
Besancenot ne voit pas venir la tempête
En retenant l'appellation NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) pour leur mouvement tout neuf, Olivier Besancenot et les anciens de la LCR montrent qu'ils n'ont guère pris la mesure de la gravité des événements actuels.
A l'image du camp d'en face, ces prétendus « puissants » qui de G7 en G20 affichent juste leur désarroi et leur impuissance à relancer une machine en rade, nos « révolutionnaires » autoproclamés paraissent hélas en retard d'une guerre. Car le capitalisme n'a plus besoin qu'on le combatte ou qu'on essaie de le sauver. Il est de lui-même tombé en état irréversible de mort clinique. Et sa chute ne date pas d'hier.
Dans un récent article publié par le quotidien Le Monde, Harald Welzer, psychosociologue allemand, chercheur au Kulturwissenschaftlichen Institut d'Essen, écrit :
« L'idée que, cette fois, il s'agit peut-être de plus que d'une “crise”, n'est apparemment venue à personne. (…) Notons d'abord qu'un évènement, considéré comme historique par la postérité, est rarement perçu comme tel en temps réel. »
Le déclin du capitalisme remonte à une bonne vingtaine d'années
Lancés dans nos batailles stériles pour sauver les fantômes de notre « splendeur » passée, nous sommes submergés par les désastres bientôt irréversibles que nous avons causés : climat et environnement gravement détériorés, énergies fossiles et ressources naturelles dilapidées, système financier ratatiné.
Mais anesthésié par le quotidien, nous sommes incapables de prendre la mesure de la tempête qui vient. Harald Welzer :
« Les bus fonctionnent, les avions décollent, les voitures restent coincées dans les embouteillages du week-end, les entreprises décorent leurs bureaux pour Noël. Autant de preuves de normalité qui viennent étayer la conviction bien enracinée que tout continue comme au bon vieux temps. »
Pourtant le début du déclin capitaliste remonte déjà à une bonne vingtaine d'années. Harald Welzer le situe en 1989, au moment de l'effondrement de l'Empire soviétique :
« Alors la marche triomphale de l'Occident paraissait scellée ; on proclama précipitamment la fin de l'histoire, mais entre-temps, la suite semble avoir montré que, dans cinquante ans, les historiens pourraient bien dater de 1989 le commencement du recul des démocraties. »
Harald Welzer aurait pu rajouter que les années 80 coïncident également avec la mue désastreuse du capitalisme d'entrepreneurs en un capitalisme financier stérile et mortifère. Obnubilé par la certitude arrogante que plus rien ne pouvait lui arriver, l'organisation capitaliste et sa façade démocratique de plus en plus rongée par les méfaits de l'argent-roi, est allée joyeusement s'emplafonner dans le mur de l'histoire.
Mais une fois de plus, pas une « sœur Anne » pour voir quoi que ce soit venir. Je me souviens, c'était des années précédant la chute du mur de Berlin, dans une Hongrie encore sous férule d'un ours qui croyait aussi dur comme fer (ou faisait croire) à la fin de l'histoire et à l'avènement du prolétaire marxiste.
Donner un coup de main à construire la nouvelle toiture
Nous nous promenions dans la campagne hongroise assommée de chaleur et noyée de soleil. A l'horizon, un nuage de poussière et le fracas encore ténu d'un vrombissement. « C'est rien, nous fit comprendre notre hôte magyar. Les hélicoptères russes à l'entraînement ! » Et nous continuâmes notre ballade, insouciants.
Devaient être nombreux les hélicoptères russes, car le fracas et la tornade de poussière nous rattrapèrent à la vitesse d'un cheval en plein galop. Nous nous jetâmes dans les fossés, aussitôt recouverts d'une bonne couche d'un sable qui nous piquait les yeux, nous grattait la gorge, nous envahissait les oreilles et nous fouettait la peau. Pluie et grêle succédèrent à la tornade qui déjà s'éloignait.
De retour au village, trempés comme des soupes et tremblants comme des feuilles, nous ne pûmes que constater les dégâts : branches d'arbres arrachées, tuiles et ardoises envolées…
Oui, au lieu de s'agiter comme des gamins au milieu des débris en brandissant leurs épées anticapitalistes en bois, au lieu de se perdre en chamailleries puériles avec ses congénères de cour de récré (de gauche), Olivier Besancenot et tous les autres, de tout bord, feraient mieux de venir donner un coup de main à construire la nouvelle toiture.
