographiques.
à leconcombrevert
De kasherhallal
pour le métissage | 17H10 | 15/02/2009 |
bonjour leconcombrevert,
en fait, quand vous dites que Gidéon Lévy ne se prononce pas contre le sionisme … je crois qu'il faudrait donner une définition à « sioniste ». Si vous prenez « sioniste » dans le sens de « pro-un état israélien » je suis d'accord. Mais j'ai un doute, car un état « sioniste », même de gauche, restera un état « juif », même si les citoyens juifs et « non juifs » y auront les mêmes droits et je crois, justement que Lévy veut dépasser ce stade pour parler d'un état qui s'appelle Israël, créé il y a plus de 60 ans, qui existe et n'a plus besoin de référence au sionisme.
à kasherhallal
De colyz
psy | 07H06 | 16/02/2009 |
Gideon s'inscrit peut-être (sans le côté prophète) dans la lignée de yeshayahu Leibowitz : être la mauvaise conscience des israéliens, ce qui ne veut pas dire antijuif, antiisraël. Un israélien (gidéon) s'adresse à d'autres israéliens, c'est un affaire interne.
à kasherhallal
De colyz
psy | 07H15 | 16/02/2009 |
Il y a un état dans le concert des nations : israël. Punto. Dans cet état il y a des citoyens de l'état : israéliens de plusieurs cultures et religions (arabes chrétiens, arabes musulmans, arabes druzes, arabes athés, juifs orthodoxes russes, juifs libéraux, juifs athés, autres). Punto. Tous les israéliens sont israéliens. Punto. le passeport en est la preuve avec droit citoyen à voter.Punto. Il n'y a pas à faire entrer là dedans le concept de sionisme, de sioniste. Avant Herzl : sionisme = créer un état israélien. Après Herzl : l'état est créé = réalisation du sionisme. Fin du sionisme. Longue vie à l'état. Punto.
De bloqué le 24.09.09
14H12 | 15/02/2009 |
Entendre les Palestiniens et le Hamas :
http://www.bakchich.info/Le-Hamas-roue-de-secours-a-Gaza-vu.html
Rue89 pourrait reprendre et diffuser l'information ?
à bloqué le 24.09.09
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 16H25 | 15/02/2009 |
« l'information » ? Soh demande que rue reprenne la propagande du Hamas. Ce n'est pas nouveau comme information que Soh soutient le Hamas.