Quel rôle votre parti donnerait-il aux banques ? Quel est votre sentiment sur le capitaliste Muhammad Yunus ?
Extrait : « On ne préconise pas simplement de nationaliser les entreprises bancaires qui sont en train de s'écrouler dans le cadre de l'économie de marché, mais de réunifier toutes les banques, qu'elles soient publiques ou privées, dans un seul et même service public bancaire, qui soit placé sous le contrôle des salariés, des consommateurs. »
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(Muhammad, Julien, pas Mohamed...)
C'est bien ce dont je me doutais : il ne le connaît pas, mais il n'est pas forcément d'un avis contraire au sien.
Il gagnerait à le connaître. Ça lui éviterait de caricaturer les expériences « micro ». Surtout quand celles-ci portent leurs fruits et qu'elles ammènent une vraie réflexion sur le crédit ; « vraie », car débarassée de ses guenilles idéologiques. On rajoutera aussi que réduire Yunus au micro-crédit est quelque part un manque de respect pour le travail qu'il effectue au sein des entreprises « social-business » et à son travail idéologique, de « libéral à libéral » (cf. ses critiques pertinentes et méconnues des angles-mort des doctrines néolibérales).
Certes, ils ont une vision opposée sur l'organisation du système bancaire ; Yunus veut faire exploser la Banque Mondiale quand Besancenot veut en quelque sorte en recréer une seule, toute proportion gardée, si j'ai bien compris ; Yunus n'est pas un révolutionnaire donc il escompte bien tuer le capitalisme d'aujourd'hui, dans son oeuf, en le piégeant « petit à petit », méthode pas assez express pour un Besancenot.
Mais sur l'entourage du crédit et sa finalité, et c'est là le plus important, ils sont entièrement d'accord : je m'en réjouis !
« Soustraire le crédit à la spéculation financière » vous dîtes, Monsieur Besancenot.
Muhammad Yunus le capitaliste vous aide pour la mise en service : il veut créer une Bourse Sociale interdite de toute spéculation et transformer une partie de l'origine du crédit en auto-financement. Et si vous le connaissiez un peu plus, cela vous aurait permit de ne pas parler trop vite : « le micro-crédit c'est comme le commerce équitable ». Yunus émet les même doutes que vous sur le monde des échanges dits « équitables », « charitables », le monde des oeuvres caritatives et leur agassante incompatibilité structurelle avec celui des affaires. Toutes ces multinationales qui exhibent leur « joujou » caritatif, c'est indécent.
Bref, c'est un peu dommage que vous vous ne « internationalisez » pas un peu plus...




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