Ou faut-il une fois de plus que nous laissions aux historiens du futur le soin de dresser le constat terrible de nos occasions manquées et de nos tragédies consacrées ?
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De Lugi
11H49 | 13/02/2009 |
Des gens qui se pose la question en quoi on fera le nouveau toit et comment ?
Y'en a.
à Lugi
De jma14
12H02 | 13/02/2009 |
Pas à gauche en tout cas. Et pour l'instant la droite ne propose rien. Elle attend le G20, ou plutôt les EU.
à jma14
De pablico
12H11 | 13/02/2009 |
ils vont ajouter un peu de socialisme dans le capitalisme..pour essayer de sauver les apparences. Il faut juste trouver la dose qui va faire plaisir à tout le monde. Cela va être très très difficile.
Il n'y a pas d'autres solutions en ce moment.
à pablico
De PauLo anarcho-patriote
18H04 | 13/02/2009 |
Les riches continueraient de s'enrichir… parait-il ?
Bien sûr ! .. ils ont les deux outils redoutables du « financiarisme » : la T-V-A et la libre circulation des capitaux.
La T-V-A, en séparant la plus-value financière de l'activité productive, permet aux grandes entreprises de « prendre la monnaie » et de donner en « sous-traitance » le marché pour une « bouchée de pain »… puis une « bouchée de riz ».
La T-V-A pèse sur les salaires, détruit les petites et moyennes entreprises et pousse aux délocalisations vers les moins-disants sociaux…
La T-V-A est l'outil « fer de lance » de la financiarisation de l'économie et de la gigantesque « casse sociale ».
La « libre circulation des capitaux » permet aux grandes entreprises de mener leur prédation partout dans le monde… en piquant partout la « plus-value financière » et en laissant la « casse sociale » aux indigènes…
Avec et grâce à la T-V-A, la libre circulation des capitaux est l'autre outil majeur de la mondialisation…
qui ruine les patries… et les peuples…
et enrichit la bourgeoisie cosmopolite, européiste et mondialiste.
à PauLo anarcho-patriote
De Animateur
Fondateur du Comité de Résistance C... | 19H24 | 13/02/2009 |
FLASH : Le SPP dément les propos d'Harald Welzer, si, des gens ont capté qu'il ne s'agissait plus que d'une crise. Mais ce n'est pas pour autant que nous allons changer notre vision des choses !
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Lancement du Syndicat Pouet-Pouet : http://syndicatpouetpouet.wordpress.com/
« Le SPP, c'est un état d'esprit ! C'est avoir des revendications mais ne pas oser les réclamer. C'est signer des accords auxquels nous sommes opposés, pour ne surtout pas entraver la bonne politique de la droite et du patronat. C'est accepter d'appeler à la grève, mais le plus tard possible, et surtout d'empêcher sa reconduction. C'est mettre en place un service du désordre (SdO), en collaboration avec les forces de police, permettant la bonne marche des manifestations, en particulier leur dispersion. »
Prendrez-vous le risque d'y adhérer ? : http://syndicatpouetpouet.wordpress.com/adhesion/
« Si vous ne pensez pas au SPP, le SPP y pensera à votre place ! »
à Animateur
De Frédéric P
Mcf | 23H03 | 13/02/2009 |
Désolé les gars, mais vous avez une guerre de retard : la CFDT occupe dejà le terrain
à Frédéric P
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 12H58 | 14/02/2009 |
Ha ha . La CFDT . le syndicat jaune devant et marron derrière qui laisse dans les manifestations ses traces de freinages …
Laissez moi gerber …
à Numerosix
De déluge
menuisier | 14H26 | 14/02/2009 |
« syndicat jaune devant et marron derrière “, alors celle-là je me la mets à gauche, merci N°6 !
à PauLo anarcho-patriote
De Animateur
Fondateur du Comité de Résistance C... | 19H27 | 13/02/2009 |
Le SPP accepte le compromis de la rédaction de Rue89 et suspend jusqu'à nouvel ordre sa vague de commentaires désobligeants. Cependant, une enquête OpinionWay pour Eco89 rapporte que la majorité des lecteurs de Rue89 préfèrent les commentaires du SPP aux messages des Trolls du mouvement impopulaire.
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Lancement du Syndicat Pouet-Pouet : http://syndicatpouetpouet.wordpress.com/
« Le SPP, c'est un état d'esprit ! C'est avoir des revendications mais ne pas oser les réclamer. C'est signer des accords auxquels nous sommes opposés, pour ne surtout pas entraver la bonne politique de la droite et du patronat. C'est accepter d'appeler à la grève, mais le plus tard possible, et surtout d'empêcher sa reconduction. C'est mettre en place un service du désordre (SdO), en collaboration avec les forces de police, permettant la bonne marche des manifestations, en particulier leur dispersion. »
Prendrez-vous le risque d'y adhérer ? : http://syndicatpouetpouet.wordpress.com/adhesion/
« Si vous ne pensez pas au SPP, le SPP y pensera à votre place ! »
à Lugi
De Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
wanderer | 09H00 | 14/02/2009 |
Oui des gens qui se posent des questions de quoi sera fait le toit, très bien.
Mais ne faudrait-il d'abord que les fondations soient des plus sûres ?
A lire : « Harald Welzer aurait pu rajouter que les années 80 coïncident également avec la mue désastreuse du capitalisme d'entrepreneurs en un capitalisme financier stérile et mortifère » at-on la véritable transcription de la réalité
Si j'aime assez bien cette distinction entre types de capitalime qui a du sens pour moi. Je crois comprendre ce que cela veut dire, mais… à une nuance près, quand même, qui est de taille.
En effet, s'agit-il d'une mue ?
Ne pourrait-on pas les définir plus précisément ?
J'ai, à mon humble avis, l'impression qu'il s'agit plutôt de deux démarches bien distinctes. Non ?
J'aurais donc tendance à décrire la situation ainsi :
Le capitalisme financier a tué le capitalisme d'entrepeneurs en Occident pour le transférer en Asie (et en Chine en particulier) aux seules fins d'améliorer substanciellement ses marges de profit au risque d'entrainer, inexorablement, la civilisation occidentale à sa perte.
Alors, dans ce cas, n'y a-t-il pas :
d'un côté,
- un capitalisme créateur de richesses qu'il faut inciter et cadrer en fonction des impératifs socio-économiques et environnementaux,
et de l'autre,
- un capitalisme « casino » qui rassemble pêle-mêle « grands prédateurs et petits actionnaires », grands amateurs d'argent facile répondant à la devise du « sans foi ni loi » ?
Qu'en pensez-vous ? Suis-je dans l'erreur ?
à Compte supprimé à la demande du riverain 5 mars
De PauLo anarcho-patriote
14H41 | 14/02/2009 |
N'êtes pas… « totalement'… dans l'erreur… L'ai déjà écrit ici : Le capitalisme ((créateur de richesses)) ne doit pas être confondu avec le “financiarisme” qui s'écroule actuellement (( le capitalisme “ casino ” de la soi-disant “protection financière'… la religion de Davos… et des 68'tares… au pouvoir)).
Mais l'actualité… c'est…LE MÉPRIS… toujours le même mépris… pour nos compatriotes ultramarins !
> Nos compatriotes d'Outre Mer ((Françaises et Français bien avant la 1ère Révolution française… les Savoyards… les Niçois… et les récemment naturalisés…)) sont LES VICTIMES de la politique ultramarine clientéliste et méprisante de la DIARCHIE SOCIALOGAULLISTE… PS & UMP complices…
> Nos compatriotes ultramarins ont été ruinés… et surtout rabaissés à l'état de Français de ‘seconde zone'… depuis 50 ans par le socialogaullisme !
> Le socialogaullisme a détruit leur économie… avec le soutien actif et complice des eurocrates et des syndicats agricoles métropolitains…
> Le socialogaullisme en a fait des fonctionnaires… oh pas des hauts'… des petits ’ pour les besognes difficiles… et les exploiter en les déracinant en métropole…
Rien que pour sa politique calamiteuse et méprisante Outre-mer… néo-coloniale et raciste… le socialogaullisme devrait être chassé… de longue date… du pouvoir !
La 4ème Révolution française commence-t-elle… actuellement… Outre Mer ?
De tox
www.dessins-tox.com | 11H56 | 13/02/2009 |
à tox
De PauLo anarcho-patriote
18H07 | 13/02/2009 |
Lueur d'espoir ! .. l'écroulement du « Financiarisme »…
Gardons le moral : « le Financiarisme » c'est fini ! ..
Pourquoi ? Tout simplement : la religion « financiariste », dont Davos était le synode périodique, s'est évanouie… écroulée ! Ses « grands-prêtres » ont disparu…
Le « Financiarisme »… À NE PAS CONFONDRE AVEC LE CAPITALISME… est né dans les années 1970.
Bien plus qu'une idéologie… ce fut dès l'origine une « religion'.
Une “foi” (bien sûr irrationnelle) dans la toute-puissance de la financiarisation de l'économie… sous-tendue par un culte : le “tout-fric” !
Ses adeptes… les cupides du monde entier… ont pris d'assaut - partout - la haute fonction publique, l'État et les grandes entreprises… pour mettre en oeuvre…
les deux dogmes majeurs “donnant-donnant” de cette “nouvelle religion” :
(1) “neutraliser” les États… (2) assurer la “liberté” du fric…
(1) en les réduisant à des “États-rentiers'… anesthésiés, percevant une manne régulière : la T-V-A… qui découple la plus-value financière de l'activité productive, permet la mondialisation en facilitant la sous-traitance et les délocalisations ;
(2) en assurant la ‘libre circulation’ et mieux la ‘libre création’ de capitaux qui affranchit des règles et contrôles… facilite l'ingénieuse ‘protection financière’ et le ‘monopoly financier'.
On en voit le résultat après à peine 40 ans… Ce que d'aucuns osent encore nommer crise'… est en fait l'écroulement de cette religion financiariste, la capilotade de sa prétendue ingénierie'… de ses innovations financières'… de la création de valeur'…
et la débandade de ses adeptes… avec, au premier rang des sauve-qui-peut’, ses grands-prêtres : les politiciens socialogaullistes, européistes, mondialistes et leurs affidés !
Des milliards de milliards de dollars, d'euros… de monnaie… ‘fausse’ bien sûr… évaporés !
Les conséquences de cet effondrement total de cette ‘religion financiariste’ ?
Non encore perçues par tout un chacun…
Assurément ruine et misère…
sang et larmes pour les peuples du monde entier !
mais… enfin… bientôt la délivrance !
à PauLo anarcho-patriote
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 20H13 | 13/02/2009 |
salut paulo
t'as pris tes granulés ce matiN ?
De jma14
12H00 | 13/02/2009 |
Besancenot est le type de personnage qui annonce qu'il a la solution, mais qui n'a pas un gramme d'échantillon sur lui.
Son seul programme l'anticapatalisme et après que fait-on ?
Et bien des grands discours ? Pourrions nous avoir un peu de détail et bien non.
Le NPA comme la gauche a raté le coche, ils auraient pu se refaire une place depuis la crise, rien qu'en proposant des solutions de restructuration de la bourse : contrôle, supression dela vente à découvert, abaissement des effets de levier, interdiction de produits sans valeur économique réelle…
Surtout pas de détail, que de l'idéologie avec les belles images qui vont avec.
à jma14
De r_v
12H07 | 13/02/2009 |
Vous n'entendez pas les solutions, peut-être faudrait-il les écouter (vous renseigner) dans ce cas !
à r_v
De jma14
12H50 | 13/02/2009 |
Vous n'avez pas compris mon propos, ses solutions sont trop générales, on attend plus de détail.
L'avantage d'être député ou au gouvernement, c'est que les détails apparaissent quand le texte de loi sort.
Le NPA ne veut pas participer à la vie politique, ok pourquoi pas. Mais alors qu'il fasse un travail un peu plus précis et détaillé de ses idées.
Puisse que vous en savez plus, répondez donc à ces deux questions :
Que penses t-il de la vente à découvert en bourse ?
Que penses t-il de l'effet de levier en bourse ?
Parce ce que c'est bien de cela que l'on va parler au G20 et s'est bien les nouvelles règles en la matière qui feront le monde de demain. Certainement pas de marquer dans un texte signé de tout le monde que « le capitalisme s'est pas bien »
à jma14
De r_v
14H48 | 13/02/2009 |
Désolé mais je ne suis pas porte parole du NPA et je me garderai bien de répondre à vos questions.
En revanche vous auriez pu (ou du) les poser a M Besancenot cette semaine quand il repondait aux questions des lecteurs sur Rue 89.
à r_v
De Putt Bill
16H31 | 13/02/2009 |
Ämes sensibles, s'abstenir !
http://www.bakchich.info/Bisbille-autour-du-magot-de-la-LCR.html
à r_v
De InitiativeDharman
Merde in France. | 06H31 | 14/02/2009 |
Certes, sauf que les dites questions lui ont été posées sous de multiples formes et qu'il a répondu de manière…à botter en touche.
à jma14
De Frédéric P
Mcf | 23H11 | 13/02/2009 |
Quel sens ont vos questions si les bourses disparaissent ?
Un financement des entreprises par une institution étatique le permet, non ?
Plus de pb de vente à découvert, quant à l'effet de levier, c'est l'état qui déciderait du niveau de risque (partage entre les capitaux permanent laissé aux entreprises et les capitaux avec échéance de remboursement à l'institution étatique).
Pourquoi vous perdre dans des questions aussi mineures ?
à Frédéric P
De jma14
10H42 | 16/02/2009 |
Vous êtes un doux réveur.
A la base la bourse sert à lever des fonds qui n'ont pas pu l'être auprès des banques !
Compte tenu des levées de capitaux demandées par les entreprises, l'état serait bien incapable de fournir l'argent sauf à reprendre son droit de fabriquer de l'argent.
Vous avez beau révé, demain il y aura encore la bourse, ces questions ne sont pas si mineurs. Enquiétez-vous des réponses données au lieu de nous ressortir votre communisme légèrement amélioré.
à jma14
De chrisreal
Prof Université | 12H13 | 13/02/2009 |
bonjour
lorsqu'on est tenant d'une thèse, vous devez la défendre..en d'autres termes c'est à la droite de défendre le capitalisme qui a largement failli au cours de ces dernières années et non à la gauche qui à priori, est pour une redistribution et non pour le libre arbitre (divin…la main de Smith ou régulé selon Keynes) économique et social au nom de la liberté individuelle ! ! ! donc votre mail se trompe de cible…et je n'imagine pas que c'est par hasard ! !
Chris
à chrisreal
De Fondriest
euh | 13H55 | 13/02/2009 |
« lorsqu'on est tenant d'une thèse, vous devez la défendre..en d'autres termes c'est à la droite de défendre le capitalisme »
==> La meilleure défense : là où l'on a connu des révolutions anticapitalistes, ç'a été l'enfer sur terre (URSS, Corée du Nord, Chine Populaire, etc). En d'autres termes, il n'existe pas d'alternative crédible au capitalisme.
à Fondriest
De Sylap
Citoyen | 14H49 | 13/02/2009 |
ah ben y a plus qu'à serrer le sphincter alors ?
on n'a qu'à se faire du pop-corn (transgénique il éclate mieux) et regarder la planète s'enfoncer dans sa m*rde !
C'est à nous (aux politiques et intellectuels en fait) à inventer des alternatives. L'impérieuse urgence environnementale devant en être partie prenante (à mon sens) ; il est EVIDENT que le productivisme, la logique de croissance, bref le système économique actuel est totalement incompatible avec un avenir plus serein pour nos descendants. Alors certes le sovietisme et les « républiques » chinoises et coréennes sont assez monstrueux mais c'est pas pour ça qu'il n'existe pas (ENCORE) « d'alternative crédible au capitalisme ».
à Sylap
De metallo
amiantable | 18H15 | 13/02/2009 |
*C'est à nous (aux politiques et intellectuels en fait)*
Parce que la France ne compte que des politiques et des intellectuels ? !
Et les autres, les prolos entre autre(si,si y en à encore), ils n » ont que leur force de travail à proposer ? ! Ils n » ont pas de cerveau, donc pas d » idées, pas de rêves, point d » alternative que de se laisser diriger, malmener, ignorer ? Mon sentiment est qu » avec des raisonnements pareils vous vous éloignez des forces nécessaires aux changements. Croyez moi, des idées je n » en maque pas, et je ne suis pas un intellectuel, ni même un politique ! Non, je suis un prolo de base, avec son vécu, ses besoins et pleins de propositions de changement. Les changements vous ne les ferez pas seuls, nous les ferons ensembles ou ils ne seront pas…
Sans rancune.
à metallo
De fantome de la nuit
insomniaque | 00H55 | 16/02/2009 |
T'as raison camarade, le travail intellectuel premier à accomplir est un travail de deuil.Deuil de la toute-puissance de l'individu.C'est un travail éducatif.
Travail de longue haleine, qui nous pousse à dessiller les yeux, notamment en ce qui concerne l'essentiel : l'accès de tout un chacun aux ressources élémentaires à la survie. Voire plus, avec le camarade Besancenot, mais pas pour longtemps…
S'appuyer sur un mouvement social pour lui donner un débouché politique, soit. Mais l'enjeu essentiel n'est-il pas de donner un débouché social au mouvement politique ?
à metallo
De Sylap
Citoyen | 09H53 | 16/02/2009 |
arf mais pas de problème metallo : -)
comment répandre les idées de changement au plus grand nombre est un débat intéressant ! (d'autant qu'à priori on a peu ou prou le même objectif final)
Bien entendu que la réflexion n'est pas l'apanage des intellectuels et des politiques mais vous, comme moi, n'avons qu'un rôle local (non négligeable c'est évident) de conviction.
Les politiques eux, ont accès à la machinerie médiatique et, qu'on le veuille ou non, c'est encore le meilleur moyen de diffuser massivement des idées.
Je ne nie en aucune façon le rôle essentiel (et le courage) des militants qui s'échinent sur les marchés pour discuter et convaincre (j'en discutais avec des gens de LO samedi encore ! ! ) mais pour faire prendre conscience au plus grand nombre, la télé, internet, la radio restent les meilleurs outils. Et, à mon avis, une fois que les gens ont eut connaissance de ces idées, ils peuvent être plus facilement accessibles ensuite localement. En bref, je ne crois pas qu'il faille opposer les deux (ce n'était pas ce que je disais cela dit) mais que l'exposition médiatique est essentielle est ne peut être réalisée par les prolos que nous sommes.
à chrisreal
De jma14
09H51 | 17/02/2009 |
Vous avez le sens de la propriété ! Le capitalisme n'appartient pas à la droite, elle appartient à tout le monde. Libre à nous de la redéfinir.
Effectivement, ce n'est pas par hasard. Mais ce n'est pas celui que vous croyez. Je vote blanc depuis plus de 10 ans pour changer de république.
Mon premier combat n'est donc pas celui que vous croyez. En revanche mon deuxième combat, c'est le communisme.
Voyez-vous j'ai une communisme tous les jours à la maison ; ma femme est cubaine. Et les dégats du communisme vont bien plus loin que vous croyez. Elle pourrait vous en parler pendant des heures.
Nous pourrions parler également des exterminations sous Staline, les kmers rouges, la corée du nord.
Le communimse n'a amené qu'extermination de la vie humaine.
Besancon a l'apparence d'une blanche collombe et c'est bien cela le plus dangereux.
à jma14
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 12H27 | 13/02/2009 |
J'ai un faible pour le p'tit Besancenot.
Et pourtant, chuis capitaliste.
Ce que j'aime bien chez lui est son humilité : il n'a pas la solution à tout. Il n'est pas de ces politiciens qui te diront, par une rhétorique ocscillant entre celle du marchand de tapis, du sophiste faussement cultivé, ou de la compassion allocentriste et exacerbée, que la solution pour « ce » détail est « celle-ci » et pas « celle-là ».
Il donne quelques orientations - j'avoue qu'il se prend parfois les guiboles dans les roues de la démagogie - mais il impose le moins possible. Il laisse faire au sein d'un cadre.
Dans ses propos -pour la majorité d'entre eux- je le trouve plutôt bon libéral et pas si anticapitaliste qu'il ne le revendique.
Et cette contradiction, au contraire de celle des autres politiciens, je la trouve plutôt saine.